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Full text of "Archives historiques du Poitou"

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SOCIETE 



DES 



ARCHIVES HISTORIQUES 



DU POITOU. 



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ARCHIVES HISTORIQUES 



DU POITOU 



i- 1 — jy.; 



POITIERS 

IHPRIHERIE DE HENRI OUDIN , 

STIE DE L'ÉPEBON, 4 

1874 



/Vît**- e-*< 



r • 



/ 






STATUTS ET ORGANISATION 



DB U 



SOCIÉTÉ DES ARCIHIVES HISTORIQUES 



DU POITOU. 



f 

Le 29 novembre 1871 , la lettre suivante a été adressée aux per- 
sonnes connues par leurs publications ou par Tintërét qu'elles 
portent à tout ce qui se rattache à l'histoire du Poitou : 

MoifSIBUR^ 

Malgré les nombreux travaux qui depuis quelques années 
ont été consacrés à notre histoire locale^ celle-ci n'est encore 
qu'imparfaitement connue. U y a surtout beaucoup à re- 
cueillir dans les documents manuscrits que leur dispersion 
et surtout la difficulté qu'offire la lecture de la plupart aux 
personnes qui ne se sont pas livrées aux études spéciales de la 
palé(^[raphie^ n'ont pas permis de consulter fructueusement. 
De plus^des sinistres récents et trop souvent répétés sont venus 
nous donner un grave avertissement et nous dire qu'il n'est 
que temps de sauver de la destruction les enseignements que 
le passé nous a l^ués. Venir en aide aux travailleurs en leur 



VI 



conservant les matériaux qui peuvent servir à composer 
leurs œuvres^ tel est le but que se «propose la Société des 

ARCHIVES HISTORIQUES DU PoiTOU. 

Cette Société nouvelle n'a nullement l'intention de se sub- 
stituer à celles qui sont déjà constituées dans notre pays et 
qui suivent avec honneur la voie qu'elles se sont depuis long- 
temps tracée. Elle vient seulement les seconder et les com- 
pléter. Chacun sait qu'il est aujourd'hui impossible de pu- 
blier une œuvre d'histoire sans l'accompagner de ses preuves; 
or^ ces textes^ qui peuvent être utiles à d'autres qu'à celui 
qui les a recueillis pour un travail spécial^ ont parfois de 
la peine à rentrer dans le cadre des publications annuelles 
de nos Sociétés ; nous serons heureux de leur ouvrir nos 
colonnes. 

Faisant appel au concours de tous ceux qui 'se soucient 
de l'honneur de leur pays et qui ont à cœur de conserver 
les souvenirs glorieux de son passée nous espérons que vous 
voudrez bien vous joindre à nous^ et nous nous empressons 
de vous soumettre le règlement de notre Association . 

Bardonnet^ membre de plusieurs Sociétés savantes; 
BoNSERGENT^ anctefi bibliothécaire de la ville de 
Poitiers ; de la Boutbtière^ membre de la Société 
des Antiquaires de FOuest; LBComTRE-DupoMT 
père , membre de plusieurs Sociétés savantes ; 
Ledaiit^ membre de V Institut des provinces; Rêdet^ 
ancien archiviste du département de la Vienne ; 
Richard^ archiviste du département de la Vienne. 



De nombreuses adhésions ont répondu à cet appeU et, le 24 dé- 
cembre 1871, s'est tenue à Poitiers une première réunion dans 
laquelle la Société des Archives historiques du Poitou s'est cons- 
tituée. 



vu 



Le règlement provisoire joint à la lettre-circulaire du 29 novembre 
a été légèrement modifié et définitivement adopté à la séance du 
18 avril tô72, ainsi qu'il suit : 



Il est établi à Poitiers une Association, sous le nom de Société des Archives 

historiques du Poitou, 

II. 

Cette Société a pour but la publication de textes inédits, relatifs à l'histoire 
de la province, de ses villes, de ses établissements, de ses notabilités. 

III. 

Elle compte 60 membres divisés en membres titulaires et membres hono- 
raires, par égale portion. 

IV. 

• 

Les membres titulaires sont tenus de fournir dans un délai de trois ans, à 
partir du jour de leur entrée dans la Société , un travail de nature à être 
inséré dans ses publications ; sinon, ils seront considérés comme membres 
honoraires et devront en acc{uitter les charges. Ils versent une cotisation 

annuelle de 45 francs. 

V. 

Les membres honoraires, dont le concours actif n'est pas obligatoire, 
versent une cotisation annuelle de %o francs. 

VI. 

Le si^e de la Société est fixé aux Archives du département de la Vienne. 

VIL 

La Société se réunit quatre fois par an, le 3* jeudi des mois de janvier, 

avril, juillet et novembre, et décide de toutes les questions qui lui sont 

soumises. 

VIII. . 

Le bureau de la Société, qui est en môme temps le Comité de publication, 
est nommé à la séance de novembre. Il se compose d'un président, d'un 
secrétaire, d'un trésorier et de quatre membres. 

IX. 

Le président représente la Société dans ses relations extérieures, convoque 
et préside les réunions , reçoit la correspondance et détermine la part de 
travail qui peut incomber à chacun des membres du Comité. 

X. 

Le bureau revise les textes communiqués par les membres ou par des 
personnes étrangères, propose à la Société ceux qui lui paraissent dignes 
d*étre publiés, voit les dernières épreuves et donne le bon à tirer, enfin pro- 
cède à la confection des tables , ou désigne, sur la demande qui lui en serait 
faite, un membre de la Société pour se charger de ce soin. 



— vin — 

XI. 

La Société publie chaque année un ou deux volumes grand in-8o, d'environ 
15 feuilles d'impression. 

XIL 

Le volume est tiré à 450 exemplaires numérotés sur papier de choix, qui 
sont destinés à la vente, et à un certain nombre d'exemplaires sur papier de 
luxe, dont l'emploi est déterminé ci-après. 

XIU. 

Chaque membre a droit à un exemplaire des publications de la Société sur 
papier vergé , à bras ; cet ei^emplaire portera dans un cartouche le nom 
imprimé du sociétaire. L'auteur d'un travail égal au moins à cinq feuilles 
d'impression, inséré dans le volume, recevra un second exemplaire, ainsi 
que les membres du bureau et celui qui aura été chargé de la confection des 
tables. 

XIV. 

Le tirage à part des travaux édités par la Société ne peut être autorisé 
que jusqu'à concurrence de cinq exemplaires. 

XV. 

Le but de celle-ci étant uniquement la publication de textes inédits, ceux- 
ci ne jtourront être accompagnés que d'une notice explicative du document, 
indiquant sa provenance, son objet, et les causes qui lui ont mérité d'être 
publié. 

XVI. 

Chaque volume est précédé d'un extrait de la décision de la Société qui 

autorise sa publication, et est terminé par une table alphabétique de tous les 

noms de personnes et de lieux cités dans le volume, et, s'il y a lieu, par une 

table des matières. 

XVII. 

Les membres de la Compagnie sont invités à recueillir tous renseignements 
relatifs à l'histoire de nos Archives locales, à leurs inventaires, à la dispersion 
des documents manuscrits. Ces notes, si la situation budgétaire le permet, 
serviraient à la confection d'un Annuaire qui relaterait en même temps les 
actes de la Société et en mettrait ainsi les membres en communion plus 
intime. 

xvm. 

A partir de la constitution définitive de la Société, nul ne sera admis à en 
faire partie que sur la présentation écrite et signée par trois membres. Le 
vote aura lieu au scrutin secret dans la séance qui suivra celle de la présen- 
tation, et il faudra pour être élu avoir réuni les trois quarts des sufflrages des 
membres assistants à la séance. 

XIX. 

Le présent règlement ne pourra être modifié que de l'assentiment des deux 
tiers des membres présents à la séance dont la lettre de convocation énon- 
cera les points qui seront soumis à une nouvelle discussion. Toute demande 
de modification du règlement devra être faite par écrit et signée de trois 
membres. 



f ^ 



LISTE GENERALE 



DES MEMBRES 



DE LA SOCIÉTÉ DES ARCmVES HISTORIQUES DU POITOU 



POUR L'ANNÉE 1872. 



Membres titulaires : 



AuDiNET, ancien recteur, à Poitiers. 

BarthAlemt (A. de), membre du Comité des travaux histori(|ues, 
à Paris. 

Bbauchet-Filleau, correspondant du ministère de l'Instruction pu- 
blique, à Chef-Boutonne. 

Bbaudbt (A.), licencié en droit, à Saiut-M^iieiit. 

BoNSERGENT, ancien bibliothécaire, à Poitiers. 

Ghamard (Dom). religieux bénédictin, à Ligugé. 

Gbasteigner (C^ a. oe), membre de plusieurs Sociétés savantes, à 
Ingrandes (Vienne). 

Clbrvaijx (C^ de), membre de plusieurs Sociétés savantes, à 
Saintes. 

Délayant, bibliothécaire de la ville, à la Rochelle; 

Delislb (L.), membre de l'Institut, à Paris. 

Delpit (J.). secrétaire de la Société des Archives historiques de la 
Gironde, à Izon. 

Desaivre, docteur en médecine et maire, à Champdeniers. 

Fayre (L.), à Niort. 

FiLLOff (Benjamin), à Fontenay-le-Comte, 



HH. 

FiuppiER (P.)^ membre de la Société de Statistique des Deux- 
Sèvres, à Niort. 

GouGET, archiviste de la Gironde, à Bordeaux. 

Ledain, membre de Tlpstitut des provinces, à Poitiers. 

LiÈVRK, pasteur, président du Consistoire, à Angouléme. 

Hénard, ancien proviseur, à Poitiers. 

MénardièreVde la), professeur à la Faculté de Droit, à. Poitiers. 

Orfëuille {C^ R. d*), membre de la Société des Antiquaires de 
rOuest, à Poitiers. 

Palustre (Léon), conservateur du Musée, à Tours. 

Port (C.)) archiviste de Maine-et-Loire, à Angers. 

Rédet, ancien archiviste de la Vienne, à Poitiers. 

Rëngogne (de), archiviste de la Charente, à Angouléme. 

Richard (A.), archiviste de la Vienne, à Poitiers. 

Righemond (L. de), archiviste de la Charente-Inférieure, à la 
Rochelle. 

RoGHEBROciiARD (L. DE la), membre de la Société de Statistique des 
Deux-Sèvres, à Niort. 

TouRBTTE (L. DE la), docteur en médecine, à Loudun. 



Membres honoraires : 

MH. 

Bardonnbt (A.), membre de plusieurs Sociétés savantes, à Niort. 
BouTETiÈRE (C'c DE la), membre de la 3ociété des Antiquaires de 

rOuest,à Chantonnay (Vendée). 
Brosse (de la), membre de la Société des Antiquaires de TOuest, à 

Poitiers. 
Chëruel, recteur de l'Académie de Poitiers. 
Mgr CoussEAU , évéque dAngoulême. 
Descuastelliers, curé de Notre-Dame, à Poitiers. 
DuBEUGNON, professeur à la Faculté de Droit, à Dijon. 
Legointre-Dupont père, membre de plusieurs Sociétés savantes, à 

Poitiers. 
Marghegay {\\). ancien archiviste, aux Roches-Baritaud (Vendée). 



XI 

MM. 



RocuBTHULON (M^* DB Là) , député de la Vienne , à Beaudimeiu 

(Vienne). 
Tranchant, conseiller d'État, à Paris. 
TaiBBRT (L.), député des Deux-Sèvres, à Charapdeniers. 



Bureau : 

MM. 

RéoET, président. 

Richard , secrétaire. 

Ledain, trésorier. 

BoNSERGENT, membre du Comité. 

Bardonnbt, . id. 

BOUTETIÈRE (de LA), id. 
AUDINET, id. 



CARTULAIRE 



DU PRIEURE 



DE SAINT-NICOLAS 



DE POITIERS 



L*église de Saint-Nicolas devait sa fondation à Agnès de 
Bourgogne , veave de Guillaume le Grand , duc d'Aquitaine , 
remariée avec Geoffroi Martel, comte d'Anjou. Les documents 
relatifs à son origine, aux possessions dont elle fut dotée et 
à ses vicissitudes jusqu'au commencement du xii* siècle^ consti- 
taent le petit partulaire que nous reproduisons littéralement. Ce 
cartulaire fait partie d'un manuscrit sur papier , sans pagination et 
sans couverture, conservé aux archives du département de la 
Vienne, fonds de l'abbaye de Montierneuf. Il en remplit les deux 
premiers cahiers , comprenant 14 feuillets de 0,30 centimètres de 
haut sur 0,22 de large. Il parait avoir été écrit au commencement du 
XT* siècle. Le troisième cahier, composé de 7 feuillets , contient la 
chronique de Martin, moine, de Montierneuf, publiée en majeure 
partie par DD. Martène et Durand dans le Thésaurus riovus anecdoto- 
rum, t. 3, col. t209, et le surplus par M. Ch. de Chergé à la suite 
de sa Notice historique suir l'abbaye de Montierneuf, dans les Mé- 
moires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, t. 11 , p. 258. Cette 
chronique est suivie d'un traité passé CU3 1166 entre le chapitre de 
Saint-Hilaire et la même abbaye de Montierneuf pour régler les 
droits et obligations réciproques de ce chapitre et du monastère de 
Sainl-Nicolas, qui dépendait alors de Montierneuf: il occupe les 
trois dernières pages du troisième cahier,. mais il n'y est pas trans- 

1 



— 2 — 

criten entier; la fin devait se trouver dans un quatrième cahier, 
qui est perdu. Cet acte a été imprimé, d'après l'original, prarmi les 
Documents pour l* histoire de r église de Saint-ffilaire de Poitiers^ dsLiïs 
les Mémoires de la même Société, t. i4, p. 175. 

Le cartulaire de Saint-Nicolas se compose de quarante-cinq pièces, 
dont trois seulement sont datées. Comme un assez grand nombre de 
ces actes ne renferment que des noms de personnes obscures qu'on 
ne rencontre point dans d'autres documents datés, il n'est pas facile 
de les classer chronologiquement. Les deux premiers prieurs de 
Saint-Nicolas, nommés comme témoins, peuvent être de quelque 
secours dans cette tâche. Hugues, le premier connu, ne figure dans 
aucun acte à date certaine, mais la pièce xl du cartulaire prouvequ'il 
vivait encore sous le règne de Guillaume YIII, duc d'Aquitaine. Il 
a eu pour successeur Simon (n® xxxvii), qui a souscrit une charte 
de Saint-Hilaire de 1078 ou 1079. Les actes où paraît Hugues sont 
donc antérieurs à 1078; faute d'autres données, ceux où intervient 
Simon ont été placés vers 1080. 

Mais l'absence de date est surtout regrettable dans la charte de 
fondation , qui malheureusement a subi de graves altérations. H est 
manifeste d'abord que les dispositions exprimées à partir des mots 
Legavit quoque cornes Guillelmus jusqu'à ceux-ci :Si quis veto donaria 
ista, ont été interpolées. Ce n'est plus Agnès qui parle ; c^est un 
anonyme qui énonce des faits postérieurs à la fondation. Ensuite les 
souscriptions ne se rapportent aucunement à l'époque où vivait cette 
comtesse, qui a terminé ses jours peu après 1068; car elles mettent 
en scène Guillaume IX, duc d'Aquitaine, fils de Geoffroi, auquel il 
a succédé en 1086; Philippe, femme du même Guillaume IX, qu'elle 
a épousé en 1094 ; Guillaume, leur fils, et enfin Goscelin ^ trésorier 
de Saint-Hilaire et archevêque de Bordeaux , mort le 49 juin 1086. 
Ces souscriptions mensongères ont été maladroitement substituées 
à celles qui terminaient la charte d'Agnès et à la suite desquelles 
était probablement indiquée Tannée de l'Incarnation. Pour suppléer 
cette date, il faut recourir à d'autres documents. Les premiers mots 
de la XH^ pièce du cartulaire : Edifficavit Agnes comitissa in mercato 
Pictavensi in honore sancti Nicholai ecclesiam pro filio suo comité sci- 
licet 6u?7/e/r7io, apprennent que Guillaume, fils d'Agnès, était comte 
du Poitou lorsque fut édifiée l'église de Saint-Nicolas : or Guil- 
laume VII, surnommé Aigret, succéda à Eudes en 1039 et mourut 



— 3 — 

en 1058. Il est permis d'inférer c^une disposition contenue dans la 
pièce n® XIII, que la fondation du monastère dont il s'agit est anté- 
rieure à i052; d'autre part, il semblerait résulter d'un passage de 
la chronique de Martin, moine de Montierneuf , qu'elle est posté- 
rieure à celle de l'abbaye de Notre-Dame de Saintes , qui eut lieu 
en 1047. Voici en quels termes s'exprime le chroniqueur : Mate}* 
nero Agnes videlicet comi tissa hec fecit monasieria^ monasterium Vin- 
domiense in territorio Camoteno , quod admodum largis possessiontlms 
konoravit, monasterium sancte Dei genitricts sanctimonialium in subur- 
bio Xanctonice civùatis, monasterium quoque Sancti Nicholai in sub- 
uràio Pictave civitaiis^ quibus eciam ample neccessaria tribuit. Ce 
serait donc entre les années 1047 et 1052 que se placerait l'origine 
du monastère de Saint-Nicolas, conclusion conforme à l'opinion 
de dom Fonteneau, qui attribue cette fondation à l'année 1050 en- 
viron (t. 20, p. 57, note 2, et p. 111, note 7). 

La charte d'Agnès a été publiée par dom Martène dans le Thésau- 
rus novus anecdotorum^ avec la date de 1060 environ ; mais ce texte 
renfermant d'assez nombreuses incorrections, nous n'avons pas cru 
devoir nous contenter d'y renvoyer; nous avons également jugé à 
propos de reproduire intégralement quatre autres pièces déjà im- 
primées dans différents ouvrages.. 

^ Oo trouve dans la collection de dom Fonleneau, tomes 12 et 20 , 
la plupart des actes qui composent le cartulaire ; mais la copie en 
a été prise sur celle qui, d'après ce cartulaire, a été insérée dans un 
terrier du prieuré de Saint-Nicolas, aussi conservé aujourd'hui aux 
archives du département de la Vienne. Dom Fonteneau a donné 
une date approximative aux actes dépourvus de notes chronolo- 
giques; celles que nous avons adoptées, sans être toujours d'accord 
avec les siennes, en diffèrent peu pour la plupart. 

Le monastère de Saint-Nicolas ne jouit pas longtemps d'une exis- 
tence indépendante. La comtesse Agnès y avait établi treize cha- 
noines réguliers, dont l'un avait le titre de prieur. Un quart de siècle 
s'était à peine écoulé que ces religieux transgressèrent ouvertement 
leur règle, qui leur défendait de rien posséder en propre. Ne tenant 
aucun compte des avertissements réitérés du comte de Poitou, ils 
furent bannis de leur monastère, et Guillaume le donna à l'abbaye 
de JHontierneuf qu'il avait nouvellement fondée. Le cours et les inci- 
dents de cette affaire sont exposés dans les pièces numérotées vi, 



— 4 — 

VII, vin, IX et X. Le prieuré de Saint-Nicolas dépendit de cette abbaye 
jusqu'à la Révolution. En 1466 il était occupé par un prieur et plu- 
sieurs religieux , comme on l'apprend par le traité mentionné plus 
haut : prior Sancti Nicolax cura ceteris fratribus ejusdem monasterii. 
On lit dans le tome 68 de la collection de dom Fonteneau (page 
204) qu'il cessa avant 13S0 d'être conventuel , et (page 208) qu'il 
tomba en commande au commencement du xvi* siècle. Pierre de 
Rochechouart, évêque de Saintes et doyen de Saint-Hilaire , en fut 
le premier prieur commeudataire. 

Dès cette époque Téglisede Saint-Nicolas était fort délabrée; mais 
& la fin du même siècle, en 1596, sa ruine fut presque consommée 
par la faute des maire et échevins , qui, ainsi qu'il est raconté dans 
le terrier du prieuré , dressé en 1722 , a ayant fait construire dans 
a cette église un moulin à poudre et salpêtre, et Rarthélemy Àubert, 
a prieur, s'y étant opposé et mis en chemin pour procéder contre 
<x eux au privé conseil, fat enlevé et détenu longtemps en prison à 
a Tours, et pendant sa détention ce moulin fist tomber presque 
« toutes les voûtes et le comble de l'église , et il ne resta qu'une 
a partie du chœur , qui est à présent en bon estat^ avec le clocher, 
où de temps immémorial il n'y a plus qu'une cloche. » La nef 
resta découverte et dans un complet abandon, puisqu'en 1660, sui- 
vant le mémoire déjà cité (D. Fonteneau, t. 68, page 205), on y voyait 
plusieurs ormesd'une telle grosseur. qu'ils paraissaient être âgés de 
plus d'un siècle et qu'ils furent vendus à un charron au prix de 
80 livres. Le clocher , étant venu à menacer ruine, fut démoli en 
1768. Quant au chœur, il a survécu à tous les désastres ; de la nou- 
velle place du lycée on aperçoit encore le sommet de ses voûtes 
élancées dans la cour d'une auberge dont il n'est plus qu'une pro- 
fane dépendance, de même qu'une crypte à colonnes , qui aurait 
mérité d'être signalée dans le Répertoire archéologique du dépar- 
tement de la Vienne. 

Le terrier de 1722 contient de nombreux renseignements sur le 
prieurédéSaint-Nicolas, et, indépendamment des chartes transcrites 
dans les 12^ et 20^ volumes de la collection de dom Fonteneau, on 
trouve dans le 68° quelques autres documents historiques , notam- 
ment une liste des prieurs depuis la fondation jusqu'au commen- 
cement du xvii<) siècle. 

Rédet. 



CARTULÀRIUM 



MONABTEBII 



SANGTI NICOLAI PIGTAVENSIS 



I. 



GARTA AGNETIS COMITISSE PIGTAVENSIS ET ASDEGAVEHSIS DE 
FUNDATIONE EGGLESIE SAIHGTI NIGHOLAI PIGTAVENSIS ^ 



Cum universis per orbis partes sub christiana quidem re- 
ligione degentibus diffîcilimum^ ymo laboriosum valde sit 
seculares penitus aborrere lapsus quamdiu eis mundanis 
conceditur uti^ ab ipsis neccesse est usibus et si non omnino 
segr^a.tim pro feeultatis tamen modulo ad Dei memoriam 
animuin aliquando converfant. Me sane pre cunctis culpo^ 
que ta m sero nec sic tenuem pietatis quam erga Deum 
habeo centenam partem complere valens^ ad Dominum 
\ix quasi de gravi somno evigilans respicere cepi. Itaque 
demum recolens illud : qui parce seminat parce et metet> 
dignum equidem duxi^ eciam haud absurdum credidi utrum 
Beati Nicbolai honore eclesiam ediiicarem edifieatamque de 
mais rébus ditarem , quathenus ipso intercedente michi in 
eternum a Domino messis centupla restituatur. Ego igilur 



1. Vers 1050. Voir ci-dessos, page % les observations sur cette charte. 
Elle a été publiée dans le Thésaurus novus anecdotorwn de DD. Martène et 
Durand , t. 1 , col. 186. 



— 6 — 

Agnes * laie propositum taleque effieere ciipiens desiderium, 
prefato Saneto , meis ambobus filîis , Guillelmo videlicet et 
GauflHdo faventibus, volentibus, firmantibus^ eeclesia fun- 
data^tredecîminibîDei et Saneti servicio constitui canonicos 
ob meorum simul et illorum remissionem peçcatorum^ in 
quorum stipendia diligenter erogare decrevi terram de 
Lucho^ quatuor eadrugis suffieientem ; aliam quoque terram 
de Puteolis, quantum sexdecim eadrugis arari potest ; preterea 
apud Cissiaeum viginti arpentos vinearum simulque unum 
colibertum eum ipsa sua hereditate ; item apud Lodonolium 
consuetudinem totam quam ibi habet cômes et eommada- 
tieiam. Cum hoe in villa cui Agrissiaco vocabulum est dono 
Sanclo Nicholao tof um ex inlegro quod ibi habebam^ excepta 
causa Christiani et fedo Fulconis^ ita tamen ut post meum 
dicessum. Fulco per canonicos habeat suum fednm, Chris- 
tiani causam in domiriio habeant. His quoque adicitur mea 
pars complantacionis quam cum comité habebam apud 
Vacariam; rursus ad pontemqui Biberis medietas pedagii^ 
de annona vero quarta pars, in sale autem de quinque denariis 
duo. Donavi quoque Saneto Nicholao et clericis ejus unum 
molendinum qui est in flumine Biberis, ut in perpetuum 
habeant, quem comparavi de Rainaldo de Constest xii dena- 
riorum libris, consencientibus uxore ejus et filiis : accen- 
sant autem ipsum molendinum clerici Saneti Nicholai per 
singulos annos de clericis Sancte Radegundis ' uno modio 
annoneet dimidioadantiqum sextariumcellarii ipsius eccle- 
sie, ita tamen ut dimidium sit ex frumenlo et aliud dimi- 
dium ex grossa annona; adhuc autem et piseariam hic ubi 
Biberis alveum Clini, a sursum usque deorsum, quantum 
fedus Gunterii durât, in ipso Clini flumine. Videns autem 
hec adtnodum pauca, super adjeci decimam mei monetagii 
in moneta Pictavensi. Comparavi eciam binas domos ante 



i. Agnès de Bourgogne, troisième femme de Guillaume le Grand, duc 
d'Aquitaine*, remariée avec Gcoffroi Martel, comte d'Anjou. 



— 7 — 

portam Sancti Michoiai^ qiianim in altéra feci furnum edili- 
care ad ipsius Sancti clericorum opus^ reliquam vero ad 
alias nécessitâtes dimisi^ de quibus ambabus duo videlieet 
denaru in eensum quoi annis redduntur. Legavit quoque 
cornes GuiUeboius ^ supradieto Sancto in morte sua peda- 
gium quod uxor sua apud Mausiacum tenebat , scilicet de 
Ingolinîs^ de deeem solidis duodecim denarios , de Vohron 
vero sex denarios de decem solidis. Prelerea donavit Agnes 
comltissa post mortem filii sui^ Guillelmi videlieet comitis^ 
annuanle filio Gauiirido ^^ vendas salis de mercato Pieta- 
vensi, de carro scilicet duos sextarios salis et unum denarium^ 
de quadriga cum temone unum sextarium et unum dena- 
rîum^ de quadriga sine temone très denarios si quatuor 
boves ibi habentur^ si duo unum et dimidium^ de beroata 
cum asinis unum denarium; preterea quoque per totam 
Yillam et infra civitatem et extra^ ubicumque sal venunda- 
bilur, cujuscumque fuerit, equitis vel servientis, clerici vel 
laici, de uno quoque modio unum denarium. Adjecit 
quoque lerram Forzilliarum ^ quam per conunutacionem 
habuit ab Isemberto de Castello AiUon. Dooavit preterea 
fedum quem Guillelmus Almarici de illa tenebat^ similiter et 
quem Borellus de Mosteriolo habebat. Attribuit ppstea co- 
rnes Gauffridus pro anima sua supradieto Sancto terejam 
partem décime sui victus per univçrsa sua cellaria. Si quis 
vero donaria ista suprascripta y que ego Agnes Sancti Ni- 
cholai ecclesie dedi, queque filii mei dederunt, vel alii for- 
sitan homines daturi sunt , iniirmare injuste voluerit et 
calumpnîam intulerit^ aut aliquid de rébus que illi ecclesie* 
in usus fralriun attribute sunt auflerre conatus fuerit, aut 
si quis ita demencia captus fuerit ut^ inde clericis canonice 



I. Guillamoe V, surnommé Aigrct, comte de Poitou, VII duc d'Aqui- 
uioe, mort en 1058. 

S. Gcoffrot ou Guy, qui prit aussi le nom de Guillaume, succéda à son 
frère et mourut en f086. 



— 8 — 

sive regulariter degentibus expulsis^ cucullatam congrega- 
cionem dico aut monachos inducere maluerit^ nullam licen- 
ciam habeat; quin ymo perpetiio anathemati subjaceat , nec 
usque in eternum absolucionem recipiat. S. Guillelmi Ac- 
quitanorum ducis^ filii GaufTridî ducis. S. Philipe comitisse 
uxorîs ejus. S. Guillelmi pueri^ iiliî ejus. Signum Gocelini 
thesaurarii Sancti Hîlarii et Burdegalensis archiepiseopi ^ 
concedentis et annuentis bec omnia que sunt bic scripta. 



11. 



GARTA RAUSALDI DE GONTEST DE MONTE TAMISARIO ET DE 

VILLA DE TRUWX '. 



Âpostolica commonente senteircia didicimus quod dum 
tempus babemus^ bona omiiino operari debemus. Rursus 
dominica auctoritas prohibet fugam fieri hieme vel sabbato. 
Quo eirca dum adhue îniebi bonum operari conceditur^ dum 
nundum ftiga hieme vel sabbato fieri perurgetur, decrevi 
ego Rainaldus de Contest ante dîem mortis^ dum locus est 
venie, parvulam anime mee elemosinam facere. Plaeet igitur 
ecclesie Saneti Nicbolai^ que in foro Pictavensi * sita est et 
noviter edifficata^ eonferre in elemosinam totam illam meo- 
rum fundorum poreiunculam quam in Monte Tamisario 
et in villa que Trunx vocatur habeo, ut impperpetuum fir- 
miter babeat sine uUa calumpuia et absque ulla mala ali- 



1. Vers iQ60. Goscelin, trésorier de Saiiit-Hilaire dès 1047^ fut arche- 
vêque de Bordeaux de 1059 à 1086. L'église de Saint-Nicolas était nou- 
vellement bâtie : noviter œdificata. 

2. Iri mercato Pictave/m , n° xii ; j'uxta forum veius^ n** xli et xuii \ 
j'uxia mercatum prope muros Ptctavemis urbif, n9 iv; secus muros Picta- 
vLfj n» X. Le Marché vieux, ap])elé place Royale après que la statue de 
I^uis XIV y eut été érigée , était en dehors de l'enccinle gallo-romaine de 
Poitiers. 



cujus potestatis consuetudîne^ sicuti ego hactenus tenui. Et 

ego Gaufredus Arahers et ambo filii mei cum uxore mea , . 

scilicet Samuel et Guillelmus^ fedum quod in eodem fundo 

habebamus similîter SanetoNicholao concedimus atque Saneti 

servîentibus. S. Goscelîni thesaurarii Sanctî Hilarii et Bur- 

degalensis arehiepiscopi^ concedentis firmiter hec omnia que 

sunl hic scripta. 



m. 



CABTA GAUFFREDI j VIGfiGOMITIS TOARCENGIS y ET AMELINE 
UXORIS SUE ET AYMERIGI FILII SUI DE TERRA 

DE DUORUS liUGIS *. 

Terram Saneti Nicholai que voeatur de duobus Lueis et 
vineas et domos cum habitatoribus suis et omni^ culta et 
inculta ejusdem ville ^ sicuti canonici tenuenAit et posse- 
derunt^ ego Gauffredus^ vicecomes Toarcensis, et uxor mea 
Amelina et Aymericus filius meus donamus^ reddimus et 
concedimus Deo et Sancto Johanni evvangeliste Novi Mo- 
nasterii et Sancto Nicholao in manu dominl Marci abbatis 
et Guidonis ejusdem ecclesie prioris. Et quia hanc terram 
uxori mee Ameline donaveram in dote , concessit eidem 
abl>as medietatem burgi et quartam partem terre et quartam 
partem vinearum dum adviveret, et post mortem illius ser- 
vitoribus ecclesie in jus proprium reddiret, si tamen sponte 
propria et misericordia in vila sua reddere noluisset. Hec 
donacîo fàcta est videntibus istis : Guillelmo Tornamina^ 
fierlaio de Paéavanto^ GaufFredo Malileonis^ GaufTredo ca- 
pellano ^ firmiter et integerrime post mortem illius y si- 



/ 



I. Verg ii06. Geoffroi III, vicomte de Thouars, 1104-1123-, Marc, 
abbé de i\Jontierneuf , 1101-1126. Les trois premiers témoins ont souscrit 
des cbaries de la fin du xi' siècle. 



— 10 — 

eut dixinïus^ sîne auro^ sine argenlo et sine alicujus 
rei precio. 

Signum GaufTredi vicecomitis. Signum Ameline vicecomi- 
tisse. Signum GaufTredi filii ejus. Signum Aimeriei fiiii ejus. 



IV. 



PRIVILEGIUM ALEXANDHI PAPE '. 

Alexander, episcopus, servus servorum Dei, dileete filie 
Agneti, quondam Acquitanorum dueis uxori nobîlissime^ 
caritativam in perpetuumsalutem. Religiosis desideriisdignum 
est prebere consensum^ ut fidelis donaeio celerem consequa- 
tureflëctum. Quaprop ter inclina ti precibus tuis atqueearissime 
communis filie Agnetis^ Romane imperatricis^^ tue quidemear- 
naliter^ meeautem spiritualiter^ recepimus in tuicionem et de- 
feneionemapostolieesedis ecclesiamSanctiNicholai Pictaven- 
sis urbis conventiialem^ quam tu ipsa juxta mercatum prope 
muros Pietavensis urbis eo desiderio a fundamentis ediii- 
easti^ ut elerici ibi in perpetuum Deo serviani ^ qui commu- 
nein vitam religiose in laudibusDei et pia hospitalitate ceteris- 
que. bonis operibus intenti ducant. Gui scilicet ecciesie ad 
sustenc^onem elericorum Deo ibi famulancium multa contu- 
listi^ inter que terram dedisti in fundo dicto Luco^ quatuor 
quadrugis sufTicientem ; item aliam terram in Puteoiis, quan- 
tum sexdecim quadrugis per annum arari potest; item in 
fundo Cisieo viginti jugera vinearum^ simiJiterque unum 



1. 1061-1068. Alexandre II, pape, 1061-1073. Agnes, à qui la bulle 
est adressée, ne paraît plus dans aucun acte après le 1"* août 1068. Celte 
pièce a été publiée en 1868 avec la date : vers 1063 , dans les Ànalecta 
Juriv ftonilficu^ 87* livraison , d'après une copie prise dans le terrier du 
prieure de Saint-Ntcolas. 

:2. Agnès, fille de Guillaume Y, duc d'Aquitaine, et d'Agnès de Bour- 
gogne, avait épousé l'empereur Henri III, surnommé le Noir. 



— M — 

servum cum ornai quam incolit terra; item apud Lodonium 

lolam consuetudinem et commandaticiam quam ibi comes 

haberesolèt; item in fundo Agriziaco totum quod tu ipsa ibi 

habebas, exeeptis rébus Christiani et fedo Fuleonis^ ita 

tamen ut post tuum discessum Fuleo predictum fedum teneat 

jure eanoniconun^ similiter res prefati Christiani in dominio 

canonici habeant ; item apud Yacariam tuam partem com- 

piantaeionis vinearum quam cum filio tuo habebas ; item in 

ponte Biberis fluvii medietatem peatgii^ de annona vero 

qiiartam partem, in sale autem de quinque denariis duos; 

item in flumine ejusdem Biberis molendinum unum ; item in 

flumine Clini piscariam, totum per longum quantum durât 

fedum Gunterii; item in ipsa urbe Pietavensi decimam por- 

cionem redditus monete ; item in eadem urbe ante portam 

Sancti Nicholai domos duas^ in quarum una furnum habetur 

a le edifficatum ; item Guillelmus dux tuus iilius predicle 

ecclesie Sancti Nicholai in fundo Mausiaco fiscalem redditum 

quem solei)at accipere uxor sua, ita videlicet ut in villa que 

voeatur Ingolins de decem solidis denariorum accipiant 

unum, in villa autem que voeatur Yoltron ex decem solidis 

denariorum denarios sex; item in eadem urbe Pietavensi, 

concedente iilio tuo Acquitanorum duce, peatgium salis; 

item ubicunque venditur sal in urbe debeant canonici habere 

e\ omni modio denarium unum; item in fundo Forcilia ter- 

ram cjuam habuisti per commutacionem ab Isemberto Ailo- 

nensi ; item fedum Enmianrici et'Borelli deMostriolo. Item 

predictus filius tuus Gauflredus dédit se{)enominate ecclesie 

tereiam partem denariorufn sui victus peromnia suacellaria. 

Uec autem omnia que superius conceduntur et que in futu- 

rum aliquo legali modo prémisse ecclesie Sancti Nicholai 

concessa fuerint, sibi firmamus atque apostolica xanccione et 

auctoritate in perpetuum roboramus, ut congregacio clerico- 

mm inibi communem vitam religiose ducencium hec et que 

in fx>sterîs lemporibus concessa fuerint in perpetuum possi- 

deant pro usu victuum et vestimentorum aique in expensis 



— 12 — 

hospitum i*ecipiendorum ; et liée congregaeio. eommunis vite 
elericorum nunquam transmutetur vel in usU secularium 
elericorum vel in ordiniem sanetimonialium vel 'monacho- 
rum quamdiu regularem duxerint vitam. Quapropter judicio 
Saneti Spiritus constituimus^sanecimusatque.auctoritate apos- 
tolica precipimuS; ut nuUus unquam archiepiseopus^ nuUus 
episcopus, nullus abbas^ nuUus rex vel dux^ nullus cornes^ 
nuUa comitissa^ nulla ecclesiastieave persona aliquid de hiis 
omnibus que superius dicta sunt^ id est que sunt ecclesie 
Saneti Nicholai tributa et item tribuenda^ temerario ausu sub- 
trahere^ aufferre vel alienare^ aut ejusdem ecclesie infèstare 
clericos aut inquietare présumât. Si quis autem^ quod absit^ 
hujus nostre apostolice constitucionis temerarius fractor ei- 
titerit^ gladio anathematis se percussum et christianorum con- 
sercio donec resipiscat segregatum se noverit : erit anathema 
maranatha; qui vero nostris bis apostolicis preceptis 
obedierit et pius conservator extiterit , apostoloriun Pétri 
et Pauli promereatur eternam benediccionem atque illis inter- 
cedentibus omnium peccatorum remissionem. 



V. 



CARFA GAUFFREDI DUCIS DE SAKCTO MCOLAO ^ FILU AGKETIS QUE 
QUmEM FUMDAVERAT ET DOTAVERAT MONASTERIUM 

SAKCTI niCUOLAI *. 

In nomine sancte et individue Trinitatis. Omnibus sancte 
matris ecclesie tam presentibus quam futuris alumnis^ ego 
Aquitanorum gratia Dei dux Gaufridus volo manifestum 
fieri, quia omnia que mea mater Agnes pro redempcione 



1. 1058-1068. Cette charte a été publiée eo 1868 dans la 87« livraison 
des Analecta juris pontificii^ avec la date : vers 1062. 



— 13 — 

anime patris mei et sue monasterio Saneti Nieholai^ quod 
ipsa apud Pietav. in foro fundavit^ ad canonieorum Deo et 
- Saneto Nicolao ibi serviencium ùsus donavit^ annuo et dono^ 
eaque donaria que antecessor et frater meus Guillelmus^ cu- 
jus exta ibi requiescunt^ pro patris et matris sueque anime 
redempcione dieto monasterio Saneti Nieholai aut canonieo- 
rum victus augmentum concessit , cuncta eeiam que ego- 
metdedi vel dabo aliive dedere vel dederint concedo. Supra- 
dictum veix) monasterium resque ipsius atque eanonicos^ 
utineoncusse Qrmiterque semperpermaneant^principiapos- 
tolorum Beato Petro eommitto^ quatenus sub domini pape et 
canonieorum Romane ecclesie Beati Pétri tutele semper sub- 
sistant; non ut dominus papa vei Romani canonici Saneti 
Pétri ipsum istud monasterium vel res ipsius monasterii tri- 
buant cui velint vel canonicos in alienam manum transmu- 
tent : nam in disposiciorïe bonorum canonieorum qui ibi 
bene vixerinttam ipsos canonicos quam ipsum monasterium^ 
salvo episcopali ecclesie Pictavensis regimine^ constituo;sed 
si qui modo viventum vel posterorum sepe nominatum mo- 
nasterium dissipare vel canonicos conturbare voluerint^ 
ipsi prohil)eant atque continuo protegëre studeant^ censum- 
que deeem videlicet solidorum Saneti Pétri canonici Romani 
a Saneti Nieholai canonicis Pictavensibus uno quoque anno' 
suscipiant. Hoc autem totum sub hujus cirographi auctori- 
tate obnixe firmare procuravi, uti testimonii gracia alteram 
hujus carte scisse partem Romani canonici Saneti Petri^ alte- 
ram vero habeant Picta venses canonici Saneti Nieholai. Prôp- 
ter hoc enim hujusmodi benef&cii apud canonicos Saneti 
Nieholai mercedem impetravi, ut scilicet pro meorum remis- 
sione facinorum et in vita mea et post obitum meum unum 
canonicum in monasterio suo semper habeant^ unique pau- 
peri quaque die alimentum prebeant^ atque una quaque feria 
absque solempnitate in matutinis et in complectorio unum 
psalmum cum sua oracione^ et in quacumque secunda feria 
in vita mea unam missam : Salus populi quidem^ et post obi- 



— 14 — 

tum meum Requiem eternam pro me canant ^ ut sue miserî- 
cordie dextera piissimus Deus ab omnibus malis alque inimi- 
cis me perpetuo lam in vita mea quam post obitum meum 
protegat atque defendat. lUi autem obtinuerunt apud me ut 
in mercato Pictavensi unum servientem in perpetuum ka- 
beant^ qui eorum parlem de venda salis fideliter coHigat et 
eellarario vel camerario illorum reddat, et hic in laie liber- 
tate habeatur ut nuUam consuetudinem vei comiti vel cuili- 
bet alii faciat nisi tantum canonicis. Hoc quoque eonstitui 
cum eis ut de loco vel communitate vel proprietcite illorum 
nichil tangens liLveros et absolutos in perpetuum dimittam. 
Testes sunt hujus constitucionis ipsecomes^qui firmavit eam^ 
et omnes qui subsignati sunt. S.Ysemberti episcopi.S.Agnetîs, 
matris hujus comitis. S. Aldeberti eomitis. S. Hugonis vice- 
comitis. S. Hugonis de Liziniaeo. S. Savarici vicecomitis et 
fratris ejus. S. Engelelmi. S. Pétri de Briderio. S. Tetbaldi. 
S. Stephani. S. Guidonis. S. Arnaldi. S. Caloni. 



VI. 



QUALITER CANOJSIGI EGCLESIAM SANCTI NICHOLAI AMISERUNt ET 

MONACHI EAM REGEPERUNT * . 



Nostri benignitas Redemptoris fragilitati providens hùmani 
generis di versa diversis vulneribus medicamina proposuit 
omnibus. Ut enim mores hominum ad diversa sunt procli- 
ves facinora^ celestis disciplina sic nos monet contrariis op- 
ponere contraria^ vulneribus namque vulnera sanantur. Alii 
namque ciborum déviant opulencia^ alii errant corporis 



1. 1086. Goscelin, archevêque de Bordeaux, est mort le 19 juin 1086, 
suivant le Gallia Chmtiana^ t. 2, col. 805. Aimeri n'aurait pas été doyen 
de l'église cathédrale de Poitiers avant cette année 1086, suivant le même 
ouvrage, t. 2, col. 1214. 



— 15 — 

incontinencia^ alii cupiditate^ alii avaricia^ diversi diversasibi 
vindicant vicia, ac sane mentis racio virtutem opponit vicio. 
Quidam enîm corpus affligantjejunio, quibusdam' vigilia pla- 
eel et oracio, quibusdam castitatis carilatisque connexio. 
Yerum bone memorie Agnes, Pietavensi^ comitissa, quamvis 
his ceterisque virtutibus operam daret, impensius tamen in . 
monasteriorum ediflieio virorumqûe religiosorum obsequio. 
Inter alias namque Beatissimi Nicholai ecelesiam a fundo 
construxit tredecimque canonicos posuit, quorum aiiis 
unum prefexit, sub cujus canonice degerent imperio, secun- 
dum sancti Augustini normam, absque proprio. Erat enim 
sibi in animo iixiim primitive ecclesie eolegium^ de qua 
l^itur : erat iilis anima una et cor unum. Quibus boc pro- 
mittentibus fîrmeque firmantibus fieri fecit privilegium, in 
quo loci, eorumque vite posicionisque continebatur princi- 
pium. Talium est condicio ut vivant unanimes et sine pro- 
prio, et si quis ab isto recedit proposito, probatur apostata 
régule canonumquejudicio. Quod firmatum auctorizatumque 
ab episcopis potentibusque hujus terre mulier ut prudens 
Romam deferri fecit, apostolicamque auctoritatem inscribi 
. peciit, ne quis posset impedire, ipsi nec eciam canonici, a suo 
si vellent aliquando proposito recedere, quin ei suisque pro 
sua liceret emandare voluntate. Apostolicus vero Alexander 
peticionem hujus videns ydoneam laudavit, manuque propria 
secundum ejus peticionem privilegium ditavit tam in canoni- 
cos, si a proposito recédèrent, quam in alios. Canonici vero 
timoré hujus condicionis aliquandiu prelenderunt simulacio-. 
nem religionis ; non audebant enim manifeste quoad ipsa 
vixit ad propria redire. Illa mortua non habuerunt in abs- 
conso quod prius habuerunt in animo. Dux autem Acquita- 
norum Gauffredus, filius ejus, vir religiosus^ hoc audiens, ut 
justum erat indoluit, ac privilegium repeciit sibique exponi 
fecit, eosque materne constitucionis et apostolici precepti re- 
guleque tradicionis prevaricatores ihtellexit. Verum ne ali- 
quid injusticie habere posset videri, non semel tantum, bis 



— 16 — 

et tercio, sed multociens ul ad propositum reddîrent fecil 
moneri. IIU vero ut homines dediti seculo Deum respuerunt 
illumque tempore longo per se ac per alios maxime fatîgave- 
runt^ existimantes eum tedio flecti posse ab incepto. At ubi 
intellexeruDt eumnbn desîstere^ quin illos oporteret aut ec- 
clesia earere aut ad propositum redire , simulaverunt se 
jugum régule veile accipere. Quod utaudivit^ prioremeisde 
monasterio regulari elegit, sed in hoc peecavit^ quia illius 
episcopi consilio non fecit. Ut vero illum^is preponere voluit, 
episcopum arehidiaconosque vocari fecit / illisque abstanti- 
bus canonicorum voluntatem super illo quesivit : quam qui- 
dam respuerunt quidamque concesserunt^ amissionis eausa^ 
quamvis fietoanimo. Tune dux Piqtavensis Gauflredus^ non 
immemor pristine transgressionis^ tam priori quam oanonieis^ 
annuante episcopo Isemberto et Raginaido , Saneti Cipriani 
abbate^ archidiaconibusque^ probante clero et populo^ banc 
condieionem dedit^ quod si reddirent ad propria iterum 
priorique obedire noUent seeundum régule preceptum^ quod 
faciebant esset irritum^ ac- deinceps liberum faciendi de 
ecclesia quod vellet arbitrium haberet. Ut episcopus^ cornes 
ceterique ad sua remeaverunt, canonici diem seeundum nec 
tercium expectaverunt^ sed illico in claustro murmurare ce- 
perunt priorique obedienciam negavierunt^ propria nec di- 
mittere voluerunt. Insuper insui^ere ^ et minari ceperunt. 
Dum bec agerentur^ Lemovicencium episcopus Pictavis venit^ 
suumque clericum^ judicio Goscelini^ Burdegalensis archie- 
piscopi, etReginaldi^ abbatis Saneti Cipriani^ aliorum calump- 
nia comitique ^ ne vellet retinere^ sua suorumque aucto- 
ritate interdixit. Venerat namque absque consilio priora- 



i . Ce mot, défiguré dans le caftulaire, a été restitué d'après la copie de 
dom Fonteneau (t. 12, p. 637), prise sur une autre copie conservée au- 
trefois aux archives.de Tabbayede Saint-HiLaire<Ie-la-CeUe. ' 

2. On lit aliorum calumniam camiti dans la même copie de dom I^on- 
teneau : ce qui ne reiid pas le sens plus clair. 



— <7 — 

tumqae retinere volebat ipsius absque imperio. Ule tamen 
quamyis se maie egisse intellexit^ ad eeclesiam redire non 
distalit^ ibique . manere quoquo modo nolente episeopo 
temptavit. Presul vero ut ejus rebellionem cognovît, mox 
fretus justicia supradictam eeclesiam adiit ac illum ad siiam 
niillo contradicente eeclesiam remisit. Tune demum Beati 
Nieholai eeclesiam dux tam culpa prioris quam canonicorum 
esse orbatam intelligens et ab omni sic calumpnia illorum 
liberatam eredens^ archiepiscopum Burdegalensem Gosceli- 
num^ Raginaldum Sancti Cipriani abbatem^ Bertramnum 
Nobiliaeensem abbatem^ clericos civitatis adsciri fecit^ eisque 
rem ordine enucleavit supplex ^ atq(\e ut quam meliorem 
super bac desolata ecclesia sentenciam haberent^ sibi ut darent 
rogavit. Ad bec omnes consencientes^ ne iterum in ruinam 
yeniret^ ut eeclesie Beati Johannis Evvangeliste daret^ lauda- 
verunt suaque auctoritate omnes firmaverunt. Verum dux^ 
eorum accepta sentencia^ ut fîrmius auctorisabiliusque fie- 
ret^ R. Sancti Cipriani abbatem ad episcopum civitatis misit^ 
ut ei prout gestum erat narraret ac sibi quid haberet animi 
mandaret. lUe autem clericorùm audiens contumaciam^ non 
tantum laudavit^ sed eciam decanum suum Âymericum et 
archidiaconos Radulphum et Petrum misit ut confirmarent 
locoque sui donum per omnia coroborarent; ipse namque 
adeo infirmabatur quod sine detrimento corporis sui magno 
veoîre non poterat. i 

vn. 

GABTA GAUFFREDI^ DUGIS ACQUITANORUM ^ FILII AGNETIS 

GOMniSSE^ QUALITER DOSAVIT EGGLESIAM SANCTI 

NIGHOLAl MONAGHIS KOVI MONASTERII * . 

Gauflredus^ dux Ajcquitanorum^ in suburbio Pictave urbis 
monasterium in honore Dei genitricis Marie et beati Johan- 

. i. 1086. Geo&oi ou Guillaume VIII, duc d'Aquitaine, est mort le 
24 septembre 1086. 

2 



— 18 — 

nîs Evvangeliste et sancti apostoli Andrée e\ precepto apos- 
iolici Gregorii et confirmacione construxit^ quod cum dévote 
intenderet ad opus fratrum de suis rébus tam in viliis quam 
in siivis et in ecciesiis ditare^ canonicorum Sancti Nicholai 
enormitas apostolieique privilegii infractio ejus ad aures per- 
venit. Mater enim sua Âgnes^ bonememorie comitissa^ cum 
Aiexandri apostoliei assercione sigiliique firmacione cano- 
nieos qui secundum regulam sancti Augustin! sine proprio 
virèrent posuit ; iiii autem nec Deum nec homines reve- 
rentes^ apostoliei precepti^ régule beati Augustini per omnia 
facti sunt transg^essores. Unde predictus dux multis modis 
ut ad predictam regulam redirent per se et per alios sepe 
monuit^ sed non quod juste petebat efficere potuit^ verum 
ut se nichil proficere vidit^ Goscelinum^ Burdegalensem 
archiepiscopum^ etGuilIelmum^Lemovîcensemepiscopum % 
et Sancti Cipriani abbatem Reginaldum , archidiaconosque 
Petrum et Radulphum^ ceterosque canonicos Sancti Pétri 
convenit^ quorum consilio ac judicio^ accepta Isemberti Con- 
firmacione, monasterio supradicto, ne tantum Beati Nicholai 
ecclesia deinceps detrimentum pateretur^ contulit^ que res 
quoad ipse vixit firma mansit et inconcussa. 



VIII. 



JUDIGIUM AMATI , ARCHIEPISGOPI BUBDEGALENSIS LEGATIQUE 
APOSTOLIGI, DE EADEM ECCLESIA SAIKCTI NICHOLAI *. 

Ego Amatus^ legacione sedis apostolice fungens^ Pictavis 
ad ecclesiastica négocia disponenda adveni, ubi Gauffredus^ 



t. Le premier évéque de Limoges du nom de Guillaume ne paraît 
qu'en 1098. Le copiste aura par erreur substitué ce nom à celui de Guy, 
qui gouvernait en 1086 le diocèse de Limoges. 

â. Vers 1090. Pierre, archidiacre de Poitiers, a étë sacré évéque le 
23 février 1087 ; Boson a été comte de la Marche de 1088 à 1091. Ame, 
légat du Saint-Siège, fut élu archevêque de •Bordeaux, le 4 novembre 1088 
(Gallia ChristUma^ t. 2, col. 806), et mourut en 1101. 



— 19 — 

dax Âcquitanorum , monasterium in honore Beati Johannis 
Evvangeliste pro remedio anime sue construxerat ^ oui plu- 
rima benefficia conferens^ eeclesiam quoque Beati Nicholai^ 
Isemberto episcopo concedente» contradidit. Qua de causa 
cleriei venientes ad me proclamaverunt de supradieti monas- 
terii monachis. Yerum utriusque partis causa audita et dili- 
genter examinata^ presentibus Guillelmo^ archiepiscopo 
Auxiensi^ et Guillelmo ^^ supra nominati ducis jam defuncti, 
et Aimerico deeano Sancti Pétri de sede^ cum archidiaco- 
nibus ceterisque canonicis^ necnon Marcherio, priore Sancte 
Radegundis^ et canonicis Sancte^ Marie Majoris et quam plu- 
rimis terre proceribus coUaudantibus et confirmantibus^ ju- 
dicatum est jamdictam eeclesiam Saucli Nicholai juste ami- 
sisse monachosque perpetuo tenendam canonice accepisse. 
Quod judîcium Petrus archidiaconus^ episcopo defuncto^ 
jam a dero in episcopum preelectus et tune collaudavit^ et 
post factus episcopus ratum fore canonica auctoritate firma- 
vit. Banc diffinicionem Raginaldus^ abbas Sancti Cipriani, et 
Aimericus vicecomes Rogacensis ^, Boso quoque cornes de 
Marchia^ et Boso^ vicecomes de Castello Ayraudi^ necnon 
domini de opido Parthenay^ videiicet Geldoinus et Ebbos^ 
Rotbertus eciam Burgundio^ et Maingodus do Metio collau- 
dantes affirmaverunt. 

rrBM EJUSDEM AMATI DE BERNARDO QUI SE OICÉBAT PRIOREM 

SAIKCTl NIGHOLAi ^. 

Quoniam multociens controversiarum judicia vetustate 
ab hominum cadunt memoria^ piacuit nobis judicium quod 



1 . Le mot indiquant la qualité de ce personnage a été omis par le co- 
piste. 

2. Au lieu de Toarcens'ts ; Aiineri IV, vicomte de Thouars, de 1055 ou 

1058 à 1093. 

3. 4089. Le concile de Saintes s'est tenu en 1089, suivant la chronique 
de Maillezais. Labbe, Nova bibUoth, manascr, libr,^ t. 2, p. 213. 



— 20 — 

actum est in Xanctonensi consilio de ecclesia Beati Nicholai 
et de Bernardo Stirpensi elerico , qui dieebatur esse prior, 
commandare scripto. Quod judicium sic habetur- : Judi- 
catum est a domino Amato^ Dei gracia Romane sedis vicario, 
et a compluribus episcopis et abbatibus et a multis probis de- 
ricis astantibus^ quia episcopus suus Lemovicensis canonice 
revocaverat eum et reduxerat in suam ecclesiam^ irritum 
esse quod fuerat de eo in Beati Nicholai ecclesia factum. 
Venerat namque in Beati Nicholai ecclesiam et ejus priora- 
tum acceperat sine jussu episcopi sui Lemovicensis. Unde 
contigit quadam vice^ cum supradictus episcopus Pictavos 
venit et eum ibi repperit^ quod judicio Goscelini^ Burdega- 
lentis archiepiscopi^ et plurimorum abbatum et clericorum 
concensu suum clericum supradictum Bernardum recepit 
et sue ecclesie sicuti suum reddidit. Quapropter audita ejus 
causa^ judicatum est ab omnibus canonice discernentibus 
injustam de supradicta ecclesia Beati Nicholai contra abbatem 
Novi Monasterii^ qui eam recte susceperat^ habere causam^ 
quia sine licencia sui episcopi et sine commandaticiis litteris 
ex traneam ecclesiam invaserat. DeGerardo ' vero coUaudatum 
et judicatum est ^ si religiose se haberet^ ut victum et ves- 
,titum pro modo inde haberet. 



X. 



PRIVILEGIUM URBANI PAPE DE ECCLESIA BEATI NICHOLAI ^. 

Urbanus^ episcopus^ servus servorum Dei, dilecto in 
Christo filio Geraldo, abbati Novi Monasterii^ quod in Pic- 



1 . Il était prieur de Saint-Nicolas. 

2. 1093, i7 octobre. Cette bulle est imprimée dans le Gallia Chris-- 
tiana^ t. 2, inStr., col. 356, et dans le Recueil des Historiens de France, 
t. 14, p. 706. 



— 24 — 

iavensî suburbio situm est^ ipsiusque successoribus regu- 
lariter substituendis in perpetumn. Ad hoc sedi apostolice 
desenôre^ concedente Domino et beato Pelro coopérante, co- 
gnoscimur, ut pro data divinitus facultate injusticiam oppri- 
merez justiciam erigere et religionem augere curemus. Unde 
servorum Dei quieti magnopere providere satagimus, ut 
a secularibus tumultibus iiberi divine comtemplacioni ar- 
dencius inherere prevaleant. Tuis igitur, carissime fili, Ge- 
ralde abbas , piis votis et reverendissimi confratris nostri, 
quondam autem patris, Hugonis, Cluniacensis abbatis, jus- 
tis peticionibus annuantes, omnem libertatem sive immu- 
nilatem vestro Novo Monasterio per apostolice memorie 
Gr^orii septimi, predecessoris nostri, privilegium attribu- 
lum nos quoque presentis decreti auctoritate conferimus. 
Preterea Beati Nicholai ecclesiam, secus muros Pictavis ab 
Agnete comitissa edifficatam, tibi tuisque successoribus per- 
petuo possidendaiu concedimus, sicut a legato nostro Amato, 
Burd^alensi episcopo, et a reverendissimo conFratre nostro 
Pelro^ Pictâvensi episcopo , presentibus episcopis et abba- 
tibus^ eum fîlii nostri Guillelmi comitis favore, in consilio 
deffinitum esse cognovimus, sicut et venerabilis fîlius noster 
Raynaldus^ monasterii Beati Cipriani abbas, se présente, 
constitutum veridica coram nobis assercione testatus est. 
Quia iilic enim statuti canonici , secundum accepti a Ro- 
mana ecclesia privilegii tenorem, vivere contempserunt et 
ab ipsius civitatis episcopo sive a legatis nostris ammoniti 
ad sue régule propositum converti pertinaciter renuerunt, 
non inmerito juxta angelicum judicium regnum Dei ab 
eis ablatum et fructus ejus facientibus datum est. Illorum 
aatem quereia omnino deinceps consopita silencio per- 
pétue conticescat. Yestra itaque, filii in Christo carissimi, 
interest apostolice sedis liberalitati et gracie dignis accionibus 
respoodere^ regularis discipline ordini sollicite insudare, ut 
quanto a secularibus tumultibus liberiores estis^ tanto am- 
plias placera Deo tocius mentis et anime virtutibu» anhe- 



— 22 — 

letis. Si quis.vero regum^ sacerdotum^ judicum atque secii- 
larium peiisona^ hanc nostre constitucionis paginam agno- 
cens, contra eam lemere venire temptaverit, potestalis hono- 
risque sui dignitate careat y reumque se divino judicio de 
perpetrata existere iniquitate cognoscat; et nisi que ab illo 
sunt maie ablata restîtuerit vel digna penitencia illicite acta 
defleverit^ a sacratissimo corpore ac sanguine Dei et Domini 
redemptoris nostri Jesu Christi alienus fiât atque in extremo 
examine districte ulcioni subjaceat ; cunctis eidem loco 
justa servântibus sit pax Domini nostri Jesu Christi^ qua- 
thenus et hic fructum boni operis percipiant et apud dis- 
trictum judicem premia eterne pacis inveniant. Datum per 
manus Joiiannis^ sancte Romane ecdesie diaconi cardinalis^ 
sexto decimo kalendas novembris^ indicione n^ anno Domi- 
niceincarnacionis millesimo xxni*' ^^ pontificatus autem domini 
Urbani pape secundi anno sexto. 



XI. 



CAATA GAUFPREDI DUCIS DE DECIMA GEtLARIORUM SUORUM DATA 

SAl^CTO NICHOLAO ^. 



Omnipotenti Deo omnes dies vite mee gratias ago^ qui 
me servum suum inter mundi adversa positum anime mee 
tamen vel parvulam ut faciam hortari aliquando dignatus 
est misericordiam. Unde ego Gauflredus^ Âcquitauorumdux^ 
Agnetis filius^ non inmemor volo volensque jubeo quatenus 



i. Cette date a été inexactement trancrite dans le cartulaire. Géraud a 
été abbé de Montierneuf de 1092 à 1096. 

2. Vers 1060. Cette donation est antérieure à la bulle d'Alexandre II 
(no iv],iqui la mentionne. 



— 23 — 

panis meus vinumque totnm per universa cellaria in pago 
Pictavensi in festivitate sancti Michaelis per singulos annos 
addecimetur^ earo autem in festivitate sancti Andrée^ eujus 
decimacionis duabus pro anima mea inter Sanetum Nieho- 
laum et Sanctam Radegundim divisis partibus^ tereia in 
sortem pauperum redigatur. Do quoque preterea quatuor 
feras Saneto Nicholao^ duas in festivitate ejus ^ duas vero^ 
akeram in Nativitate Domîni^ alteram in Pascha^ similiter et 
Sancte Rad^undi. 



XII. 



CARTA DE GONGORDIA FACTA I5TER GANONIGOS BEATl ILARII ET 

GAUOflICOS SAIf GTI NIGHOLAI ^ . 

Edifficavit Agnes comitissa in mercato Pictavensi in honore 
Sancti Nipholai ecclesiam pro filio suo comité scilicet Guil- 
lelmo^ ubi misit tredecim canonicos ad serviendum Deo 
suoque fideli Nicholao^ cui edifiicationi adjunctum fuit ali- 
quantulum de terra Sancti Ilarii; de qua re clerici ejus sub- 
tristes terre supradicte calumpniam intulerunt quamdiu 
exinde censum non habuerpnt. Ex consilio igitur comi- 
tisse constituerunt canonici Sancti Nicholai cum clericis 
Sancti Ilàrii ut per singulos annos redderent xn denarios 
Saneto Ilario in censum sine ullius relevaminis honore y 
dum locus ille canonicos habuerit. Signum thesaurarii de 
Engolisma. S. Alboini decani. S. Oggisii precentoris. 



1. Vers 1060. Cette pièce a été publiée parmi les Documents pour P his- 
toire de r église de Saint- Hilaire.de Poitiers. (Mémoires de la Société des 
Antiquaires de l'Ouest, t. 14, p. 80.) 



— 24 — 



xm. 



CàRTA AGHETIS COMITISSE de MOIiENDINO QUOD DEDIT SANCTO 

NIGHOLAO ' . 

Notum sitomnibus sancte ecclesie fidelibus quod ego Agnes 
comitissa comparavi de Raynaldo de Contesta consencienti- 
]i)U3 uxore ejus et filiis^ lîbris denariorum xii, unum molen- 
dinum qiii est in flumine Biberis , comparatumque donavi 
Sancto Nieholao et clericis ejus^ ut in perpetuum habeant^ 
meo filio Guiilelmoannuante atque Gauflfrido^ ut Deus anime 
mee misereatur et filiorum meorum vitam- perducat ad 
senectutem et eorum amplifieet honorem. Accensant àutem 
ipsum molendinum cleriei sancti Nieholai per singulos annos 
de clericis Sancte Radegundis uno modio annone et dimidio 
ad antiqum sextariumcellariiipsius ecclesie^ ita ut dimidium 
sit ex frumento et dimidium ex grossa annona. De quibus 
supradictis clericis ipse Rainaldus babuit per Bonitum Duri- 
dentis^ Bonitus vero per Gunterium^ qui émit eum in ma- 
numfirmamdeipsis. « 

XIV. 

■ 

GARTA DE VAGABIA ^ . 

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Goscelinus^ 
Burdegalensis archiepiscopus^ Beati Hilarii gracia Dei thesau- 
rarius^ omnesquesimul Beati Hilarii canonici^ omnibus sancte 
matris ecclesie alumpnis tam presentibus quam futuris vo- 
lumus manifestari^ quod canonici Sancti Nieholai ad nos 
venientes deprecati sunt ut medietatem tocius terre tam 



1. Vers iOoO. Cette donation, que contient la charte de fondation, 
paraît avoir été faite au monastère de Saint- Nicolas dès son origine. 

2. 1068, 27 juin. 



— 25 — 

culte quam inculte^ que constabat Beati Hilarii esse apud 
Yacheriam^ et deeem jugera vinearum^ que in ipsa terra Beati 
Hilarii propria sine ulla parte comitis habebant^ hanc enim 
terram canonici Beati Hilarii comiti Guillelmo^ marito Agne- 
tb comitisse^ad plantandum vineas dederant^ quam cooiitissa 
Agnes suiquefiliiGuilIelmus videlieetet Gauffredus^ Aequita- 
norum duces Beatique Hilarii abbates^ Sancto Nicholao pro 
animarum suarumremedio concesserant^deprecatisunt igitur 
ut nos quoque eamdem terram eidem Sancto sub censu con- 
cederemus. Quorum preces bénigne suscipientes^ rogatu et 
amore ipsius Agnetis comitisse et concessu filii sui domini 
nostri abl)atis GaufTredi scilicet Acquitanorum ducis^ totam 
supradictam medietatem terre et deeem jugera vinearum 
excepta tocius terre Sancto Nicholao sub censu deeem soli- 
dorum concessimus^ eo vero videlicet tenore^ ut ab bac die 
in antea supradictam terram sine uUa calumpnia canonici 
Sancti Nicholai habeant et possideant^ censum autem^ scilicet 
deeem solidos^ uno quoque anno in festivitate translacionis 
beati Hilarii que est vikal. julii canonicis Sancti Hilarii red- 
dant. Si quis verô contra hanc institucionis cartam calump- 
niando insurrexerit^melediccionem omnipotentisDei incurrat^ 
centumque auri libras judice cogente persolvat^ ejusque ca- 
lumpnia irrita permaneat. Hanc enim institucionis cartam 
noster dominus abbas Gofiridus dux et nos , scilicet ego 
Gosceliilus thesaurarius et omnes alii canonici Beati Hilarii 
nostris manibus fîrmavimus et aliis quorum nomina subscripta 
habentur ad firmandum tradidimus. S. Hisemberti episcopi 
Pictavensis. S. decani Alboini. S. precentoris Otgisii. S. sub- 
decani Pétri. S. Yiviani subcantoris. S. Radulphi Clocarii. 
S» RainaldiLetardi. S. GaufTredi Letgerii. S. Acfredi grama- 
tici. S. Pétri de Sancto Johanne. S. Maingaudi. S. Aimari de 
Cameris.S. RotbertiËngobaldi. S.Airanni.S. FulconisEmman-' 
rici. S. Johannis Viviani. S. Rotberti de Mirebello. S. Hugonis 
deCohec. S. Rainaldi Guiberti. S.Girardidapiferi.S. Girardi 
de Dois. S. Bemardi Meschini. S. Guillermi nepotis precento- 



— 26 — 

ris. S. Lc^terii de Rufiaco. S. Johannis BaUredi. S. Odelini. 
S. Arnaldi. S. Ramnulfi capicerii. S. Guidonis gramatici. 
S. Hugonis de Cohee. S. Iterii de Cohec. S. Bartholomei de 
Viveona. S. Âiraudi de Sancto Gregorio. S. Constantîni 
pueri. S. Gosberti. S. Guillemi Ademari. S. Ârberti. S. Gauf- 
fridi Acquitanorum ducis. S. Goseeltnithesaurarii. Acta sunt 
hec V kal. julîi m' l\^ \uf ab Inearnacione Domini, et regni 
, Philipi Francorum régis viiii"**, et undecimo Gauffredi Acqui- 
tanorum ducis anno^ epacta existente xnn"*'. Guillelmus 
Beat! Hilarii cancellarius dictando subscripsit. 



XV. 



GABTA DE DONAGIONE CUJUSDAM DOMUS GUM ORTO SANCTO 

NIGHOLAO * . 

In nomine sancte et individue Trinitatis. Ego Gilla 
volo notum fieri omnibus sancte Dei ecclesie filiis tam ho- 
diernis quam eciam futuris^ me ad canonicos Sancti Nicholai 
accessisse et eis ultro^ pro vin mei Girardi anime remedio 
atque mee^ natorum eciam meorum^ domum meamcumcel- 
lario et orto obtulisse et concessisse^ eo tamen tenore ut^ 
quamdiu vitam mihi Deus concesserit^ supradietam domum^ 
scilicet cellarium etortum, utimea possideam. Voio quoque 
notum fieri omnibus canonicos supradictt Sancti videlicet 
Nicholai non tantum hoc raichi annuisse^ verum eciam in 
vita mea colidie quantum uni canonicorum victum dacturos 
et post mortem in numéro canonicorum nomen meum scrip- 
turos et singulis annis diem anniversarii velut cujusdam ca- 
nonici celebraturos officiis. Super hec omnia paciscuntqr 
michi post mortem meam sese quemdam pascere servientem^ 
qui meo filio serviat^ si michi superstes remanserit. Quod si 



1. Avant 1078. Hugues a été prieur avant Simon, qui figure en cette 
qualité dana une charte de Saint- Hilaire de 1078 ou 1079. 



— 21 — 

quis parentum meorum vel aliquis alius hanc cartam infrin- 
gere voiuerit, anathema sit et centum libras aurî persolvat 
judici. S. Hisaelis. S. Stephani venditoris. S. Alberti. S. Rol- 
berti fratris ejus. S. Bernonis. S. Hpgonis priorîs. S. Mauri- 
cii. S. Gapkerii. S. Ugonis. S. RamnulH. S. Rotgerii. S. Gi- 
rardî. S. Odilonis. S. Gaufridi. S. Rotberti. S. Giroardi. 
S. Johannis. S. Arduini. 

XVI. 

GARTA ^ 

In Domine patris et filii et Spiritus Sancti. Ego Bernaixlus 
et iixor mea Oda favemus post obitum cujusque nostri ter- 
ciam partem omnis ppssessionis quam obtinemus Sancto 
Nicholao ejusque clero^ excepta mansione qua modo mora- 
mur. S. Heldre. S. Guillelmi^ fiKi ipsius Bernardi. S. Hisaeli. 
Canonicorum : S. Rotgerii. S. Rotberti. S. Girardi. S. Odi- 
lonis. S. Hugonis prioris. S. Bernardi. Et Oda uxor iUius 
favet post obitum ' cujusque sui terciam partem omnis 
possessionis quam obtinet Sancto Nicholao illiusque clero, 
excepta mansione qua modo moratur. S. Ode^ uxoris Ber- 
nardi. . 

XVII. 

CARTA ■. 

Ego Guubaldus^ filii filieque mee clericis Sancti Nicholai 
quemdam vendicionem terrarum jugerorum mi^' ^ in se ha- 
bencîum puteum ex quo agricole ville illius que dicitur ad 
sanctum Georgium bibunt y et desertarum vinearum juge- 
rorum duum et unius jugeri prati facio^ annuante Ademaro 
et fratre ejus, lilio Leoni de Cursac^ ex quibus ille procedit^ 
preciumque vendicîonis illius solvit xxv^ et ilius census sin- 
gulo anno xu denarii. 

1. Avant 1078. 

2. Vers J060? 



— 28 — 
XVIII. 

CARTA *. 

Simon^ servus Sancti Nicholai^ canonicis et successoribus 
suis universis. Certum vobis sit quod Stephanus filius Gun- 
baudi^ in die qua obiit frater suus Arnaudus ^ antiquam ille 
sepeliretur^ pestiferam consuetudinem panis et vini et carnis 
in tribus festivitatibus^ quam requirebat^ librum quemdam 
super altare Sancti Niebolai ponendo y penitus relinquit in 
presencia nostra pro anima fratris sui^ videntibus canonicis 
nostris et audientibus Giraudo^ Aimaro^ Giraudo^ Johanne^ 
Botberto et Aimerico Godinello et Ainardo Coco et Ste- 
phano Cracunio et Aimerico de Calviniaco. S. Martini Gel- 
latoris. S. Girberti sui privigni. S. Isaelis. S. Jokannis 
Isaelis. 

XIX. 

GARTA *. 

Consuetudinem panis et vini quam habuit in ecclesia 
Sancti Niebolai Samuel filius Gaufredi Araers propter ter- 
ram de Trens reliquit et donavU Deo et Sancto Nicholao. 
Insuper dédit unum jugum terre a AJontamiser^ quod jugum 
est ante ecclesiam Sancte Marie. Et hoc pro tali conveniencia^ 
ut ipse et uxor ejus sepeliantur in cimiterio Sancti Niebolai^ 
si in loco competenti finierint. Unde duos solidos dedimus 
sibi in caritate^ Garnerio existente priore. . 

XX. 

é 

GARTA '. 

Notum sit omnibus sancte Dei ecclesie alumnis quod qui- 



4. Vers 1080. . 

2. 4079-4066. Garnier a été prieur apiès Simon. 

3. Avant 4078. 



— 29 — 

dam homo nomine GuiUelmus de Petra et uxor sua nomine 
fienedicla omnia que habere videnlur^ scilicet vineas^.terras 
et prata , Sancto Nicholao et omnibus canonieis ibi per- 
manentibus post obitum suum dederunt. De hoc autem dono. 
testes sunt quorum Domina subscripta habentur : prior 
Hugo^ Ârduinus^ Girardus^ Affredus sacerdos^ Girardus pre- 
positus. 

XXI. 

Benaventus de Lodoniopost decessum suumdiipidiumjuc- 
tum de vinea donavit Sancto Nicholao. 

XXII. 

CARTA *. 

Ârnaldus^ presbiter et canonicus Sancti Nicholai^ in villa 
que dicitur Selena dédit Deo et beato Nicholao et canonieis 
ecclesieSancti Nicholai tam presentibus quam futuris dimidiam 
domum et tria opéra vinee et unum opus terre arabilis^ et in 
terra Columbarii dimidium opus terre salicibus plene. Hu- 
jus donacionis testes sunt Girardus canonicus et Odilo et 
Otbertus et Ansterius^ Arnaldi donatoris germanus. 

xxni. 

CARTA *. 

Ego Ansterius Deo et Sancto Nicholao et canonieis suis 
omnium earum rerum quarum medietatem unam Arnaldus^ 
fréter meus et Beati Nicholai canonicus^ dédit Sancto Nicho- 



4. Avant 1078? 

2. Vers 1080. 

3. Vm 1080. 



— 30 — 

lao^ alteram vero michi^ partem meam sine retlnaculo aliquo 
dono; id est domus et vinearum et arborum que sunt in 
Selena^ et dimidii operis terre et salieum que sunt in Colum- 
bario^ et super bec eomplantum vinee quam babeo cum 
Constantinode Selena. Et ut firmum hoc permaneat^ banc 
seripturam feci fîeri et factam confirmavi, et post super 
•altare Saneti Niebolai posui^ videntibus hominibus subnota- 
tis : Simone priore, eanonieis Mauricio , Girardo, Oiberto, 
Giraldo^ Frotgerio et Artbenico et Âinardo^ et eanonieo Rot- 
berto. 

XXIV. 

# 

CARTA EBOU DE CASTELLO ALLIOlfiS ^ 

Emma^ Acquitanorum comitissa^ de boc seculo migratura^ 
inter alia dona rerum suarum que anime sue deputavit^ 
alodium quoque Forzilias nuncupatum sic tripartita est^ ut 
Beato Hilario de Iribus partibus unam, alteram Sancte Cruci 
adscriberet^ terciamvero daret propinquo suo Aloiensi Ebaio. 
Post cujus decessum Isembertus filius ejus tamdiu tenuit 
quod pater sibi reliquid in Forziliis quousque Agnes comi- 
tissa^ que ecclesiam Saneti Niebolai Pictavis construxit^ pac- 
tum cum eo-fecit^ ut ipse Isembertus meditarias^ quas in 
Alnisio dederat prefate ecclesie^ quo commodiores ilii forent 
ex vicinitate^ per commutacionem ab ea susciperet^ et terciaSoi 
partem^ quam in Forziliis habebat^ possideret ecclesia Saneti 
Niebolai^ cui nimirum fundus quo vicinior eo .commodior 
fieri deberet. Cujus commutacionis vicissitudinem sedes 
apostolica non ignora vit^ quem ^eam per manus pape Alexan- 
dri inter ceteras ecclesie supramemorate dotes ratam esse 
percipiens^ apostolica auctoritate consignavit et priyilegium 
confirmacionis sue debitomore coaptavit^ quod eciampredicte 
comitisse destinare curavit. 

i. Vers 1060. Cet échange est antérieur à la bulle du pape Alexandre H, 
i|ui le mentionne. 

S. Sic, au lieu de que. 



, - 31 — 
XXV. 

OARTA * . 

\îraudus Discapdelatus^ Airaudus filius ejus^ Goscerannus 
prWîgnus ejus^ Petrus ejusdem cognatus^ €(uicquid juris 
habebant in terra Sancti Nicholai deLuco^ pro salute anima- 
rum suarum Sancto condonant atque Sancti servientibus. 
S. Sancti Nicholai. S. Hugonis prions. S. Rotgerii. S. Girardi. 
S. Hugonis. S. Fuiconis. S. Rainerii. S. Giroardi. S. Gaufridi. 
S. Rotberti. S. Ramnulphi. S. Mauricii. S. Johannis. S. An- 
drée. S. Odilonis. S. Arduini. S. Imalrici. S. Lisoi. S. 
Isaelis. S. Johannis filii ejus. S. Alberici. S. Aimeriei Sali- 
narii. S. Airaldi Discapdelati. S. Airaldi filii ejus. S. Gosce- 
ranni privigni ipsius. S. Petri^ cognati supradicti Airaldi. 

XXVI. 

garta vicecomitis castelli airaudi de molendino 
(de arca sue ponte gastri ayraudi) '. 

Quoniam sicut per unum hominem subintravit pecca- 
tum et per peccatum mors atque cunctos sui propagine 
maculavit^ ita et per unum vita^ qui sua morte mundum a 
primi parentis culpa liberavit. Jésus Christus ergo dominus 
noster^ cum in forma esset equalis patri^ formam servi^sus- 
cipere dignatus est ex utero intacte Virginis Marie , in qua 
redemit sibi ecclesiam non habentem maculam neque ru- 
gam^ quem ' dum adhuc peregrinatur in terris ac flucti- 
bas seculi et lima tribulacionis aptatur in celis y eget in 
hoc seculo cibo ^ eget eciam vestimento. Quia ergo nos in 



1. Avant 4078. 

2. Vers 1060 ? Hu^es a été vicomte de Châlellerault de iWl à 1076 
environ. — Les mots compris entre parenthèse sont écrits en marge du 
cartolaire. 

3. Sic, au lieu de que. 



— 32 — 

seculari habita constitutif licet per fidém ecclesie sumus 
filii^ non tamen meritis eorum qui Christo assidue deser- 
viunt poterimus sociari nisi illis nostris ex possessionibus 
caritatis officio impendamus, quatenus eum eis vitam eter- 
nam habere mereamur. Hac igitur de causa , ego Hugo 
vicecomes dedl ecclesie Sanctî Niqholai^ que sita est in foro 
Pictavensi^ et ejus servientibus canonicis unam arcam in 
ponte ad molendinum construendum^ et pisces^ pro redemp- 
cione et sainte tam anime mee quam uxoris et filiorum et 
successorum meorum^ niaxime cum predicte ecclesie canonici 
michi et uxori et filiis benefficium et societatem suam dede- 
rint et pro nobis tam vivis quam eciam deffunctis Deum 
assidue exorare promiserint. Quicunque ergo successorum 
meorum vel quicunque alius predictam donacionem eccle- 
sie Sancti Nicholai vel ejus canonicis aufferre^ alienare^ 
inquietare vel aliquem malum usum mictere presumpserit ; 
judicio Dei contendat, qui ut servis sue ecclesie ex pro- 
priis facuUatibus serviamus cotidie per sacram scripturam 
ammonere non cessât. Ut autem hec donacio firiniot et 
•liberalis omnibus modis habeatâr^ ego ipse Hugo viceco- 
mes propria manu subscripsi , ipsis moventibus per unum- 
quemque annum in festivitate sancti Nicolai census duo- 
decim nummos accipiens. 

XXVII. 

CARTA GAUFREDI GOMITIS ANDEGA VENSIS DE TERRA AGRIGIAGI * . 

Justum est et christianis principibus maxime convenit 
quatenus res sancte ecclesie^ unde ejus servitores vivere 
debent^ ab injustis hominibus equitatis jure deffendant. 



i. Avant 1052. Barthélémy, de ceuteUo quod dicitur Mirabely était 
seigneur de Mirebeau. (D. Fonteneau, t. 18, p. liS.) Il fut éluarche* 
vôque de Tours en 1052. 



— 33 — 

Uq^ ego Gaufredus^ Andegavoriim cornes^ pro salute anime 
mee, ecclesie sancti Nicholai^ que sita est in foro Picta* 
vensi^ quam uxor mea Agnes edificavit^ dum edifficaretur 
nonnuUa contuli ^ et omnia que predicta uxor mea Agnes 
vel ejus fiiii^ comités videlieet Pictavenses^ vel quieumque 
alii aliquid pre&te eecles^ie Sancti Nicholai pro salute anime 
sue contuleriint^ ^o in defencione mea et in tuicione ubi- 
cumque sint suscepi^ que modo habet vel aliquando habere 
poterit y maxime ea que circa fines mee terre adjacent : ter- 
ram illam videlieet cultam et inciiltam cum omnibus posses- 
sionibus suis^ que est in villa que dicitur Agriciacus ; eo 
videlieet t^nore , ut^ qualiscumque lis vel guerra inter me 
et Pictavensem comitem vel meos et ejus successores fuerit^ 
nullam omnino lesionem^ nuUum dampnum^ nullam ca- 
lumpniam paciaiitur res Sancti Nicholai quas ego in mea 
terrena deffensionesuscepi. Verum quia ego multis et di ver- 
sis curis ac negociis impeditus ad omnia non possum res- 
poadere^ commisi predictam terram Sancti Nicholai cum pos. 
sessionibus suis Bartholômeo decastello quod dicitur Mirabel 
sab sacramento fidei sue, quod michi fecerat, ut predictam ^ 
terram cum habitatoribus suis et omnibus possessionibus 
in eo loco déSenderet. Quapropler ego omnes successores 
méos pro Christi nomine obtestor ut possessiones prefate 
ecdesie Sancti Nicholai y quam ego pro remedio anime mee 
in defensione suscepi y nuUus inFestare aut inquietare per- 
mittat; quod qui fecerit, judicium Christi, qui omnium 
ecclesiarum est auctor, incurrat. 



XXVIII «. 

De terris et vineis Sancti Nicholai que sunt Agriciaci , 
quas Afredus Panetus Sancto per rapinam inique auferebat, 

1 . 1052-1068. BartbélcMuy fut archevêque de Tours de 105:2 à 4068. 

3 



— 34 — 

postquam relinere non poterat , sentencia enim bonorum 
quorum nomina infra subscripta sunt in judicio convictus 
fuerat, sancto et nobis reddere constituit hoc modo : qua- 
draginta et v solidos de nostro ^ nobis ipsis gratantibus^ ac- 
cepit ipse^ et nepos ejus^ qui cum eo calumpniabatur et 
qui postea prece avunculi sui compuisus Sancto quoque 
omnia dimiserat;' uxor ejus et filii, nostri beneficii partici- 
pes hujus rei gratia effecti sunt. Hec sunt nomina eorumsub 
quibus et judicium factum est et amicicia sumpta inter 
nos et ipsum : Bartholomeus archiepiscopus ^ Loduinus , 
Gilebertus Graduga^ Gaufredus prepositus. 

XXIX. 



GARTA HAGPaEDI PAMETl * 



* • 



Hacfredus cognomine Panetus quandam olim terram tene- 
bat, quam Agnes Comitissa cum toto censu ab illa exeunte 
Sancto Nicholao sui^que canonicis dederat, de qua ipse diu 
eidem Sancto et suis clericis haud minimam injuriam 
fecit. Sed postea Bartholomeo Turonensi archiepiscopo pre- 
cipiente^ vellet aut noUet^ in jus apud castrum Mirebel- 
lum ante eumdem ipsum archiepiscopum adductus est. Pos- 
tremo , cum prior et alii canonici vidèrent quod nunquâm 
ipsam terram derelinqueret ^ suum petivere censum. Tum 
judices qui aderant ibi judicaverunt quod ipsi rectum habe- 
rent et ita eis censum reddere deberent quomodo major erat, 
et si hoc facere nollet, omnino supra nominato Sancto suisque 
clericis terram derelinqueret. Tune ipse videns et percipiens 
quod tota iila terra nequaquam tantum valeret quantum 
census erat^ illo et suis amicis priori supplicantibus et omni- 
bus aliis misericordiam pro Dei magna pietate poscentibus^ 
dederunt ei prior et alii canonici pro illa supradicta terra 

1. 1052-1068. 



— 35 — 

quadraginta et v nummorum solidos^ vident ibus et asseren- 
tibus eodem supranominato archiepisco et Lodoico^ a quo 
ipse tuDC temporis terram tenebat^ et aliîs omnibus ibi pre- 
sencialiter astantibus^ concessit ei$ libenter habere quod 
jure non potuit denegare. 

XXX. 

CARTA ABBATIS MALLEAGEH SIS DE AGRIGIACO * . 

In nomine omnipotentis Dei. Comitissa Agnes^ illustris et 
nobilisstma femina^ Acquitanorum ducis uxor^ edtficavit 
moDasterium Saneti Nicholai confessons in foro Pictavensi^ 
cui ^ inter multa predia que predicte ecclesie contulit^ dédit 
ecîam terram Abonis et filii ejus Frederiei^ quam possidebant 
in villa Agriciaco^ que distat a Castro Mirabello duobus mi- 
libus^ cultam et incaltam^ tam in vineis quam in agris et 
pratis^ fevum et alodium ; quam terram predictus Abo et 
filius ejus Fredericus dederunt pro animabus ' animarum 
suarum cenobio Saneti Pétri Malleacensis^ cui tum preerat 
abbas nomine Teodelinus^ qui prefatam terram Abonis et 
ejus filii dédit et vendidit predicte comitisse Agneti susceptis 
ab ea mille solidis ; cui eciam comitisse predictus abbas Teo- 
delinus dédit colibertos in villa Tisiciaco^ quos ibi habebat. 
Tenuit igitur bec predicta Agnes in suo dominio quousque 
ecclesiam Saneti Nicholai edificavit^ et memoratam terram 
cum colibertis que a predicto Teodelino abbate habebat ec- 
clesie Saneti Nicholai ejusque servitoribus canonicis jure pos- 
sessionis imperpetuum tradidit. Postea . vero ^ régnante 
Philipo rege Francorum^ et in Acquitania principauté stre- 
nuissimo duce Guidone^ ejusdem Agnetis comitisse ' filio^ 
anno sui principatus x"®, régente eciam Pictavensem eccle- 
siam pontifice Isemberto^ indicione \i^^, domina Agnes reno- 



1. 1068, l"août. 

3. Sic, au lien de remédia. 



— 36 — 

vavit convencionem et pactum cum domino Goderanno 
abbate Malliacensis monasterii et ejus monachis de predicta 
terra Frederici^ Saneti Hilarii canonici^ et patris ejus Abonis, 
que est in Agriciaco^ et de colibertis quos ipsa Agnes tenue- 
rat a Teodelino^ antecessore Goderanni abbatis y eo videlîeel 
tenore quod canonici Saneti Nieholai singulis annis x^®"> so- 
lidos Pietavensis monete persolvant monachis Malliacensis 
*monasterii pro censu in festivitaté ejusdem Saneti Nieholai. 
S. Goderanni abbatis^ qui eciam Santonensis Dei gracia 
episcopus subsôripsit et coufirmavit. S. Geroardi cancellarii. 
S. Hugonis. S. Umberti. S. Geraudi. S. Rainaldi. S. Johan- 
nis. S. Otgerii^ prepositi saneti Martini. S. Rotberti, prioris 
Saneti Martini. S. Benedicti prioris. S. Constantini Milventi. 
S. Richardi cantoris. S. Guillelmi. S. Guinemanni^. prioris 
sancte Radegundis. S. Aimerici fratris ejus. S. Ernaudi. 
S. Gaufredi. S. Garuerii camerarii. Façta primo die augusti 
mensis anno ab Inoarnacione Domini millesimo lxvui. 
Scripta vero a Johanne^ canonico et cantore Saneti Nieholai. 



XXXI. 



ITEM DE EADEM TERRA ^ 



Ex curte Agriciaco habet Agnes comitissa Pictavensium 
junctos Lxviii de terra arabili^ et est de terra Aboni judice^ et 
in villa Daucias et Jezellas junctos xxx** n^ de terra Tecelino, 
et ab ipsa villa Agriciaco de prato junctos mi^''^ et inier Dau- 
cias et Jesellas duos junctos de prato ^ el in ipsa curte de 
vineas dominicas junctos xlvui^ et in villa Daucias de terra 
Emalrici junctos xu^ et de vineas junctos xi^ et de prato 
juncto unoy et in alio locô inter Poltiniaco et Jarigias junc- 
tos x^ que illa donavit Manigno^ et in alio loco de vineas 

i. Vers 1068? 



— 37 — 

junctos sex et médium^ que illa donavit Stephano Para- 
c'inse^ et in alio loco a la Ciconia junctos ini^*^ et opéra una^ 
que illa donavit Airan^ et in ipsa villa Ciconia junctos mi^i^^ 
que illa donavit Eblono^ et in alio loco junctos nn^'^^ que 
illa donavit Arduino^ et in alio loco junctos u^ que illa 
donavit Sancti Porcharii^ et in alio loco junctos m, que illa 
donavit Girberto. 

xxxn. 

CARTA ARBEBTI DE SANCTO JOVINO * . 

Convenienciam quam clerici Sancti Nicholai cum Arberto 
de Sancto Jovino^ Milonis filio^ constituerunt de pervasione 
quam ipse fecerat in terra que dicitur Agriciacus^ quam 
Agnes comitissa Sancto Nicholao dederat^ bec est. Idem 
igitur Arbertus in supradicta terra culturam que est juxta 
fontem^ quartam quoque quam Girardus et Berno colunt^ 
prêter bec eciam Acfredum Macellarium omnemque ejus 
parentelam non solum calumpniabatur^ verum eciam per 
vim auflEerebat. Multis itaque ante persuasionibus pulsatus^ 
multisque precibus ab ipsis canonicis obstrictus^ fratribus 
suis Petroque de Luchec^ qui terre illius partem tenebat^ 
concedentibus ^ dimisit tandem^ non tamen sine nominata 
pecunie quantitate et aliis peticionibus. Peciit hamque in 
principio pro ea quadringentos solidos ; peciit quoque ut,dsi 
ipse post mortem suam apud Sanctum Nicholaum sepeliri 
vellet^ gratis acciperetur^ nisi tamen sua sponte illic aliquid 
inpeiideret. Eadëm condicio constituta est de fratribus suis 
et de Petro supradicto. Si vero ipse Arbertus ad tantam ino- 
pie necessitatem veniret ut de suis babundanciis- vivere 
nequiret^ reciperent eum in loco Sancti Nicholai et ei neces- 
saria suppeditarent ^ sicut uni ex canonicis quamdiu advi- 

I . Vers 1080. 



— 38 — 

yerel. Est etiam in convencione ut omnî tempore vite sue 
in cadragesima vel in adventu dominico habeat conversa- 
cionem eum canonicis^ si ei voluntas adfuerit ^ et prêter hec 
in una quaque ebdomada unam missam. 



XXXIII. 

ITEM GARTA DE EADEM RE * . 

Hec est carta quam Simon Maingoti et uxor sua Thomasa 
fecerunt abbati Novi Monasterii Guidoni et Aimerico Sancti 
Nicholai priori de fine ealumpnie quam uxor sua Thomasa 
fecerat post mortem mariti sui prioris Arberti^ et ipse ejus 
instinetu sibi maritali copula conjunctus de terra Agriciaci.' 
Unde^ tam pro remedio animarum suarum quam judicio et 
consilio Guillelmi de Mirebello oeterorumque baronum^ con- 
cesserunt «amdem convencionem^ quam Arbertus de Sancto 
Jovino babuerat eum canonicis Sancti Nicholai de eadem terra^ 
se firmissime imperpetuum habiluros eum Sancti Johannis 
Evvangeliste et Sancti Nicholai monachis. Quod ut firmum et 
inconcussum deinceps manei*et^ monachi dederunt ipsi 
Simoni lx'' solidos uxorique sue xx^^ solidos^ eum consilio * 
Guillelmi supradicti et Rainaudi de Seneciaco. Cujus coiiven- 
cicNiis sunt testes Johannes et Bartholomeus^ canonici Sancti 
Petri^ et Aimarus vicarius^ Lozoicus de Chiniciaco. S. Simo- 
nis. S. Thomase uxoris ejus. S. Rotberti^ filii Phromontis. 
S. Bainerii Rufi. S.* Bernerii. S. Rainaudi. S. Gaufridi 
Calviniachi. S. Rotberti Pictavensis. S. Normandi. S. Aime- 
rici Faie. 



I . Vers 1090. Cet acte est postérieur à l'union du prieuré à l'abbaje 
de Montierneuf , dont Guy fut abbé de 1077 à 1092. 



— 39 



XXXIV. 

ITEM GARTA GUIU^LMI^ FIUl ARBERTl DE SANGTO JOVINO'. 

Quoniam res bene gesta^ litterarum apicibus tradita^ solet 

melius recoli, volumus presenli cartula posteriorum memo- 

rie commandare rem quam recte agendo nobis coram testi- 

bus placuît firmare. Ego igitur Guillélmus^ filius Arberti de 

Sancio JovÎDo^ pro remédia anime mee omniumque paren- 

tum meorum dono^ laudo et concedo Deo et Sancto Nieholao 

omnem terram helemosine cum colibertis suis quam pater 

meus predictus donaverat predicte ecclesie in villa Agriciaco^ 

nulla michi reservata consuetudine nisi quam pater meusreti- 

nuit^ scilicet ut in adventu vel in eadragesima^ si vellet apud 

Sanetum Nicholaum solus manere^ quantum unus canonico- 

rum cotidie haberet^ aut si pauper moreretur^ gratis ibi se- 

pelîretur. Hoc solum in ea et non aliud retineo^ ac pro defen- 

cione et rerum predictarum restauracione hujuselemosine^ a 

prioreSancti Nicholai Duranno decemlibras recipio. Quicun- 

que Yioc donum ultra calumpniari seu inquietare presumpse- 

rît^ viginti auri libras componat et^ nisi cito resipuerit^ iram 

Dei iacurrat. Hujus doni testes sunt Marcus abbas^ in cujus 

manu factuin est ; Durannus prior Saneti NieholaL Martinus 

monachus^ Garnerius abbas Sancte Marie; milites Thomas de 

Marciaecfy Tetmaruset Rorgo filius ejus^ Albuinus, Iderius^ 

Gualeherius , Ginemarus y Rainaldus de Dociaco ; rustici 

seu servientes Giraldus, Arveus, Frogerius, Gaufredus Brocca, 

Rainaldus et Frogerius Caprarii , Guillelmus de Doaciis et 

alii multi. 



I. Vers 1106. Durand était prieur en 1106 {GaUia Christiana, t. 2, 
e<a. 1266). 



— 40 — 
XXXV. 

CARTA TETBALDI GLERIGl*. 

i Beati Nicholai monasterio septem jugera terre in quibus 
vinee fuerunt^ que eeiam sunt apud Agriciacum villam ad 
Ciconiam^ douasse me Telbaldum clericum^ jussu et precatu 
domine Agnetis Acquitanorum^ Gaufredi matris^ de qua in 
fisco ipsa jugera habebam^ sapia't qui sapere velit. Ut autem 
hec donacio firma permaneat^ ipsa manibus suis firmavit et 
filiumsuumGaufredumcomitem utannueret precataest. Guil- 
lelmus frater meus annuit. 

XXXVI. 

GARTA BERENGERII ASTA «0 VA ' . 

Ego Berengerius Asta nova in Dei nomine^ et uxor mea Gos- 
berta et filii mei^ videlicet Aymericus et Isembertus^ filie que 
mee Hilaria et Benedicta^ et ego Berengerius Pendilles et uxor 
mea Aldeardis et filius meus Rainaldus et Acfridus et filia 
mea Aldeburgis^ pro remedio animarum nostrarum condo- 
namus Deo et Saneto Nieholao ejusque servientibus imperpe- 
tuum VI opéra terre in territorio Agriciaei in média villa. Ipsi 
autem canoniçi nobis beneffieium ecclesie demissis et psalmis 
et elemosinis concedunt. 

XXXVII. 

GARTA ARNALDI VILLANI '. 

Sapiant omnes tam consanguinei mei quam presentis école- 



1. 1058-1068. La comtesse Agnès intervient pour la dernière fois dans 
un acte du 1**^ août 1068 ; Geoffroi son fils a été comte de Poitou de 1058 
à 1086. 

2. 1(^8-1068 ? 

3. Vers 1080. Simon, prieur, qui a souscrit en cette qualité une charte 



— 41 — 

sie Sancti Nicholai canonici présentes et venturi, et confiden- 
tercredant quod ego Arnaldus cognomento Villanus, deside- 
rans meis peccatis reddere propicium Dominum , Hugone 
prîore vîvenle, Deo et beato Nicholao et eanonicis universis 
sue eeclesîe Guidonem colibçrtum meum perpetuo in coli- 
bertum habendum et fructum suum tolum dedi^ et donacio- 
nem banc supra prefati Sancti Nicholai altare posui. Defuncto 
autem Hugone, in presentia successoris sui nomine Si- 
monis banc cartam feci fieri et eam confirmando tercia feria 
Pascbe supra idem altare Sancti Nicbolai posui, videntibus 
eodem Simone et eanonicis suiâ Odilone, Girardo, Rotberto^ 
alque laicis Aymerico Pipaldo et Johanne Simonis, serviente, 
atque ipso Guidone qui datus est. 

XXXVIII. 

GARTA PETRI GLERIGI ^ 

Ego in Dei nomine Petrus, cléricus Sancti Pétri Puellensi, 
habeo terras et vineas, hoc est comptent um in curte de Agri- 
eiai in villa Daulces in terra Sancti Nicbolai, boc est plus 
minus inter terras et vineas vi junctos etdimidium^ quod ita 
vendidi per auctoritatem nepotum meorum infantibus Geldrau 
et sorori mee nomine Adelora, cuidam bomi^i scilicet Du- 
rant de CassellaSy etaccepi ab eo precium in argenti sol. xxx ^ 
denariorum^ ita ut teneat^ possideat et faciat quicquid volue- 
rit^ nemine contradicente, censum persolvat cui lex est. Si 
ego aut est aliqua persona qui contra istam vendicionem in- 
quietare presumpserit, solidos g componat et quod petit non 
vindicet^ et ista vendicio firma permaneat. S. Pétri, qui istam 
vendicionem fecit Durant. S. Geldrau. S. sproris sue 
Adelora. S. nepotum suorum, Aldoar, omnium infancium 
aliorum. 



du chapitre de Sfint-Hilaire , donnée en 1078 ou 1079, avait succédé 
à Hugues. 
I. Vers 4080? 



— 42 — 

. GARTA Pf TRI DE BEIDERIO DE VENDA SALIS ' . 

Ego Petrus de Brider^ dapifer comitis Pîctavensis^ notum 
fieri volui omnibus fidelibus me dédisse ecclesie Sancti Nicho- 
lai et ejusdem ecclesie servientibus canonicis^ que sita est in 
foro Pictavensi; vendam salis que 'michi hoc subséquent! 
jure, quod posterius inferam, competit. Fuit igitur quidam 
miles nomine Aino de quodam castello quod dicitur Velza^ 
qui accipiens quamdam nobilissimam uxorem, filiam Aiberti 
de Cambono, quam videlicet feminam, quia clarissimis orta 
et possessionum ac terrarum est locuplex, predietus Aino per 
se habere non poterat^ promisit Piclavensi comiti^ qui est 
Acquitanorum dux^ duo milia solidorum ut eam sibi uxorem 
et ejus honorem habere concederet. Ego autem Petrus pre* 
fato Ainoni illorum duo milia solidorum apud comitem fide- 
jussor extiti^ michique sepeiatus Aino sacramento juravit et 
post sacramentum eciam quatuor obsides dédit Giraudum de 
Gusum et Francum de Lairet et Rannulphum de Corum et 
Arnulfum Jornal ^ ut de prefata pecunia me non de- 
ciperet vel contra comitem incurrere sineret. Solvit ergo 
Aino memorate pecunie quantitatem usque ad octo libras^ 
quas cum non habens unde redderet^ vel habens reddere nol- 
let^ invitus comiti persolvi. Ipse autem dédit michi Petro prè- 
fatam salis vendam in foro Pictavensi^ quam ex jure uxoris 
sue habebat^ ut vendam illam salis haberem per octo libras^ 
quas minus comiti solverat; de quibus ego fidejussor eram 
et quas comiti solveram. Quam donacionem tam ipse comes 
Gaufredus^ dux Acquitanorum^ quamuxor sua^ idest Ainonis^ 
et prefati obsides auctorizaverunt et firmaverunt. F^o autem 
Petrus prefatam vendam salis ecclesie Sancti Nicholai vel ejus 
servientibus canonicisdediperpetualiter possidendam, tenen- 
dam^ perfruendam. 

i, Vwi075. 



— 43 — 



XL. 



CARTA PETRI DE RRIDERIA DE OLERON '. • 

Ego in Dei nomine Petrus Briderensis^ Gofiridi ducisAcqui- 
tanorum dapifer^ omnibus Dei fidelibus tam presentibus quam 
futuris volo manifestari quod^ pro Dei amore omniumque Dei 
fidelium et pro anime mee amicorumque meorum redemp- 
cione^ michi complacuit ut de rébus quas Dei gracia, posside- 
bam Dei Beatique Niehoiai servitoribus aliquid attribuerem^ 
videlieet meditarium nomine Umbertum in insula que voca- 
tur Oleriolum habitantem^ cum omnibus possessionibus suis 
tam agrorumquam vinearum^ quam pratorum^ quam veprium^ 
kl est tam cultarum quam incultarum, et cum parte terre de 
Mairac^ que michi contingit liberum ab omni alicujus homi- 
nis cosdumpna ; alium quoque meditarium nomine Ramnul- 
fum , manentem in villa que dicitur Mota^ eodem modo dedi 
cum omnibus possessionibus suis. Hoc autem donum con- 
censu et voluntate dominimei ducis Acquitanensis^ a quo eum 
fiscaliter possidebam^ Beati Niehoiai servitoribus feci. Siquis 
vero contra hanccartamc^lumpniandoinsurrexerit^ iramom- 
nipotentis Dei incurrataurique céntum libras judice cogente 
* persolvat et ejus caiumpnia irrita permaneat. Ut ergo hec 
carta firmior permaneret^ dominus meus GofTridus , dux Ac- 
quitanensis^ suis manibus firmavit^ et ego meis quoque ma- 
nibus iirmando aliis optimis viris, quorum nomina subscripta 
habentur^ eam ad firmandum tradidi. S: Gaufridi Acquitano- 
rum ducis. S. Pétri dapiferi de Briderio. S. Gosberti 
Francigene. S. Guillelmi Bastardi. S. Borelli de Mosterolo. 
S. Hugonis prepositi. S. Hugonis prioris Sancti Niehoiai. 
S. Odilonis cantoris. 

I , Ver» i075. 



— 44 — 
XLI. 

GABTA HUiMBERTI SALINARII DE SALINA DE OLORON ^ 

Deo et glorioso confessori suo Nicholao et ecclesie sue, 
que sita est juxta forum vêtus urbis Pictavensis, et Simoni, 
ejusdem ecclesie priori, et omnibus ejus eanohicis tam modo 
presentibus quam in futuro successuris^ ego Humbertus 
salinam meam^ que ante domum est Martini salinarii in terra 
que vocatur Agulie apud castrum Oleronum y in domo 
Airaudi de Forgiis tercio idus junii^ videntibus et audienti- 
bus ciericis ejusdem Simonis prioris^ Gosberto^ Johanne, 
Girberto Bardonis^ et equitibus Airaldo de Forgiis et Gilduino 
et Ulgerio, dedi post obitum meum sine mora qualibet vel 
calumpnia ex integro possidendam in propriam. Ut eciam 
bec helemosina mea inviolata perpetuo consisteret , présen- 
tera cartam manu propria eonfirmavi et ab hiis qui sub- 
scripti sunt feci confirmari^ ea conveneione ut scribatur et 
fiat in eadem ecclesia post mortem meam sicut unius ex 
canonicis meum annuatim anniversarium. S. Gosberti. S. 
Johannis. S. Girberti. S. Atonis capellani. S. Josmari. S. 
Aimeri de Arcellis. S. Aldeberti. 

XLU. 

ITEM GARTA FILU EJUS DE EADEM SALIRA '. 

Hec est carta cum qua Constantinus Morandus con- 
cessit donum Beato Nicholao in manu Garnerii Sanctoni- 
censis, quod pater su us fecerat de salina de Angullis et de 
vinea de duobus Lucis. Ipse vero Garnerius concessit ei 
unum quadrantem terre in quo vineam plantaret^ de qua 



1. Vers 1080. 

2. Idem. 



— 45 — 

baberet quîcquid consuetudinis e\iret^ scilicet quartum. 
Hujus carte sunt testes Ai-naudus presbiter et Gauterius 
Losdunensis etlteriuset Aefredus. S. Constantini Morandi. 
S. Arnaldi Calcri. S. Andrée Brugali. 

XLIIL 

GARTA ITERU DE SALUHA AD BRAIXDAM '. 

Omnipotent! Deo sanctoque confessori Nicholao et école- 
sie sue^ que sita est juxta forum vêtus urbis Pictavensis y et 
Simoni, ejusdem ecclesie priori , et omnibus ejUs canonicis 
in ea tam modo servientibus Deo quam in futuro servituris^ 
et ut post obitum meum in prefata ecclesia scribatur nomen 
meum et fiât sicut .unius ex canonicis meum annuatim 
anniversarium^ salinam meam que facta est in loco qui dici- 
tur Branda^ videntibus et audientibus clericis ejusdem Simo- 
nis prioris^ Gosberto^ Johanne, Girberto Bordonis et Attone 
presbitero et Airaldo de Foi^iis et Aimaro de Tainaico, in 
ecclesia Sancte Marie que est in Castro Olerono^ octavo 
decimo kalend. julii^ dedi post mortem meam^ sine dila- 
cione aliqua et calumpnia mortalis cujuslibet possidendam 
in propriam. Ut autem bec donacio^ inomo belemosina 
mea stabilis et inconcussa «sine fine permaneat , presentem 
cartam super hoc compositam manu propria confirmavi 
et confirmandam supradictis testibus tradidi. S. Gosberti. 
S. Johannis. S. Girberti. S. Attonis. S. Airaldi. S. Aimari. 

XLIV. 

EXEMPLAR LrrTERARUM PASGALIS PAPE PETRO^ EPISCOPO 
PICTAVENSI^ MISSARUM DE AORICUCO ^. 

Pascalis ^ episcopus , servus servorum Dei , venerabili 



1. VersiUBO. 

2. IIO8 ? 6 novembre. Pascal II, qai a été pape de 1099 à 1118, était 
à Aiugni en noTembre 1108, 1112, 4114. 



— 46 — 

fratri Petro y Pietavensi episcopo , salutem et apostolicam 
benediccionem. Non modicum de tua dileccione miramur^ 
quod visis litteris nostrîs usque adhue justieiam Novo Mo- 
nasterio facere distuleritis , de GuiUelmo de Mirabello , qui 
nimirum eidem monasterio manife$ti juris possessionem^ 
villam videlicet Âgriciacum violenter aufert/pro quo eciam 
pater ejus a domino papa Urbano exeommunicatus dicitur. 
Precepimus itaque ut infra dies xl^ postquam litteras 
présentes acceperis^ de raptore iUo canonicam justiciana 
fiicias. Datum Anagnie viii idus novembris. 



XLV«. 



Pascalis^ episcopus^ serVus servorum Dei^ venerabilibus 
fratribus et coepiscopis arehiepiscopo Burdegalensi, Petro 
Pietavensi, R. Sanctonensi, salutem et apostolicam benedic- 
cionem. Ab abbate Novi Monasterii Marco^ viro^ utasseritur^ 
religioso^ querelam accepimus super Guillelmum mililem^ 
dominum Castellionis^ quod Monasterio Novo abstulerit vil- 
lam Artigiam Extremam^ et super Guillelmum de Mirabello^ 
quod monasterio abstulerit vilIam Agriciacum^ et super 
uxorem et filios Alberti Talamhndensis^ quod monasterio 
abstulerit villam Jarigiam. Vestram igitur dileccionem scrip- 
tis presentibus mon^mus et precipimus ut de predictis par- 
rochianis vestris prefato abbati et monasterio canonicam 
justieiam faciatis. Datum Beneventi vi idus decembris. 



1. il01-li07. Marc a été abbé de Montiemeaf de 1101 à 1126 ; Ram- 
nulfe, évâque de Saintes, de 1083 à 1107. 



TABLE CHRONOLOGIQUE 



DBS PIÂCBS CONTENUES 



DANS LE CARTULAIRE DE SAINT-NICOLAS 



Yers 1050. Fondation du monastère de Saint-Nicolas par la 

comtesse Agnès. N* i. 

Yers iOSO. Don fait à l'église de Saint-Nicolas, par la même com- 
tesse, d'un moulin sur la Boivre. N*' xiii. 

ATant 1052. Charte de Geoffroi-Martel , comte d'Anjou , qui prend 

sous sa protection toutes les possessions de l'église 
de Saint-Nicolas, et principalement la terre d'Agris- 
say, située près les confins de son comté. N® xxvu. 

4052-1068. Notice d'un jugement rendu par Barthélémy, arche- 
vêque de Tours , et deux autres arbitres, sur un 
litige relatif à la terre d'Agrissay. N<^ jjimi. 

— — Autre notice du même litige. N» xxix. 

Yers f 060. Don fait à l'église de Saint-Nicolas, par Rainaud de 

Contestfde ce qu'il posséda^it à Montamisé et à Trou. 
No II. 

— — Notice d'un accord conclu entre les chanoines de 

Saint-Nicolas et ceux de Saint-Hilaire, par suite de 
réclamations élevées par ces derniers au. sujet 
d'une petite portion de leur fief que la comtesse 
Agnès avait comprise dans la dotation de l'église 
de Saint-Nicolas. N"" xn. 

— — Charte de Guillaume YIIl , duc d'Aquitaine , fils 

d'Agnès, ordonnant que la df me de son pain , de 
son vin et de sa viande serait prélevée chaque 
année au profit des églises de Saint-Nicolas et de 
Sainte-Radégonde, et concédant deux foires à cha- 
cune de ces deux églises. N<» xi. 



— 48 — 

Vers 1060. Notice de la cession faite à Saint-Nicolas par Isembert 

de Châtellaitlon, du tiers de la terre de Prouzilles, 
en échange de métairies en Aunis. N<> xxiv. 

— — Vente par Gombaud et ses enfants aux clercs de 

Saint-Nicolas de quatre arpents de terre avec un 
puits ou les habitants de Saint-Georges puisent de 
Teau, de deux arpents de vigne et d'un pré. N<* xvii. 

— — Don par Hugues, vicomte de Châtellerault, à l'église 

de Saint-Nicolas, d'une arche du pont de Châtelle- 
rault pour y bâtir un moulin. N» xxvi. 
4058-1068. CbArte de Guillaume VIII , duc d'Aquitaine, qui con- 
firme les donations faites au monastère de Saint- 
Nicolas par Agnès, sa mère, et Guillaume VII , son 
frère, et met les chanoines de Saint-Nicolas sous la 
protection de ceux de Saint-Pierre de Rome, en les 
assujettissant à un cens annuel de dix sous envers 
ces derniers. N<^ v. 

— . Don au monastère de Saint- Nicolas par Thebaud, 

clerc, de sept arpents de terre à Agiissay. N<^ xxxv. 

— — Don par BérMger Asia Nova et autres de six œuvres 

de terre à Agrissay. N^* xxxvi. 

1061-1068. Bulledupape Alexandre II, qui met sous la protection 

du Saint-Siège l'église de Saint-Nicolas avec toutes 
ses possessions. N^ iv. 

1068,27 juin. Don fait à la même église par le chapitre de Saint- 

Hilaire de la moitié de la terre de la Vacherie, avec 
dix arpents de vigne , à la charge d'en payer un 
cens de dix sous. N* xiv. 
— t*'août. Ratification par la comtesse Agnès de la donation 

qu'elle avait faite à l'église de Saint-Nicolas de 
terres à Agrissay , achetées par elle de théodelin , 
abbé de Haillezais , et de coliberts que lui avait 
donnés cet abbé ; dispositions confirmées et sous- 
crites par Goderan, abbé de Maillezais, successeur* 
de Théodelin. N<> xxx. 

Vers 1068. Dénombrement de tçrres possédées par la comtesse 

Agnès à Agrissay* N^ xxxi. 

Vers 107S{. Don à l'église de Saint- Nicolas par Pierre de Bridier, 

sénéchal du comte de Poitou , de la vente du sel au 
marché de Poitiers. Le donateur relate les circons- 
tances singulières auxquelles il avait dû la posses- 
sion de ce droit. N^ xxxix. 



— 49 — 

Vers 1075. Don par le même à Saint-Nicolas de deux hommes 

avec leurs possessions en l'Ile d'Oléron. N*" xl. 

Avant 1078. Don par Gilla d'une maison avec un cellier et un jar- 
din, à condition que la donatrice en conservera la 
jouissance et sera nourrie par les chanoines sa vie 
durant, et qu'après sa mort un anniversaire sera 
célébré pour elle comme pour un chanoine. N® xv. 

— — Don par Bernard et Oda^ sa femme, du tiers de tous 

leurs biens, à la réserve de la maison où ils demeu- 
raient : don qui ne devait recevoir son effet qu'après 
leur mort. N'xvi. 

— — Don par Guillaume de la Pierre et Benoîte , sa femme, 

de tous leurs biens sous la même condition. 

.. — Don par Benaventus de Lodonio d'un demi-journal de 

vigne sous la même condition. N<^ xxi. 

— — Don par Airaud Discapdelatus et autres de ce qu'ils 

possédaient dans la terreau Luc. N® xxv. 

Vers 1060. Renonciation faite par Etienne, fils de Gombaud, le 

jour de la mort de son frère Arnaud , à des presta- 
tions de pain, vin et viande qu'il requérait abusive- 
ment des chanoines de Saint-Nicolas en trois jours 
de fête. N® xvm. 

— — Vente par Pierre, chanoine de Saint-Pierre-le-Puellier, 

à Durand de Chézelles, de terres et vignes situées à 
Douces et dépendantes de la terre d'Agrissay. 
N* xxxvui. 

• — Don d'un colibert aux chanoines de Saint-Nicolas 

par Arnaud Villain. N"" xxxvn. 

— Don à l'église de Saint-Nicolas par Arnaud, prêtre et 

chanoine de cette église, de la moitié d'une maison 
à Saleigne et de terres qu'il possédait en ce lieu et 
à Colombiers. N*' xxn. 

.. — Don de l'autre moitié des mêmes maison et terres par 

Ansierius, frère d'Arnaud. N"" xxui. 

— — - Don d'une saline en l'Ile d'Oléron par Humbert. 

N« xu. 

4 



— 50 — 

Vers 1080. Adhésion de Constantin Morand à cette donation. 

N© xui. 

— — Don par Itier d'une saline en la même lie, au lieu 

appelé Gronda. N^'xuii. 

— — Notice des conditions que durent subir les chanoines 

de Saint-Nicolas pour mettre un terme aux usur- 
pations et aux vexations d'Arbert de Saint-Jouin 
dans la terre d'Agrissay. N<> xxxii; 

1079-1086. Renonciation par Samuel, fils de Geoffroi Araer, à une 

prestation de pain et devin qu'il recevait en Téglise 
de Saint-Nicolas à cause de la terre de Tron, et don 
d'un arpent de terre à Hontamisé, à condition que 
lui et sa femme seront enterrés dans le cimetière de 

Saint-Nicolas. N** xix. 

*• 

1086. Notice ou sont exposés les faits qui déterminèrent 

Guillaume YIK, duc d'Aquitaine, à bannir de l'église 
de Saint-Nicolas les chanoines réguliers que sa 
mère, la comtesse Agnès, y avait établis, et à donner 
cette égliSe à l'abbaye de Montierneuf. N* vi. 

— — Autre notice du même don fait par le duc Guil- 
' laume YIH à l'abbaye de Montierneuf. N" vu. 

1089. Jugement d'Âme, légat du Saint-Siège, contre Bernard, 

chanoine de Lesterp, qui se disait prieur de Saint- 
Nicolas. N» IX. 

Vers 1090. Jugement du même légat, déclarant que les chanoines 

de Saint-Nicolas avaient été justement exclus de 
cette église et que les moines de Montierneuf en 
avaient été canon iquement investis. N® vm, 

— ^ Composition faite entre Simon Maingot et Tbomase, 

sa femme, d'une part , Guy, abbé de Montierneuf, 
et Aimeri, prieur de Saint-Nicolas, d'autre part, au 
sujet des prétentions élevées sur la terre d'Agrissay 
par ladite Thomase depuis la mort d'Arbert de 
Saint-Jouin, son premier mari. N<> xxxm. 

1093, 17 oct. Bulle du pape Urbain II, qui confirme les immunités 

accordées à l'abbaye de Montierneuf par le pape 
' Grégoire VU et lui confère l'église de Saint- Nicolas, 
conformément aux décrets d'Ame, son légat, et de 
Pierre, évêque de Poitiers. N* x. 



51 



ilOI-1107. Lettres du pape Pascal II ordonnant à Tarcbevéquel^ 

Bordeaux et aux évèques de Poitiers et de Saintes 
de statuer sur les plainteis portées par Marc, abbé 
de Montierneuf, contre plusieurs seigneurs, entre 
autres contre Guillaume de Mirebeau. N° xlv. 

Vers 1106. Confirmation par Guillaume , fils d'Arbert de Saint- 

Jouin,des dons faits par son père à l'église de Saint- 
Nicolas dans la terre d'Âgrissay. N® xxxiv. 

— — Charte de Geoffroi , vicomte de Thouars, d'Ameline, sa 

femme, et d'Aimeri, son fils, restituant à l'abbaye 
de Montierneuf la terre des Deux-Lucs , telle que 
rayaient possédée les chanoines de Saint-Nicolas. 
Nom. 

1108? 6 nov. Lettres du pape Pascal II ordonnant à Pierre II, évéque 

de Poitiers, de sévir dans un délai de quarante 
jours contre Guillaume de Mirebeau > à raison de 
ses usurpations sur la terre d'Agrissay. N"" xuv. 



CARTULAIRE 



DU 



PRIEURÉ DE LIBAUD 



Les Archives (CAt^ou ^ et la Bibliothèque de F École des Chartes ' 
ont donné des notions complètes sur le grand Cartulaire de l'ab- 
baye de Fontevraud , regrettable manuscrit dont la portion la plus 
importante est aujourd'hui en Angleterre, dans la collection de 
documents de feu sir Thomas Phillipp's. C'est dans cette partie 
qu'existe le texte des chartes concernant le prieuré de Libaud. 

Libaud est un village de la- commune de la Réorthe , arrondisse- 
ment de Fontenay-le -Comte (Vendée) , à la porte duquel une 
métairie a gardé le nom caractéristique de Y Abbaye, Ce dernier 
point fut d'abord un château fortifié , dans la mouvance de Sainte- 
Hermine et à son extrémité nord, dans une position militaire par- 
faitement choisie , sur la croupe abrupte d'un mamelon qui sépare 
la vallée du Lay de celle d'un des ruisseaux qui grossissent son 
cours. Donné ensuite par le seigneur de la Réorthe aux religieuses 
de Fontevraud, elles y établirent un prieuré , dont l'existence con- 
ventuelle cessa au milieu des guerres du xiv^ siècle. Quelques 
traces des fortifications de Tancien Castrum , la tradition d'une 
antique chapelle , comprise autrefois dans son enceinte , sont tout 
ce qu'il en reste aujourd'hui , etiam periere ruinœ. 

Les chartes 6 à 29 , numéros 54 à 77 du manuscrit de sir Phil- 
lipp's, paraissent avoir été transcrites , à la fin du xii^' siècle , sur 



L Volume 1« p. 210. 
2L i* oéne, voL l^, p. 126. 



— 54 — 

des feuillets du grand Gartulaire laissés en blanc, par un religieux 
né dans le pays. Elles offrent cet intérêt particulier que , par la 
nature des dons et les noms des donateurs, arrière-vassaux d'un 
arrière-fief de la vicomte de Thouars , elles montrent , achevant 
Tœuvre du fondateur, toute une classe de petits propriétaires qu'on 
voit rarement aussi bien en scène dans les monuments de ce temps. 
Elles appartiennent au dernier tiers du xii* siècle, car deux géné- 
rations seulement y paraissent à titre de contractants ou de témoins; 
le plus grand nombre appartient à la même date , et leis noms de 
tous ceux qu'on rencontre dans d'autres documents vivaient à 
cette époque précise ^ 

Avant ces vingt-quatre pièces, sont données ou indiquées cinq 
autres, qui se trouvaient dans la partie du grand Gartulaire de Fon- 
tevraud aujourd'hui perdue sous les numéros 164, 234, 344, 426 
et 463, et après elles trois du xiu* siècle, dont les originaux sont 
aux archives du département de Maine-et-Loire , les unes et les 
autres relatives au prieuré de Libaud; le tout, formant un ensemble 
de trente-deux chartes, a été réuni par M. Paul Marchegay, qui a 
bien voulu offrir sa copie & la Société des Archives historiques du 
Poitou. 

(Note du Bureau de la Société.) 



1. On tronye dAns le Caitalaire de TAbbaje de Boisgrolland : Hervé de ICareoi > 
ven 1149 (charte 32). — Pierre Brun yers 1171 (ch. 69). — Aimery Menard Ters 
1171 (ch. 34) et vers 1180 (ch. 68). — Michel de Poaut, prêtre, vers 1190 (ch. 103). 
Parmi oenz plus connus : Jean-anx-Bellea-Mains était évêque de Poitiers de 1102 
à 1182, Henfredns archidiacre de Thouars en 1186, et un Tioomte Aimeiy ne peut 
être qu*Aimerj Vn, Tloointe de Thouars de 1173 à 1226. 



CARTULARIUH 



PRIORATUS LIBAUDI 



I. 



(1137 ou 1139.) 

Posleritati fidelium notum sit quod Benedictus^ magistri 
Fulcherii de Orbislerii monasterio abbate discipulus , 
AeiXxi locum de Jaonieia, quem ad observationem ordinis de 
Cartusia edificaverat^ J)eo et ecelesie Fontis Evraudi in manu 
domhe Petronille prime^ Dei gratia^ supradîete ecelesie abba- 
tisse^ concedente eodem supradicto Fulcberio abbate de 
Orbisterio. Pro hoc vero dono dédit eadem abbatissa eidem 
Fuleherio alterum mutuo locum^ qui Barra Sancti Saturnini 
dicîtur^ quem Freevinus in elemosina ecelesie Fontis Evraudi 
contulerat. Hoc vero donum iactum est in claustro Sancti 
Hylarii Pictavensis^ cum baculo Gaufridi Bmxlegale civitatis 
archiepiscopi^ in manu Gaufridi Carnotensis episcopi atque 
apostolice sedis legati et in manu supradicti Gaufridi Bur- 
d^ale civitatis arcbiepiscopi^ Guillelmi Aleelmi Pictavensis 
episcopi atque Lanberti Engolisme civitatis episcopi ; pre- 
sentibus : Arnaudo Qui Non Ridet, et Chalone de Mella 
archidiaconis. Testes vero ex parte Fulcherii hi fuerunt : 
Girardus abbas Broli Herbaudi^ Stephanus prior Orbisterii^ 
Judicael ^ Guelinus y Arnoldus. Testes ex parte Fontis 
Evraudi : Raginaudus de Coceio^ Johannes pellitarius. 



— 56 — 

Postmodum jam dicta Petronilla abbalissa^ cum Gerardo 
memorato abbate in capi.tulum Fontis Ëvraudi^ circum- 
sedente sanctimonialium non modica multitudine^ convenit^ 
et eandem quam Pictavis fecerant ibidem concordiam con- 
firmaverunt. Hujus rei testes sunt : Petrus de Milliaco sacer- 
dos^ Nicholaus sacerdos^ Robertus Maia Sorex^ Judicael; et 
de sanctimonialibus : Florentia priorissa^ IVIathildis sub- 
priorissa^ Juliana de Bretulio^ Mabilia de Castello^ Riveria. 

Iterum paulo post^ in capitulo Orbisterii^ domnus Fui- 
cherius^ ejusdem loci abbas^ ratum hoc habuit et in sempi- 
ternum pei^manere , omni remota calumpnia concessit 
atque viva voce corroboravit. Isti sunt testes : Stephanus 
prior ejusdem loci^ Gualterius subprior^ Martinus cellerarius^ 
Guillelmus sacrista et multi alii. Acta carta Innocentio papa 
sancte Romane ecclesie pontificatum tenente^ Ludovico 
Francorum rege atque Aquitanorum duce atque Guillebno 
Aleelmi Pictavorum pontifice ^ . 



IL 



Scripto firmiter curavimus inserendum quod Benedictus 
cognomento Capdlanus^ magistri Fulcherii de Orbisterio 
monasterio abbatis discipulus^ locum de Jaunaia ea nimirum 



1. CyrogT. Orig. Arch. de Maine-et-Loîre. Foiitev., Fen. 23, sac 5, 
pièce i'®, intitulé : Carta de Jaonicia et de Bcarra prope Castrwn Lebaudi. 
C'était le numéro 161 du grand Cartulaire. G;tte charte est postérieure à 
1137, Ludovico Jquitanorum duce ^ et antérieure à 1140, Gmllelmo 
Aleelmi Pictaw/rum pontifice; dans cet intervalle, on ne peut placer la 
réunion des évéques qu'elle constate qu'en 1137, au moment du sacre de 
Louis le Jeune comme duc d'Aquitaine , ou en 1 1 39 , quo anno , dit la 
Gallia Christiana (t. Vlfl, coU 1138, de Gaufrido episcopo Carnotensi), 
celebrato concilio Lateranensi de mandato summi Pontificis Gaufridus 
totam Jquitaniam perlustravit et altaria a Gerardo En^olùmensi vel Gi- 
lone Tusculanensi episcopo schumatico co/tsecrata solemm ritu exsecratus 
propriis manibus dirait aliaque exstrui j assit. 



— 57 — 

înt^ritate qua illum ad observationem ordinis Chartusie 
tenebat^ ita totum cum appendiciis suis Deo et ecclesie 
Fontls Ebraudi contulit ad usus procul dubio sanctimo- 
nialium prefate ecclesie in monasterio de Colinances religiose 
deservientium in perpetuum solite et quiète possidendum. 
Et hoc concesserunt magister ejus predictus abbas Ful- 
cherius et Garsias de Macheco cum filiis Arcoit^ Radulfo^ 
Garsia. 

Hujus rei testes : Gaufridus Gormont^ Petrus de Miiliaco 
sacerdos et firater Fontis Ebraldi^ etc., etc.; agente eteccle- 
siam Fontis Ebraldi strenue régente dilecta domina Petro- 
nilla^ ejusdem loci prima venerabili abbatissa ^ . 



m. 



Jaunacia. Donum Fulcherii abbatis Orbisterii ^. 



IV. 



CasteUum Lôbaudi. Donum Pétri Troneili de Raorta '. 



1. Numéro 436 , imprimé en partie par le P. de la IVfainferme, dans le 
Cfypeus FontebreUdensù^ vol. II, p. 97, 98, complété à l'aide d'une an- 
cienne copie aux Arch. de Maine-et-Loire, n'est qu'un abrégé du précé- 
dent avec quelques variantes. 

2. Numéro 234, dont on n'a pu retrouver ni copie ni extrait autre que 
cette courte mention du P. Lardier dans la table analytique du grand Car- 
tulaire qu'il a dressée de 4646 à 1658; il y a tout lieu de croire que ce 
numéro était une autre copie d'un des précédents. 

3. L'inventaire analytique du P. Lardier résume ainsi le contenu de 
cette charte et de la suivante qui portaient les numéros 344 et 463 : 
« Petrus Tronellus dat praedium Hiberni Piri, in nemore Iguerando terram 
« Durandi Faiolis, et pratum et quartam partem vinearum de Noiâ et 
c diinidîam partem feodi vineae Berengarii Calletea et piscaturam a molen- 
« dîno Peleful et decimam annonae et vini de consueludinibus et medieta- 
« tem terrae Raslorum et quartam partem tcrrae Castri Liebaudi. » Il est 
d'autant plus fâcheux* de ne pas avoir ces textes , que c'est probablement 
eu vertu de l'un ou de l'autre que les Religieuses s'établirent à Libaud. 



58 — 

V. 

Castellum Lebaudi. Donum Pétri de Raorta. 

VI. 

Petrus Travers dédit Deo et eôelesie Fontis Ebraudi qufe- 
quid habebat in terra dau Vigau^ en dret la maisun de 
Lucaio^ Yidelicet cosdumam et rupturam ; de terra vero que 
est supra viam tantummodo rupturam dédit : ideirco babuit 
tria quarteria frumenti. 

Hujus rei testes sunt : Raginaudus de Grua, Orris, Petrus 
Beidererei^ Renaldus Chiruns. 

Vii. 

Petrus Barboteas et Menardus de Ogneltis dederunt Deo 
et prefate ecelesie rupturam duorum desertorum que eraat 
juxta domum de Lucaio : unum extra fossa^ juxta Podium 
Beraudi^ alterum vero infra eadem fossa^ ex parte domus ; 
et ideirco habuit uterque illorum v solidos in karitate. 

Hujus rei testes sunt : Giraudus de Gruia^ Petrus Beda- 
reren^ Renaldus Chiruns^ Orris etalii plures. 

Post aliquantum verotemporisGuiilelmus Barboteas^ hères 
predicti Pétri Barbotea^ dédit Deo et prefate ecelesie sextam 
partem de feodo predictorum desertocum. 

Hujus doni testes sunt : Michael capellanus Sancti Georgii, 
Johannes de Motis^ Stephanus Grundini^ Paganus Ragoini, 
frater Simon. 

Item Aimericus Meilardi dédit Deo et prefate ecelesie medie- 
tatem.feodi predictorum desertoriun. 

Hujus doni testes sunt : IMichael de Poaut^ Stephanus Grua- 
dini^ frater Simon^ Arnaudus Vigerius^ Arnaudus de Faolia 
et uxor ejus Marsilia^ soror predicti Aimerici^ qui hoc idem 
concesserunt et ideo habuerunt duos solidos. 



— 59 — 



vm. 



Guittelmus Barboteas dédit Deo et ecclesie ^ontis Ebraudi 
feodum et roturam partis sue quam habebat in terra Lam- 
berti Papini ; et idcirco habuit v solidos. 

Hujos rei testes sunt : Aimeric de Rocha^ Guillelmus de 
Monte^ Andréas Filluns. 

Badulphus vero Poers roturam partis sue^ quam in eadem 
terra habebat^ Deo et prefate ecclesie attribuit ; et idcirco 
habuit X solidos caritative. Hoc concessit Guillelmus Poers. 

Hujus doni testes sunt : Simon decanus^ Malus Sangis. 

Postea vero voluit Radulphus Poers ire apud Rocham 
Amatoris^ peregrinationis causa ; et dédit ei Renaudus Gai- 
terii quemdam palefredum cum sella et freno^ et ipse Radul- 
phus Poers dédit Deo et prefate ecclesie feodum terre Lam- 
berti Papini de qua^ ut supradiximus^ rupturam dederat. 
Dédit iterum partem quam habebat in pascuis de Cancholia^ 
que participant cum Guillelmo Barbotea et Temerio^ et de 
Chaumetta. Hoc concessit Guillelmus Poers et mater ejus^ et 
Katerina'^que quandam helemosinariam propter hujus doni 
concessum habuit. 

Hujus doni testes sunt : Paganus Raganers^ Renulfus 
ferrerius^ frater Simon^ Evroinus^ Arnaudus et plures alii. 



K. 



Guillelmus Barboteas dédit Deo et ecclesie Fontis Ebraudi 
feodum terre quod participât cum Coennea ad Yetulam 
Mortuam; et feodum terre que est extra Barram a sinistra 
parte^ en dreit la maisun; et feodum terre que est aus Chi- 
runs^ que est ultra fossa et fuit de terra Coennea. 

Hujus rei testes sunt : frater Michael de Poaut^ Johannes de 
Motis^ Petrus Grenarius^ Andréas Fillun^ frater Sinion^ Ar- 
naudus decanus^ Willeimus Tabaris. 



— 60 — 



X. 



Petrus Troneas dédit Deo et eeelesie Fontis Ebraudi domum 
de Castro T^baudi^ et nemus et planum ; sicut dominas ipse 
etiam metas posait. 

• Iteram dédit omnes collectas quas dominas Sancti Her- 
minii habebat in terra qaam colaat sanctimoniales vel earum 
fratres : illam videlicet coUectam qae pertinet ad dominam^ 
abicamque vero sit cal tara. 

. Iterum dédit et concessit qaicqaid sanctimoniales vel 
earum fratres in terra Sancti Herminii recte acqairere pos- 
sent. 

Hajas rei testes sant : Gaafridas de.Brulaet^ Gaa- 
fridas Ascelin^ PeCras Bruns^ Josbertas Barboteas et plares 
alii. 

Hoc idem donam concessit Herveas de Marolio et Teo- 
baadas Chabot^ filias ejas^ aadiente Savarico Segebrant^ Gi- 
rardo mercatore^ Pagano Triqaeng^ Brano de Marolio^ 
Thoma^ Pagano Bodin [cum] plaribas aliis. 



XL 



Aimericus Grinberti fait homo sanctimonialiam reddendo 
annuatim xii denarios censuales et decimam omnium bes- 
tiarum suarum. 

Renaldus fecit mutuum cum Aimerico Grinberti^ et dédit 
ei quartam partem prati de Traol et medietatem prati de 
Chaumetta pro medietate terre de Querqu : tali conditione 
ut Renaldus Gaulerii et ejus successores eustodiant et défen- 
dant Aimerico Grinberti commercium^ sin autem quisque 
capiat quod prius tenebat. 

Boers Grinberti dédit Deo et eeelesie Fontis Ebraudi se 
ipsum et quartam partem feodi Grinbertinorum^ et fuit frater 
Fontis Ebraudi. 



. — 61 — 



xn. 



Radulfiis Poers et Aimericus Menardi et Willelmus Barbo- 
teas dederunt Deo et ecclesie Fontis Ebraudi quiequid habe- 
bant in ooca que partitur cum terra P. Travers intra fossa 
et viam Sanctî Herminii ^ et quiequid habebant extra fossa 
in terra de Chiruns. 

Hujus rei testes supt : Michael de Poaut et Johannes de 
Motis et Stephanus Grundins et Johannes Conens et Petrus 
Travers et fiiii ejus. 



xm. 



Res geste^ nisi scribantur^ vix ab oblivionis interitu defen- 
duntur. Ideoque memorie seripti mandamus quod Arveus de 
Marolio et Teobaudus Chaboz^ filius ejus , dederunt Deo et 
ecclesie Fontis Ebraldi et fratri Guillelmo de Sarberge ^ qui 
frater Pétri Tronea dicebatur^ domum de Luehaio libère et 
quiète ^ remoto omni servicio. Insuper concesserunt eidem 
WiUebno quiequid in terra Saneti Herminii vel ipse vel alii 
fratres prefate ecclesie recte adquirere possent. 

Quiequid vero in feodo Grinbertinorum habebant Deo et 
ecclesie supradicte concesserunt. lUud vero quod Radulfus 
Grinberti Deo et ecclesie Fontis Ebraldi dederat , quando se 
ipsum ordini et religioni ecclesie prefate tradidit^ videlicet ter- 
ram de sub les Noers et de sub Piro et terram de Bottentret^ 
hoc totum concesserunt Arveus de Marolio et Teobaudus 
filius ejus ; hoc idem concessit Willelmus Travée et etiam 
Petrus Travers. 

Hujus rei testes sunl : Aimericus Grinberti^ Radulfus Grin- 
berti^ Renaudus Grinberti et omnes Grinbertini. 

Et sciendûm est quod prefatam terram de Bôttentret prop- 
.ter jgnorantiani et n^ligentiam fratrum jam dicte ecclesie , 



— 62 — • 

Gauterius Gorrini diu excoluit et sibi appropiavit. Quod 
cum Renaudus Gauterii^ prior de Castro Lebaudi et de 
Luchaio^ per préfatos testes^ videlicet Aimericum Grin- 
berti et Renaudum /^rinberti et Johannem Grinberti^ cogno- 
visset^ jam dîetum Gauterîum Gorini in euria archipresbiteri 
de Auparesio ^ videlicet Gauterii Aigret^ traxit et prefatam 
terram prenominatorum testium examinatione , in presentia 
predieti archipresbiteri adquisivit. 

Postea vero Renaldus Boscheneas^ consanguineus ejusdem 
Gauterii Gorrini / predictam terram de Bottentret Renaudo 
Gauterii calumpniavit; ideoque conquestus est Renaldus 
Gauterii domino Huniredo^ Toarcensi archidiacono^ qui pre- 
dictum Renaldum Boschenea Gauterio archipresbitero sub 
justicia ponere precepit. Cum vero Renaldus Boscheneas 
sub justicia poni erubesceret ^ Renaldo Gauterii in euria 
archipresbiteri se responsurum obtulit ; archipresbiter vero 
disceptationLs diem utrique assignavit.. 

Venieus ergo Renaldus Gauterii ad prefîxum diem ^ testes 
idoneos protulit^ quorum unus/scilicet Johannes Grinberti^ 
juramento in eadem euria examinatus est et cum tuitu tocîus 
curie predictam adquisivit terram. Et ut pacifiée et quiète de 
cetera terram possideret^ xv solidos Renaudo de Boscheneia 
dédit. 

Hujus rei testes sunt : Gauterius archipresbiter, Aimericus 
nepos ejus et prior Saneti Medardi, Anterius capellanus de 
Caîleria, Josdoinus Saneti Hilarii , capellanus , Guillelmus 
Charruns , Gaufridus foresterius , Guillelmus Segebrandi ^ 
Gaufridus Colez pluresque alii. 



XIV. 



Petrus Barboteas et Menardus de Ognetts dederunt Deo et 
ecclesie>Fontis Ebraudi feodum terre que est- juxta puteum 



— 63 — 

de Luchaio, ex utraque parte vie ; et est longitudo istius terre 
usque ad prata. 

Propler hoc donum habuit Petrus Barboteas xx solidos et 
uxor ejus Ëstreveria quasdam botas in karitate ; et propter 
hanc caritatem concessit terram de juxta les Noes. Meinardus 
vero de Ognetîs habuit propter idem donum duo sextaria 
frumenti et unam quadrigam^ et uxor ejus xii denarios et 
filius ejus Aimericus m denarios ad emendum cultrum et 
vaginam. 

Hoc vidit et audivit Petrus Travers^ Boseheneas^ Aimericus 
vicecomes et duo fratres de domo Simon et Orris et alii. 

Iterum sciendum est quod Aimericus Coeneas dédit Deo 
et ecclesie Fontis Ebraudi roturam supraaicte terre de qua 
P. Barboteas et M. de Ognetis dederant feodum; et dédit 
insuper medietatem terre que est extra fossa. Et propter hoc 
dédit ei Raginaudus Gauters xv solidos et unam minam 
fabamm. 

Hoc donum fuit factum in manu Constantini decani^ au- 

diente Johanne mercatore^ et Renaldo capellano Sancti Her- 

minii et Willelmo Airaudi et Stephano Martini et Petro de 

-Tiré, Willelmo de Sancto Georgio et Radulfo Poer et Petro 

Travers et Giraudo milite et Thoma et Amblardo et Girardo. 

Et sciendum est quod très bosselées terre que sunt in- 
fira Barram^ a dextra y sunt de la longai que est usque ad 
prata. 

XV. 

• 

Audeart la Baudeia dédit Deo et ecclesie Fontis Ebraudi 
quicquid habebat in vinea que est ad puteum de Luthaio et 
quicquid habebat au vigau de la Baretta et in grois que sunt 
super pontem Sancti Georgii et quicquid habebat in prato de 
super la Chaumettem et lo masurau de Quadruvio. Sed 
sciendum est quod postea fuit querela inter Renaudum Gau- 



— 64 — 

terii e la Baudeiam et pueros ejus quia in supradictis calump* 
niam fecerunt. 

Raginauduâ Gauterii vero ecdesiastica justicia eos co^t 
îta quod quedarn filia jamdicte Baudeie sub senteiitia mortua 
est et post ejus domum in orto sepulta. 

Tali modo vero coacta , venit coram episcopo Johanne 
Putchras Manus. lUuc namque veniens R^ginaudus Gauterii 
testes idoneos secum adduxit , videiicet Stephanum Martini 
et Audebertum Posdrea^ qui in présent ia domini episcopi 
juraverunt quod ipsa mulier prefeta illud donum fecisset. 

Postea vero^ jussu domini episcopi^ facta est concordia 
inter Raginaudun|^ Gauterii e la Baudeiem et ejus infantes 
in ecclesia Saneti Georgii^ in manu Biscardi decani ; et ut de 
eetero non esset inter eos querela , reliquit ei R. Gauters lo 
masurau de Quadruvio. Hanc pacem concessit tenendam la 
Baudeia et filii ejus ^ et unus quisque habuit unum dena- 
rium. 

Hujus rei testes sunt : ipse deeanus ^ Johannes mercator , 
Stephanus Martini^ Guillelmus de Sancto' Georgio. 

Post mortem vero Audeart la Baudeie et post morteii^ 
Gaufridi Baude^ filii sui, dédit Deo et eeelesie Fontis Ebrardi 
Boninus Bandez^ filius Gaufridi Baude^ lo masurau de Qua- 
druvio quod supradiximus. Hoc concessit Plentiva ^ mater 
Bonini^ que habebat illud in dote; etobhoc dédit eis Ragi- 
naudus Gauterii in karitate unam minam siliginis. Hoc 
concessit Petrus Baudez^ avunculus Bonini supradicti^ et 
ideo habuit unum quarterium siliginis. 

Hujus rei testes sunt : Petrus Travers, Gaufridus Gau- 
vegneas, frater Simon, Martinus de Arbergamento, Radul- 
fus cultor, Guillelmus li Petit, Arnaudus Yigerii et plures 
alii. 






65 — 



XVI. 



Raginaudus Gauterii émît de Willelmo Gouînî rupturam 
illius terre que e$t extra Barrettam xv solidis. Hoc coneessit 
Petrus Travers, de cujus feodo erat. 

Hujiis reî testes sunt : frater Simon decanus, Petrus Bedar- 



Pelrus Travers dédit Deo* et ecelesie Fontis Ebrardi terram 
que *esl a l'Espinée ; et ob hoc dédit ei Raginaudus Gau- 
terii XX solides in caritate, et uxori sue, que coneessit, quas- 
dam botas. 

Hujus rei testes sunt : Giraudus de Grua et Orris, Petrus 



xvn. 

Guillelmus Yillani dédit Deo et ecclesie Fontis Ebrardi, 
quando perrexit Jherosolimam, rupturam cujusdam minete 
terre que participât cum terra in qua sunt li noer. 

Hujus doni testes sunt : Michael de Poaut, Petrus Cha- 
lantuns^ Stephanus Grundini, frater Simon, Martinus 
de Arbei^mento, Radulfus cultor, Arnaud us Vigerii. 

xvra. 

Boneta, u\ot Johannis Mareschalli, que erat justus hères 
l^^pj^ Garini Ravau, dédit Deo et ecclesie Fontis Ebrardi 
Quinque quarterias terre in feodo, juxta terram de Cormerio, 
reddendo annuatim ad Natale uçum denarium censualem, 
▼adîmonium non ferentem. 

Hoc coneessit Johannes Mareschallus, vir Bonete ; hoc 

ideoi coneessit filius et filia Bonete : ideoque quiptavit Ra- 

«naudus Gauterii Bonete et marito suo omne debilum 

uod debebant ei super terras suas et vineas, scilicet. iv 

libras. ^. 

5 



— 66 — 

Hoc factum fuit in manu Chabot de Niolio et Guillelmi 
Chabot^ qui erant domini istius feodi, qui hanc terram con- 
• cesserunt Deo et eeclesie Fontis Ebrardi ; et ob hoc dédit eis 
R. Gauterii v solidos. 

■ 

Hujus rei testes sunt : R. Poerii, A. Poerii, Gaufridus 
Poerii^ Wiilelmus Ropardi^ Giraudus Morandi, Giraudus 
elericus. 

XIX. 

Arenbors la Chotarde et Theobaudus filius ejus et filie sue 
et mariti earum dederunt Deo et eeclesie Fontis Evrardi lo 
vignau qui est juxta terram de la Barette. Hoc concessit 
Petrus Travers^ decujus feodo erat; etideo dédit ei R. Gau- 
terii \ii denarios ; et Gaufrido Baude alios xn denarios^ qui 
concessit quia de ejus feodo erat ; et Petro Baude alios xn 
denarios^ qui concessit hoc idem quia de suo feodo erat. Sed 
sciendum est quod prior de Luchaio reddet u denarios de 
servitio quando servicium requireretur in feodo. 

Hujus rei testes sunt : frater Simon^ Arnaudus Vigerius^ 
Arnaudu^ de Faiolia^ Giraudus Morandi^ Stephanus Briceas^ 
Martinus de Arbergamento^ Radulphus Bubulcus et plures 
alii. 

XX. 

P. Villani dédit Deo et eeclesie Fontis Ebrardi rupturam 
duarum sextariarum terre ad Plantas^ reddendo annuatim in 
vigilia Natalis Domini^ vel in die^ unum caponem vel m 
denarios \ et hoc erit in electione prioris. Et ob hoc dédit 
ei R. Gauterii duo sextaria frumenti et Lucie^ uxori sue^ 
que concessit^ unum quarterium fabarum. 



4. {Sic,) Il y a ëvîderament ici une faute de copie, car deux droits 
étaient établis : l'un de cens annuel , l'autre de rachat par la mutation du 
prieur. Le chapon était sans doute le premier et les 3 deniers le second. 



— 67 — 

Hoc conoessit A. Poerii et Gaufiridus Poerii et R. Poerii , 
de quorinii ligantia erat ; et ob hoc dédit eis R. Gaulerii m 
soUdoSy unicuique xu denarios. 

Hujus doni testes sunt : Stephanus Grundini, Petrus Tra- 
vers, frater Simon ^ Arnaudus. Vigerius ^ Giraudus Moranz^ 
Stephanus Briceas^ Radulfus Bubulcus^ Martinus de Ârber- 
gamento et plures alii. 



XXI. 



Gaiifridus Gauvegneas etMarquisia^ uxor ejus^ dederunt 
Deo el eeclesie FontisEbrardi rupturam cum una gerbarum 
dau vignau in que fuit nemus^ et est inter vineas et terram 
de la Barrete^ ad censum unius denarii ad Natale^ sine 
gagio i et ob hoc dédit eis R. Gauterii unum sextarium fru- 
'menti in karitate. 

Hujus rei testes sunt : Petrus Travers^ qui hoc fecit facere 
priori et in manu ejus fecit; frater Simon est testis, Arnau- 
dus Vigerius^ Raduiius Bubulcus^ Martinus de Arbergamento 
et plures alii. 

xxn. 

Notuxu sit omnibus quod Petrus Baudet dédit Deo et eecle- 
sie Fontis Ebraudi se ipsum et omnia que habebat in feodo 
Grinl^ertc^i^ et xn denarios censuales in quodam prato.' 
Ouosclam reddit familia Aimerici ; et est conditio talis quod 
Qoancio voluerit accipere habitum religionis^ recipietur in 
fratrem ; sed ipse de suo proprio censu pannos perquiret et 



Hoe conoessit Gaufridus Megne et Auberga mater ejus. 
Hoc concessit Raginaudus Grinberti^ et Johannes Grin- 
berti ^^ Boninus nepos ejus^ qui habuit quandam tunicam 
concessum. 




— 68 — 

Hoc concessit Petrus Travers^ de cujus feodo erat ; et ideo 
habuit V solidos. 

rioc vidît et audivit : Gaufridus Gauvegneas^ Arnaudus 
Vigerius, Radulfus Bubulcus, Willelmus Jambuez^ frater 
Simon^ Constantin us monachus et plures alii. 

XXIII. 

Petrus Travers dédit Deo et ecclesie Fontis Ebrardi quic 
quid habebat in terra Guillelmi Gouin, sciiîcet terragium 
et deeimam et duo atîlia de censu. Hoc concessit Willelmus 
Travers, lilius ejus. 

Hoc vidit et audi>vit frater Simon, Constantinus monachus, 
Radulfus Bubulcus, Arnaudus Vigerius, Willelmus Jambuez 
et plures alii. 

XXIV. 

• 

Notum sit omnibus quod Gaufridus Gauvegneas et 
Marquisia uxor ejus dederunt Deo et ecctesie Fontis Ebrardi 
quoddam vinetum et quoddam nemus ad extirpandum. 
Hec duo dona simul conjuncta quandam minetam terre 
faciunt. , 

In bac terra habet prior de Lucai rupturam et deei- 
mam; domina Marquisia et vir ejus habent terragium et 
duos denarios de censu. 

Hoc vidit et audivit Petrus Travers, frater Simon, Renus 
li Ferruns, Arnaudus Vigerius, Radulfus Bubulcus, Willel- 
mus Jambuez et plures alii. 

XXV. 

Raginaudus Gauterii émit de Pagano Raguener et de uxore 
sua et filiis eorum quandam vineam que est in Monte 
Beraudi, post suam domum. ' 



— 69 — 

Hoc concessit Petrus de Torgné de eiijus feodo erat ; et 
•idebhabuit xiidenarios. 

Hoc audîvit Remis li Ferruns et uxor ejus et Truanz (rater 
ejus, frater Simon^ B. et Arnaudus Berners et Maximilla 
uxor ejus; que pro hoc concessu unum quarterium frumenti 
habuit et très pueri ejus habuerunt très denarios. 

Hoc etiam concessit Alienordîs^ uxorR. Poer,et Willelmus 
fiiius ejus^ Katerina filia ejus. 

Hoc eliam vîderunt frater Sbnon et GaufiMdus Orris et 
Gaufridus Baudez et multi alii. 

Notum sit omnibus quod Petrus Baudez dédit Deo et 
ecclesie Fontis Ebraldi seipsum et omnia que habebat in 
feodo Grînberterie et xii denarios censuales * . 



XXVI. 

Notum sit omnibus hominibus^ presentibus et futuris^ 

quod inter Gauteriùm ^ et Aimericum Poer et Gaufridum 

Poer fuit lis quondam ; et îpsi ceperunt de segetibus Regi- 

naudi Gauterii v sextaria^ unam medietatem frumenti et 

alteram seeule^ et unum porcum qui xv solidos valebat et 

domum suam de Luchai arserunt^ et de isto foris facto erant 

excommun icati. Et propter pacem de isto forisfacto dederunt 

ad ecclesiam de Fontevau ad Joaneres, juxta vineam sacer- 

dotis, très quarterias terre ad^unum nummum eensus quem 

débet prior de Luchai reddere in die festi Sancti Georgii. Et 

si non reddet in die prior nummum^ post diëm festi erunt 

duo nummi sine aiio vagio ; scilicet quod de hac condicione 

dédit Reginaudus Gauterii Aimerico Poer et Gaufrido Poer 

.XX solidos; et Willelmo Poer, nepoli eorum, in solidos, 

quia annuitiioc |)actum et hoc donum ; audientibus et viden- 



I . V. cî-dcssiis numéro XXII. 
3, Sic poar Ragitiaudum Gauterii, 



— 70 — 

I 

llbus : Michaele saceitlote de Sancto Jurio et suo eapellano^ 
Willelmo Landri et Evroino et Giraudo Renoarz et Gaulero 
Bochet et Stephano Grinberto clerico, Johanne Decano cle- 
ricoet pluresalii. 

XXVII. 

Notum sit omnibus hominîbus quod Petrus Rusticus dédît 
Deo et ecelesie de Fontevau duas sextarias terre Ad Plantas, 
omne hoc quod habebat in feodo, roturam et medietatem 
scilicet feodi ; et hoc annuit Aimericus Poer et Radulftis Poer, 
qui erant domini sui lige ad m nummos census sine wagio 
et sine duplicacione. Et hatic helemosinam annuit Petronilla, 
mater ejus, et Andréas filius suus^ de sum parrastre, qui 
par oscle clamabant terciam partem terre. 

Et hoc sciatis quod RaginaudusGauterii dédit Petro Rustico 
duos sextarios frumenti et duos boissellos in caritate, quando 
ipse Petrus Rusticus dédit helemosinam. 

Hoc vidit et audiv^t Gaufridus Poers, R. Poers, Aimericus 
Poers qui debent esse garitores et defensores de helemosina 
ad ecclesiam de Frontevau. 

Hoc vidit et audivit Michael sacerdos de Sancto Georgio 
et Johannes de Motas suus capellanus, et frater Simon de 
Barra de Luchai, et Martinus de l'Erbergement, et Ernaudus 
Veieraus, Guillelmus Jambuez, et frater ejus Petrus Barba 
Ruia et phires alii. 

XX vm. 

Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris quod- 
Petrus Travers dédit Deo et ecelesie de Frontevau unanx 
minetam terre a la Barrete, Pessart Willelmi Geoz in feodum 
totum et roturam, cum annicione uxoris sue et filiorum 
suorum. 



— 71 — 

Hoc vidit et audivit Michael sacerdos et Willelmus Landri 
suus capellanus^ Hernaudus Veerax et frater Simon , Wil- 
lelmus Jambuet^ Radulfus de Barra et plures alii. 

Et insuper R. Gauterii dédit Petro Traverso, propter hanc 
helemosinam , unam elemosinam (?) unam asinam albam* 
propter minetam terre de la Barrete et propter feodum et 
propter duos chapuns quos Petrus Travers habebat de censu 
in mineta terre unum chapuns^ quos ipse P. Travers dédit 
R. Gauterio cum elemosina terre. 



XXIX. 

Seiendum est quod domna Susanna^ que fuit domina 
de la Roote , dédit eeelesie de Frontevau unum quarterium 
fnimenti in elemosina jn villa de la Brêtunnere. 

Hoc vidit Willelmus Brunet^ capellanus de la Roote et 
Petrus Couez sacerdos^ Gaufridus Charbunnel sacerdos^ qui 
ad suam absolutionem fuerunt. 



XXX. 



(Iil7.) 

Notum sit omnibus lampresentibus quamfuturis quod [ego] 
R. de Ai^ntun^ miies^ dedi Deo et eeelesie Fontis Ebraldi et 
domui de Castro Lebault^ in puram et perpetuam helemo- 
sinam^ sex soiidos et octo denarios censuales quos habebam 
in Bridoneria^ et prior predicte domus michi reddebat an- 
nuatim in Natale Domini. Similiter dedi et coneessi predicte 
domui quidquid juris habebam in nemore dau Chalunge^ cum 
assensu uxoris mee Johanne et filiorum meorum Hubelini 
et Radulfi; videntibus et audientibus istis : Petro Seguinos^ 
decano de Marolio^ in cujus manu hoc donum fuit factum^ 



— 72 — 

et B. prîore de Castro Radulfi^ Hilario capellano^ J. priore 
de Castro î^ebault^ P. d'Ingrande et R. fratre ejus^ et Huberto 
Filletea et Guillermo fratre ejus et pluribus aliis. 

^ Hoc doniim faetum fuit in domo capellani de Roorta. Et 
quonîam sigillum non habebam^ sigilli Pétri Seguinos mu- 
nimine roboravi. Actum anno gratie M** CO* XVII* '. 



XXXI. 

(1222.) 

Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris quod 
ego Petrus Episcopi^ dominus de Sancto Hermete, dedi et 
coneessi Deo et béate Marie et ecclesie Fontis Ebraudi, abba- 
tisse et sanctimonialibus ejusdem loci ibidem Deo servien- 
tibus^ pro redemptione anime mee et paren^um meorum, 
omne jus et dominium et quicquid juris et juridieionis ha- 
bebam et habere debebam seu petebam in tota terra et 
aqua domus suède Libaudo et pertinenciis ejusdem haben- 
dum a predictis et pacifiée in perpetuum possidendum, 
retenta miclii et successoribus meis solummodo executione 
latronis seu malefactoris qui capietur in eadem^ absque furto 
qui eisdem monialibus remanebit. Préterea dedi et coneessi 
eisdem omne ju:» et dominium quod habebam et petebam 
su[)er toiis hominibus ejusdem domus de Libaudo et perti- 
nenciarum siiarum in quoeumque Joco potestatis mee exis- 
tentibus^ exceptis illis de Barra deLuzaio super quibushabent 
septem solidos cum dimidio juridieionis solummodo. Ut 
autem faetum istud robur obtineat perpétue firmitatis^ meas 
présentes iitteras dedi abbatisse et eonvehtui supradictis. 



1. Orig. mutilé. Arch. de Maine-et-Loire^ Fontev., Fen. 23, sac 3, 
pièce 2. 



— 73 — 

sigiili mei munimine roboratas in testimonium verîtatis. 
Aclum anno Domini M'CCXXIF * . 



XXXII. 

(Vers 1260.) 

COHmETUR HIC QUANTITAS MOBILIUM QUE UÏVENTA FUERUWT 

IN DOMO GASTRI LEBAUD. 

Primo estibi calix unius marci argenti. 

Item quedam crux argentea . 

Item unum missale. 

Item duo gradalia optima. 

Item unum tropbonarium et duo breviaria et unum anti- 
phonarium et unum collectarium et unum psalterium. 

Item tria paria vestimentorum : duo parata et intégra et 
alterum sine paramento. 

Item duo superlicia eum largis manucis. 

Item duo superlicia eum strictis manucis. 

Item VII toualias ad altare. 

Item très arche plene avena. 

Item VI sextarii frumenti unum quarlerium minus. 

Item duo granaria plenasiligine^ que continent^ secundum 
estimacionem stricluratonim^ xliiu sextarios. 

Item una mina pissorum cornutorum etalia Fabariim. 

Iteai quatuor dolia plena vino et una cupa similiter^ que 
l)ene continent^ secundum estimacionem legitimam^ xwin 
modios vini puri^ excepta beveta familie. ' 

Item IX culcitre eum octo culsinis^ et sex auricularia, et 



I. VidiiDus donné en la cour de Saitit- Hermine , le i6 juin 4374, 
d'apTcs un autre vidimus donne en la cour de Loudun , le 29 novembre 
K*iÔ%, {Arch.de MeUne-et^htire.) 



— 74 — 

i\ mappe in communi e;cpensa^ et quatuor in quadam archa^ 
et duo manutergia et xli liilteamina. 

Item LU ulne tele. 

Item vu tapeta : duo forrata et alia non. 

Item très culcitre puncte et unum coopertorium. 

Item ponnum' pro una capa facienda. ' 

Item unum baconem sine eapite^ et dimidium pro expensa 
famulorum. 

Item quindecim pecie corii pro sôtularibus familie^ et duo 
uneta et dimidium. 
- Item tria carteria linossi. 

Item in peeunia numerata xm libre et ii solidi. 

Item unus ciphus argenleus unius marci quem habetpres- 
biter de Roorte^ cognatus prioris^ et sex coelearia argenti de 
quibus due reddentur illi presbitero. 

Item duo equi et quatuor boves et xxxv capita animalium 
et XL oves et xiv câpre. 

Item XI porci; exeeptis poreiculis^ et xxii anseres. 
Item V oUee cupree et unum patellum et très odacie. " 



HEG SUAT DEBITA PRIORIS. 



Pedisseece doipui^ quatuor sextarii siliginis. 

Item Johanne^ xxv solidi. 

Petro de Riamoldio^ sustori^ xxii solidi. 

Fabro, Lxsolidî. 

Item Stephano Pigrea, m solidi. 

Item pro sepo ad candelas^ m solidi. 

Item Aymerieo Lemossinea^.ii sextarii. 

Item Paludello^ m mine. 



1. Sic pour pannum. 



— 75 — 

Item monerio, m mine. 
Item Stephano bubulco^ m mine. 
Item bercarie^ v bueelli. 

Item AldeaiTli la Maîtresse^ unum sextarium et unam ar- 
cham. 

HEC DEBENTUR DIGTO PRIORI. 



Gaufridus Cendrer^ xxx solidi. 

Item Bassins de la Ferre^ xl solidi. 

Item duo filii Giraudi Cendrer^ xl solidi. 

Item de arrerdgiis censuum Saneti Valeriani^ xl solidi ' . 



I. Orîgin.^ jirch.de Mame^eî^LoùreyYonlty,^ Fen. 23, sac 5, pièce 5. 



TABLE ANALYTIQUE 



DBS PIÈCES 



CONTENUES DANS LE CARTULAIRE DE LIBAUD 



I. Benoit , disciple de Foucher , abbé d'Orbestier , donne à 

Fonievraud le lieu de Joanicia^ près de Libaud. 

II. Don du lieu de Jaunaia par Benoît, disciple de Foucher, 

abbé d'Orbestier. 

III. Don de Foucher, abbé d'Orbestier , relatif au lieu de 

Jaunacia. 

IV. Don de Libaud par Pierre Troneau de la Réorthe. 

V. Don de Libaud par Pierre de la Réorthe. 

VI. Pierre Travers cède à Fontevraud ses droits sur une terre 

près de Luçay. 

VII. Pierre Barbotteau et Ménard d'Ougnettes cèdent la roture 

de deux terres incultes près de Luçay. Guillaume 
Barbotteau, héritier de Pierre, donne ensuite le sixième, 
et Aimery Ménard la moitié du fief de ces deux terres. 

VIII. Guillaume Barbotteau oède le fief et l^' roture de sa part, 

dans la terre de Lambert Papin ; Raoul Poers la roture 
de sa part, dans la même terre. Ce dernier, au moment 
de partir en pèlerinage pour Rocamadour, donne le fief 
dont il avait déjà cédé la roture en échange d'un cheval 
complètement harnaché. 

IX Guillaume Barbotteau donne le fief d'une terre à Morte- 

vieille, d'une autre à la Barre et d'une autre aux Chi- 
rons. 

X. Pierre Travers ajoute quelques dons à celui de Libaud. 



— 77 — 

XI. Traité entre le prieur de Libaud et Aimery Grinbert, 

homme des religieuses. Boers Griiibert se donne avec 
tout-ce qu'il possédait à Fontevraud. 

Xn. Raoul Poers, Aimery Ménard et Guillaume* Barbotteau 

donnent leurs parts dans un bien situé près de Sainte- 
Hermine. 

Xin. Don des terres de Sous-le-Noyer, Sous-le- Poirier et Botten- 
tret. Jugements de Tarchiprétre de Pareds, qui main- 
tiennent au prieur de Libaud la terre de Bottentret, 
disputée par Gautier Gorrin , puis par Rainaud Bosche- 
neau. 

XrV. Pierre Barbotteau et Ménard d'Ougnettes cèdent le fief et 
Aimery Coenneau la roture d'une terre à Luçay. 

XV. Transaction et accord entre le prieur de Libaud et la 

famille Baude au sujet de biens sis à Luçay, à la Barette 
et à Saint-Georges. 

XVL Ventes de terres à la Barette et à TEspinée , consenties au 
prieur de Libaud par Guillaume Gouin et Pierre Tra- 
vers. 

XVn. Guillaume Villain, à son départ pour Jérusalem, donne la 
roture d'une minée de terre. 

XVin. Bonnete, femme de Jean Mareschal, doane, près du Cor- 
mier, cinq (}uarterées de terre qui devTont un denier de 
cens annuel. 

XIX. Arenbors la Chotarde et ses enfants donnent le vignau 

touchant la Barette. 

XX. P. Villain donne la roture de deux sexterées de terre aux 

Plantes. 
XXL Geoffroy Gauvegiieau et Marquise, sa femme , donnent la 
roture du vignau touchant la Barette. 

XXII. Pierre Baude se donne avec tout ce qu'il possédait à Fon- 

tevraud. 

XXIII. Pierre Travers donne les droits seigneuriaux qu'il avait sur 

la terre de Guillaume Gouin. 

XXIV. Geoffroy Gauvegneau et Marquise, sa femme, donnent une 

minée de terre à défricher. 

XXV. Payen Raguener vend au prieur de Libaud une vigne à 

Hontbereau. 
XXVL Violences exercées par Aimery et Geoffroy Poers contre le 
prieur de Libaud ; transaction qui termine leurs diffé- 
rends. 



— 78 — 

XXVII. Pierre le Paysan donne deux sexterées de terre aux 
Plantes. 

XXYIII. Pierre Travers cède une minée de terre à la Barette pour 
une ânesse blanche et un chapon. 

XXIX. Suzanne, dame dé la Réorthe, donne un quartier de fro- 

ment sur la Bretonnière. 

XXX. P. d'Argenton donne six sols huit deniers de cens sur la 

Bretonnière. 

XXXI. Pierre Lévesque, seigneur de Sainte-Hermine, cède tous 

ses .droits de suzeraineté au prieuré de Libaud, excepté 
les cas d'exécutions. 

XXXII. Inventaire du prieuré de Libaud. 



DONS D'HOMMES 



AU Xni» SIÈCLE 



EN BAS-POITOU 



Lorsqu'on veut étudier l'état des personnes au moyen âge dans 
une circonscription , c'est aux cartulaires des abbayes et prieurés y 
ayant existé qu'il faut demander le plus grand nombre de renseigne- 
ments. Mais beaucoup ont disparu ; la plupart dé ceux qui nous 
restent ne sont pas encore publiés. D'ailleurs cette question vaut la 
peine qu'on ne néglige, à son sujet, aucune source d'informations. 

C'est pourquoi les pièces suivantes, ayant trait à l'histoire sociale, 
au xm" siècle, de la partie du Bas-Poitou qui forme aujourd'hui le 
département de la Vendée, ont été réunies. Elles proviennent, par- 
tie des Archive^ du grand Prieuré d'Aquitaine de l'Ordre de Malte, 
aujourd'hui fonds H ^ de celles du département de la Vienne; par- 
tie des manuscrits de dom Fonteneau, appartenant à la Bibliothèque 
de la ville de Poitiers. - 

II est sans doute superflu de l'ajouter, ce n'est pas la liberté 
personnelle des hommes donnés par ces chartes qui est aliénée , 
mais l'obligation d'acquitter les redevances que les coutumes féo- 
dales leur imposaient. 

Louis DE LA BOUTETIJSRE. 



DONS D^HOMMES 



AU XIII« SIÈCLE 



EN BAS-POITOU 



Anterius, seigneur /le Mortagne , avait donné aux Hospitaliers de 
Saint-Jean Hugues de Ceres. Aimery, fils d*Anterius , donne en 
échange de Rainaud, fils de Hugues, un courtil et une aire. 
(Original jadis scellé. Archives de la Vienne^ fonds H 3, liasse 851 ^.) 

Vers 1200*. 

Ut auferatur calumpnîa posterorum res gesta comendatur 
eterno privilegio Hterarum. Cognoscat igitur presens etas et 
sciât postera quod Anterius^ Mauritanie dominus^ dédit 
Deo et domiii Hospitalis , pro suorum remlssione pecami- 
num, Hugonem de Ceres cum suis heredibus^ hoc tenore 
quod ab omni consuetudine servicii sint immunes. Defunto 
autem Anterio, filius Hligonis predieti in locum alium se 
transtulit de propria manssione^ Atmerico tune tumporis 
Anterii filio dominante. Platea vero in qua Raginaudus , 
Ilugonis filius^ domum suam fabricavit^ erat in terra que 
dicitur la fiaraeere; terra autem ista sub Aimerici jamdicti 
continebalur dominio. Ipse vero A. causa dicti Raginaudi et 



i . L'écriture est semblable à celle de la fin du xii*^ et commencement 
du xfii*^ siècle ; eu outre, plusieurs chartes de l'abbaye de la Grenetière (pii 
mendoonent divers seigneurs de Mortagne et des Herbiers , prouvent ^e 
ceux dont il est question ici vivaient à cette date. 



— 81 — 

mansionein in terra predicta fabricatam^ cortillum et aream 
dédît domuiHospitaiisetconcessitperhenniter possidendum. 
Hoc faetum fuit in manu I^andrici Audemer procuratoris 
domus de Monte Aciito et in manu Arnaudi ministris 
domus de Praeles et in manu Raiginatidi eapellani de Ceres ; 
P. Jueal vidfente, qui huic pactioni voiuntatem tribuit et 
assensum^ ita quod R. jadictus in loeo illo ab omni grava- 
mine servicii sit immunis. Actum publiée^ in domo domini 
A.yislis vîdentibus et audientibus : G., de Rupe, Simone de 
Roorta^ Simone Boet, Wilielmo Radulfi et piuribus alîis ; 
ne paetio îsta possit ab aliqua calumpnia ^, ipse A. fecit pa- 
ginam sui sigilli munimine roborari. 



Hugues de Thouars, seigneur de Montaigu, et Marguerite, sa 
femme, donnent à Guy des Herbiers tous les droits leur appartenant 
dans la baillie de Maurice Amorry et le péage des Herbiers , sauf 
rhommage et quinze jours de garde au château de Montaigu« 
(Dom FofUeneau^ voL VIII ^ diaprés l'original jadis scellé aux 
Archives du château de la Durbellière,) 

1208. 

Res geste commendande sunt litteris ne discedant ineom- 
modo vetustatis. Ideoque notum fieri volumus tam futuris 
quam presentibus quod Hugo de Thoarcio^ dominus Montis 
Aeuti^ dédit Guidoni de Herbertis^ pro suo bono servicio et 
légitime^ sibi et heredibus suis^ bénigne, in perpetuum pos- 
sidendum pacifiée et quiète^ omne illud quicquid capit et 
habere débet dominus Monfis Acuti in bailleia Mauricii 
Amori^ nulla consuetudine a ut servicio ibi retento excepto 
homagio quod Guydo de Herbertis et hères suus débet 
domino Montis Acuti et quindeciin diebus de custodia^ in 






I . Omis sans doute deleri ou gravari. 



-62- 

quà débet intrare die erastina anni novi eiim armis sine 
axore sua. Quod si -forte advenerit quod supradictus Mau- 
ricius dieto Guidoni vel heredi suo super bailleia ista injuriam 
faeere voluerit^ tantum Mauritius Amorri dieto Guidoni 
faciet in euria sua quantum dictus Mauritius faeere débet 
domino Montis Aeuti ; et cum predietis dédit illi omnes suas 
eosdumas^ magnas et minimas ; et super hoc toto dédit dieto 
Guydoni et heredi suo omne suum paagium des Herbiers. 
Istud donum Margarita Montis Aeuti dédit et coneessit Guy- 
doni de Herbertis et heredibus suis^ que tune temporis erat 
hères légitima Montis Aeuti* Hoc audivit Raginaudus Lohers^ 
Andréas de Malebrario^ Petrus deTraiant^ GaufridusCham- 
penit^ Petrus Canuttus et plures alii. Ad donum istud^ cum 
factum esset^ affuit Gaufridus de Torgne^ Petrus Guichart^ 
Aimericus de Traiant^ Guillelmus Normandellus^ Raginaudus 
Lohers^ qui sui homines ligii erant^ et Petrus Veers et 
Joannes Papart et plures alii. Ne igitur super hoc accusare 
<eum possit aliquis in aliquo el trahere illum possit in curia^ 
ego Hugo de Thoarcio^ dominus Montis Acuti^ et Margarita^ 
hères ejusdem ville^ impressione sigiUorum nostrorum litteras 
dedimus sigillatas. Actum pacifiée anno ab Incarnatione 
Domini M«CC*>V. 



Guillaume de Hauléoa, seigneur de Talmond, fait certains dons 
à Jean de Thouars, à la charge de payer aux Templiers trois sous 
de cens annuel. (D. F., vol. LU, (t après Vorig, scellé en cire 
blanche sur cordon de fil' à dotale queue ^ aux Arch, du Temple de 
Mauléon.) ♦ 

1207. 

Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris quod ego 
Willelmus de Malleone^ dominus Thalmundi^ dedi et con- 



1 . Sur le sceau en partie brisé on distinguait un lion armé et lampassé. 






— 83 — 

cessi dilecto et fideli meo servienti Johanni de Thoarcio et 
heredibus suis^ pro suo bono et fîdeli servicio mihi ab 
eodem J. facto, viagium castri mevde Malleone et quamdam 
domumy apud Thalmundum sitam prope domum quondam 
Willelmi de Mirebello defunctî; que dietus J. et heredessui 
in perpetuum paciflee possideant et quiète ; et sint ipse J. et 
heredes sui cum predictis rébus et omnibus aliis que acqui- 
rere poterurit per totam terram meam ab omni talleia^ bianno 
et ab omni exercitu etalio omni servicio et cosduma iiberi 
et immunes. Hoc exeepto quod dietus J. et heredes sui fra- 
tribus milicie Templi^ pro servicio et guarimento dicte dona- 
cionis^ reddent annuatim, in festo Omnium Sanctorum^ très 
solidos tantummodo currentis monete. Ut autem hoc donum 
firmum et stabile in perpetuum habeatur^ dicto Johanni 
dedi présentes litteras gigilli mei munimine roboratas. Actum 
apud Thalmundum^ videntibus et audientibus : Thoma cle- 
rico cancellario meo et Willelmo Giraldi senescallo meo^ 
anno gracie M* CC* VIP. 



P. Caiileau, seigneur de la Caillère , donne aux Templiers Guil- 
laume Papin. (D. F., vol. LU, d'après Vorig. scellé en cire verte sur 
cordon à double queue de soye rouge et blanche^, aux Arch. duTefnple 
de Mauléon.) 

1215. 

Universa n^otia mandata litteris et voci testium ab utro- 
que trahunt immobile firmamentum. Notum sit omnibus 
tam futuris quam presentibus quod ego P. Calleas^ dominus 
castri Callerie , dedi Deo et béate Marie et fralribus milicie 
Templi^ pro remissione meorum peccaminum et parentum 



1. Sur le sceau en partie brise on distingua}! un lion armé et lampassé, 
les 'griffes passant dans un fihinc quartier. 



— 84 — 

meorum^ Willelmum Papin hominem ineum liberum et 
immunem^ nullo michî retento servicio^ eisdem quîete et 
pacifiée cum heredibus suis in perpetuo possidendum. Hec 
donacio fac^ta fuit apud Pozaugium^ coram domo mea^ anno 
ab Inearnatione Domini M^CCXV^^ audientibus et viden- 
tibus istis : fratre Salomonede Mauge^ tune temporis preeep- 
tore domus Templariorum Saneti Salvatoris de nemore Mal- 
leonii^ Willelmo Roseaet C. deCopos^ militibus^ A. Meinnart, 
Luca de Salebon^ J. Bissaut^ W. Maugendre^ J; Viau et plu- 
ribus aliis. Et ad majorem confirmaeionem^ ego P. Calleas 
presentem earlam sigilli mei munimine roboravi. 



Pierre Levesqué , seigneur de Sainte-Hermine, donne aux Hospi- 
taliers de Saint-Jean Airaery Brun. (Vidimus orig. jadis scellé. 
Arch. de la Vienne^ H 3. liasse 335.^ 

1215. 

A toz ceaus qui cest présent eserit verront et orront Guil- 
ielme de Mont Leon^ ehanoynes de Xainetes et adonques 
arceprestres de la Roehele^ saluz en Ihesu Crist. A vostre uni- 
versité faisom assaveir que nos avom \eix et mot à mot dili- 
gentement parleu une ehartre ^ qui est saielée dau saiau au 
noble homme mon sire Pierre Levesqué, sires adonques de 
Saint Hermyne, non eorrumpue/ non maumise, non effacée 
et sanz viee nul que ele ait en sei, si eum il apparesten la 
premère face , dont la ténor est ieele. Sciant présentes et 
posteri quod ego Petrus Episcopi, dominus Sanete Hermine^ 
Deo et fratribus Hospitalis dediet coneessi Aymerieum Brun^ 
hominem meum , eum omni tenamento suo , quod de me 
habebat , liberum et inmunem ab omni servicio ; et omne 
dominium , quod meum et in ejus tenamentum habel^am , 
dictis fratribus dedi et coneessi, de supradieto Aymerico vel 
de ejus heredibus nullo servicio michi retento. Hec donacio 



-%5 — 

&cla fuit apud Sanctam Herminam, videntibus et audientibus : 

Bernardo presbitero de Faiolia^ Ranuifo de Jussun^ Gaufrido 

de Chastelars , Aymerico Bederreîre ^ Raginaudo de Vinbsa^ 

Blancbardo Caroifice^ Guillelmo Bistardea et pluribus aliis: 

Et ut hoc firmius haberetur^ dictis fratribus Hospitalis super 

hoc dedi cartulam meam sigilli mei munimine roboratam. 

Hcx; Êictum fuit publiée^ anno ab Inearnatione Domini 

M*CCTtV*. El en garentie de ceste chose, nos Guillelme de 

Mont Leon^ arceprestres dessus nommez, avom apposé à 

c^est présent transcrit nostre saiau en maire garentie de vérité. 

Ceu fut Élit Tan de l'Incamacion leshu Crist MCC et quatre 

vinz et dous^ on meis d'octobre. 



Hugues de Thouars,' seigneur de Hontaigu et de. la Garnache, 
donne aux Hospitaliers de Saint-Jean une ouche et trois hommes: 
Raiiiaud Bechet, Guillaume Chaicetel et Jean Guerry ; plus, cer- 
tains droits pour eux et leurs hoiQmes habitants du bourg de 
l*HùpitaL àMontaigu. (Orig. jadis scellé Arch, de la Vienne^ H 3, 
/ûuse855.; 

1215. 

Notum sit omnibus presentibus et futuris qiiod ego Hugo 
de Thoarthio, dominus Montis Acuti et Ganapie, et ego Mar- 
garita, uxor ejus, dedimus et eoncessimus, in perpetiiam 
elemosinam , Deo et fratribus Hospitalis lerosolimitani ^ 
oscheam que sita est inler ecclesiam Hospitalis et domuip 
elemosinariam Montis Acuti, que quondara videlieet voça- 
baUir oscbea Vigenni sacercjotis, libère, quiète et pacifiée 
possidendam. Insuper, pro salute animarum nostrarum et 
parentiun nostrorum, dedimus eisdem fratribus très homi- 
nés de quibus contentio inter nos et eosdem fratres tune 
iemporis verlebatur , videlieet Raginaudum Becbel , Willel- 
mum Chaicetel, Johannem Guerri, et ethiam quamdam 
domum sîtam juxta 'portam Sancti Georgii in doa nostra et 



— • 86 — 

ortos quos homines eorumdem in doa nostra excolebant ; 
quod si forte eandem domum vel ortos conlingeret demoliri 
propter murorum edificationem vel fossatorum reparationem 
eisdem fratribus recompeusacionem competentem in rébus 
aliis faceremus. Addidimus ethiam hec premissis , eisdem 
fratribus confirmantes quod liberam habeant potestatem 
sieuti antea de jure habuerint, vendeodi quibus voluerint 
vinum et bladum quod in sua domo propria habebunt. Ho- 
mines vero eorum in vico Hospitalis manentes eandem 
habeant libertatem in blado et vino vendendis , nisi nos in 
Castro nostro de vino et blado liostro proprio vendendo 
bannum nostrum faceremus ; et tune eciam eisdem homi- 
nibus liceret ut vinum dolii quod inciperent vendere et bla- 
dum unius arche similiter venderent^ set durante banno nostro 
vinum alius dolii et bladum alterius arche vendere non liceret. 
Quod si , quantum ad articlum istum pertinet / eidem fra- 
tres in vino et blado vendendis sibi vel hominibus suis 
majorem probare possent competere libertatem vel per car- 
tas sufficientes vel per testes îdoneos^ non obstante banno 
nostro illam concessimus libertatem, eorumdem Hospit^la- 
riorum privilegiis et libertatibus in perpetuum suo n>bore 
duraturis. Hec autem facta sunt et concessa apud Montem 
Acutum y videntibus et audiehtibus : Wilielmo de Brosiiiis, 
Guillelmo Barbotins, Durando de Chauche^ P. de Gères, fra- 
tre Gaufrido Morre magistro Hospitalis, fratre Thoma, sacer- 
dolibus, J. Bonivint clerico, Guillelmo de Glichon, P. de 
Traiant, Mauricio Amaurri, militibus et multis aliis. Postmo- 
dum vero dicta domina apud Ganapiam que superius scripta 
sûnt Hl)eraliler integrum concessit, videntibus et audientibus : 
Erberlo, Wilielmo Barbotins , Durando de Chauche , fratre 
G. Morre, fratre Toma, sacerdotibus, fratre Vilano, Claren- 
baudo, Guillelmo Catuis, militibus, J. clerico, P. de Salar- 
teina. Ut autem carta ista firmitatis robur obtineat in perpe- 
tuum valitura et duratura, dictus nobilis Hugo de Thoarcio 
sigiUi sui munimine roboravit,et ethiam dicta Margarita nobilis 



— 87 — 

domina^ ad firmitatis augmentacionem^ ne aliqua machina- 
tione vel aptemptacione posset violari^ ipsam pietatis intuitu 
sigillo suo decoravit. Actum fuit hoc publiée^ anno Incarna- 
tionis dominice millesimo Œfi XV® . 



Eustachie^damede Cbemillé et de Hortagne, donne aux Templiers 
Pierre Coutenceau en échange d*un four à Mallievre. (D, F., vol. 
Llly ^après torig. jadis scellé aux Arch. du Temple de Mauléon.) 

1216. 

Universis Cliristi iideiibus présentes litteras inspecturis 
Heustachia^ domina Cameliaa et Mauritanie^ salutem in 
Domino. Noverit universitas vestra quod ego dedi et con- 
cessi Deo et fratribus Templi in perpetuam elemosinam 
Petrum Costenceau eum heredibus suis et ejus teneamenta^ 
que tune lemporis possidebam , in tota terra mea ab omni 
servicio et consuetudine eum heredibus suis liberum et 
immtinem. Dedi hominem prefatuih pro quitacione cujus- 
dam furni , quem fratres Templi habebant apud Malam 
Leporam^et tali pacto quod fratres Templi furnum nén faeient 
in terra inea nisi assensu meo fecerint et mea propria volun- 
tate vel beredum meorum. Adhuc sciendum est quod homi- 
nés Templi coctionem habebunt in eommuni furno Maie 
Lepore sine dilacione sicuti alii mei homines. Si vero pro 
defectu furnarii dampnum haberent fratres Templi^ michi 
vel heredibus mets monstraretur (et tune) faceremus emen- 
dari. Hujus rei testes sunt : frater Salomon de Maugie tune 
temporis preceptor domus Templi Saneti Salvatoris de Mal- 
leone^ in eujus preseneia hoc donum faetum fuit^ Johannes 
capelianus Templi^ Symon de Roauta^ Aimericus de Roauta 
filius ejus^ Gocelinus de Sancto^Paulo^ milites^ et plures alii. 
Actum publiée, anno gracie M® CC" XVI*. Ut hoc ratum et 
stabîle in posterum habeatur, presentem litteram sigiili mei 
munimine volui roborari. 



— 88 — 



Geoffroy et Guillaume de Mbuchamps donnent aux Templiers 
Thomas du Périer. Eustachie, dame de Hortagne,;ponfirme ce don. 
(D. F. y vol. LU y f après tarig. scellé en cire rouge et bUmche sur 
cardon de soye rouge et blanche ^^ aux Arch. du Temple de Mau- 
léon.) 

1218. 



Notum sit omnibus taai presentibus quam^ futuris quod 
Gaufridus de MoUî Campo et Guilleknus de Molli Campo, 
milites y dederunt et concesserunt Deo et fratribus Templi 
in perpetuam helemosinam Tomam do Perer et heredes suos 
et omnia illa tenementà que dictus Tomas a predictis militi- 
bus possidebat, cum assensu etiam et voluntate Eutachie, 
domine Moritanie; ita dicti nieliil sibi retinuerunt. Postea 
vero sciendum est quod Eutachia^ domina Moritanie^ dédit 
et concessit Deo et fratribus Templi in perpetuam helemo- 
sinam omne illud juris quod habebat super Tomam do Perer 
et super heredes suos^ ab omnibus costumis et ab omnibus 
serviciis liberos et immunes. Hec dona coneessa (annuit R. 
de) MalebrariO; tune temporis maritus Eutachie^ domine 
Moritanie. (Hanc) helemosinam recepit frater Mauricius de 
Cheintres , tune temporis preceptor domus Templi Saneti 
Salvatoris de Malleone. Hujus rei testes sunt : frater Salomon 
de Mauge^ Simon de Roorta^ Matheus Foresters^ Gaufridus 
Baudarz et plures alii. Ut hoe ratum et stabile in posterum 
hai)eatur^ Eutachia, domina Moritanie^ sigilli sui apposuit 
iirmitatem. Actum publiée^ an no ab Inearnatione Domini 

M^ccxvnp. 



1 . Sur le sceau en partie brisé on distinguait trois roses ou trois besants. 



— 89 — 



G^inond de Forges se donne aux Templiers avec 20 sous de cens 
sur tous ses revenus. (D. f., vol. LU y (t après Forig, jadis scellé 
aux Arch. du Temple de Mauléon.) 

1218. 

Omnibus Chrisli fidelibus ad quos presens scriptum per- 
venerit Germundus de Foi^s eternam in Domino salutem. 
Noverit universitas vestra me^ pro salule anime mee et ani- 
marum omnium antecessorum et suecessorum meorum^ 
dédisse et concessisse , et bac presenti charta mea confir- 
masse^ Deo et béate Marie et fratribus milicie Templi Salo- 
monis corpus metmi et cum corpore meo viginti solidos 
redditus, percipiendos* singuiis annis in perpetuum de meis 
redditibus quos habeo in terra Mali Leonis^ in libcram^ puram 
et perpetuam elemosinam^ quietam et.soliitam ab omni 
seculari servitio et exactione; et quia sigillum proprium 
non hubui^ presens scriptum sigillo domini Gaufridi, filii 
Aufredi^ feci sigillari. Actum.apud Accon^ anno Inearnationis 
dominice M*CC**XVIir, hiis testibus : Gaufrido filio Aufredi, 
G., Willelmo de Flocellariis milite^ P. nepote meo, G. Guion 
et multis aiiis. 



Brient de Montaigu, seigneur de Commequiers, confirme aux 
Hospitaliers de Saint-Jean toutes leurs possessions dans le territoire 
de Montaigu , et tous les droits appartenant à eux et à leurs 
hommes habitants du bourg de l'Hôpital à Montaigu. (Vidimus 
donné le 3 novembre 1476 par Robin Lambert y greffier de la Cour 
de Montaigu, pour le Roy nostre sire. Arch. de la Vienne , H \ 
liasse 855.; 

1218. 

Ego B. de Monte Acuto, dominus de Kamiquiers, omnibus 
présentes litteras inspeeturis, salutem in Domino. Noverit 



— 90 — 

universitas vestra quod ^o B. de Monte Acuto^ dominas de 
Quamiquiers^ cum assensu et voluntate Agnetis uxoris mee^ 
concedentibus filiis et filiabus meis , videlioet Joseeiino^ 
Giraldo^ militibus^ Herberto^ Mauricio^ Heloys, Katherina, 
pro salute anime mee atque parentum meorum tam ante- 
cessorum quam successorum, dedi et concessi Deo et fra- 
tribus saneti Hospitalis lerosolimitani omnes donationes et 
helemosinas quas hidem fratres habent apud Montem Acutum, 
tam in Castro quam in territorio^ in puram et perpetuam 
helemosinam ; videlioet omnia lierbergamenta sua et burgum 
eorum de Monte Acuto et omnes homines in eodem burgo 
manentes ab omnimodis vendteionibus^ tam in foro quam 
extra forum ^ et aliis cosdumis et exanctionibus liberos et 
immunes^ et quod hiidem fratres theloneum et omnes ven- 
dicîones hominum suorum^ ubicunque facte sint in territorio 
Montis Acuti^ habeant et in perpetuum possideant. Ck)ncessî 
etiam eisdem fratribus ut omnes terras quas ipsi vel eorum 
homines, quolibet racionabili modo de homînibus meis, 
domino propicio, adquirere poterant in terris et in feodis 
meis, tam in présent! habitis quam in futuro michi vel 
successoribus meis cedendis, libertatem atque facultatem 
hal>eant excolendi et possidendi. Donavi etiam atque con- 
cessi quasdam plateas et quamdam domum, juxta portam 
Saneti Georgii in doa dicti castri sitas , quas eorumdem 
homines exeolebant. Quod si forte eamdem domum vel 
plateas contigeret demoliri propter murorum edificaciones 
vel fossalorum reparaciones compensacionem conpelentpm, 
in loco conpetenti, eisdem fratribus tam ego quam successores 
mei facere teneremus. Addidi etiam huic donationi quamdam 
oscheam sitam inter ecclesias Sancte Crucis hospitalis et 
domum helemosinariam Montis Acuti que vocatur oschea Vi- 
geanni sacerdotis, in perpetuam helemosiniam, libère, quiète 
et pacifiée possidendum, sicut aliqua helemosina lil)erius et 
quietius potest donari, haberi et possideri. Hec autem omnia 
superius scripta, sicut in série presentium litterarum conti- 



— 91 — 

netur^ prefaia Agnete uxore mea et filiis atque filiabus meis 
suprascriptis concedentibus^ eisdem fratribus Hospitalis Ihe- 
rosoUmitani dedi^ concessi atque presenti cartula mea sigillô 
mec roborata confirmavi. Actumest hoc anno Incarnati Vepbi 
M'CC* oclavo decimo. 



Savary de Mauléon, seigneur de Pareds, donne aux Templiers 
Pierre Alon de Pouzauges. (D. F. , vol Llly et après VoHg. jêdis 
scellé aux Arch. du Temple de Mauléon.) 

Avril 1221. 

Que geruntur in tempore ne labantur cum tempore poni 
soient in voce testium et scrjpture memorie comendari. 
Noverint ergo tam présentes quam futuri presentem cartulam 
inspeëturi qiiod ego Savarieus de Malo I^one^ dominus 
Alperusiensis^ pro sainte animarum domini P. de AlperAsio 
et domini Wiilelmi de Ganta Merula defunctorum^ atque 
pro sainte anime mee patrisque et matris mee et omnium 
parentum meorum^ in puram et perpetuam helemosinam 
dedi et -concessi Deo et domui milicie Templi Hyerosolimi- 
tani Petrum Alonem de Pozaugiis et heredes suos^ cum illis que 
de me habent tenementis^ ab omni exactione liberos et immu- 
nés. Ut autem hec donacio et côncessio ratam et inconcussam 
obtineat firmitatem^ presentem cartulam sigilli tnei, muni- 
mine feci communiri y bis testibus : Galfrido Borsardo , 
Regtnaido Richerii, Galfrido Giraldo^ militibus^ Willelmo 
Bernardo de Colungiis seniore^ fratre Thoma Nonetensi^ in 
cujus manu factum fuit donum istud^ et multis aliis. Actum 
fuit hoc anno ab Inçarnatione Domini M*CC®XXI% mense 
aprilis^ apud Niortum. 



• f 



— 92 -^ 

Savary de Mauléon, seigneur de Pareds, donne aux Templiers 
Pèlerin de Pouzauges, auquel il fait don de certaines redevances. 
(Orig. jadis scellé. Arch. de la Vienne, H \ liasse 845 J 

, \ 1221. 

Universis présentes litteras inspecturis Savaricus de Malp 
Leone^ dominas Alperusiensis, saiutem. Noverit universitas 
vestra quod nos^ pro sainte anime nostre et omnium paren- 
tum nostrorum tam antecessorum quam successorum et 
anime domini Pétri Alperusiensis bone memorie^ in puram 
et perpetuam helemosinam dedimus et coneessimus Deo et 
fratribus militie Templi Jherusalem Pelegrinum de Pozaugiis 
et heredes suos^ cum omnibus tenementis suis^ ab omni 
tailliata, cosduma^ exactione et servicio liberos et inmiunes. 
Insuper dedimus predicto Pelegrino^ pro servicio ab eodem 
reeepto^ quiequid eapiebamus super homines de •Barris 
Dorynni et eorum tenementa^ et reddet ipse dictis fratribus 
singulis annis v solidos censuales in Nativitate beati Johannis 
Baptiste. Si vero dictus Pelogrinus decesserit, heredes sui vel 
propinquior generis sui qui tenementum suum habebit reddet 
de mortagio quinquaginta solidos tantum fratribus memo- 
ratis. Et ut hec donatio rata et inconcussa permaneat in 
posterum^ présentes litteras sigilli nostri munimine fecimus 
roborari. Actum anno gracie M^^CC* XX® primo. 



Guy de Tulle, précepteur des Templiers d'Aquitaine, reçoit 
Guillaume Asselin comme homme du Temple do Lande Blanche. 
(Copie du xv« siècle, non scellée. Arch. de la Vienne^ H 3, liasse 398.J 

Mai 1222. 

Universis Christi fidelibus presentibus pariter et futuris 
présentes litteras inspecturis frater Guido de TuUo^ domo- 



— 93 — 

rum mîUcîe Templî in Aquitania preceptor humilis^ salutem 
in Domino. Noveritîs quod nos^ de assensu et consilio fra- 
Irum nostrorum^ fratris Stephani preceptoris de Codria^ 
fratris Hamelini preceptoris de T^anda Alba et plurium alio- 
rum^ recepimus in eustodia etdefensionedomus nostre Guil- 
lelmum Âcelini^ eiun omnibus rébus ad ipsum pertinentibus^ 
ab omni servicio et costuma liberum et inmiunem ; ita tamen 
quod dômui nostre de Landa Aiba annuatim tenetur reddere 
quatuor solidoscensuales monete currentis^ apud Lesessai^s ad 
festum Sanctorum Omnium persolvendos. Si autem dictus 
G . unicum habuerit heredem vel plures^ unicus heres^ qui 
a pâtre emancipatus fuerit^ pâtre vivente dicte domui tenetur 
reddere annuatim lu solidoscensuales^ pâtre mortuo quatuor; 
si autem plures fuerint heredes^ quilibet illorum emancipatus 
ni solidos census simili modo^ sive pâtre vivente^sive mortuo^ 
dicte domui tantum modo persolvere tenetur; in obitu autem 
dicti G. vel uxoris sue vel aKcujus heredum emancipatoinun^ 
quicumque sit ille^ vel eciam uxor heredum^ in obcione suc- 
cedentis mortuo erit ut reddat pro mortagio dicte dômui 
nostre x\x solidos aut de mobilibus ipso mortuo remanen- 
tibus percipiet dicta domus juxta consuetudinem nostrorum 
hominum aliorum^ Et sub dicta forma dictum Guillelmum 
in hominem recepimus^ et in hujus rei testimonium eidem 
'€X>ntulimus nostras litteras^ sigilli nostri munimine sigil- 
latas. Actum apud Laqdam Albam^ anno DominiM"^ CC^XXIT^ 
mense maii. 



4. Une Bulle du pape Honorîus IH du 21 déceiubre i2t6 (dat, Rome, 
apud Sanctum Petrum^ xii kal, januarii, pontificatux nostri anno primo) 
(ait défense à tons prêtres et clercs de s'attribuer une part du droit appar- 
tenant aux chevaliers du Temple sur la succession de leurs sujets, droit 
qui était du tiers quand ceux-ci laissaient des héritiers, et de la moitié 
quand ils ne laissaient ni héritiers ni femme. 



Pierre Fauquex donne aux Hospitaliers de Saint-Jean Jeanne 
Martineau et un pré à Bodet. Pierre Levesque, seigneur de Sainte- 
Hermine, confirme cet acte en donnant tout ce qu'il y pouvait 
prétendre de droit et de seigneurie. (Orig. jadis scellé. Arch. de la 
Vienne, H 3, liasse 335.) 

1224. 

Ego P. Episcopi^ dominas Sancte Hennine^ omnibus tam 
futuris quam presentibus presentem cartulam inspecturis 
' salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod P. Fau- 
queX; homo meus^ cum assensu et voluntate et concessa 
Willelmi Fauquex Iratrissui^ dédit et concessit Deo etfratribus 
sancte domus Hospitalis Iherusalem Joiam la Martinele et 
suos heredes cum suo tenemento ; dédit etiam ipse P. quod- 
dam pratum quod habebat aput Bodet. Hec omnia dédit et 
concessit I>eo et fratribus libère habenda et quiète tenenda et 
possidenda pacifice. Ego vero predictus P. Episcopi quicquid 
juris et domi^ii in supradicta habebam helemosina^ pro 
salute anime mee parentumque meorum^ eisdem firatribus 
dedi^ et concessi in perpetuum habere helemosinam et quiète 
ienere et pacifice possidere^ sicut aliqua potest helemosina 
liberius haberi et quietius teneri et possideri. Et quum hoc 
donum semper ratam et inconcussam optineat firmitatem^ 
ad voluntatem meam el peticionem utriusqué partis sigilli 
mei munimine presentem cartulam roboravi. Factum est hoc 
anno gracie M« CC° XX° IIIP. 



Pierre Levesque, seigneur de Bournezeau, donne aux Hospitaliers 
de Saint-Jean P. de Boele, Constant Verdoisel et Jean Martineau. 
(Ofig. jadis scellé. Arch. de la Vienne, H 3, liasse 335.) 

1224. 

Notum sit omnibus tam futuris quam presentibus quod 
ego P. Episcopi^ dominus Bornezelli^ pro salute anime mee 



— 95 — 

parenlumque meorum^ dedî et coocessi Deo et fratribus sancte 
domus Hospitalis Iherusalem P. de Boele et suos heredes cum 
suis pertinenciis et Cosleneium Verdoisel et suos heredes cum 
suis pertinenciis et Johannem Màrtinau et suos heredes cum 
suis pertinenciis. Ego enim predictus P. Episcopi hec omnia 
supradicta dictis fratribus in .perpetuam helemosinam dedi 
et concessi libère habenda et quiète tenenda et pacifiée pos* 
sidenda^ sicut aliqua potest helemosina liberius haberi et 
quiecius teneri et possideri^ nullo etiam michi hec meis hère- 
dibus dominlo retento. Et quum hoc donum semper ratam 
et inconcussam optineat firmitatem^ ad voluntatem meam et 
peticionem eorumdem fratrum sigilli mei munimine pre- 
sentem cartulam roboiavi. Factum est hoc anno gracie 
MoCeXX^^UIP. 

Pierre Levesque, seigneur de Sainte-Hermine, donne aux Hos- 
pitaliers de Saint-Jean tout ce qu'il peut avoir de droit et de sei- 
gneurie sur JeanUe Bede. (Orig. jadis scellé. Arch. de la Vienne^ H 3, 

liasse 335.; 

17 avril 1226. 

Notum sit omnibus tam futuris quan^ presentibus quod 
ega P. Episcopi^ dominus Sancte Hermete^ pro salute anime 
mee et auimarum parent um meorum , quicquid juris et 
dominii habebam in Johanne Bedis et suis heredibus^ dedi 
et concessi Deo et fratribus sancte domus Hospitalis Iheru- 
salem habere libère et quiète tenere et pacifiée possidere^ 
sicut aliqua potest helemosina liberius haberi et quietius 
teneri et possideri, nullo tamen michi nec meis heredibus in 
eodem Johanne nec suis heredibus^ rébus nec possessionibus^ 
dominio nec servicio retento. Et ut hoc etiam donum 
semper ratam et inconcussam obtineat firmitatem^ ad peti- 
cionem dictorum fratrum et voluntatem ejusdem Johannis 
sigilli mei munimine feci firmitef roborari. Factiun est hoc 
die jovis ante festum beati Jeorgii , anno Verbi Incarnati 

M^cc^xx^v^ 



— 96 — 



Hugues du Bois, seigneur de Chantemerle, et Agnès, sa femme, 
donnent aux Templiers Jean Rezis et certaines choses au Teil. 
(7>. f., vol. LU, (t après Vorig. jadis scellé de deux sceaiur, dont 
l'un en cire verte sur cordon de soye rotêge et verte *, aux Arch, 
du Temple de Mauléon.) 

1225. 



Sciant omnes tam présentes quam futuri presentem car- 
tulam inspecturi quod ego Hugo de Boscho^ dominusXi^ate 
Merule^ cum assensu et voluntate domine Angnetis^ uxoris 
mee^ pro salute anime mee et sue^ dedi et concessi in puram 
et perpetuam helemosinam Deo et béate Marie et fratribus 
milicie Templi Johannem Rezis^ hominem meum^ et heredes 
suos^ çum omnibus suis possessionibus^ scilicet cum domibus 
et terris et rébus aliis^ ab omnibus costumis et exactionibus 
liberos in perpetuum et immunes. Preterea dedi et concessi 
predicto Johanni et heredibus suis^ cum voluntate et assensu 
predicte Angnetis^ quicquid habebam in feodo Teyliau^ ex- 
ceptis hominibus et homenagiis, bieno et terragio et excepta 
parte Teobaldi Cbaboz. Necnon. dedi et concessi eis duo 
prata^ que sunt infra nemus prope Lardeyriam^ et ilUid pra- 
tiun quod est inter domum Johannis de Solters^ militis, et 
molendinum Bonet et duo predicta prata, juxta la Furore^ 
et terram cum pratis in duobus locis juxta Aubreteriam^ et 
unam sexteriatam terre en la Lardere. Et ut hoc donum 
ratum et inconcussum permaneat^ sigilli mei et sigilli dicte 
Angnetis^ uxoris mee^ presentem cartamfeci munimîne robo- 
rari. Actum anno gracie M'^CC^XX® V®, 



I . Sur le sceau fort endommagé on distinguait les branches d'un chêne 
/emplissant l'écu. 



— 97 — 

Savary de Mauléon donne aux Hospitaliers de SaintJean Jean 
Pâtissier. (D. F., vol. L//, diaprés rorig, jadis scellé aux Arch, du 
Teniple de Mauléan.) 

Août 1226. 

Notum sit omnibus tam ppesentihas quam futuris pre- 
senlem cartulam inspecturis quod ego Savarieus de Malo- 
leone dedi et coneessi^ et bac presenti eartula mea confir- 
mavî^ Deo et domui Sancti Jobannis bospitalis Jerosolimitani 
Johannem Pistore et omnia tenementa sua et jura ubicumque 
fuertnt. Et si dictus Jobannes Pistore maritali ^copule se 
sabjugaverit^ idem maritagium et beredes qui exbibunt de 
uxore sua eum sepedicto Jobanne Pistore^ liberos ab omni 
exactione prefate domui bospitalis concessi. Ut autem bec 
donacio et concessio rata in perpetuum et inconcussa per- 
maneat^ banc presentem cartulam sigilli mei munimine Teci 
roborari. Prefatus autem Jobannes et beredes sui tenentur 
annuatim persolvere sepedicte domui bospitalis quinque 
solides censuales et unum prandium tribus fratribus et fa- 
mulis suis. Actum anno Incarnationis Domini M^CC^XX^VI, 
mense augusti. 



Aimery Rouaut donne aux Templiers Etienne et Jean CochineaU. 
(D, F., roL LU. d'après l'orig. jadis scellé aux Arch. du Temple 
de Mauléan.) 

1226. 

Universis ad quos présentes littere pervenerint Aimericus 
Roeas^ miles^ salutem. Noverint univers!^ présentes pariter et 
futuri^ quod ego do et concedo Deo et milicie Templi Stepba- 
num Cocbinea et J. Cocbinea fratrem ejusdem et beredes 
ipsorum et domum quam de me babebant censualem^ cum 
assensu et voluntate dominarum Hilarie scilicet et Cecilie ^ 



— 98 — 

germanarum mearum, que mecum partiebantur illud idem. 
Et ut istud ratum et firmius haberetur^ sigillo domini 
Willelmi Chastegnerii militis^ tune tempopis domini Casta- 
narie^ de cujus feodo res «upradicta movebat^ présentes 
litteras sigillari voluit pars utraque. Hoc vero actum est anno 
gracie M*CC»XX"Vr. 



Geoffroy de Lusignan, seigneur de Youvent, donne aux Templiers 
Etienne et Jean Cochineau. (D. F., vol. LII^ et après Vorig. scellé 
en cire verte sur lacs de saye jaune , noire et rouge S aux Arch. du 
Temple de Mauléon,) 

1226. 



Omnibus ad quos présentes littere pervenerint Gaufridus 
de I^zigniaeo^ dominus Volventi^ salutem in Christo. No- 
Y»erit universitas vestra quod ego dedi et concessi Deo et 
fratribus militie Templi in heleemosinam^ pro redemptione 
anime mee et antecessorummeorum^ Stephannm et Jobannem 
Coehineas et beredes suos et omnedomiuium quod in câsdem 
babebam^ tam in eis quam in suis* possessionibus aliis^ ab 
omni dominio et servicio liberos^t immunes^ quiète et paci- 
fiée in perpeluum possidendos. Et ut istud in posterum ratum 
et stabile permaneret^ présentes lifteras sigilli mei munimine 
roboravi. Actum anno gratieM^CC^XX^Vr. 



i . Sur le sceau était représenté un homme à cheval sonnant de Toli- 
phant et 'caressant de la main gauche un chien placé sur la croupe de son 
coursier, et sur le contre-scel un lion sur un écuburelé, légendes illisibles 
par suite dé la détérioration. 



— 99 — 

Guillaume, vicomfe de Brosses, seigneur de Pouzauges, et Belle- 
Assez, sa femme, abandonnent à des arbitres le jugement de leurs 
différends avecles Templiers au sujet de Guillaume Papin, Pierre 
Alon , Pèlerin et Jean Rezis *. (Vidimus donné le 4 janvier 1386 
iùubz lescel duquel F on use es contraiz en la chastellenie deMauléon^ 
par /. Petit. Arch. de la Vienne, H^, liasse 728 J 

K décembre 1227. 

Ego G.; vicecomes Brociarum^ dominus Poz;«iigiarum^ et 
domina Bellassatis , uxor nostra^ notum facimus universis 
quod cum essetconteocio inter nos^ exuna parte^ et fratres 
mîlicie Templi^ ex altéra^ super pluribus hominibus ^ paei- 
ficatum fuit in hune modum : quod nos tenemur reddere 
super jnramento proprio, quod ego vicecomes interposui^ 
etjuramentum J. de Teyl^ Guillelmi Raimunt^ J. de Ram- 
moia^ Davi de Riaumo et P. Uleco^ militum^ die mercurii 
lercia infra Quadragesimam apud Boscum Roîandi, novies 
viginti libras viginti solidos minus^ ad probaciones hominum 
per eorum juramenta^ et similiter tenemur reddere magistro 
Aid3erlo et Guillelmo Bonar^ fratribus^ quinquaginta quinque 
librasy que continentur in jam dicta servicia novies viginti 
librarum viginti solidos minus , àd probacionem dictorum 
fratrum per eorum juramenta. Et eadem die et eodem loco^ 
ego Guilielmus^ vicecomes^ et domina Bellasatis^ uxor nos- 
Ira, et frater G. de Breyes, preceptor miiicie Templi in 
Aquitania, tenemur ponere quilibet pro parte sua duos ar- 
bitres, ego et uxor nostra dominum archidiaconum Thoar- 
censem et dominum abbatem de Absya, frater G. de Breyes 
débet ponere fratrem Stephanum de Codrya et Guillelmum 
Galant, vel quilibet parcium tenetur ponere duos probos 



i . Les deux chartes de 1228, qui viennent après la suivante, prouvent 
que la décision des arbitres donna raison aux Templiers, dont les droits 
étaient établis par quatre chartes rapportées ci-dessus, p. 83, 91 , 92, 96. 



— 100 — 

viros ad arbitrandum coram Rolando Giraut^ milite^ media- 
tore communiter a partibus electo. Et tam mediator quam 
arbitri tenentur jurare a principio quod super hiis de qui- 
bus data est eis a partibus potestas arbitrandi bona fide 
secundum jura procédant arbitraturi^ set etiam super qua- 
tuor hominibus^ videlicet super GuîUelmo Papin^ P. Alun^ 
Pelegrino, J. Rezis^ et eorum bonis ; tali forma quod m per 
sententiam mediatoris et arbitrorum supradictorum dicti 
homincs judicabuntur esse fratrum milicie Templi^ ego 
dictus vicecomes et uxor nostra (enemur super dampnis 
satisfacere dictis hominibus ad summam arbitrorum^ sin 
autem nobis remanerent ex bonis suis sine* contradieione. 
Item sciendum quod super dampnis junctis a nobis Templariis 
et eorum hominibus irrogatis^ ut dicitur^ tenemur sibi satis- 
facere et passis injuriam ad summam arbitrorum super con- 
vieiis et maledictis que nobis opponuntur tenemur satisfacere 
fratribus milicie Templi ad dictum fratris Stephani de Ckxlrya 
et fratris R. Eboris ; hoc addito quod Vincencius Tuez, homo 
Templariorum^ bona sua que movent a Templariis habebit 
in pace et si quidem haberet de burgensiis nostris^ non pos- 
set illa retinere nisi de voluntate nostra. Item sciendum quod 
finito arbitrio isto super hiis que nobis et fratribus milicie 
Templi remanebunt^ dabimus cartas nostras ad invicem ut 
partibus firmum et statile perseveretur. Actuin die mercurii 
anle festum beati Nicholai apud Albam Petram^ presentibus 
partibus consencientibus , anno Domini M^Œ^XX^septimo. 



Guillaume, seigneur de la Forêt-sur-Sèvre, donne aux Templiers 
une aire, et affranchit de toute redevance envers lui Jean le 
Tamisier. (Orig. jadis scellé. Arch. de la Vienne, H^, liasse 8i5.) 

Janvier 1228. 

Omnibus Christi fidelibus présentes literas inspecturis Wil- 
lelmus^ dominus de Foresta super Separiam^ salutem in Do- 



— 101 — 

mino. Noveritis quod^de consensu et voluntate Katerine uxoris 
mee el fratri» meî Seibrant , dedi et concessi Deo et iratri- 
bus Tenpli in perpetuam helemosinam plateam que est intra 
domum Stephani de Albya et domum Luce defuneti y prout 
per metas dividitur^ ab omni dominio et cônsuetudine 
liberem et inmunem. Insuper^ de predieto consensu ^ per- 
pétua libertate quiptavi Deo et fratribus memoratîs Johan- 
nem lo Tamiser et heredes suos ab cosdumis omnibus^ 
vendis et paagiis liberos et inmunes in tota terra mea. Et 
al hec dicta donacio et ^uiptacio ratam et inconcussam obti- 
oeal firmitatem ^ sigilli mei munimine roborari presentem 
cartulamdignumdûxi. Actum fuit hoc mensejanuarii^ anno 
ab Incarnatione Domini millesimo ducentesîmo vicesimo 
septimo. 



Guillaume, vicomte de Brosses, seigneur de Pouzauges, et Belle- 
Assez^ sa femme, abandonnent aux Templiers tous les droits qu'ils 
avaient prétendus sur Jean Rezis, Pierre Alon, Guillaume Papin 
et les hommes de la Bavière. (7). F., col. L//, ff après l'orig. jadis 
scellé aux Arch. du Temple de Mauléon.) 

17 août 1228. 



Que geruntur in tempore ne labantur poni debent in voce 
tesUum vel scripture. Ideo universis Christi fidelibus pré- 
sentes litteras inspecturis ego G.^ vicecomes Brocearum^ 
dominus Pozaugiarum^ et ego Bellasatis^ uxor ejus^ salutem. 
Universis per presens scriptum notificamus quod cum que- 
dam contentio verteretur inter nos y ex una parte y et fratres 
milîcie Templi , ex altéra y super quibusdam hominibus et 
eorum tenementis , post multas alegationes et altercationes^ 
tandem inter nos et ipsos talis pacis compositio fuit facta : 
quod nos^ pro redemptione anime nostre et parentum nos- 
trorum in perpeluum quitavimus Deo et fratribus mîUcie 
Templi quidquid juris habebamus in predictos homines^ scili- 



^ 102 — 

cet in Johanne Rezis^ Petro Alum^ Guillelmo Papin et eorum 
tenementis et in hominibus de Davieria et eoriim tenemen- 
tis. Quitavitnus etiam tenementa et omnia bona predictorum 
hominum^ que in hujus compositionis tempore possidebant. 
QuitavimilS insuper Vincentium Cleruet cum ejus tenementis 
et fraternitate sua^ quam in terra nostra habere jure heredi- 
tario dehebat. Dieti vero (ratres milicie Templi quitaverunt 
nobis sex vigenti et octo libras Turonenses quas dictis ira- 
tribus et eorum hominibus debebamus. Remiserun t etiam nobis 
injurias et dampna que predictis fratribus nobis dicebant et 
eorum hominibus intulisse ; et injurias et dampna et expen- 
sas^ que occasione dictarum injuriarum a nobis petebant y 
penitus quitaverunt. Et ut hec paeis compositîo ratam et in- 
concussam oblineat firmitatem , ego Giraudus , vicecomes 
Brocearum,_ dominas Pozaugiarum , et ego Bellasatis , uxor 
ejus^ sigillorum nostrorum munimine roborari fecimus pre- 
sens scriptum. Actum apud Absiam ^ die jovis prima post 
Assumptionem béate Marie ^ anno ab . Incarnatione Domini 



Giraud, vicomte de Brosses, seigneur de Pareds, et Belle- Assez, 
sa femme, donnent aux Templiers Pèlerin Rogueniteau. (D. F., 
vol. UI, d'après Vorig. jadis scellé aux Arch. du Temple de Mau- 
léon.) 

1228. 

IJniversis présentes iitteras inspeeturis G., vicecomes 
Brucie , dominus Alperusiensis ^ et Bellasatis^ ejus uxor y 
domina Alperusiensis^ salutem in Domino. Noverit universi- 
tas vestra quod nos , pro salute animarum nostrarum et 
omnium parentum nostrorum tam antecessorum quam suc- 
cessorum et anime domini P. Alperusiensis bone memorie^ 
in puram et perpetuam helemosinam dedimus et concessimus 
Deo et fratribus milicie Templi Peregrinum Rogenitetli et 



— 103 — 

heredes suos cum omnibus tenementis suis ab omni tallia y 
oosduma, exaclione et servitio liberos et immunes. Insuper 
dedimus predieto Per^rino^ pro servicio ab eodem reeepto^ 
quidquid capiebamus super homines de Barris Dorini et 
eorum teneamenta^ et reddet predictis fratribus singulis annis 
quinque solidos censuales in Nativitate beati Johannis Bap- 
tiste. Si vero dietus Peregrinus deeesserit y heredes sui vel 
propinquior generis sui qui tenementum suùm habébit 
reddet de mortagio quinquaginta solidos tantum fratribus 
memoratis. Et ut bec donacio rata et ineoncussa permaneat 
in posterum , présentes lilteras sigillorum nostrorum muni- 
mine fecimus roborari. Actumanno gracie M*CC'XX*VIII". 



Thibaut Herpin, chevalier, donne aux Templiers tous ses droits 
sur deux pièces de terre sises en tief de Bazoges, sur les bords de 
TArcanson, et appartenant u Jean Cochineau et Marie , sa femme. 
(D. F., toi, LII^ diaprés l^orig. jadis scelle de deux sceaux, dont 
fan en cire verte sur cordon de soye jaune, rouge et blanclie *, aux 
Arch, du Temple de Mauléon.) 

1234 

Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris presen- 
tem cartniam inspecturis quod ego Theobaldus Harpini ^ 
miles , dominus de Frogeriis^ cum assensu et voluntate 
Radulphi Arpini^ militis et P. Arpini^ fratnim meorum^ dedi 
lil)et*aliter et concessi in puram et piTpetuam lieleniosinam 



I. Sar ce sceau on voyait d'an côté un écu chargé d'oiseaux sans 
nombre , semblables à des merleUes , mais becqués et membres. De la 
l^eode oo ne lisait plus que.... LLERM...^ de l'autre côté, un oiseau 
lintastjqae à la queue terminée en queue de serpent. De la- légende on 

lisait sealenien t.... LLERM RE... C'était le sceau de l'archiprêtre de 

PSueds, dont la légende était sans doute : « Sigillum Guillermi archipres- 
bîfen. » 



— 104 — 

Deo et fratribus milicie Templi Sancti Salvatoris prope 
Malieonem terragium et quidquid juris et dominii habebam 
et haltère poteram in duabus peciis terre sitis prope ripa- 
riam d'Arquencum , quas scilicet pecias terre Stephanus Co- 
chunneas et Maria^ uxor sua^ de me tenebant ; ita quod dictas 
Stephanus et dicta uxor sua et eorum heredes habebunt et tene- 
bunt in perpetuum quiète et pacifiée dictum terragium cum 
omni jure et dominio predictis de fratÂbus milicie TempK pre- 
notatiS; sub annuo cehsu duodecimdenariorum, scilicet sex 
denariorum in Paseha Domini et sex denariorum in festo 
Omnium Sanctorum , dictis milicie Templi fratribus annis 
singulis reddendorum. Et ut dicta donacio firmior in pos* 
terum haberetur^ R. Silvestri^ tune temporis gerens vices 
archipresbiteri Alperusiensis ^ et Hugo Lunelli^ dominus de 
Bazogiis^ in cujus féodo predicte terre pecie continentur^ 
et de ejus assensu et voluntate facta fuit dicta donaeio , salvis 
tamen eidem Ilugoni duobus- denariis et uno obolo^ quos 
ipse de dicta terra de taillia percipit annuatimy presenti car- 
tule, ad peticionem meam et fratrum meorum prediètorum^ 
sigilla sua apposuerunt in veritalis testimonium et munimen. 
Âctum anno Incarnationis dominice M<^CC**XXX*IV". 



Jean de Moiitgommery, prieur de THôpital de StJean en France, 
Guillaume de Boisse, une femme nommée Tabary et GeoÇFroy 
de ^ael , clerc , terminent par une transaction certains démêlés 
existant entre eux. (Orig. jadis scelle. Arch. de la Vienne^ H ^ 

liasse 335.) 

Mars 1234 ou 1235. 

IJniversis présentes litteras inspecturis, frater Johannes de 
Moritegosmeri, sancte domus Ho^pitalis Jerosolimitane prior 
humilis in Francia, salutem in Domino. Notum fac'unus quod 
cum Willelmus de Boiz in quadam terra, in qua quedam 
mulier dicta b Tabarie agriculturam habebat et possidebal, 
ut diqebatur, totum dominlum et dominii jus haberet, tam 



I 



— 105 — 

dictus dominus quam dicta mulier^ interveniente labore et 
oonsilio Gaufridi Raelu clericî^ dictam terram, jus et domi- 
nium quod in ipsa habebant^ liobis et noslre domui de 
Fatole in puram et perpetii^am elemosinam dederunt^ et con- 
cessenint habenda in perpetuum et pacifice possidenda. Gau- 
fridus yero predictus^ qui in terragio de dicb terra dicto 
domino provenienti quintam partent pro servientia sua jure 
hereditario habebat et possidebat^ nobiâ et dicte domui 
quicquid in dicte terragio et in ipsa terra habebat dédit et con- 
cessit libère et pacifice perpetuo possidendum. Et nos^ de 
fratrum nostrorum consilio^ ob hujus beneficii recompeti- 
sationem^ predicto Gaufrido et heredibus suis im perpetuum 
aoam piateam dicte terre^ continentem unum quarterium^ 
sitam inter piateam Garini AUumuelli et piateam Johannis 
Racoudet^ sub annuo censu sex denariorum^ in vigilia Sanc- 
torum Omnium apud Nalier nostro mandato reddendorum^ 
tradidimus et concessimus habendam im perpetuum et 
pacifice possidendam. Quod^ ut notum et ratum permaneat^ 
présentes litteras fecimus sigilli npstri munimine roborari. 
Datum anno gracie millesimo ducentesimo tricesimo quarto, 
mense martio. * 



Guillaume, seigneur de laForêt-sur-Sèvre, donne aux Templiers 
tous ses droits sur la bourgeoisie et les biens de Guillaume de 
Cerisay, clerc. (D. F., vol. LU, £ après Porig. jadis scellé aux 
Arch. du Temple de Mauléon.) 

25 mars 1236. 

Viro venerabili et dilecto fratri Guillelmo de Sonaio^ pre- 
ceptori fratrum milicie Templi in Aquitauia^ et omnibus pré- 
sentes litteras inspecturis Guillelmus^ dominus de Foresta 
super, Separim^ miles^ salutem in perpetuum. Notum vobis 
facio quod^ anno ab Incarnatione Domini M^CC^XXX^ V% 
die jovis proxima ante Pascha Domini, ego dictus Willelmus 



— 106 — 

constitutus apud Guernateriam dedi liberaliter et concessi 
in perpetuum Deo et fratribus milicie Templi Sancti SaU 
vatoris prope Malleonium quidquid juris et dominii habeliam 
in burgencia et tenamentis Wil^elmi de Cerezyo^ cleriei^ 
subannuo censu quinque solidorum a predicto W. in festo 
Assumptionis béate Marie dictis fratribus annis singuHs sol- 
vendorum. Et ad majorem hujus rei noticiam^ presentibus 
litteris sigiilim meum apposui in veritatis testimonium et 
munimen. 



Guillaume , seigneur de la Forét-sur-Sèvre, affranchît de certains 
devoirs Robin Delart. (D. F., vol. LII^ diaprés torig. jadis scellé 
aux Arch. du Temple de Mauléon.) 

1238. 



Universis Cliristi fidelibus presentem cartulam inspecturis 
ego Willeimus^ dominus Foreste super Separim^ salutem in 
eo qui est vera salus. Notum sit omnibus tam presentibus 
quam futuris quod ego^ cum assensu et voluntate Segebrandi^ 
fratris mei^ militis et Reginaldi filii mei^ feodavi spontanea 
voluntate in perpetuum Robinum Delartum et heredes suos 
de venda et pedagio^ quod michi debebat eundo et redeundo 
per totam terram meam^ libère et pacifiée possidendum. Et 
ne possit de eetero supradicto Robino et heredibus suis super 
hoc calumpnia suboriri^ ad majorem rei eertitudinem, dedi 
eltlem Robino et heredibus suis supradictis presentem car- 
tulam sigilli mei munimine roboratara in testimonium veri- 
tatis. Factum fuit hoc annoDomini M^CC^XXX^VHP. 

4 



— io; — 



Y de Lusignan, seigneur de Souvent et Mervent, affranchit 
Jean Galoubeau- du service militaire et donne cet affranchisse- 
ment aux Templiers. (D, F., vol, LU, d'après Vori^ jadis scelle 
aux Arch. du Temple de Mauléon.) 

1238. 



Universis Christi fidelibus présentes litteras inspecturis 
G. de Lezigniaco^ vicecomes Castri Eraudi^ dominus Voi- 
venti et Mareventi, eternam in Domino saliitem. Noverit 
universitas vestra quod nos in puram et perpetuam hele- 
mosinam absolvîmus perpeluo Johannem Galobea etheredes 
suos ciim omnibus tenementis suis ab omni exereitu et cos- 
tuma^ salvo jure vassaliorum nostrorum etalieno; et ipsum 
et heredes suos voluimus et concessimus esse a predictis 
servieîis perpétue Itberos et immunes ; in eujus rei memoriam 
nostras eidem J. dedimus patentes litteras sigiiti nostri robore 
communitas. Hanc autem quictacionem fecimus et eonces- 
simus Deo et fratribus milieie Templi Saneti Salvatoris prope 
Malleonem habendam in puram et perpetuam helemosinam 
ae pacifiée possidendam. Actum anno Domini M^CC^XXX** 

VIII* • 



Geoffroy de Lusignan, seigneur de Vouvent et Mervent. renonce 
à tous les droits qu'il pouvait prétendre sur un airault qu Etienne 
et Jean Ck>chineau avaient acheté à Mouilleron. (D. F., vol. LII^ 
diaprés rarig. jadis scellé aux Arch. dv Teniple de Mauléon,) 

19 mai 1239. 

Oaufredus de Lezigniaco^ dominus Volventi ae Mareventi^ 
omnibus présentes litteras inspecturis eternam in Domino 
saluteixi. Noverit universitas vestra quod nos dedimus et con- 
cessimus in puram et pefpetuam helemosinam^ pro salute 



— 108 — 

aaime nostre et parentiun nostronim^ Deo et preceptoriet 
f ratribus milicie Templi Sancti Salvatoris de MaUeonio quod- 
dam ayraudum situm in burgo domini de Rocha apud Mol- 
lerum^ quod fîiit Flandine defuncte^ et quamdam peciam 
oi'ti^ que est post ipsum ayraudum^ quam emenint Ste- 
|)hanus Cochoneas et Johannes^ frater ejus^ homines precep- 
toris predieti et iratrum mi^eie Templi Sancti Salvatoris de 
iMalleonio a Willelmo de Vei^na et ejus uxore^ ab omni 
servicio et costuma immun)a habenda^ pacifice et perpétue 
possidenda^ nichil juris et dominii nobis retinentes nec 
heredibus nec sucoessoribus nostris in omnibus supradictis. 
Ut hec autem donacio rata et intégra permaneat^ dedimus 
dicto preceptori. et fratribus milicie Templi de MaUeonio 
nostras patentes litteras sigilli nostri robore communitas in 
testimonium veritatis. Datum die jovis proxima post Pen- 
tecosten^ anno gracie Domini M*^ CC** XXX® IX*. 



Guy, vicomte de Thôuars, et Alix de Hauléon, sa femme, donnent 
à Geoffroy de la Flocelière le four et le péage du Boupère, les 
villages de la Rdûssière , de la Brunelière et de la Frenolliëre , 
moyennant cinq cents sous de rachat et quinze jours de garde 
annuelle au château de Pouzauges. (D. F., voL VIII ^ diaprés une 
copie aux Archives du château de fEstenduère.) 

Août 1239. 

Universb Christi fidelibus présentes litter9S inspecturis 
Guido^ vicecomes Thoarcii^ salutem in Domino. Noveritis 
quod nos , cum assensu et voluntate dilecte uxoris nostre 
Hahaliz de Malleone, dedimus liberaliter et concessimus 
dilecto et lideli nostro Gaufrido de Flocelerta^ militi et ejus 
heredibus^ pro servicio nobis ab ipso fidelîter exhibito, fur- 
num et pedagium de Alba Petra^ insuper et villas scilicel 
Rosseriam^ Bruneleriam et FreAunleriam^ cum omnibus 



— 409 — 

ipet^neatus ad dictas villas spectantibus^ que ville site sunt 
Vu easlellania de Pozaugiis^ que omnia ratione uxoris nostre 

çiredicte nos contingebant ita quod heredes dicti Gau- 

&\d\ pro predictis tenebuntur reddere nobis seu heredibus 
nostrîs quingentos solidos pro plaeito de mortua manu 
quando evenerit. Dietus etiam miles et heredes sui nobis et 
heredibus nostris tenebuntur gardam Ëicere per quindeeim 
dîes^ sine uxore^ in castello Pozaugiarum annuatim, et débet 
intrare in gardam faciendam dietus miles seu hères suus^ sibi 
su<îeessor^ octo diebus transactis ()ost Nativitatem beati Johan- 
nis Baptiste. Homo noster erit etiam ligius dietus mile^ , et 

heredum nostrorum similiter et heredes sui Datum in 

mense augusti^ anno Domini M^(X^XXX® IX^. 



Hognes Luneau , seigneur de Bazôges, et Tbéobald, son frère, 
donnent aux Templiers et à Jean Paumier un airaud à Mouilleron 
et tous les droits de justice attachés à sa possession. (D. F., 
vol. LU, d'après forig. jadis scellé aux Arch. du Temple de Mau- 
léan.) 

27 avril 1245. 

Universis Christi fidelibus présentes litteras inspeeturis 
Hugo LuneUi , miles^ domiuus Basagiarum^ et Theobaldus^ 
frater suus^ salutem in Domino. Notum sit omnibus présentes 
litteras inspeeturis quod ego Hugo LuneUi^ miles^ Basa- 
giarum dominus^ et Theobaldus^ frater meus^ simplex 
miles^ donamus et eoncedimus preceptori milicie domus 
Templi Saneti Salvatoris de Maleonio et Johanni Paumer et 
Ouiilermo^ filio suo et heredibus eorumdem^ quemdam airau- 
dum, que fuit a la Boteline defuuete et Johanni de Bersona 
similiter defuncto^ situm in vieo nostro de Molerone^ seilicet 
inter domum Pétri de la Venderie et domum Stherifenetrea 
et ante domum a la Jordeine. Et donamus eeiam et con- 
cedimd's predicto preceptori milicie domus Templi Saneti 



— 110 T- 

Salvatoris de Maleonîo et predicto Johanni Paumer et predieto 
Guillermo^ filio suo et heredibus eorumdem censum^ san- 
guinem et latronem^ et omnia jura que in predicto airâudo 
hal^emus et habere possumus. Et hoc multi viderunt et 
audierunt^ scilicet : P. Foresters, et Salars^ et Guillermus 
d:iu Poysat armiger, et dominus de la 'Copechaignere, crpel- 
ianus de Basagiis. Et ut hoc magis perhibeat testimonium 
veritati^ presentem cartulam fecifnus sigilli nostri mualmine 
roborari. Datum die jovis post festum beati Marci evan- 
geliste^ mense aprilis^ anno DominiM*^CC*XL'V*. 



Hugues Gifard , précepteur des Templiers d'Aquitaine , compose 
avec Pierre, et Jean Gabard, frères, au sujet du droit de mortuage. 
(D. F., vol, LU y d^ après forig. jadis scellé aux Arch. du Temple de 
Mauléon,) 

1258. 

Universis présentes litteras inspecturis vel audituris frater 
Hugo Gifardi, domorum milicie TempU in Âquitania pre- 
ceptor humilis^ eternamin Domino salutem. Noveritis quod 
inspecta^ considerata et cognita et cogitata utilitate et hones- 
tate nostra^ de voluntate et assensu fratrum nostrorum^ 
quilavimus et remisimus Petro et Johanni Gabardi'^ fra- 
tribus et eorum uxoribus^ quas habent vel habituri sunt, 
omnibusque liberis et heredibus eorum et eciam uxoribus 
predictorum heredum quicquid juris funeratilii seu mortagii 
in eis habere possumus vel debemus in morte cujuslibet 
eorumdem * : ila tamen quod^ post mortem cujuslibet eorum- 
dem^ successor defuncti vel hères preceptori nostro Sanctî 



1 . Probablement les possesseurs des Gabardières, commune de Saint* 
Philbcrt du Pont-Charrault, canton de Chantonna^. 
3. Voir la note page 93. 



— 111 — 

Salvatoris prope Malieonem^ qui tempore fuerit, centum 
soU<)os reddere tenebitur et nichH amplius poterimus seu 
poterit predictus preceptor de bonis defuncti extorquere vel 
habere ratione morlagii antedieti ; ita eciam quod liberis seu 
pueris in patria potestate constitutis née eentum soiidi née 
aliud mortagium exsolvetur. Et ut hoe ratum et stabile in 
peqietuum permaneat^ dedimus super bis predietis Petro et 
Johanni Gabardi et uxoribus «t heredibus eorumdem nostras 
patentes Jitteras sigillo nostro sigillatas in testimonium pre- 
dictorum. Datum anno Domini M**CC*L*VnP. 



Maurice de Belleville, seigneur de laGarnache et de Commequiers, 
accorde ]e droit de chasse aux hommes de ces deux seig:neuries.. 
(Vidimus fait le 12 septembre 1459 par Jehan Quenoiller, clerc^ 
garde du scel estaSly aux contraictz à Poictiers pour le Roy nostre 
sirt. Arch. de la Vienne, H 3, liasse 380.) 

8 mars 1261. 

• 
A tous ceaus qui eestes présentes iectres verront e orront 
BAaurices de Belleville, sires de la Gasnaiche e de Quemi- 
qiiers , saluz en nostre seignor. Sachent tuit que cuin nos 
fussum requis communaument de tote la gent de la terre 
de la Gasnaiche e des appartenances e de Quemiquers^ de 
laigue dau Laigneron envers la Gasnache^ que noz vosissum 
e octroiessum que il poussent e deussent prendre cers^ 
biches^ pors^ leyes^ en tote la terre desus dicte^ nos esmouz 
por piélé^ e por le communau proflTeit dau pais^ volum e 
octreum e donnons a tote la gent communaument de tote la 
terre de la Gasnache e de Quemiquers^ de laigues dau Lei- 
gneron envers la Gasnaiche^ e a lor hers e a lor successors e 
a lor gens de lor pain e de lor vin tant solement^ que il 
pouchent prendre^ toz temps^ mais totes les feyz que il 
porrent e vodrent^ en tote la terre de la Gasnache foi*anne e 



— 112 — 

entotela terre de Quemiquers foranne^ tôt ainsi come laigue 
dau I^igneron on emmainel devers la terre de la Gasnaçhe, 
cers^ biches^ pors^ leyes e totes sauvazine e toz ozeas^ exeptez 
quatre ozeas de rapine^ faucon^ hotor^ sacre^ gurfaut, e 
colum de soye e en quaucumque meniere que il porrant^ 
exeptées fosses^ P^yges, reyz , o que Ion peust prendre 
cers^ biches^ pors^ leyes , e cordeasr aseures , e senz ce 
que il i pouchent amenner gens de fors les devises desus 
dictes. E est assavoir que nous havom retenu a nostre 
deflfens^ demeunie a nous e a noz herz e a noz successors^ noz 
boys demaines^ ce est assavoir tote nostre forest de la Gas- 
naiche^ si com le preclos en levet des le chep des Aygroneres 
devers Lisle Chauvet jusque a la grant forest^ ensemblement 
o la grant forest^ exceptées les Rosselleres^ les boys aus 
Achardaus^ les Jarries e la hayee de Pont Habert^ des le 
mareis jusque a la Gasnaiche^ o le foucheret o la hayee de 
Buignum^ exceptée la Coudrie devers la forest jusque au pas 
de Longe Reye^ par ont Ion vait de la Gasnaiche en Ré^ excepté 
les boys de Chaland e la garenne de conilz et nostre garenne 
de la Veyerie e de Solendea^ en quels garennes de la Veyerie 
e de Solendea il porront prendre le cerf, la biche^ le port 
et la leye^ e exeptée tote nostre isle des Oyes e tote nostre 
isle de Monz^ fors tant que ilz porront prendre en la 
dicte isle de Monz le cerf ^ la biche , le porc et la 
leye tant solement^ et en tos noz autres boys quauque 
part que il seient en terres desus dictes et des laigue dessus 
nommée^ fors que en ceaus lous que nous havom retenu a 
nostre defTens^ nous volum e octreiom e donum que tote 
la gent desus dicte e lor hers et lor successors e lor gens 
dessus dictes pouchent prendre toutes les feyz que il voudront 
e porront totes les bestes dessus dictes e toz les ozeas si com 
dessus est pecifié^ e en la marche si com o le est acoudume. 
E est assavoir que^ quant la beste entrera en boys retenuz a 
nostre deflens^ cil qui la corrent et qui la segrant saresterant 
de fors le boys et retrairont lors cheins se il poent e niront 



— H3 — 

plus oulre por segre îcelle beste ; e est assavoir que si li 
cheÎD a ceaus qui corrent e s^rant la beste éréent trouve en 
la fbrest et en boys desus dit retenuz a nostre deflTens^ 
nosire commendement ne les octiront pas , einz les cha- 
ceront sens octire e sens blecier lor estient^ si ce neie tant 
matin qui fussent acoudume por aus a aler e a corre par la 
forest e par les boys desus diz ; e en garentaige de eeste 
chose ^ nous avom donné a tote la gent dessus dicte e a lor 
herz e a lor successors e a lor gens dessus dicte cestes pré- 
sentes lectres scellées de nostre seiau. Ce fut fait e donné le 

mardi avant la feste sainct Gnegoire^ en lan de l'Incarnacium ' 

Nostre Seignor mile dous cenz e sexante'. 



Bertrand de Chalon , précepteur des Habites , de Tordre des Hos- 
pitaliers de SaintJean , certifie quels devoirs lui sont dus par Guil- 
loys, habitant de Beauvoir. (Orig, jadis scellé. Arch. de la Vienne. 
H ^ liane 390.) 

24 avril 1264. 

Universis présentes litteras inspecturis Bertrandus de 
Chalon^ preceptor domus hospitalis dcHabilis^ Pictavensis 
dyocesis^ salutem in Domino. Noveritis quod nos et domus 
nostra in domo dicti Guilloys quam inhabitat^ sita ante 
domum Johannis Morelli defuncti^ inter domum Andrée 
Forre defuncti^ ex una parte^ et puteum de Cornaire^ e\ altéra, 
in parochia de Belveario, nicbil amplius habere consue- 
vimus nisi quinque solidos annui redditus singulis annis 
solvendos preceptori de Habitis , ve\ ejus mandato , apud 
Belvearium, in festo omnium Sanctorum, a dicto Guilloys 
et ejus uxore et suis heredibus, et unum convivium semel in 
anno prestandum a dicto Guilloys et Radegunde ejus uxore 
et suis heredibus preceptori de Habitis, qui pro tempore 
fueril, et euidam fratri suo et cuidam armigero cum tribus 

8 



— 1U — 

• 

equitaturis tantum apud Belvearium. Et est sciendum quod 
dictus Guilloys et dicta uxor sua poterunt alienare dietam 
domuin et facere voluntatem suam plenarie de eadem^ tam 
in vita qiiam in morte^ et nichii aliud quam dictos quinqûe 
solidos et dietum convivium petere possumus ab dicto 
Guîlloys nec ab ejus uxore nec ab eorum heredibus seu suc- 
cessoribusy salvo magno dominio quod in dicta domo et suis 
pertinenciis ex concessione Petri^ quondam domini de Ga- 
naspia^ obtinemus. In cujus rei testimonium présentes de- 
dimus litteras dictis Guilloys et Radegundi^ ejus uxpri > sigillo 
nostro sigillatas. Datum die jovîs post resurrectionem Do- 
mini^ anno Domini M^ CC® sexagesimo quarto. 



Jugement en Tassise de la Roche-sur- Yon qui attribue au précep- 
teur de Launay. des Hospitaliers de Saint-Jean, la haute justice sur 
le bourg de THôpital, à Montaigu , qui lui était contestée par Mau- 
rice, seigneur de Belleville. (Orig, jadis scellé. Arch. de la Vienne, 
H K liasse 855 J 

' il septembre 1289. 

Cum inter preceptorem domus hospitalis de Alneia^ ex 
una parte^ et Mauricium^ dominum de. Belia Villa^ militem^ 
ex altéra , contencio yerteretur, super eo quod dictus pre- 
ceptor se plegiaverat contra dietum dominum quod idem do- 
minus faciebat eidem tort et force ^ de novo^ capiendo 
quendem latronem in burgo bospitalisjuxtaMontem Acutum^ 
in quo bui^o alta justicia ad ipsum preceptorem pertinebat, 
ut dicebat^ idemque dominuscontrariumasserensse contra- 
plegiasset^ et postmodum dicte partes voiuissent et concor- 
dassent quod inquireretur qui eorum melius casus alte 
justiciecum evenerant explectasset^ et quod illi qui dictos 
casus melius explectasset sesinam altejusticie reportaret. In- 
questa enim super hiis facta pro utraque partium predic- 



— H5 — 

tarum^ demum in assia presenti^ que fuit apud Rocham 
super Yonem^ anno Domini M*^CG«octuagesimo nono^ die 
mercurii in festo beati Mathei apostoli , predicta inquesta 
publiée lecta ^ judieatum fuit dictum preeeptorem casus 
alte justicie in loco predieto melius explectasse et ipsum pre- 
eeptorem sesinam alte justicie in dicto loco habere debere. 
Quam sesinam eidem preceptori reddidimus etadjudicavimus 
per judicium curie nostre. Actum anno et die predictis et 
in assîsia supradicta. 



Ythier de Nanteuil, prieur de Saint-Jean de THôpital en France. 
et Maurice de Belleville , seigneur de Montaigu , terminent par une 
transaction leurs démêlés au sujet de la liante justice sur le bourg 
de THôpital, à Montaigu. (Orig. jadis scellé. Arch. de la Vienne, H^.^ 
liasse SS».) 

16 juin 1294. 



A touz ceus qui ces présentes lettres verront et orront 
frère Ythier de- Nanteil^ de la sainte meson de l'hospital de 
Saint Jehan de Jerhusalem humble prieus en France, salut 
en nostre Seignor. Sachent tuit que comme eontenz feust 
meuz entre nous et noz frères, on nom dé nostre meson, 
d'une part , et monseignor Morice de Belle Ville, chevaler, 
seignor de Mont Agu et de la Garnache, d'autre part, sus la 
haute joutice d'un bourc assis lez Mont Agu , qui est apelez 
vulgaument le bore de l'Hospital , en la parfin , empres phi- 
seurs contenz et altercacions, furent feit seur ce pes et acort 
en la meniere qui sansuist. Cest a savoir que a nous et a 
nostre meson demeure et remaint ledit bore franchement 
et quictement, o toute joutice haute et basse, voierie, sei- 
gnorie, rapt, murtre, encis, bannir et forsbannir , rapeler et 
essoreillier , defeire , jugier , condempner , assodre se cas i 



— 116 — 

avient de pitié senz en prendre louier ne émolument^ et punir 
en toutes manières les mauffeiteurs^ et tout ce que sires et 
princes doit et puel avoir en sa terre ; en teie manière que 
se aucuns mauffeteurs estoit pris ou dit borc^ qui mort eust 
deservie, nous et noz frères le poons et devons tenir en 
nostre prison et feire jugier par nous ou par nostre gent^ et 
nous remanit la despoille et hemolumenz pesiblement ^ sanz 
ce que li diz chevalers i puisse jamais riens demander ; et lui 
jugié^ nous ou noz aloez devons feire asaveir au dit che- 
valer^ ou a ses aloez^ ou a son chastelain de Mont Agu^ ave- 
namment et convenablement^ a Mont Agu^ que il aillent 
recevoir le mauffeiteur jugié , quar nous le voulons meitre 
hors de nostre terre tout nu^ et le leur devons livrer a leur 
porte tenent a l'issue de nostre bourc^ laquele porte est 
apelee volgaument la porte de l'hospital^ et lors illec les genz 
dou dit chevaler le doivent receuvre et meitre , ou feire 
meitre a exequcion ;. et se en après que nous le dit mauf- 
feiteur leur auriens offert a venamment et convenablement y 
i aviens domage par la négligence au dit chevaler^ ou de ses 
genz^ li diz chevalers nous est tenuz a garder senz domages ; 
et dure ledit bourc si comme les bonnes qui i sont le devi- 
sent^ et se des dites bonnes estoit contenz^ nous elliriens un 
preudomme et li diz chevalers en elliroit un autre ^ qui devi- 
seroient le débat bien et loiaument par leur serement. Et est 
a savoir onquore que li privilège^ qui nous ont esté donné 
des ancesseurs dou dit mon seigneur Morice^ chevaler^ 
demeurent a nous et a l'ospital en leur pooir et en leur vertu^ 
en chacun article^ senz estre corrumpu par ceste pes; 
et demeure li diz chevalers quictes envers nous et envers 
l'ospital et nous vers lui de tôuz domages de temps trespassé 
por reson dou dit plet. En tesmoignage de laquele chose , 
nous avons pendu le seel de nostre prioré de Franco en ces 
présentes lettres qui furent feites lan de grâce mil deus cenz 
quatre vinz et quatorze^ le mescredi après la feste saint 
Barnabe l'apostre^ en nostre chapitre a Ck>rbeil. 



EXTRAITS 



DES 



ARCHIVES HISTORIQUES 



DE LA VILLE 



DE FONTENAY - LE - COMTE 



Dans sa séance du !«' février 1866,. le Conseil municipal de Fon- 
tenay- le- Comte a décidé, sur la proposition de M. Benjamin Fillon, 
l'un de ses membres, qu'un crédit serait porté, chaque année, au 
badget de cette ville, pour faire transcrire tous les documents de 
nature à intéresser son histoire , à un titre quelconque. M. Fillon 
a été, en même tenàps, chargé de recueillir les éléments de ce travail, 
de les faire copier en un format uniforme, de les classer, et de dies- 
ser les tables détaillées qui doivent accompagner l'ensemble. 
Grâce au concours intelligent et dévoué que lui a prêté M. Alexandre 
Bitton, receveur des contributions indirectes, douze cents pièces. 
composant la première série, ont déjà été reproduites, avec indica- 
tion des sources auxquelles elles ont été puisées. On y a joint en 
outre bon nombre de portraits, de vues, plans, cartes et fac-similé 
de diverses sortes. Les tables des noms de lieux, des noms d'hom- 
mes et des matières, sont en voie d'exécution , et permettront de 
roDsalter avec fruit cet important recueil, qui, par plus d'un côté. 
intéresse Thistoire générale du Poitou. 

Voici son titre : Archives historiques de la ville de Fùntemy-k-- 
Coml€, réunies et mises en ordre par B. Fillon, avec la collaboration 



— 118 — 

de A, Bitton. — Première série. — 8 volumes .in-folio et un de 
tables. 

Les documents qui vont suivre , annotés par M. Fillon, ont été 
puisés dans ce recueil. Ils donnent un aperçu de la pensée qui a 
présidé à sa formation. 

L*exemple donné par le Conseil municipal de Fontenay devrait 
être suivi. Ce serait Tun des plus sûrs moyens de sauver de la des- 
truction une foule de pièces , pleines d'intérêt à divers points de 
vue, et de reconstituer les annales des anciens centres de popula- - 
tion. 



EXTRAITS 



DES 



ARCHIVES HISTORIQUES 



DE LA VILLE 



DE FONTENAY- LE- COMTE 



I. 



Inscription tumulaire d'Hecfred , abbé de Luçon (?) (Manuscrits 
de PrézeaUy appartenant à M. Poëy d'Avant, de Maillezais,) 

Dernier tiers du x« siècle , ou commencement du xi«. 




Cette inscription , dont la copie a été conservée par Prézeau. an- 
cien juge de paix de Maillezais^ était encastrée, avant la Révolu- 
tion, dans le mur de la chapelle latérale qui se trouve à gauche du 
grand autel de Téglise de Notre-Dame de Fontenay. La pierre qui 



I . Préxeau a recopié , sur un cahier in-4^ de cinquaute-six pages , une 
série d'inscriptions qui se trouvaient à Fontenay et lieux environnants au 
xvin'' siècle, et qui avaient été recueillies ])ar un érudit dont le nom n'est 
pas connu. Il en a ajouté quelques autres à ce premier recueil ; mais elles 
-M>nK, en général , reproduites d'une manière inexacte. 



— 120 — 

la portait y avait été employée comme simple moellon. Elle prove- 
nait, par conséquent, des matériaux de démolition d'un édifice plus 
ancien , datant de la seconde moitié du x« siècle, ou du commence- 
ment du xi«. Or cet édifice, dont la crypte existe encore , était lan- 
cieline chapelle du prieuré de Notre-Danae, membre dépendant de 
Tabbaye de Luçou ; circonstance qui fait supposer que le person- 
nage mentionné sur Tinscription était abbé de ce dernier monas- 
tère. Peut-être même était-ce le fondateur du prieuré. 

Sur une autre pieiTe , placée à côté de celle-ci ., on lisait cette 
seconde inscription , en caractères de la première moitié . du 
XI» siècle : 

PRIDIE . NON . AVG . 

OBIIT . AMELIVS . PR 

lOR . 



IL 



Charte de fondation du petit monastère de Saint- André des Gour- 
failles, près Fontenay-le-Comte, par Richard Cœur-de-Lion, roi 
d'Angleterre et duc d'Aquitaine . parlant pour la Terre-Sainte. 
(Copie du xni« siècle , communiquée par M. And. Bamard , de 
Londres.) 

6 mai 1190. 

RiGARDts, Uei gratia rex Anglie, dux Normannie et Aqtii- 
tanie, cornes Andegavensis^ arehiepiscopis ^ episcopis, ab- 
batibus^ comîtibus^ baronibus, justieiariis^ seiiecallis^ pre- 
positis^ baiUyis et fidelibus suis totîus terre sue' salutem. 
Sciatis nos^ pro salute anime nostre et . animarum anteces- 
sorum et sueeessorum nostrorum^ concessisse^ et presenti 
carta nostra confirmasse Deo et parvo monasterio^ quod 
fundavimus ad honorem beati Andrée^ in loeo qui dicitur 
Gorfalia ^ in liberam et perpetuâm helemosinam , terram 
que vocatur Leporaria y cum omnibus pertinenciis suis^ 
et quicquam ibi liabemus (lacune de cinq mots). Preterea 
dedimus predicto parvo monaslerio omnes consuelu- 
dines quas possidemus in curte Tusche Gigonis et per- 






— 121 — 

liDenciis ^uis , sine uUo retinemento. Dedtmus etiam in 
bosco nosiro Serniaci usum lignorum ad conslruendas eccle- 
siam et doEQos , et ad comburendum^ et ad alia sibi neces- 
saria facieudura . Dedimus insuper prefato mônasterio vineas 
nostras Serniaci, et costumam vini Vitralle , et molendînum 
Roche El>oll , quod est în Vendeia, et piscatoriam Bon- 
nellam , et mansionem Viride Vallis ^ et prata ejusdem 
mansionls. Preterea concedimus dicto parvo mônasterio et 
monacliis in eo Deo servientibus^ quod si aliquam terram^ 
que fuerit de feodo nostro^ acquisierint^ sive emptione^ sive 
de dono aUcujus, eamdem libertatem habeant in terra illa^ 
quam habebant in aliis terris suis^ quas ipsis in helemo- 
smaia contulimus. Volumus etiam et firmiter precipimus 
quod prefatum parvum monasterium et monachi in eo Deo 
servientes omnia predicta habeant et teneant bene et paci- 
fiée, libère et quiète^ cum omnibus pertinenciis suis^ et cum 
omnibus libertatibus et consuetudinibus suis. Volumus 
etiam quod omnes homines eorum^ in tota terra que ^r- 
tiiiet ad predictum monasterium^ sint liberi ah omni expe- 
ditione, angaria^ et ab omni consuetbdine et seculari exac- 
iione. Testibus fratre Milone^ elemosinario nostro ; Joanne, 
aixîhipresbilero * ; Petro^ vie. lenenle decani ; Martino Be- 
i-ardi, priore; Gaufrido de Funtanis et Thebaldo^ militibus. 
Oatum per manum Johannis Dalancon^ v. t. cancellario 
nostro^ apud Funtanetum^ sexta die maii^ primo regni nostri. 

Le monastère des Gourfailles cessa bientôt d'exister, et une partie 
«le ses domaines fut attribuée à celui de l'Absie. Le reste forma un 
arrière- tief de minime importance. On a découvert, il y a une tren- 
taine d'années, en ce lieu, qui est situé sur le chemin de Fontenay 
à Sérigiié^ un petit trésor, composé de monnaies de Saint-Martin 
de Toui*s, de Gien, d'Aquitaine, du Mans et du Poitou. Les plus 
rvr.etites étaient précisément au type poitevin de Richard CkBur-de- 

LÎOI1. 



1 . L'arcbiprôlre d'Ardin ? 



122 — 



III. 



Confirmation par Philippe-Auguste du don de la charge de pré- 
vôt et sénéchal héréditaire de Fontenay et du fief du Pâtis, que 
Guillaume dé Hauléon avait fait à Gérard de la Pérate. (Copie de la 
main de Jean Besly, Coll. de M. B, Fillon.) 

1207. 

Philippus, Dei gratia Francorum rex. Noverint univers! 
ad quos présentes lilterae pérvenerint quod fidelis noster 
Wilelmus de Maloleone ^ dédit et eoncessit in hereditatem 
et feodum Gerardo de Perata^ militi^ et heredibus suis^ pro 
tideli servicio quod ei et fratri suo fecit^ preposituram et 
senesealliam Fonteniaei^ cum omnibus pertinentiis^ et lerram 
quae vocatur lo Patis , et boseum^ vineam et molendinum 
Vadi Pinchon eum appenditiis. Nos autem^ ad preces 
dieti Wilelmi de Maloleone, hanc donaeionem et conces- 
sionem sigillo nostro eonfirmamus^ et quicquid contigerit^ 
omnia predieta predictp Gerardo de Perata garantizamus. 

Actum apud Parliniacum^ anno Domini M° CC® VU**. 

Un inventaire des titres de la seigneurie du Pâtis, dressé en 1482, 
mentionne un vidimus de cette charte de Van 1373. C'est probable- 
ment là que Besly lavait trouvée. Le Pâtis était alors la propriété du 
frère de sa seconde femme, Claude du Boulay. 

Gérard de la Pérate, auquel Guillaume de Hauléon avait concédé 
en fief la prévôté de Fontenay . appartenait à une famille originaire 
des environs de Parthenay, et était peut-être neveu d'Arnoul de la 
Pérate. abbé de Sainte-Croix de Talmond, de Tannée 1199 à 1201, 
et frère de Raoul de la Pérate , qui gouverna le même monastère , 
de 1210 à 1233. Une maison de la grande rue de Fontenay, dite la 
Pérate, ancienne dépendance du fief du Pâtis, a probablement 
reçu son nom de Gérard. Rebâtie en 1578 par la famille du Boulay, 
Tune des pièces du premier étage renferme une vaste cheminée, 
décorée des armes dé cette dernière famille. 

1 . Seigneur de Fontenay . 



— 123 — 

Philippe-Auguste assiégeait dans Parthenay le seigneur du lieu. 
qui aYait pris^ parti pour Jean Sans- Terre, lorsqu'il confirma la con- 
oesûon faite à Gérard de la Pérate. 



IV. 



Charte par laquelle saint Louis donne à Maurice Galleran le châ- 
teau de Hervent et la terre des Oulières, confisqués sur Geoffroy de 
Lusignan ., et promet de lui livrer en échange ^ s'il les lui retire , 
Monzay et Escoué. (Original sur parchemin^ auquel mangue le sceau^ 
provenani des anciennes archives du château dé Soubise, Coll. B. 
Ftlfon.; 

26 mai 1242. 

LuDOviGus, £>ei gratia Francorum rex. Noverint universi 
présentes pariter ac futuri^ quod^ de liberalitate nostra^ con- 
c^ssimus dileeto et iideli nostro Maiiricio Galleran ^y ut ipse 
teneat^ tandiu nobis placuerit, castrum Mairevenii et terrain 
Oliarum eum perlinenciis eorum^ et omnia de quibus in 
eis Gaufridus de Lesignein erat tenens^ die qua cornes Mar- 
chie ^ eidem fecit istam concessionçm. Si autem nos cape- 
remus in manu nostra castrum Maireventi et terram Oliarum^ 
nos reddemus eidem Mauricio <jatleran Monciacum et 
ieodum Choe, sicut Hugo de Ozaio '^ avunculus suus^ eas 
terras tenere solebat. Actum in castris ante Fontanetum^ 
anno Domini M* Ci? XU 11% die XX» VP mensis maii. 

Cette charte indique l'époque précise à laquelle Louis IX assiégea 
Geoffroy de Lusignan dans Fontenay. La promesse, faite par Geof- 



1 . Maurice Galleran , oa Valleran , fils de*Gilbert Galleran et de Relie 
d'Auzay. Deux fiefs des environs de Fontenay ont conservé le nom de la 
famille à laquelle appartenaient ces personnages : le t'ief-GaUeran et la 
Gailerande. 

2. Hugues X de Lusignan, cousin gennain de Geoffroy. 

3. Hugues d'Auzay était l'un des plus riches chevaliers de la contrée. 
Son nom figure plusieurs fois dans le chartrier de l'Absie. 



— 124 — 

froy de Chasteaubriand au Roi, de remettre à la première réquisi- 
tion entre ses mains le château de Pouzauges, qui lui avait été 
donné en garde, se rapporte à la même époque et au même ordre 
de faits. {Archives générales de France, série J. 400, n<> M- — Publiée 
par M. P. Marchegay dans la Revue des Provinces de r Ouest, cin- 
quième année, p. 421.) 

Parti de Chinon le 28 avril , saint Louis était , le 2 mai , devant 
Honcontour ; le 9, devant Montreuil-Bonnin ; quelques jours après, 
devant la tour de Béruges, et, le lundi 26, on le trouve devant Fon- 
tefiay. Le 30, il assiégeait Vouvent, dont il était maître le vendredi 
6 juin. De là, il se rendit mettre le siège devant Fontenay, dans 
lequel il était entré avant le !«>' juillet. 

Geoffroy de Lusignan ayant fait sa soumission, à la suite de la 
défaite du comte de la Marche et de ses alliés , il rentra en posses- 
sion de Mervent et de la terre des Oulières, et Maurice Galleran dut 
être pourvu des fiefs de Monzay et d'Escoué ; mais aucun document 
contemporain, jusqu'ici découvert, ne l'atteste. 



V. 



Mandement de Charles V accordant à Bertrand du Guescliu la 
somme de trois mille francs d*or, à prendre sur les recettes des 
châtelleuies de Montreuil-Bonnin, Niort et Fontenay, pour la solde 
des gens de guerre sous ses ordres. (Extr. d*un fragment ([inventaire 
des titres de la seigneurie de la Roche , dressé en 1405, et communiqué 
par feu M. BizeuU de Blain,) 

24 décembre 1372. 

Mandemejst de Charles, roy de France, à Guillaume Mar- 
quet, comis à la receptte des aydes ordonnez pour le faict 
de la guerre en Poictou, bailler à méssire Bertran la somme 
de uj mil francz pour l'entretenement et gaiges de gens 
d'armes, à prendre sur les receples des chastellenies de 
Monstruel, Niort et Fontenaî le Conte. Donné le dict mande- 
ment le xxiv* jour de décembre Fan mil uj^LxxiJ , et seellë 
d'un seel en cire vert à laz de soye rouge et vert. 



— -125 — 



VI. 



Lettres de Charles V donnant Fontenay-le-Comte à Bertrand du 
Guesclin, comme gage de la somme de onze mille francs d'or. 
(Extr. du même inventaire.) 

^i mai 1373. 

Matidemeut de Charles^ roy de France^ disant que. pour 
accomplissement du poiement de la somme de xxj lïiil francz^ 
il se fust obligié à messire Bertran du Guerclin luy bailler 
en garde plusieurs chasteaux et forteresses en Poietou^ tenuz 
en son obéissance; celle de x mil francs acquitée^ il veult 
que le dict messire Bertran ait^ par manière de gaige^ la 
ville et chasteau de Fontenay le Gpnte^jusques à poiement 
de la somme de xj mil restant. Donné le xuj® de may l'an 
mil nj« Lxxuj , et scellé en cire vert à laz de saye rouge et 
vert. 

Le texte entier de cette pièce et de la précédente n'ayant pas été 
retrouvé jusqu'ici, ces extraits fournissent, en attendant mieux, des 
renseignements précis, qu'il importe de recueillir. 



Vil. 



Vidimus des lettres de Jean de Berry, donnant Fontenay à Olivier 
de Clisson, comme garantie d*un. emprunt de dix mille francs d'or 
qu'il lui avait fait. (-Extrait de Ijmentaire des archives de la maison 
de Clisson, dressé en, 1434. ColL de M. B. Fillon.) 

6 juillet 1383. 

La coppie et vidimus d'une lettre faisante mencion que 
Jehan^ iils de roy de France, duc de Berry et d'Auvergne, 



— ;I26 — 

cl comte de Poylou, avoir confessé devoir à Messire Olivier, 
seigneur de Ciiczon , de Belleville et de Porhouet , connes- 
lable de France, x mille francs d'or, à cause de prest, et, 
|K)ur seurté du payement, avoir vouliu que ycelui Messire 
de Ciiczon eust, por manière de garde, le chastel et ville de 
Fontenay le Conte en Poytou. Celuy vidimus fait à la pre- 
vostë de Paris, le vj* jour de juillet M UI*^ IIII" trois, signé 
J. le Mire, et scellé du seau de lad. prevosté. 



VIII. 



Quiltance finale d'un prêt, dont Fontenay constituait la garantie, 
donnée par Jean Lemaingre, dit Boucicaut, à Jean de Berry. (Orig. 
sur parchemin, faisant partie iun recueil de documents du xi\^ siècle, 
réunis en un volume in-folio, qui se compose de feuillets de papier 
sur lesquels sont collés ces documents. — Communiqué pîar M. Maior, 
marchand d'objets iart et de curiosités de Londres,) 

23 décembre 1391. 



Nous, Jehan le Maingre Boucicaut, savoir faisons à touz 
que nous congnossons que aujourdhui Gaillart de Bye, rece- 
veur on Poitou, nous a compté la somme de quatre mil cincq 
cenz escuz, restans d'une obligacion de houit mil cincq 
cenz escuz du i\« jour du moys de juing l'an M CCC IIII^ et 
cincq, que nous a voit fait Monseigneur Jehan, filz de roi de 
France, duc de Berri et conte de Poitou, et prometons, soubz 
l'obligacion de touz noz biens, tenir quipte ledit Monsei- 
gneur le duc de Berri, ses hoirs et successeurs, par cest 
présent, et confessons avoir miz es mains audit Guillart de 
Bye les lettres de gariment du chastel et ville de Fontenai 
le Conte pour cette somme de houit mil cincq cenz escuz. 
Donné a Tours, iesmoin nostre signet, le xxiii* jour du 
moys de décembre l'an mU CCC IIIF" et unze. 



— 127 — 



IX. 



Inscription comméniorative du don d'une croix d'or à la chapelle 
du couvent des Jacobins de Fontenay par Isabeau Acharie, femme 
de Jean Brugîère^ seigneur de Chaix. (Mss. de Prézeau.) 

26 mars 1482. 

Lan . Nostre . Seigneur . mil . CCCC.im« et U. 
du . mois . de . mars • le . xxvi* . jour. 
en . Ihonneur . Dieu . et . Monsieur . Set .Dominicque. 

dame . Isabeau . Aeharie. 
femme . Mohs . Jehan . Brugière . de . Chais . Seigneur. 

a . doné . a . eeste . maison. 
une . croez . de . fin . or . du . poids . de . quatre . marcs. 

et . a . ordoné . estre . faictes . prières, 
de . comemorations. 
pour . le . repos . de . lame . a . son . dict . Seig^ 
ei . des . âmes . defuncts . Jehan . Brugière . et .Marie . Vassaud^ 

père . et . mère . de . luy. 

Jehan . Aeharie . et . Jehane . de . Lugres. 

père . et . mère . délie. 

et . révérend . père . en . Dieii . Gefirois . Vassaud • . 

quand . vivoil . areevesè[ue . de . Vienne. 

la . bendTste . Vierge . Marie . clame . merci. 

pour . eux . a . Ihoure . de . la . mort. 

Cette inscription, gravée sur une plaque de cuivre, était'placée à 
la droite de Fautel de la chapelle des Jacobins. — La croix d'or, 
donnée par Isabeau Aeharie , avait probablement été fondue lors 
des premières guerres de religion , car il n'en est pas fait mention 
dans l'inventaire du couvent, dressé au mois de juillet 1606. 



{. GeoA^X Vassaud, d'abord président au Parlement de Paris, ensuite 
aicfaêvévjiie de Vienne. Il fut appelé au siège de Lyon , mais ne prit point 

et ordonna que son corps fût enterré dans son é^^lise catbé- 



— 128 — 



X. 



Inventaire du trésor de Notre-Dame de Fontenay. (Origiml 
mr papier. Coll. de M. B. Fillon.) 

. 28 juin 1537. 

ON l'oRMOYRE de l'aULTIER SAU«GTE ANNE. 

Et premyèrement^ le vaysseau d'or fin que l'on porte 
le Corpus Domim, o la plactayne d'icelliiy ; 

ij. Un calyce d'or fin, appelé Coulpe de Monseigneur Artus, 
o sa plactayne * ; 
' iij. Ung aultre d'argent doré, o sa plactayne ; 

iîij . L'ng aultre d argent doré, que l'on nome des Bernards, 
o sa plactayne * ; . 

V. Ung aultre d'argent, o une imayge Sainct Sebastien 
on pied, o sa plactayne ; 

vj. Ung aultre d'argent godronné, o sa pbctayne; 

vij. Ung aultre fort vieil d'argent doré et godronné^ quy a 
le pied rompu ; 

* viij. Une monstrance d'or fin que l'on nome de VAssomp- 
cion^ ; 

yiiij. Une aultre monstrance d'argent doré et godronné; 



drale, à laquelle il fit divers legs. [F, son article dans le Gtillia Chrisiiana^ 
T. IV, col. 176. D.) 

G. Vassaud paraît avoir été désigné par le Conseil de Charles VII pour 
remplir les fonctions archiépiscopales, afin d'aplanir les difficultés qui 
s'étaieat élevées, au sujet des prérogatives ecclésiastiques, entre son prédé- 
cesseur et l'administration laïque du Dauphiné. 

4. Il s'agit ici du calice exécuté en 1437 par Gérard Rouvet, orfèvre 
de Paris, sur l'ordre d'Artus de Richemond. (V. Lettres à M. O. de Ro^ 
chebrune sur divers documents artistiques relatifs à Notre-Dame de Fon" 
tenajTy par B. Fillon, p. 6.) 

2. Ce calice fut vendu en i548, & la Rochelle, et son prix servit a ac- 
quitter la quote-part dé l'église Notre-Dame dans la contribution de 
guerre, mise, cette année-là, sur les biens ecclésiastiques du royaume. 

3. Ainsi nommée parce qu'elle ne servait que le jour de l'Assomption, 
fête patronale de l'Eglise. 



— 129 — 

X. Une coulombe de cuyvre doré*; 

xj. Le ehief Monsieur Sainet Venant d'argent doré, o ses 
relicques * ; 

xij. Un aultre ehief Madame Sainete Anne d'argent; 

xiij. Un aultre chicfde cuyvre doré tout rompu^ à la sam- 
blance d'une sainete '. 

OR LORMOYRE DU GBAHB AULTIEA. 

Et premyèrement, ung vaysseau d'or fin^ que l'on met 
les hosties d'atende; 

ij . Ung aultre petit vaysseau d'or fin^ on quel y a un mor- 
ceau de la vrav eroex : 

iîj. Une grand 'erœx d'argent doré à deulx croezions^ à 
pierres et eamahyeux^ que l'on noise de Monsieur Jehan 
le Massle^ en son vyvant^ évesque de Maillezoys ^ ; 

îiîj . Une croex auzéne de cuyvre doré fort vieille * ; 

V. Une châsse de cuyvre doré, que l'on nome de Sainet 
Pierre, o relîcques • ; 

yj. Une aultre châsse de cuyvre doré, que l'on nome de 
Sainet Blays, o relicques ; 

vij. Une châsse d'argent doré, à cinq vitres, o relique^ de 
Monsieur Sainet Jacques ; 



f . Ces colombes étaient employées i. antérieurement au xv« siècle, à 
rnifermer les hosties, et étaient suspendues au-dessus de Tautcl, 

2^ Les reliques de saint Venant ayant été détruites pendant les guerres 
de r^li^ioo , les fabriciens de Notre-Dame en demandèrent d'autres à 
rabl>aye de Saint-Germain-des-Prés de Paris, en i651. {l^ièces curieuses 
conc^rnani Noire-Dame de Fontenajr^ publiées par B, Fillon, Fontenay, 

4849^ in-8<>, p. 18.) 

3 Ce devait être celui de sainte Catherine, mentionné dans un document 

de 1 482. 

4. Appelé à tort Jean de Masle dans la liste des évêques de Maillezais. 
Il occopa ce sîëge de 1384 à 1421, selon les uns. Selon d'autres, il n'en 
prit possession qa'en 1397. 

3. Croix processionnelle dont on se servait le jour des Rameaux. 

6.' Ce reliquaire éuit exposé sur l'autel de la chapelle Saint-Pierre, 
dépendant du dojenné, le jour de la fête patronale de saint Pierre es Liens. 

9 



— 130 — 

viij. Un bras de cuyvre doré^ que Ton nome des Lûm- 
bards * ; 

viîij. Une imayge Nostre Dame d'argent doré^ du poids 
emeq marcs^ que l'on nome Mater Christi ; 

X. Une imayge d'ung ange^ o vitre à relicques ; 

xj. Une boeste d'argent^ ou y a relicques. 

« 

ON l'ormoyre de l'aultieb saingte marie magdeletne. 

Premyèrement^ ung vieil bassyn d'argent doré^ godronné^ 
tout rompu ; 

ij. Une chesne d'argent doré, que l'on nome des Boa- 
nins * ; 

iij. Une boueste de cuyvre doré, ou y a une chape du 
dict Monsieur Jean Le Masle; 

iiij . Ung bassyn d'arain, o troys pieds de lyon ' ; 

V. Ung chandeliyer d'argent que l'on nome flambeau. 

Et pour le parsus, tant chezibles, estolles^ fanons, courti- 
l^ulx, napes, parements, linges et telles, que burettes, 
aquières, piactz d'ofrandes, chandellyers, mebles, lyvres, 
tiltres, immunitez, lectres et aultres munimens appartenans 
à la dicte esglyze Nostre Dame de Fontenay le Conte, en a 
esté droissé estât par le menu, le vingt troysiesme du présent 
moys. 

Faict au dict Fontenay le Comte, le xxviij* jour de juing 
l'an mil cincq cens trente sept , par moy Pierre Bran , con- 



1 . La famille Lombard, dont un membre avait donné ce relîqaaire, 
était , au xm* siècle et au commencement du xiv*, l'une des plus riches de 
la bourgeoisie fontenaisienne. 

2. C'était vraisemblablement une chaîne ou ceinture ayant servi à 
quelque femme de la famille Bounin , qui l'avait donnée comme ex-voto. 
Les Bounin, riches bourgeois au xui* siècle, étaient entrés , au xiv«, dans 
la noblesse d'arrière- fiefs. 

3. Ces bassins, ou brasiers, servaient à chauffer les églises pendant Tbi* 
ver. On en retrouve peu de postérieurs à la première moitié du xiv* siècle. 



— 131 — 

seiller de la mayson de ville et comune dudict Fontenay^ et 
fabricqueur de la dicte esgiize Nostre Dame. 

P. BRAN, PABRic. 

Un an après que cet inventaire eut été dressé , le 30 septembre 
iS38, le chœur de Féglise menaçant ruine, il fut décidé, en assem- 
blée générale des paroissiens , que partie du trésor serait vendue . 
afin d'en employer le prix à la reconstruction des portions de l'édi- 
fice dont la solidité était compromise. C'est alors que la olupart 
des pièces de métal précieux furent sacrifiées. Il n'en restait plus 
qu'un petit nombre en janvier 1K54, huit ans avant la prise d'armes 
des protestants^. Un autre inventaire, du 18 juillet 1568, montre 
quels ravages les guerres de religion avaient de nouveau faits dans 
ce trésor^. Les derniers débris en furent dispersés avant 1574 ; car 
lorsque le duc de Montpensier s'empara de la ville , ce fut le curé 
de Saint-Nicolas qui prêta les vases et ornements nécessaires pour 
dire la messe aux catholiques de la paroisse de Notre-Dame ^, 



XI. 



Procuration donnée par Jacques Beatoun, archevêque de Glascou, 
ambassadeur de Marie Stuart en France, à Jean Chasteau et Fran- 
çois Yiéte, pour recevoir, au nom de ladite reine, la somme de 
cent soixante écus sols, qui lui revenaient pour sa part d'un trésor 
trouvé au moulin à eau du château de Fontenay. 

21 juin 1564. 

En la court du scel estably aux eontracts à Fontenay le 
Coaipte^ a esté présent et personnellement estably révérand 
père en Dieu^ messire Jacques de Bethun *, archevesque de 



1. Pièces curieuses ôoncernant Notre-Dame de Fontenay ^ p. 3. 

2. M, p. 4. 

3. Papiers de fea M. l'abbé E. Âillery. 

4 Jacqaes Beatoun , archevêque de Glascou , ambassadeur de Marie 
Sioart en France, était neveu de David Beatoun, cardinal de Saint- 
André , chancelier d'Ecosse. Il avait été pourvu en 1 559 de l'abbaye de 
l'A^bsie, et, un peu plus tard, de la trésorerie de Saint-HiLaire de Poitiers. 
11 mourut à Paris le 25 avril 1603, à l%e de 86 ans. 



— 132 — 

Glasgo^ grand aulmosnier^ conseiller et embassadeur de Sa 
Magesté Madame Marie^ royne d'Escosse^ douayrière de 
France^ et abbé eommandataire de l'Âbsye en Gastine^ 
lequel^ comme ayant pouvoir et charge de la dicte royne^ a 
institué ses procureurs^ maistres Jehan Chasteau^^ et François 
Viete, S' de la Bigotière ^, ausqueulx et à chascun d'euU a 
donné plein pouvoir^ puissance et mandement de terminer^ 
traicter et finer tous les procès et contestations pendantz 
entre luy^ on dict nom^ et le recepveur du domayne du 
dict Fontenay^ membre dépendant de la compté de Poictou, 
qui faict partye du douayre de la dicte royne^ et par éspecial 
recepvoir de honorable homme Nicolas Dupont la somme 
de huict vingt sept escuz sol ^ à la quelle le dict Dupont et 
le recepveur du dict Fontenay ont esté tauxez^ par jugement 
de Monsieur le lieutenant du seneschal du dict lieu, en date 
du dix huict juing dernier, pour les part et portion revenant 
à la dicte royne en la quantité de plus grands denyers, trou- 
vez on terrains ou sont establiz les moulins à eaue du chas- 
teau du dict Fontenay, exploictez par colons et sixtains du 
dict Dupont ; bailler acquict et quictance de la dicte somme 
de huict vingt sept escuz aux dictz Dupont et recepveur, et 
généralement faire toutes poursuytes et diligences à Teffect 
d'accomplir et finer 1« dict mandement ; promectant le dict 
messire Jacques de Bethun soy tenir pour jugé et con- 
dempné par le jugement et condempnation de la dicte courte 
et se soubzmectre à sa jurisdiction pour l'effect de la pré- 
sente procuration et mandement. — Faict et passé on 



i. Jean Chasteau fut pourvu,queIqiie temps après, de la charge de secré- 
taire de la reine d'Ecosse en son domaine de Poitou. Il résidait à Fonte- 
nay-le-Comte. 

2.' François Viéte, alors avocat au siège de Fontenay, ne s'était pas 
encore prononcé d'une manière définitive entre les deux grands partis qui 
se partageaient la France. Quelques jours après s'ôtre acquiué de la com- 
mission à lui donnée par l'archevêque de Glascou , il allait reprendre son 
poste de précepteur de la jeune Catherine de Parthenay, au Parc-Soubise , 
foyer du calvinbme. 



] 



— 133 — 

convent de TAbsie^ ou logys du dict révérend père en Dieu^ 
le vingt uniesme jour de juing l'an mil V^ soixante et quatre. 

J. GLASGO. 
MISÈRE PYCHARD 



xn. 



Lettre de Mai*ie Stuart au comte du Lude, pour lui demander de 
faire rentrer au plus vite les revenus de son domaine du Poitou. 
(L'original de cette lettre, dont la signature seule est autographe^ ap- 
partenait à M. Paulze-d'Ivoy, préfet de la Vendée, lorsque M. Savin. 
président du Tribunal civil de Bourbon-Vendée, prit la copie qui sert 
à la publier aujourfhui.) 

14 septembre 1565. 

Mons' du Ludé ^y j'ay sceu par monsr l'Ambasadeur ^ que 
les finances de mon douére en Poyetou n'estoient encores 
es mains des reeepveurs et fermyers^ non plus que celles du 
tablyer de Fontennay de l'an 64^ par le faict des guerres^ ce 
qui est à grand préjudi^ à mes afTayres. Si vous plesoit 
prendre soin d'icelles^ y mettre ordre et les conduire es fin 
que je désire^ à iamays vous sauray gréé de la peinne qu'aurés 
prinse pour moy. Et metray fin à la présente^ priant Dieu , 
mons^du Lude^ qu'il vous ayeen sa saincte garde. Escript 
a Ross^ ce XIV^ septembre, 

MARIE. 



1. Gouvernear du Poitou. 

2. Jacques Beatoun, archevêque de Glascou, abbé de l'Absie. 



— 134 — 



xm. 



Commission de garde des chasses royales du Bas-Poitou, donnée 
à Jacques. Buor, seigneur de la Mothe-Freslon, par Jacques du 
* Fouilloux, garde général des forêts de la province. (Origitial sur 
papi^. Archives du greffe de la Cour iappel de Poitiers.) 

8 novembre 1565. 

Nous^ Jacques du Fouilloux ^ seigneur du dict lieu du 
Fouilloux et de Bouille, escuyer d'escurie du Roy nostre 
sire^ et son garde général des chasses ou pays de Poictou^ 
en vertu de la commission à nous donnée à cest èffect le 
vingt huictiesme jour d'aoust mil cinq cents soixante et ung^ 
ayant pleine cognoissance des vertus^ preudhommie et' ca- 
pacitez de Jacques Buor ^, escuyer^ seigneur de la Mothe 
Freslon, et de son expérience au faict des chasses^ Pavons^ 
par ces présentes^ conmiis en nostre lieu et place pour la 
garde des forets^ boys et buyssons appartenant à sa dicte 
Magesté es pays de Bas Poictou^ et luy remettons es mains 
les pouvoirs surce^ que tenons.de nostre dicte commission^ 
dont coppie est ci-joincte aux présentes^ explicative des 
charges et debvoirs qui, pour le dict faict^ incombent au dict 
Buor es lieux de sajurisdiction *. 

Faict à Fontenay le Conte le huictiesme jour de novembre 
l'an mil cincq cents soixante et cincq. 



DU FOUILLOLX. 



Par mon dict seigneur : 
ROUSSEAU. 



i. On possède peu de renseignement sur ce Jacques Buor, el il est 
facile de le confondre avec un de ses parents, qui portait le même prénom. 
Ce dernier était calviniste , tandis que celui-ci était resté catholique. Le 
fief de la Motte- Freslon était dans la paroisse du Cbamp-Saint-Père, en 
Talmondais. 

2. Cette copie n'a pas été retrouvée avec la présente pièce. 



— 135 — 



XIV. 



1 

Lettre adressée par lamiral de Coligny au capitaine du château 
de Fontenay, à l'occasion du meurtre du capitaine La Mothe-Bon- 
net. (OrigimU sur papier provenant des anciennes archives du château 
de Soubisè. Coll. B. Fillon.) 

29 janvier (1569 ?) 

Le trespas espouvantable du capitaine La Mote *, (ué en 
trahîzon sur le chemin de Fontenay à Niort^ proches Oumes'^ 
et coupé à cartiers^ vous doibt fère veoir la cruaulté de 
ceulx qui tiennent la campagne assemblez par bande^ et 
n'est i bien fet d'anvoier quatre honies par les chams^ quant 
i a danger pour quarante armez iusques aus denz. Jeti'aurê 
cesse de comander que la vie des chefz et des moindres soU 
datz ne court dores en avant si grans risques^ car Dieu a 
doné charge de veiler à la conservacion de ses créatures à 
(ceulx) qui les commandent et conduisent. 

De Niort ce 29* janvier. 

CHASTILLON. 

On lit sur ladresse ^Au capitayne de Fontenay-le-Conte. 
La signature seule de cette belle et noble lettre est autographe : 
le texte est de la main du secrétaire auquel elle a été dictée. 

XV. 

Privilège accordé par Henri IV à Jean Meltayer pour imprimer et 
éditer les Œuvres mathématiques de François Viéte, translatées 

DE LATIN EN FRANÇOIS PAR LES SIEURS P. AlEAUME ET DU LyS. (Copic 

du temps. Coll. de M. B. Fillon.) . 

26 juin 1600. 

Herrt^ par la grâce de Dieu^ roy de France et de Na- 
varre^ à nos amez et féaux conseillers les gens tenant nos 

i. Joseph Bonnet, dît le Capitaine La Mothe-Bonnel, habitait Âuzais. 
3. Ouïmes, entre Niort et Fontenay. Le pont jeté sur TAutize, au-dcs- 



— 136 — 

coui's de parlements^ prevosté de Paris, bailty de Rouen, 
séneschaux de Lyon, Thoulouze, Bordeaux et Poictou, et 
leurs lieutenants, et à fous nos autres justiciers et officiers 
qu'il appartiendra, salut. 

Jehan Mettayer, nostre imprimeur et libraire, nous a faict 
remonstrer qu'il a recouvert à grands frais la copie d'un 
livre intitulé : OEuvres Mathématiques de M. François Viete, 
translatées de latin en français par les S'* P, Aleaume et Du 
Lys, avecq V agrément de V auteur ; lequel il désireroit 
volontiers imprimer et mettre en lumière; mais d'autant 
qu'il lui couste jà de grands Trais, et coustera encore, tant 
pour la coppie que pour l'impression d'icelluy livre, il double 
et craint qu'après Tavoir exposé et mis en vente, que autres 
imprimeurs de Paris ou autres villes de cestuy royaume le 
voulussent semblablement imprimer, ou suscitassent sem- 
blablement les imprimeurs de Genève ou autres étrangers à 
ce faire, et, par ce moyen, frustrer l'exposant de ses frais et 
mises, et rendre ses peines , diligences et travail inutils, et 
lui faire recevoir perte et dommage. Pour à quoi remédier 
et afin que le dit Jehan Mettayer, qui journellement travaille 
pour le bien public, ayant fourny à ce qui estoit nécessaire 
pour advancer le dit labeur et recouvrer les coppies du 
susdit livre, se ressente du fruict de ses labeurs, nous a très 
humblement requis luy permettre le faire imprimer, et inter- 
dire à tous libraires et imprimeurs les imprimer et faire 
imprimer, tant dehors que dedans cestuy nostre Royaume, 
ny susciter semblablement aucuns estrangers à ce faire. 
Nous, à ces causes, désirant la promotion et advencément 
des sciences en nostre Royaume, et favorablement traicter 



* sbus de ce bourg, était, à cette époque, entouré de bois, et passait pour 
l'un des passages les plus redoutés des voyageurs. Près de là se trouvait la 
Maison' Mauvaise ou Piolie du Roi [aujourtt/iui Mauvais, le Mauvais- 
Gué). C'était jadis le lieu de réunion des garneuicnts du pays, et celui des 
assemblées générales des bohémiens et mendiants. (V. Poitou et Fendée^ 
article Fontenay-le-Corate, p. 62.) 



— 137 — 

« 

nostre amé et fëal conseiller et maistre des requestes ordi- 
naires de nostre hostel François Viéte, et témoigner de l'es- 
time singulière en la quelle tenons son savoir et sa personne^ 
vous mandons et enjoignons par ces présentes que vous 
ayez à permettre^ comme nous permettons audit Jehan 
Mettayer^ qu'il puisse imprimer ou faire imprimer^ vendre, 
distribuer le dît livre, selon l'ordre et méthode du dit Viéte, 
tant de fob et en telle forme, marge et charactère que bon 
lui semblera ; faisant inhibition et deffence à tous imprimeurs 
libraires^ tant de Paris que d'autres villes de ce Royaume, 
et autres personnes, de quelque estât et condition qu'ils 
soient, résidant en pays et terres de nostre puissance et sei- 
gneurie, de les imprimer ou faire imprinïer, vendre ny 
débiter, contrefaire ny altérer, soit par extraits ou abrégé, 
ny mesme susciter les Genevois ou autres estrangers à ce 
faire, sans le congé exprès dudit Mettayer, durant le temps 
et terme de dix ans après que le dit livre sera parachevé 
d'imprimer, sur peine de cinq cens escus d'amende, de la 
quelle sonmie la moitié nous appartiendra, et l'autre moitié 
au dit suppliant, et sur peine aitssi de confiscation des 
exemplaires qui seroient faietz ou imprimés par autres et 
hans le consentement du dit; mesme, si aucun libraire, im- 
primeur, ou autre personne, de quelque qualité que ce soit, 
en cestuy nostre Royaume est trouvé saisi de d'auciuis 
exemplaires dudit livre, que de ceux qui seront imprimez 
par les dits ex[K>sants, voulons qu'il soit procédé envers luy 
|)articulièrement, et soit condamné à pareille amende que 
s'il l'avoit imprimé ou faict imprimer. De ce faire donnons 
pouvoir, authorité, commission et mandement spécial, et de 
procéder à l'encontre de ceux qui contreviendront par 
toutes voies deues et accoustumées, et par les peines susdites ; 
nonobstant oppositions et appellacions quelconques, pour 
lesquelles, et sans préjudice d'icelles, ne voulons être différé. 
Et pour ce que de ces présentes ledit exposant pourroit avoir 
aflàire en plusieurs et divers endroicts, nous voulons que. 



_ 138 — 

au Vidimus d'iceUes^ fait sous scel royal ou par l'un de nos 
amez et féaux conseillers^ notaires et secrétaires^ foy soit ad- 
joustée comme au présent original. Et si voulons et man- 
dons que mettant par bref le contenu du présent privii^e 
au commencement ou à la fin de chascun des dits livres^ que 
cela ait forme de signification , tout ainsi que si l'original 
estoit particulièrement signifié à chascun^ et que cela soit de 
tel efièct et vertu ^ conmie les dictes lettres leur avoient 
expressément et particulièrement esté monstrées et signifiées. 
Car tel est nostre plaisir. 

Donné à Fontainebleau le vingt sixiesme jour de juin l'an 
de grâce mil six cent^ et de nosti*e règne le onziesme. 

HENRY. 
Par le Roy : 

DE NEUFVILLE. 



La traduction des Œuvres de Yiéte par ses deux secrétaires, dont 
il est question dans ce privilège, n'a pas été imprimée. Le décès de 
rillustre mathématicien, qui eut lieu eh février 1603, fut probable- 
ment cause de la non-exécution de Tentreprise. Comme ses livres 
ne s adressaient qu'à un nombre très-restreint de savants, leur 
débit, ne pouvait être considérable ; aussi Yiéte avait- il coutume 
d*entrer pour une large part dans les frais d'impression. Lui mort, 
Mettayer ne se soucia sans doute pas de courir les chances de perdre 
le fruit de son labeur. 



XVI. 



Testament fait par Benjamin de Rohan, seigneur de Soubize, 
avant la prise d'armes qui devait avoir lieu en 1619. (Autographe. 
Coll. de M. B. Fillon.) 

26 mai 1619. 

MoY^ Benjamin de Rohan^ sire de Soubize, estant prest 
et dispouzé à accomplir; avec l'aide de Dieu^ les résolutions 
prises dans le conseil des Esglizes^ partant sur le point de 



— 139 — 

courir risque de ma vie^ que je dépose es mains du Seigneur^ 
pour en &ire à sa sainete volonté^ et voulant mettre aupa- 
ravant ordre à mes affaires privées^ ay^ par le présent^ escript 
et signé de ma main, donné et légué, desdarant que ma 
volonté est telle, tous et chascuns mes biens^ tant meubles 
qu'immeubles , présents et à venir, à mon frère Henry de 
Rohan, duc de Rohan, chef de nostre mayson , à la charge 
par luy d^acquiter et payer les legs et dons particuliers, ainsi 
qu'ils sont portez à Testât attaché au présent testament, et de 
soubsmettre ie dict testament a l'aprobation de Madame 
nostre mère, que je supply de le tenir pour bon et valable, 
pourveu toutesfovs qu'elle restablisse, sur les biens à elle ap- 
partenant en propre, ce qu'elle jugera n'estre conforme à la 
justice et à la bonne harmonie qui doyt reigner entre les 
membres d'une mesme mayson. Et, pour l'accomplissement 
de ces miennes dernières volontez, ay choisy pour exécuteur 
testamentaire maistre Hylaire Vernède, sieur de la Pierre 
Blanche, advocat au siège de Fontenay le Comte, es mains 
duquel j'entends que le présent demoure, pour le garder et 
représenter quant de ce sera requis par mon dict frère ou 
son mandataire, ou par moy, au caz qu'avec la grâce de Dieu, 
je revienne sain sauve des dangers que j'ay à courir; et> 
en récompense de la bonne affection que le dict sieur de. la 
Pierre Blanche me porte, et des services qu'il m'a rendus 
et peut me rendre encor, j'ordonne qu'il luy sera payé sur 
mes dicts biens, par mon dict frère, la somme de cincq mille 
livres tournoys, et le prie d'accepter le* don du ruby balay 
en bague qu'il a en dépost, pour le porter en convenir de 
moy. — Faict à Fontenay le Comte, le vingt cincquiesme 
de mai l'an mil six cents dix neuf. 

Benjamuv de ROHâN. 



On ne possède pas Tétat des legs particuliers annexé au présent 
testament. 



1 



— uo — 



xvn. 

Lettre de John Locke à M. de Juigné-Locé, pour lui demander 
des renseignements sur le trajet d* Angers à la Rochelle, en passant 
par Thouars, Fontenay et Marans. (Autographe. Coll. de M. K 
Fillon.) 

22 août 1678. 

Angers, 22 aoust 1678. 

Monsieur , 

Un ami de M. l'abbé Froger ^ m'a engagé de passer par 
Thouars^ Fontenay et Marans, me rendant à la Rochelle. 
Geste route est^ suyvant luy^ à préférer .à l'autre que j'avois 
résolue de suyvre^ et ce qu'il m'a conté des richesses du 
chasteau de M. le Duc de la Trémouil a commencé à me 
faire faire réflection en sa faveur. Il ne tient qu'à vous, 
Monsieur^ de me diriger par un chemin ou par l'autre^ ayant 
résolu de me remettre entièrement à vous sur ce point, 
partant d'icy. Une route cahoteuse ne me desplaist point, 
pourveu que le pays soit plaisant, sans fascheuse rencontre. 
Je veux bien employer mon voyage à connoisti*e les pro- 
vinces où je seray passé, et ne pas négliger ce qu'elles ont 
de curieux et de rare, bomme il arrive aux estrangers mal- 
conseillers, ou du tout, par des tuteurs généreux. Si M. l'abbé 
Froger n'eust quitté Angers pour une journée ou deux, il 
vous auroit espai^né la peine de cest itinéraire ; mais, à son 
deffaut^ les recommandations de M. Thoinard ^ et de M. i^bbé 



1 . C'était sans doute un parent de 1* Ingénieur François Froger, corres- 
pondant de Tboynard, qui a publié la Relation d^un voyage fait en 1695* 
lt>97 aux cétes d'Afrique, 

2. Nicolas Tboynard, érudit, numismatiste et théologien, auteur de 
V Harmonie des ÉvangHes, né à Orléans le 5 mars 1629, mort à Paris le 
5 janvier 1706. 



— 141 — 

de Gy vès ' m'ont fait le devoir de m'àdresser à vouS| dont 
j'ay déjà receu bon accueil^ et la response que j'attends aug- 
mentera ma recognoissance. En attendant^ croyez^ sans plus^ 
que je suis^ 

Monsieur, 
Votre très-humble et obéissant serviteur , 

J. LOCKE. 

On lit sur l'adresse : A Monsieur de Juigné de Locé, chés Madame 
Ayrauld^ à Angers. 

Locke était arrivé à Angers le 19 août, et s*était empressé de se 
mettre en rapport avec les personnes de cette ville pour lesquelles 
son ami Thoynard lui avait remis des lettres de recommandation. 
Comme les autographes de l'illustre Anglais sont extrêmement 
rares, il semble opportun de joindre au texte de la missive qu on 
vient de lire Textrait d'une autre, datée d'Angers, précédemment 
écrite à Tboynard. Il complétera les seuls renseignements qu'on 
ait sur le voyage que Locke fit dans Toliest de la France, pendant 
Vêlé de 1678. 



(Autographe, Coll. de M. B. Fillon.) 



« Angers, ce 20 aoust 1636. 



« J'arivay icy hier au soir, et, aujourd'hui^ j'ai eu l'hon- 
neur de voir M. Fabbé Froger. En vérité, Monsieur, vos 
abbés sont extraordinaires^ et, si tous les abbés de France 



1. L'abbé de Gyvès, d'une ancienne famille de robe des environs d'Or- 
léans, alliée à celles des Budé et des Daguesseau, éuît fort instruit et entre- 
tenait des relations littéraires avec plusieurs hommes célèbres, Locke avait 
eu occasion de le voir, lors de son passage à Orléans , au mois de juillet 
précédent. 



. — 142 — 

sont comme ceux dont vous m'avez donné la connoissance 
à Orléans, et à Angers^ et à Paris^ il n'y a rien de si excellent 
que cette sorte de gens. Je n'ay pas eu le temps encore 
d'aller voir M. de Juigné Locé^ et^ d'ailleurs^ on croit qu'il 
n'est pas présentement en ville. Je crois partir d'icy en moins 
de huicl jours pour la Rochelle. On parle en ces quartiers 
de Rochefort comme d'une place qui mérit le ^ieux d'estre 
veu de toutes les places de France^ et comme vous avez 
beaucoup de cognoissance avec les gens de marine (aussi 
bien qu'avec nostre bon capitaine Fromentin ^, dont je suis 
le très-humble serviteur) , vous n\e ferez grand plaisir de 
m'adresser à quelque un à Rochefort^ qui mepourroit faire 
voir quelque party de ces belles choses là. Vos lettres me 
trouveront à la Rochelle chez M. Jean RoUé. d 



i . Ce devait élre le frère oa le parent de Raymond Formentin , yîcaîre 
général du cardinal de Goislin, évêque d'Orléans, ami de Thoynard. Locke, 
qui écrivait mal le français, et tenait assez peu de compte de l'orthographe 
des noms, l'appelle à tort Fromentin. . 



LETTRES 

DBS 



ROIS DE FRANCE 



PRINCES ET GRANDS PERSONNAGES 



LA GOMHUNB DE POITIERS. 



\jes ArcliWes municipales de Poitiers possèdent une série de 
TeÀstres de délibérations de Tancien corps de ville qui remontent 
\usquk Vannée 1412. On y rencontre en Jes feuilletant beaucoup de 
copies de lettres adressées à la commune par les rois de France, 
le& prmces et grands personnages, tels que : gouverneurs, séné- 
i^li;a^i^^^ généraux des finances, etc. Ces lettres seraient plus nom- 
bTease&, s\ les greffiers du conseil les avaient toutes transcrites 
mtégralement, et s'il n'y avait pas quelques lacunes dans les regis- 
tres. I>a plupart de celles du xv« siècle et du commencement du 
XYi« sont médites. Six seulement ont été publiées assez inexacte- 
ment par Thibaudeau, dans son Abrégé de Vhistoire du Poitou. 
Comme ce genre de documents fournit des renseignements pré- 
cieux, non- seulement pour l'histoire locale, mais aussi pour l'his- 
toire générale, nous avons cru utile d'en composer un recueil aussi 
complet que possible. Dans ce but, nous y avons fait rentrer, outre 
les lettres d'ailleurs si peu nombreuses déjà publiées , les lettres 
analysées ou mentionnées par les registres. Nous les indiquons, à 
leur date, au bas des pages occupées par le texte des lettres com- 
plètes. 

Notre recueil comprend soixante lettres reproduites textuellement 
et vingt et une analysées ou mentionnées. Elles embrassent la pé- 



— 144 — 

riode qui s*étend du copimencement du règne de Charles YII à 
ravénement de François l" (1S15). Parmi les soixante lettres com- 
plètes, une seule émane de Charles YII, trente-deux de Louis XI, 
dont U*ois publiées; onze de Louis XII, dont une publiée ; une de 
Charles, comte du Maine; une des gens du grand Conseil du roi 
Louis XI ; quatre de Louis de Crussol , sénéchal de Poitou; une de 
Yvon du Fou, capitaine de Lusignan; deux de François, comte de 
Dunois; une de Jacques de Beaumont-Bressuire, déjà publiée; une 
de révoque de Lombes; une de François de Pons, seigneur de 
Montfort, à laquelle est jointe une autre lettre de Louis XII audit 
de Montfort; une d'André de Yivonne, sénéchal de Poitou, déjà 
publiée, et enfin trois de Jacques de Beaune, seigneur de Semblau- 
çay, général des finances. L'absence de lettres de Charles VIII 
s'explique probablement par la perte des registres municipaux de 
cette époque. Des vingt et une lettres dont il est fait seulement 
mention, six sont de Charles YII, dix de Louis XI, une du conné- 
table de Richemont, une de Yvon du Fou, deux de Louis de Crus- 
sol. sénéchal de Poitou, une de son secrétaire. M.' de Brandisner. 
Elles sont analysées ou simplement indiquées dans les procès-ver- 
baux des séances consacrées à leur examen. Quant aux lettres 
complètes, les greffiers les ont transcrites dans le corps des déli- 
bérations , à Texception d'une seule, celle de Charles YII , 
que nous avons trouvée copiée dans un manuscrit vélin 
très-bien écrit, de la fin du xv" siècle, appartenant aussi aux 
Archives municipales dç Poitiers, et contenant des copies de 
pièces de diverses époques , relatives aux actes administratifs de 
Tancienne commune. Cette particularité doit faire suppo3er que 
bien des lettres ont été sans doute omises dans les registres des 
délibérations. Quelque réduite qu'elle soit par la négligence des 
anciens greffiers ou par les destructions opérées à diverses époques, 
la collection que nous offrons aux historiens n'en fournira pas 
moins son contingent de faits curieux et nouveaux. 

B. Ledain. 



LETTRES 



DBS 



ROIS DE FRANGE 



PRINCES ET GRANDS PERSONNAGES 



A LA COMMUNE DE POITIERS. 



I. 



Lettre de£harles VII. (Rég. H, f. 4, r^, liasse 42, manuscrit sur^ 
vélin de la fin du xv« siècle.) 



^ De par le Roy. Chiers et bien amez^ depuis que derreniè- 
rement vous escrivismes la victoire qu'il a voit pieu à Dieu 
donner à noz gens sur noz ennemis devant Castillon , ainsi 
que dès paravant estions délibérez de faire, tirasmes en per- 
sonne en nostre païs de Guienne^ et quand fusmes arrivez à 
Libourne trouvasmes que eneores se tenoient les fortes places 
des païs d'entre deux mars et de Médoc^ et que non obstant 
la dicte victoire de Castillon, noz ennemis tant ceulx du pajis 
quelesAngloisqui estoient eneores quatre mil et plus^ avoient 
reprins ung très grant courage de résister^ tellement que les . 
dictes places a falu conquérir par force^ et entre les autres 
ceulx de Bordeaulx ont bien monstre que la place de Cadillac 
leur touchoit de bien près^ car ilz l'ont secourue en toutes 



1. Lettre de M. le Régent à la ville de Poitiers par laquelle il mande 
d'envoyer deux on trois bourgeois notables à Mirebeau le 1^ octobre 1422, 

iO 



— 146 — 

les manières qu'ilz ont peu. Mais ce néantmoins la dicte ville 
a esté prinse d'assaûlt et le chasteau par composicion. Cest 
assavoir que les Angloys se sont renduz prisonniers leurs vies 
sauves et les Gascons et autres de notre royaume à nostre 
voulenté. Et après nous sommes tirez au lieu de Montferrant 
emprès Lormont en entencion de mectre à exécucion les 
exploitz de guerre que avons délibéré de faire à l'encontre 
de ceulx de Bordeaulx tant par eaueque par terre. Mais incon- 
tinent après nostre venue furent ouvers certains traictez par 
le sire de Camus ' et les Anglois estans en sa compaignie et 
ceulx du dit Bordeaulx^ tellement que le vendredy xu de ce 
moys furent baiUez ^ne partie des hostaiges^ et le dimanche 
ensuivant fut baillée la bastille et le surplus des hostaiges 
quilz dévoient bailler^ et nous devoit estre la dicte ville ren- 
due le mardy ensuivant. Mais pour aucuns délitz qui sor- 



pour olr certaines choses touchant le bien et profit du pays^ auquel lieu 
devait être M. le Chancelier, 

(Rég. 2, £. 35. — Séance du mois et cent du il sept. 1422.) 

Lettre du Roi à la ville donnée le 8 décembre 1 422, mandant d'envoy'er 
deux notables de la vilte à Exouldun (Issoudun) le 1 6 jai^vier suivant. 

(Rég. 2, f. 42. — Séance du mois et cent du 31 décembre 1422.) 

Lettre du Roi à la ville, mandant d'envoyer deux ou trois membres du 
corps de ville â Celles en Berry le 10 mars suivant (1424). 

(Rég. 2, f. .53.— Séance du mois et cent du 23 janvier 1423 (M24). 

Lettre du Roi à la ville, mandant d'envoyer deux ou trois notables à 
Montluçon le 22 octobre 1424. 

(Rég. 2, f. 65.— Séance du mois et cent du 13 octobre 1424.) 

Lettre du Roi, datée de Chinon le 5 mars 1428, à la ville de Poitiers, 
mandant d'envoyer des délégués à Niort le 20 mars , â Rassemblée des 
barons que M. de Gaucourt fait par l'ordre du Roi pour faire cesser les 
paieries, 

(Rég. 2, f. 90- — Séance du mois et cent du 10 mars 1428 (n. s.). 

Lettre du connétable de Ricbemont à la ville, touchant le vuidangedes 
gens d^ armes étant en Poitou». 

(Rég. 3, f. 71. — Séance du mois et cent du 31 juillet 1440.) 

Lettre du Roi à la ville touchant des lettres que la ville avait écrites au 
Roi faitant mention des griefs maux que font les gens tParmes environ la 
ville de Poitiers, 

(Rég. 3. — Séance du mois et cent du 13 avril 1442.) 

1 . Roger, baron de Camois^ sénéchal de Giiienne. 



— 147 — 

dirent en la dicte ville le lundi au soir^ la redicion d'icelle fut 
différée jusques au vendredy xix jour du dit moys '. Auquel 
jour noz commis ont esté receuz dedans et noz bannières 
mises sur les portes^ ainsi qu'il est acoustumé de faire en tel 
cas. Et jasoit ce que la mortalité estoit très grande en notre 
ost par terre et encores plus ou navire, qui estoit chose de très 
grant esbaissement à toutes manières de gens. ToutefToiz la 
mercy de nostre Seigneur nous avons recouvré la dicte ville 
en la manière qui s'ensuit. Cest assavoir que les Angloys s'en 
sont alez leurs biens saufz, excepté qu'ilz ont rendu tous pri- 
sonniers et quictez tous les scelleez et promesses qu'ilz a voient 
de noz gens. Et ceulx de la dicte ville nous sont venuz requé- 
rir miséricorde et ont mis en noz mains tous leurs privilèges 
et franchises pour en faire à nostre plaisir. Et nous donnent 
pour supporter partie pour la despence cent mil escuz, et les 
avons receuz en nostre grâce, excepté que en avons fait bannir 
vingt des principaulx ' qui furent cause de bayller la dicte 
ville à noz ditz ennemis. Ainsi grâces à nostre Seigneur nous 
avons mis et réduit en nostre obéissance tout nostre païs 
et duchié de Guienne. Si vous escrivons ces choses pour ce 
que savons que en serez bien joyeulx quant en serez adcec- 
tenez^ et affin que en rendiez et faictés rendre grâces et 



i. M. Vallet de Viriville, dans son Uutoire de Charles VII ^ t. III, 
p. 236, et M. Ribadîeu, Bist. de la conquête de la Guienne^ fixent la ca- 
pitulation de Bordeaux au 9 octobre. Cette date du traité signé à llontfer- 
rant n'est pas contestée ; mais il n'en est point ainsi de celle de la reddition 
de Bordeaux. Jean Cbartier, Berry et les grandes Chroniques de Saint- 
Denis la fixent au 17 octobre, Mathieu de Coucy au 19 octobre. La lettre 
royale confirme le témoignage de ce dernier chroniqueur, et fait dispa- 
raître toute espèce de doute. Mathieu de Coucy est le seul qui ail mentionné 
les troubles intérieurs, cause du retard de la reddition de la ville. La lettre 
du Roi à la ville de Poitiers est donc encore d'accord avec lui sur ce 
point. 

2. Pierre et Bertrand de Montferrant, Gaillard de Duras, Bernard An- 
gevin, les seigneurs de l^alande, de Lansac, de Tlsle, d'Uza, le doyen de 
Saint-Seurin, le captai de Buch, le sire de Pommiers, le sire de Caudale y 
Jean Constantin, Pierre de Béarn, abbé de Sainte-Croix, etc. [Histoire de 
la conquête de la Guienne par les Français, par Henry Ribadieu.) 



— 148 — 

louanges ànostreSeigneurenfaisant faire processions sollemp- 
nelles ainsi qu'il est acoustumé de faire en tel cas. Donné au 
prieuré de Len ville les M arcillac le xx vm* jour d'octobre (1 453) . 
Ainsi signé^ Charles. Rolent. 

A noz chiers et bien amez les maire , eschevins, bourgoys 
et habitans de la ville de Poictiers * . 



II. 



Lettre de Louis XL {Rég. 4, p. 190.) 

A nos chiers et bien amez les maire et eschevins de nostre 
ville de Poictiers. De par le Hoy. Chiers et bien amez^ nous 
avons sceù par lectres que nous a escriptes nostre très 
cher et amé cousin et alié le Roy de Castille^ que nostre très 
chière et amée cousine la Royne du dit Royaume sa femme et 
compaigne a eu son premier enfant qui est une fille. Et pour 
ce que en faveur de luy duquel de tout temps noz prédéces- 
seurs ont esté aliez et nous voudrions faire chose qui luy fust 
plaisant et agréable^ nous vous mandons que faciez faire sol- 
lempnité et joye en nostre ville de Poictiers du don^ bienfait 
et grâce qu'il a pieu à Dieu lui faire, et en ce ne faictes faulte. 
Escript à Bordeaux le xxii* jour de Mars (1 462) . Ainsi sigoé^ 
Lovs. Castel. 

m. 

Lettre de Louis Xi. (Rég, K, p. 8.) 

A nos chers et bien amez les maire^ bourgeois^ eschevins et 
cent de nostre ville de Poictiers. De par Iç Roy. Chers et bien 



4 . Lettre du Dauphin à la ville renvoyée au Roi par délibération de la 
ville. 

(Rég. 4. — Séance da l*' septembre 1459.) 






— 149 — 

amez^ nous avons entendu que Tannée passée à nostre requeste 
vous avez esleu en vostre nombre des xxv nobles de nostre 
ville de Poictiers nostre cher et bien amé varlet de chambre et 
receveur en Poitou Miehau Dauron. Et pour ce que nous 
avons son fait très à cueur. nous voulons et vous mandons 
derechef que pour ceste prouchaine année à venir vous l'esli- 
siez et constituez en l'ordre et degré de maire de nostre dicte 
ville dé Poictiers et à ce le préférez avant touz autres^ en 
l'ayant en tout et par tout pour espécialment recommandé. 
Et se vous le faites^ nous vous en saurons très bon gré^et aussi 
en aurons vous et voz affaires en temps et lieu en plus 
grande et espécialle recommandacion^ et tant y faictes que en 
ce n'y ait faulte et que nostre dit receveur cognoisse que noz 
prières luyont valu. Donné à Thoulouse le xmi* jour dejuing 
(1463). Ainsi signé^ Loy s. Lèpre vost. 



IV. 



Lettre de LouiiS XI. (Rég. K, p. 19.) 

A noz chers et bien amez les maire, eschevins et bourgois 
de nostre ville de Poictiers. Dé par le Roy. Chers et bien amez^ 
nous avons sceu que nostre cher et bien amé maistre Es- 
lien ne Jamin^ nostre greffier des assises de Poitou et l'un des 
cent de nostre ville de Poictiers^ est content et veulten faveur 
du mariage que naguères avons fait de nostre amé et féal 
notaire et secrétaire mabtre Jehan de Moulins et de Loyse 
Jamine nostre filloUe^ résigner son lieu du dit nombre des cent 
de nostre dicte ville au dit M*' Jehan de Moulins. Et pour ce 
que nostre entencion est que le dit de Moulins face doresna- 
vant sa principalie résidence en nostre dicte ville et que vou- 
lons qu'il soit du dit nombre des cent^ nous envolons présen- 
tement par devers vous nostre amé et féal notaire et secrétaire 
maistre Loys Jure pour sur ce vous dire plus à plain nostre 



— 150 — 

vouloir et entencion. Si voulons et vous mandons tant ex- 
pressément que plus povons^que le dit maistre Ix)ys Jure vous 
croiez de ce qu'il vous dira sur ce de par nous^ et que en la 
présence du dit Jure vous recevez le dit M* Jehan de Moulins 
ou lieu du dit M' Estienne Jamin on dit nombre des cent de 
nostre dicte ville, et que* par lui nous escrivez ce que fait en 
aurez. Et gardez que en ce n'ait faulte, et nous en aurons les 
affaires de vous et de nostre dicte ville en plus grant recom- 
mandacion. Donné àNogent le Roy le xmi' jour de may (1 464) . 
Ainsi signé^ Loys. J. de Reolhae. 



V. 



Lettre de Louis XI. {Rég. S, p. 2S.) 

A noz chers et bien amez les maire, bourgeois et eschevins 
de nostre ville de Poitiers. De parle Roy. Chiers et bien amez, 
nous avons sceu que en faveur et contemplacion de nous 
vous avez receu nostre amé et féal notaire et secrétaire 
M' Jehan de Moulins du nombre des cent conseillers de nos- 
tre ville de Poictiers, dont nous sommes bien contens et vous 
en sçavons bon gré. Et pour ce que sçavons que brief esli- 
rez l'un du nombre des dits conseillers maire de nostre dicte 
ville, et que désirons le bien, honneur et avancement du dit 
M^ Jehan de Moulins, tant pour la recommandacion et vertuz 
de sa personne, que en faveur du mariage que naguères avons 
faict de lui et de Lovse Jamine nostre fillolle, nous voulons et 
vous mandons que pour cestes foiz vous eslirez le'dit M^ Jehan 
de Moulins maire de nostre dicte ville. Et en ce Taisant aurez 
bien pourveu au bien et utilité de la dicte ville, et nous ferez 
très agréable plaisir que recognoistrons en temps et en lieu. 
Et pour ce que le dit de Moulins, obstant l'occupacion qu'il 
a en tQur nous, n'a peu aler par delà faire le serment qu'il 
est tenu de faire à cause de l'eschevinaige de la dicte ville, 



— 151 — 

nous voulons que à faire le dit serment vous le recevez par 
' procureur^ et que pour ce ne vous excusez de le eslire et 
Élire maire de nostre dicte ville pour ceste foiz. Car pour lui 
ne autre n'avons pas entencion de plus vous en requérir^ 
ainsi que saurez plus à plain par nostre amé et féal con- 
seiller le séneschal de Poictou^ auquel nous avons sur ce 
chargé vous dire plus au long nostre vouloir et entencion. 
Donné à Amiens le xn* jour de jung (1 464) . Ainsi signé^ Loys. 
Gautier. 



VI. 



Lettre de Louis XL (Reg. 4, p. 275.) 

A noz chiers et bien amez les eschevins et bourgois de 
nostre ville de Poicliers. De pai' le Roy. Chers et bien amez^ 
nous avons présentement sceu par le sire de la Roustière et 
vostre maire la bonne ordre et diligence que avez mise tou- 
chant la garde et seureté de noz ville et chastel de Poictiers et 
de vous mectre en point pour nous servir^ dont nous sommes 
bien contens et vous en savons bon gré. Aussi avons sceu que 
aucuns des gens de nostre très chier et amé cousin le conte 
de la Marche ^ sont arivez en la ville et chastel de Mont- 
morillon^ ce que ne povons bonnement croire. Si voulons et 
vous mandons Ijien expressément que incontinent ces lettres 
veues^ eRVoiezauditlieu de Montmorillon pour savoir quelz 
gens et garde il y a. Et si besoing est de y pourvoir donnez 
y la provi^ion^ en manière que aucun inconvénient n'en 
adveigne^ et nous avertissiez de ce et autres choses qui sur- 
viendront en toute diligence. Donné à Touars le xvi* jour 
de mars (1 465). Ainsi signée Ix)ys. de la Loere. 



1. Jaoqoes d'Armagnac, duc de Nemours, comte de la Marche. 



— \l2 — 



VIL 



Lettre de Louis XI. {Rég. 4, p. 280.) 

A noz chiérs et bien amez les maire^ bourgeois et eschevins 
de nostre ville de Poictiers. De par le Roy. Chiers et bien 
amez^ nous avons veu voz lectres^et sur le contenu en ycelles 
oy bien au long nostre obier et bien amé M* Jehan de Jaiioil- 
hac, dont et de la bonne loyauté et obéissance que monstrez 
avoir envers nous^ nous sommes très contens et vous en 
mercions^ et en espérance que tousjours persévérez de bien 
en mieulx. Nous avons octroyé au dit Janoilhac les requestes 
qu'il nous a faictes de par vous et lui avons chargé vous dire 
aucunes choses ; si le vueillez croire et adjouster foy à ce qu'il 
vous dira de nostre part, et donner partout si bonne provision 
que aucun inconvénient n'en adveigne et ainsi que en vous 
en avons parfaicte fiance, et soyez seurs que en voz afl&ires 
vous aurons pour espécialment recommandez. Donné à 
Thouars le xxn* jour de Mars (1 465) . Ainsi signé, Loys. Tous- 
tain^ 



VIIL 



Lettre de Louis XI. {Rég. 4, p. 285.) 

De par le Roy. Chers et bien amez, nous avons esté pré- 
sentement advertiz que nostre frère de Berry et les ducs de 
Bretaigne et de Bourbon et leurs adhérans, pour conduire 
les mauvaises et dampnables entreprinses et machinacions 
qu'ilz ont.faictes et font à l'encontre de nous et de nostre 



i. Cette lettre a été publiée par Thibaudeau, Abrégé de C histoire du 
Poitou^ t. III, p. 406. 



— 153 — 

Royaume^ envoyent lectres et instructions les ungs aux 
autres par gens malades dé lèpre et autres en leur compaignée. 
Si vous en avons bien vouilu ad vert ir à ce que comectez et 
ordonnez gens aux portes de nostre ville de Poictiers et es 
portes et passaiges d'environ^ et s'il passe aucuns des ditz 
malades ou autres^ que les faciez sercher et interroguer sur les 
choses dessus dictez. Et s*aucune chose en povez savoir^ nous 
en advertissiez en toute diligence. Et en tout faictes si bonne 
garde et diligence que aucun inconvéniant n'en adveigne et 
ainsi que en vous en avons la confiance. Donné à Saumur le 
un* jour d'avril (^ i 465) . 



IX. 



Lettre de Charles, comte du Maine. (Rég. 4, p. 308.) 

A noz très chers et bons amys les maire^ bourgois^ ma- 
nanz et habitans de Poictiers. Très chers et bons amez^ pour 
aucunes choses survenues envoyons présentement le cappi- 
taine de Lusignen vers vous^ auquel nous avons donné en 
charge parler à vous amplement^ et pour vous dire comment 
de présent monseigneur le Roy est à Corbeil ou dedenz 
Paris avecques la pluspart de son armée. Parquoy les choses 
ne sont si mal qu'on les pourroit bien avoir semées. Et de 
nostre part sommes cy venuz pour Yaire garder les passaiges 
de par .deçà et pour amasser gens ^ ainsi que plus à plain 
saurez par le dit cappitaine. Si vous prions le croire^ et on 
sourplus nous faire savoir si voulez que alons à Poictiers pour 
parler ensemble, avecques ce autrechose voulez que pussons, 
et nous y emploirons de bon cueur, aidant Nostre Seigneur 
qui, très chers et bons amez, vous donne tout ce que désirez. 
Escript à Chasteleraut le xix* de juillet (1465). Le conte du 
Maine^ Charles. Chesneau. 



154 



X. 



Lettre de Louis XL (Rég. 4, p. 314.) 

A Doz chers et bien amez les maire et eschevins de nostre 
ville de Poictiers et les manans et habitans. De par le Roy. 
Chers et bien amez^ nous pensons que avez bien sceu la 
journée qui a esté emprès Mont T^héry entre nous et les 
Bourgongnons^ là où grâces à Dieu avons eu victoire de noz 
ennemis^ et en y a eu de mors on champ de xini à xv cens et 
trois ou quatre cens prinsonniers et deux mille et plus que 
mors que prins qui furyent vers le pont de S^-Cloud , et 
avons recouvert le dit pont de St-Cioud et autres places 
qu'ilz a voient gaigné sur nous. Et depuis^ le conte de Char- 
rolays^ le conte de S^-Poul et le surplus de leurs gens ont tire 
en la Beaulce devers nostre frère et les Bretons^ et est tous- 
jours demouré le chastel de Mont Lehéry en nostre obéis- 
sance. Et pour ce que avons entendu qu'ilz veulent tirer es 
marches de par delà^ nous vous prions et mandons que sur 
la loyaulté que nous devez vous ne faictes aucune ouverture 
à nostre dit frèré^ aux Bourguignons^ Bretons ne autres leurs 
adhérens et complices^ mais au contraire leur faictes la. plus 
grant résistance et leur portez tout le domaige que pourrez. 
Et sachez que en ce faisant aucun inconvénient ne vous en 
adviendra. Car au plaisir de Dieu^ mais que noz gçns soient 
ungpeu refraichiz^ nous avons entencion de nous mectre sur 
les champs après eulx. Si y faictes ainsi que en vous avons 
parfaicte confiance^ tellement que à tousjours vous en doyons 
savoir gré. Donné à Paris le xxvi* jour de juillet (1 U6h) . Ainsi 
signé^ Loys. Leprevost. 



— 155 — 



XI. 



Lettre de Louis XL {Rég. 4, p. 321.) 

A Doz chiers et bien amez les maire^ bourgeois^ manans 
et habitans de nostre ville de Poictiers. De par le Roy. Chiers 
et bien amez^ pour ce que désirez savoir de noz nouvelles et 
de Testât et disposition de notre personne et des matières de 
par deça^ nous avons disposé vous escrire la vérité du tout 
afin que sciez informez comment les choses ont esté con- 
duites pour en regracier Dieu, et à ce que par faulte d'aver- 
tissement ne pensiez les choses estre autrement qu'elles ne 
sont. Il est vray que pour ce que avons esté advertiz que le 
conte de Charolays, le conte de S*^-Poul et leurs adhérens et 
complices avoient prins le pont de S^-Cloud et estoient logiez 
tout en tour de nostre bonne ville et cité de Paris, eulx ef- 
forçans d'icelle invader et prandre, désirans donner secours 
à nostre dicte ville, nous en sommes venuz en toute diligence 
des marches de delà la rivière de Loire où pour lors estions, 
jusques en la ville d'Estampes, auquel lieu avons sceu que 
les dits de Charolays, de St-Poul et leurs adhérens estoient 
partiz du dit lieu de St-CIost et estoient tirez vers Montiebéry 
en enteneion de prandre le chemin de la Beausse pour aller 
joindre avecques les Bretons, et à ceste cause tirasmes en 
toute diligence au dit lieu de Montiebéry, lequel lieu de Mont- 
iebéry les dits Bourgoignons abandonnèrent et se tirèrent au 
champ^ et là après que les batailles furent ordonnées, ordon- 
nasmes fraper dedans les dits Bourgoignons, desquelz il est 
mort de xrai à xv* sur le champ et de mi à v* prisonniers, 
et à la chasse ont esté bien plus de ii"* que mors que pris, 
et de leurs chevaulx et charretes gaignez en grant nombre. 
El de noslre part n'y a pas que mors que pris cent cinquante 
hommes ; vray est que le grant sénéchal de Normandie, 



— 156 — 

duquel Dieu vueille avoir l'ame^ y a esté tué^ dont c'est grant 
dommage^ et demourasmes on obamp jusques près de la 
nuyt. Et après que eusmes pourveu au chastel du dit Mont- 
lehéry^ nous en venismes à Corbueil et de la en ceste nostre 
ville de Paris pour assembler noz gens qui estoient dispersez 
en diverses parties^ et grâces à Dieu avons encores avecques 
nous de xv à xvi^ lances de la grant ordonnance, sans noz 
cousins le conte de Nevers , le conte d'Eu , les baillifz de 
Vermandoys et de Sanliz, le s' .de Roye, le s' de Hamcourt 
et autres qui se sont venuz joindre avecques nous jusques 
au nombre de m^ lances et plus, et avons pourveu aux villes 
et passaiges dessus la rivière de Seine, et au plaisir de Dieu 
pourverrons jsi bien à tout ledemourant que noz ennemis et 
adversaires ne nous porteront aucun inconvénient ne dom- 
mage. LfCsquelles choses vous avons bien voulu signiffieret 
faire savoir comme noz bons et loiaulx subgetz, afin que en 
rendez grâces et louenges à Dieu, vous priant au surplus que 
vous vueillez tousjours maintenir et garder en voz bonnes 
loiaultés envers nous, ainsi que en vous en avons nostre con- 
fiance. Donné à Paris le xxvu jour de juillet (1465). Ainsi 
signé, Loys. Reynaut * . 



Xll. 



Lettre de Louis XL {Rég. 4, p. 316.) 

A noz bons et loyaulx subgetz les maire, bourgeois et 
eschevins de nostre ville de Poictiers. De par le Roy. Chîers 
et bien amez, naguères avons donné ung mandement pour 
laisser passer le duc de Nemours par toutes noz villes et 
places, et mesmement par la ville de Poictiers.Et depuis avons 



i. Cette lettre a étë publiée par Thîbaudeau, Abrégé de C histoire du 
Poitou^ t. III, p. 108. 



— 157 — 

sceu qu'il s'est joinct avecques le due de Bourbon et le conte 
d'Armignac et autres à l'encontre de nous^ dont fort nous 
esmerveillons. Et pour ee^ quelque mandement qu'il ait de 
Dous^ ne souffrez passer ne luy donner ouverture^ feveur^ 
aide ou confort en la dicte ville de Poictiers en quelque 
manière que ce soit^ en tant que désirez nous obéyr et com- 
plaire et que doubtez encourir nostre indignation. Donné à 
Pârb le XXIX jour de juillet (1465). Il est nécessaire ainsi le 
faire^ car nous avons sceu qu'il a envoyé sommer ceulx de 
Mehun pour eulx mectre hors nostre obéissance. Donné 
comme dessus. Ainsi signé^ Loys. J. de Moulins. 



xin. 



Lettre de Louis XI. {Rég. 4, p. 317.) 

A noz chers et bons amys les maire^ bourgeois et esche vins 
de nostre bonne ville de Poictiers. Dé par le Roy. Chers et 
bien amez^ nous avons receu voz lectres par lesquelles nous 
faictes savoir que avez recouvert le chastel de nostre ville 
de Poictiers^ duquel lesprinsonniers du païs de Bourbonnays 
que y avions envoyez avoient prins les clefz et s'estoient 
enfermez dedans^ dont et de la bonne diligence que en avez 
iâicte et de la grant conduite et garde que faictes chacun jour 
de nostre dicte viUe et du procès que faictes faire à l'encontre 
des dits prisonniers et de leurs complices nous sommes tr^ 
contens et vous en sçayons bon gré. Et si par le dit procès 
vous voiez qu'il y ait aucune chose qui touche nostre per- 
sonne ou la dicte ville^ &ictes le nous savoir^ ensemble ce qui 
sourviendra de par delà. Nous croions que savez assez la 
rencontre que avons faic te à M ontlehéry avecques les Bourgon- 
gnons^ où grâces à Dieu avons eu du meilleur^ et pour ung 
de noz gens qui y est demouré^ y a esté que mors que prins 
dix Bourgoignons^ et espérons en brief à l'aide de Nostre 



— 158 — 

Seigneur et de noz bons et loiaulx subgetz^ donner si bonne 
provision au surplus que l'onneur et la force nous en 
demourera et que recognoistrons envers vous et autres qui 
nous seront bons et loiaulx les plaisirs et services que nous 
aurez faiz^ en manière que devrez estre contens. Donné à 
Paris le dernier jour de juUlet (1465). Ainsi signé, Loys. De 
Moulins. 



xrv. 



Lettre de Louis XI. {Rég. 5, p. 62.) 

A noz chiers et bien amez les maire^ eschevins et cent de 
nostre ville de Poiotiers. De par le Roy. Chers et bien amez^ 
pour ce que puis aucun temps en ça nostre cher et bien 
amé varlet de chambre Pierre Laigneau^ nostre grenetier 
de Chartres^ s'est alyé par mariage en nostre ville de Poiotiers^ 
et à ceste cause est délibéré d'y faire sa demourance : par 
quoy vouldrions bien qu'il y fust eslevé et pourveu en hon- 
neur et prérogative ; nous voiis prions que en faveur de 
nous et à nostre requeste , vous vueillez mectre notre dict 
varlet de chambre on premier lieu de votre eschevinage qui 
sera vacquant^ et quant à ce le prefférer devant tous autres. 
Et vous nous ferez très singulier et agréable plaisir. Et en 
aurons vous et les faiz et affaires de vostre dict eschevinage 
en plus grande recommandacion. Donné à Orléans le xvf 
jour d'avril (1466). Ainsi signé^ Loys. Toustain*. 



1. Lettre du sénéchal de Poitou (Crussol) à la ville touchant l'arrière- 

ban. 

{Rég. 6. — Séance du conseil du 9 juin 1466.) 



— 159 — 



XV. 



Lettre de Louis XL {Rég. 6, p. 29.) 

A noz très chiers et bien amez les maire et eschevins^ 
bourgeois et babitans de nostre ville de Poie tiers. De par le 
Roy. Très chiers et boas amys^ nous avons seeu que les 
aucuns de vous sont puis naguères alez devers nostre bel 
oQcle le conte du Maine pour traieter d'aucunes matières dont 
ne nf)us avez aucunement adverti^ pour laquelle cause vou- 
lons et vous mandons que incontinent ces présentes veues^ 
vousenvoiez par devers nous ceulx qui sont ainsi alez devers 
nostre dit oncle^ afin qu'ilz nous informent des causes de leur 
allée et de ce qu'ilz ontbésongné en la matière. Et au surplus 
faictes nous savoir le nom de celui que vous entendez eslire 
voslre maire pour 'ceste présente année ^ et ne procédez 
aucunement à faire le dit maire sans nous en advertir^ et 
jusques à ce que vous ayons sur ce fait savoir nostre 
vouloir^ et gardez que en ce n'ait faulte. Donné à Mon- 
targisle xxix* jour de juing (1466). Ainsi signé^ Loys. A. 
Brinon. 

• XVL 

Lettre de Louis XL {Rég. 6, p. 32.) 

A nostre amé et féal et à noz chiers et bien amez l'évesque 
de Poictiers ou son vicaire et les bourgeois et habitans de la 
ville de Poictiers. Dfepar le Roy. Nostre amé et féal et chiers 
et bien amez^ pour ce que avons esté advertiz de plusieurs dés- 
ordres^ faultes et abuz que on dit estre on fait et poUiçe de 
nostre royaume^ tant en la justice que on fait des finances de 
la guerre que autrement^ nous désirans y donner bon ordre 



/ 



— 160 — 

el provision au bien de nous et de noz subgiez et de toute la 
chose publique de nostre royaume^ ayons commis et deppu- 
tez aucunes personnes notables^ tant prélaz^ nobles que gens 
de justice et de conseil bien expers es grans faiz et affaires de 
nostre dit royaume^ qui de présent sont en nostre ville de Paris^ 
ausqueU avons donné povoir de veoir^ regarder et recueillir 
les faultes et abuz que on dit estre en nostre dit royaume en 
tous estaz^ et adviser et pourveoir aux choses dessus dictes, 
ainsi qu'ilz verront estre affaire : par quoy soit besoing de 
advertir nos dits commissaires des dictes faultes et abuz qui 
sont et pevent estre es païs^ contrées^ bailliages et séneschaus- 
sées de nostre dit Royaume. Pour ces causes, voulons et vous 
mandons bien expressément que appelez avecques vous 
aucuns des notables hommes tant d'église, nobles que autres 
du païs, vous ad visez ensemble des &ultes, abuz et entre- 
prinses qui sont et pevent estre faiz tant par noz officiers de 
justice que parceulx qui imposent, assiçnt, cueillent et lièvent 
noz finances , tant de domaine , de tailles que d'autres^ et 
pareillement au gouvernement de noz gens de guerre et 
autrement , et tout ce que en trouverez loyaument en vos 
consciences faictes rédiger et mectre par escript et l'envoiez 
féablement clos et scellé le plus diligement que faire se 
pourra en nostre ville de Paris, par devers nos dits commis 
et depputez, pour y adviser et pourveoir ainsi que au cas 
appartiendra. Et à ce ne faictes faulte. Donné à Montar- 
gis le XXV* jour de juiDet (1 466) . Ainsi signé, Loys. A. Brinon. 



xyn. 

Lettre des gens du grand Conseil du Roi. {Rég. 5, p. 72.) 

A noz très chers et bons amis les maire, eschevins, bour- 
geois, manans et habitans de la ville de Poictiers. Très chers 
et bons amis, le Roy a receu les lettres que lui avez escriptes 






— 161 — 

et fait oïr en son conseil maistre Nicolas Boilesve touchant 
la charge que lui aviez donné. Et entre autres choses de sa 
dicte charge^ a dit que l'aviez envoyé devers Monseigneur du 
Maine pour aucunes choses touchant le fait de la ville y qui 
est grant charge à vous^ car la ville est neuement au Roy^ et 
par ce ne devez avoir recours ne envoier à autre que à luy . 
Et à ceste cause^ nous a chargé vous escripre que son plaisir 
n'est pas que le dit maistre NicoUe ait la charge de la pro- 
curacion de votre ville pour ceste année. Mais veult que en 
lieu de luy y mectez ung des enfens de Chaille^ s'il le veult 
accepter^ et on cas qu'il ne le vouldroit accepter, veult que y 
mectez ung autre à lui seur et agréable. Et que des ores mais 
en faisans les provisions et ellections de telz offices pareil- 
lement y mectez de ses serviteurs ou autres gens à luy seurs 
et agréables, et qu'ilz n'aient entendement ailleurs que au bien 
de lui et de son royaume. Aussi nous a chargé vous escripre 
que son plaisir est que M* André de Conzay ne soit plus maire 
pour ceste année, mais veult que vous continuez celui qui le 
fttst l'année dernière passée. Et pour ce gardez que en ces 
choses faciez le plaisir et vouloir du Roy et qu'il n'y ait faulte. 
Très chers et bons amis, le saint Esprit vous ait en sa garde. 
Escrtpt à Montargis le pénultième jour de juillet (1 466). Ainsi 
signé par dessoubz : Les gens du grant conseil du Roy nostre 
sire, neynaut*. 



i. Cette lettre est également transcrite au rég. 6. — Séance du conseil 
du 6 août 1466. 

Lettre du Roi à la ville recommandant de nommer Pierre Laigneau, 
son valet de chambre, parmi les 25 échevins. Donnée à Etampes le 25 sep- 
temlm i466. 

(Rég. 5. — Séance du mois et cent du 3 octobre 1466.) 

Lettre de M. de firandisner , secrétaire de M. le sénéchal de Poitou, à la 
ville, prescrivant au maire de faire faire des buttes aux archers de Tordon^ 
nance de M. le sénéchal, logés en ville. 

(Rég. 6. — Séance du pénultième jour de septembre 1466.) 



41 



— 162 — 



XVIII. * 
Lettre de Louis XL {Rég. 5, p. 76.) 

A noz chers et bien amez les maire^ bourgeois et eschevins 
de nostre ville de Poictiers. De par le Roy. Chers et bien 
amez^ nagaires vous avons escript que nostre plaisir estoit que 
nostre bien amé Jamet Gervain, qui l'année passée avoit esté 
maire de nostre ville et cité de Poictiers^ continuast icelle 
mairie pour ceste présente année. Toutes voyes depuis avons 
esté advertiz des bons et agréables services que nostre bien 
amé M' Hufi:ues de Conzav a Faiz à feu nostre très cher sei- 
gneur (et père^ que Dieu absoille, et avons et espérons que 
encores face le temps avenir. Et aussi avons esté et sommes 
informez des sens^ loyaulté^ prudomie et bonne diligence de 
nostre bien amé M' André de Conzay^ filz du dit M'' Hugues^ 
lequel ave esleu en maire de nostre dicte ville et cité de Poic- 
tiers pour ceste dicte année. Pour ces causes et autres a ce noub 
mouvans^ voulons et nous plaist que d'icelie mairie le fêtes, 
seufFrez et laiss»ez joïr et user, ensemble des droiz et prouffiz à 
icelle appartenans. Et gardez que en ce n'ait faulte, car tel est 
nostre plaisir. Donné à Orléans le vin" jour d'octobre (14fî6). 
Ainsi signé, I^oys. Meurin. 



XIX. • 

Lettre de Louis XI. (Rég. 8, p. 83.) 

A noz chers^t bien amez les conseillers, eschevins, bour- 
gois, manans et liabitans de nostre ville de Poictiers. De par 
le Roy. Chers et bien amez, nous avons présentement seeu 
que ja soit ce que des le mois de juillet dernier passé nous 



— 163 — 

VOUS eussions fait escripre par les gens de noslre grant con- 
seil que nostre plaisir n*estoit pas que maistre André de Con- 
zay fust maire de nostre ville de Poictiers pour eeste présente 
année^ et que nous voullions que y commissiez celui qui l'a- 
voit esté l'année dernière passée. El néantmoins le dit maistre 
Ândré^ soubz umbre de certaines noz lettres closes qu'il dit 
avoirde nous touchant la dicte mairie,s'est efïbrcé et efforce de 
joïr d'icelle, et de fait a prins les clefz de la dicte ville, dont 
sommes très mal contens; et s'aucunes lettres le dit de Con- 
zay a obtenues de nous , ce a esté par inadvertance, par la 
subtillité, cautèle et malice d'un nonrnié Michelet Croizet et 
par son importunité et faulx donné à entendre. Et pour ce 
que quelque chose que les dictes lettres contiennent, nostre 
intencion n'est pas que le dit de Conzay ait la dicte mairie, 
nous voulons et vous mandons bien expressément que, incon- 
tinent ces présentes veues, voz ostez les dictes clefz de noslre 
dicte ville au dit de Conzay et icelles baillez à celui qui i'es- 
toit l'année dernière passée, et lui obéissez et faictes obéir 
comme à vostre maire, ainsi que avez tousjours acous- 
tumé faire aux autres maires qui par ey devant ont esté en 
ta dicte ville, nonobstant les dictes lettres dont se veult 
aider le dit de Conzay, ausquelles ne voulons , aucune 
foy estre adjoustée, et gardez comment qu'il soit que en 
ce u ait faulle , car tel est nostre plaisir, et se autrement 
le faictes ne serons pas contens de vous. Donné à Meun 
sur Loyre le xv* jour d'octobre (1466). Ainsi signé, Loys. 
Meurin . 



XX. 



Lettre de Crussol, sénéchal de Poitou. {Rég. 6, p. 46.) 

A Messieurs les maire, bourgeois et esclievins de la ville de 
Poictiers. Messieurs de Poictiers, je me recommande à vous; 
j'ay receu les . lettres que m'avez escriples et envolées par 



— 164 — 

maistres Jehan Rety et Loys Garnier et ay oy la créance qu'Uz 
m'ont dit de par vous. Et pour y remédierenvoye Raoulet de 
Valpergne ' . T^s dits Rétif et Garnier vous diront plus à plain 
le bon vouloir que j'ayen la matière. Si les vueillez croire^ et 
à Dieu priez que vous ait en sa saincte garde. Escript à Nyort 
le premier jour de décembre (1 466) . Le séneschal de Poictou 
tout vostre, Crussol. 



XXI. 



Lettre de Louis XI. {Rég. 5, p. KM ) 

A noz chers et bien amez les maire^ bourgeois et esche- 
vins de nostre ville de Poictiers. De par laRoy. Chîers et bien 
amez^ vous sçavez que avez de coustume par chacun an eslire 
en nostre ville de Poictiers le vendredi prochain d'après la 
saint Jehan Baptiste^ ung vostre maire pour l'année lors pro- 
chainement ensuivante. Et pour ce que désirons fort que 
nostre dicte ville soit bien pourveue de bonne et notable 
personne qui à nous soit seure et féable^ tant pour le bien de 
nous^ que de vous et de nostre dicte ville^ et que nous con- 
fions à plain des sens^ loyaulté, preudomie et bonne diligence 
de nostre cher et bien amé Colas Mourant^ lequel est ung des 
XXV eschevins et des plus anciens et notables bourgeois de 
nostre dicte ville^ nous vous prions bien acertes que^ tant en 
faveur et contemplacion de nous^ et aussi que à la vérité co- 
gnoissons qu'il vous sera très propice et convenable^ vueillez 
eslire le dit Mourraut pour vostre maire et icelui recevoir 
pour tel ceste dicte prochaine année. Et vous nous ferez très 
agréable service et plaisir^ et en aurons. lousjours les affaires 
de la dicte ville en plus grant et singulière recommand^cion^ 



1. Il s'agissait des pillages et violences des gens d'armes logés à Poitiers 
et dans le pays environnant, contre lesquels la ville avait porté plainte. 



— 165 — 

^"ïsi cjue avons chargé à notre cher et bien amé procureur, 

^û IV>ic*lou, maistre Jehan Chevredens, vous dire et remons- 

•* J>lcis au long. Si le vueillez croire et adjouster foy à tout 

^^i*il vous dira sur ce de par nous, et y faire par manière 

^^ ^yc^nstousjours cause d'estre contens. Donné à An net sur 

^^**^^ le xvni* jour dejung (1467). Ainsi signé, Loys. De- 



XXII. 



a 



Lettre de Louis XL (Réq. 6, p. 63.) 



^ ^^^^Dz chiers et bien amez les maire, bourgeois et habi- 

^^ ? nostre ville de Poictiers. De par le Roy. Chers et bien 
nous vous avons naguères escript touchant ce que 
cousin le conte de Varvic, par le congié et comman- 
t du Roy d'Angleterre, devoit venir devers nous en 
1^^^ ^^"^^ ville de Rouen, principalement pour l'ouverture faîcle 
fc^ -^^ ^rolongacion des trevez naguères prinses entre nous et 
•^^ A^^ Hoy d'Angleterre, qui encores durent, afin que pendant 
^ '^^^ se puissent traicter les moiens pour parvenir au bien 
\ V^îx iinal ou, quoy que soit, à telle forme et conduite entre 
^^^yaumes de France et d'Angleterre d'une pari et d'autre, 
* ^^ le fait de la marchandise par mer et par terre se puisse 
ÏÛVeulx entretenir, noz subgiez demourer en plus grant repoux 
gt Iransquilité, et chacun en soq exercice prouiBter selon son 
estât et vocacion soubz nous et en nostre obéissance. Lequel 
conte de Varvic, en ensuivant ce qu'il nous avoit fait savoir, 
est depuis venu par devers nous, au dit lieu de Rouen, onquel 
l'avons oy , communiqué et fait communiquer avecques lui 
sur les dictes matières. Pour lesquelles, actendu mesmemenl 
que le dit Roy d'Angleten^e avoit envoyé devers nous le dit 
conte de Varvic, qui après luy est le plus grant et puissant 
seigneur du dit royaume d'Angleterre, a semblé à plusieurs 
seigneurs de nostre sang et gens de nostre grant conseil que 



— 166 — 

devions pareillement de nostre pari envoler par de là grande 
et notable ambaxade devers lui^ tant pour besongner sur les 
dictes matières que aussi pour obvier aux dangers et incon- 
vëniens qui pourroient avenir à cause du mariage que notre 
beau frère et cousin le conte de Charrolays tend à faire entre 
luy et la seur du dit Roy d'Angleterre, et en ce faisant veult 
Iraicler aliances avecques les Anglois noz anciens ennemis : ce 
que touttefoiz il ne peut ne doit faire sans grandement mes- 
preindre, vèu qu'il est nostre subget et prouohain parent^ et 
aussi tenu envers nous et la coronne que chacun scet. Et 
mesmement que en faisant les dictes aliances il romproit le 
traicté de la paix fait à Aras, laquelle nostre dit frère et cousin 
jura publicquement quant estions à saiilct Thierry les Rains, 
après nostre sacre,à l'eure quereceusmesà homaige nostre bel 
oncle de Bourgoigne son père, et lequel traicté est fait et passé 
soubz les censures ecclésiastiques et apostoliques, et si exprès 
et astraint que plus grandes et estroictes obligacions et sub- 
missions ne se pevent jamais trouver en quelque traicté 
selon nostre foy. Et en rompant lequel traicté de paix seroit 
mectre nostre dit royaume en guerre, dont serions desplaisant 
de tout nostre cuer, tant pour les maulx qui en povent 
avenir que aussi pour ce que tousjours désirons entretenir 
l'amour de noz païs et subgez, ainsi qu'on l'a peu cognoistre 
|3arce que n'avons point voulu commencer de rigueur, 
quel(|ues entreprinses que nostre dit frère et cousin de Char- 
ix)la\s ait faictes sur noz prevostz de Bommoisiz et de Vimeu 
et sur les places et terres de Neelle et de Beaulieu, ne autre- 
ment. Et pour icelles causes et en ensuivant Tadvis et op- 
pinion des dits seigneurs de nostre sang et gens de nostre 
grant conseil, nous avons envoyé on dit roiaume d'Angle- 
terre noz chiers et féaulx cousins l'arcevesque de Nerbonne, 
le conte de Roussillon, admirai de France,en leur compaignie 
noz amez et féaulx conseillers le s' de Concressault, chevalier, 
nostre chambellan, maistre Jehan de Poupincourt, prési- 
dent, et Olivier le Roux, maistre de noz comptes, et Alixandre 



— 467 ~ 

Sexte, nostre argentier, ausquelz nous avons donné chaîne de 
besongner sur la pratique et conduite des dictes matières 
el nous raporler tout ce qu'ilz auront trouvé par delà tou- 
chant les charges que leur avons baillées, afin de sur ce 
prandre la conclusion qui semblera estre meilleur et plus 
proufiitable au bien de nous et de nox dits royaume et sub- 
giez. Si vous avons bien voulu escrire des choses dessus 
dictes etvous advertir de nostre vouloir et entencion comme 
ceuk que tenons et repputons pour noz bons et loyaulx sub-« 
gîez. Donné à Chartres le xxnii* jourde juing(1467). Ainsi 
signé, Loys. J. de la Loere. 



XXIII. 

Lettre de Louis XI. ^ég. 6, p. 70.) 

• 
A noz obiers et bien amez les maire^ eschevins et boiir- 
gois de nostre ville de Poictiers. De par le Roy. Chiers et 
bien amez, nous escrivons présentement à nostre féal con- 
seiller Josselin Duboys qu'il vous advertisse d'aucunes choses 
dont avons esté advertiz. Si le vueillez croire et adjouster fby 
^ce qu'il vous dira de par nous, et sur ce donner si bonne 
provision que aucun inconvénient ne nous en puisse avenir 
ne à vous, ainsi que en vous en avons nostre parfaicte fiance. 
Donné à Paris le xxix d'aoust (1467). Ainsi signé, Loys. 
Toustain.. 

XXIV. 
Lettre de Y von du Fou, capitaine de Lusignan. {Rég. 6, p. 69.) 

A Messieurs les maire, bourgeois et eschevins de la ville 
de Poictiers. Messieurs, je me recommande à vous tant comme 
je puis. Le Boy a sceu que Monsieur Charles a eu aucuns 



— 168 — 

enteudemens et a cuidé faire aucunes entreprins^es secrètes sur 
la ville de Poictiers. Et à ceste cause m'en a parlé et demandé 
mon advis; mais je luy ay répondu et avecqiies ce me suis 
fait fort pour tous vous Messieurs^ que sur ma vie il ne s'en 
doit soulcier; touttefoiz il vous en a escript par Monsieur le 
bailly des Montaignes^. Parquoy je vous pry que sur celui 
vueillez escrire en façon qu'il n'ait cause d^avoir suspection 
sur vous^ et que vueillez avoir aussi bonne voulenté à bien et 
léaument le servir, comme vous et vos prédécesseurs avez 
tousjours fait en temps passé. Messieurs, se aucune chose par 
deçà en quoy je vous puisse servir, mandez le moi et je' 
l'acompliray de très bon cueur, aidant nostre créateur qui 
vous doint ce que vostre cueur désire. Escript à Paris le 
derrenier jour d'aoust (1 467) . Le tout vostre et serviteur, 
Yvon du Fou. 

XXV. 

Lettre de Louis XI. {Rég, 6, p. 82.) 

A noz chiers et bien amez les gens d'église , boui^is , 
manans et habitans de nostre ville de Poictiers. De par le 
Roy. Chiers et bien amez, vous s^vez les troubles et divisions 
qui puis aucun temps en ça ont eu et encores ont cours en 
nostre royaume à la grant foule, charge et opression de nostre 
pouvre peuple et de noz bons et loiaulx-subgez, et à nostre 
très grant desplaisance, et dont ja en sont advenuz plusieurs 
grans mauk et inconvéniens, et est à doubter que plus lar- 
gement en adveigne, si briefvement n'y est pourveu. Et pour 
ce que les matières sont grandes et de grant importance, et 
qu'il est besoing que par bon advis et conseil il y soit pourveu, 
ce que de tout nostre cueur desirons pour nous aquipter 



\ . Josselia Dubois, bailli des Montaigties, seigneur de Montinorilk>ii. 



— 169 — 

envers Dieu, envers la eoronne, l'onneur et le droit de 
laquelle^ comme savez^ sommes ienuz de garder^ ainsi que 
l'avons juré et promis^ et pour le bien et soulaigement de 
ooz bons et loiaulx subgez : par grande et meure délibéracion 
de conseil^ nous avons conelud et délibéré d'assembler les 
seigneurs de nostre sang et tes pers de France et les trois 
estaz du royaume pour avoir leur bon ad vis et conseil sur ce. 
Pourquoy voulons et vous mandons bieit expressément que 
des plus notables gens de la ville de Poictiers et que cognois- 
Irez amer le bien de nous, de la coronne et du Royaume^ 
vous envoiez devers nous jusques au nombre de quatre per- 
sonnes^ ung d'église et trois laiz^ garnizde povoirs souffisans^ 
pour oyr ce qui leur sera dit et remonstré de nostre part 
touchant les choses dessus dictes, y besongner^ vacqber, 
entendre et conclure^ comme les autres des dits étaz, en la 
ville de Tours^au premier jour d'avril prochainement venant, 
lesquelz jour et lieu avons ordonné pour la dicte assemblée. 
Et eussions bien voulu le terme de la dicte assemblée avoir 
esté plus long, afin que mieulx et plus à l'aise ceulx que 
envoirez à la dicte journée peussent estre venuz; mais pour 
ce que les trêves ou abstinence de guerre qui sont entre nous 
et aucuns des seigneurs et leurs allez qui se sont esmeuz et 
cslevez à l'encontre de nous, ne durent que jusques au pre- 
mier jour de may prochainement venant, et qu'il est besoing 
que la conclusion qui devra estre prinse es dits trois estaz 
soit faicte avant la fin de la dicte abstinence de guerre, il n'a 
esté possible de mectre le dit terme à plus long jour. Aussi 
uous entendons que non obstant la dicte assemblée, ceulx que 
avons ordonnez pour nous venir servir, se ainsi estoit que 
les seigneurs qui se sont esmeuz et eslevez à l'encontre de 
nous et leurs aliez ne voulsissent entendre et eulx mectre à 
raison^ se tiennent tousjours prestz et y viennent comme 
l'avons ordonné, se besoing en avons, et que leur facions 
savoir ; car nous avons tousjours. esté contens d'entendre à 
raison et nous mectre en tout devoir quant les dits seigneurs 



— 170 — 

vouidront faire le semblable de leur part. Et aussi quand ilz 
ne le vouidront faire^ nous somme^^ délibérez et concltiz de 
garder l'auotorité de la majesté Roial^ l'onneur et les droiz 
de la coronne, ainsi que Pavons juré et promis, et pourvoi 
au bien et utilité de nostre royaume par bon advis et conseil, 
en f^çon et manière que, à l'aide de Dieu, noz bons et 
loiaulx subgiez pourront vivre et demourer soubz nous en 
bonne justice , paix et transquilité. Donné aux Motiz les 
Tours le xxvi jour de février (1468). Ainsi signé, liOys. 
Dorchère. 

XXVI. 

' Lettre de Crussol, sénéchal de Poitou. {Rég. 6, p. 87.) 

A Messieurs bourgeois et eschevins de la ville de Poic- 
tiers. Messieurs, je me recommande à vous tant que faire 
puis. J'ay sceu comme avez élu vostre maire pour ceste 
année maistre Jehan Chambon mon lieutenant, dont je vous 
. merci^ et ay esté averty que aucuns veulent brouiller le fait 
de la dicte mairie. Gardez vos privilèges que le Roy vous a 
donnez et confermez, si vous mecroiez, car je suis seur que 
le Roy le veult. Et pour iceulx garder en cela et autres choses 
suis délibéré de vous porter envers le Roy contre ceulx qui 
vouldroient venir contre vos dits privilèges, et mesmemenl 
touchant le fait de ceste dicte mairie, et en prandre le fex el 
charge sur moy, et avecques ce de vous garder de toutes 
injustices que l'on vous vouidroit fairç.Et pour ce, s'il survient 
riens, faictes le moy savoir. Et adieu, Messieurs, qui vous 
donne ce que désirez. Escript à Partenay le ix de juillet 
(1468). Ainsi signé : Le tout vostre, le sénescbal de Poictou, 
Crussol *. 



\ . Taures du sénochal de Poitou à la ville, annonçant la prise d'Anceiiis 
en Bretagne, par rannéc du Roi. 

(Rég. 6. — Séance du conseil du 12 septembre 1468.) 



— 171 — 



XXVIl. 
Lettre de Louis XI. (Rég. 6. p. 99.) 

A noz chîers et bien aniez les gens de l'^lise^ bourgeois^ 

manans et Vial>itans de Poictiers. De par le Roy. Obiers et 

bien amez^ vous povez avoir sceu que puis aucun temps en 

ea certaines parolles ont esté tenues entre noz gens et ceulx 

du conseil de noslre frère de Bourgoigne pour parvenir à 

a|ipoiQetement des difiërans qui est entre nous et lui^ et 

tellemenl a esté procédé que^ pour y prandre aucune bonne 

conclusion, sommes venuz en cesle ville de Peyronne ; auquel 

lieu, après plusieurs ouvertures et parlemens qui ont esté 

entre nous et lui, avons tellement besongnéqucaujourd'imi, 

grâces à noslre Seigneur, nous et nostre dit frère avons, es 

znauis du cardinal d'Angers, présens touz tes seigneurs du 

sang, prélaz et autres grans et notables personnages en grant 

nombre, tant de notre compaignie que de la sienne , jurée 

paL\ finalle bien sollempnellemenl sur la vraye croix , et 

promis aider, deflfendre et secourir l'un l'autre à jamais^ et 

aveeques ce avons juré es mains et sur la croix dessus dictes 

le traictë d'Aras, sur les censures et contrainctes en yeelui 

contenues et autres^ qui cordialement ont esté advisecz, pour 

|ierdurabiement demourer confédérez en paix et amytié. Et 

incontinent ce fait^ nostre dit frère de Bourgoigne a ordonné 

eo rendre grâces et louehges à Dieu par 1rs églises de ses 

|jaîs,et desja il l'a faitfaire en ceste dicte ville en grant sollemp- 

nitë. El pource que nostre dit frère et cousin de Bourgoigne a 

eu nouvelles que les Légeais ont prins nostre cousin l'évesque 

da I..^e, lequel il est,délibéré de recouvrer par toutes manières 

à lui possibles, il nous a siippiié et requis que^ en faveur aussi 

4|ue le dît évesque est nostre prouchain parent^ lequel sommes 

en son bon droit tenuz de secourir^ que nostre plaisir fust 



— 172 — 

aler jusques es marches du Lëge^ qui sont prouche d'îcy : ce 
que lui avons octroyé, et menons en nostre eompatgnie 
partie des gens de nostre ordonnance dont nostre cousin le 
connestable a la chai^e^ en espérance de brief retourner, 
moiennant l'aide de Dieu. Et pour ce que ces choses sont 
au bien de nous et de tous noz subgiez, nous vous en escri- 
vons présentement pour ce que sommes certains que de ce 
serez bien joyeulx, et afin que en faictes foire pareillement 
soilempnitez. Donné àPéronne le xira d'octobre (1 468).Ainîi 
signé, liOys. Meurin. 

xxvm. 

Lettre de Crussol, sénéchal de Poitou. (Rég. 6, p. 100.) 

Messieurs, je me recommande à vous tant comme je puis. Le 
Roy est allé à Péronne parler à Monsieur de Boui^oigne la où 
il est encores, et s'en vont le Roy el mon dit seigneur de 
Bourgoigne çn Romeage ensembles. Et pour ce que ne sçay 
comme la chose pourra avenir, et que je sçay que avez esté 
tousjours bons et loyïiulx, je vous pry, tant comme je puis, 
que tousjours y vueillez persévérer et faire faire bon guet et 
bonnes gardes en vostre ville, afin que Ton vous trouve tous- 
jours tieulx que avez accoustumez d'estre. Messieurs, au re- 
gart de moy, tenez vous .«eurs que si riens sourvient, je me 
rengeray tousjours avecques vous ; priant à Dieu, Messieurs, 
qu'il vous donne la chose en ce monde que plus désirez. Es- 
cript à Meaulx le xvi* jour d'octobre (1 468) . Ainsi signé : U 
tout vostre, le séneschal de Poictou, Crussol * . 



i . Lettre du Roi à ia y\\\e^ recommandant d^pourvoir d'une des qualrr 
sergenteries de la ville Pierre Patrault , qui avait rendu des services a» 
Roi dans la compagnie de Yvon du Fou , son. chambellan , capitaine de 
Lusignan. Donnée à Amboise, le 28 juillet 4469. 

(Rég. 5. — Séance du 31 juillet 1469.) 



- 173 — 



XXIX. 

retire de Loiiis XI. [Rég. 7, p. 62.) 

De par le Roy. Très chers et bien amez^ vous savez assez 
lesgrans charges que avons à supporter. Et encores de nou- 
vel a convenu et convient pour la seurté^ tuicion et deffense 
de nostre Royaulme faire faire de grans réparacions tant es 
villes d'Amiens j Beauvoiz , Compiegne^ Noyon que aultres 
estâns es frontières de Picardie^ pour résister aux entreprinses 
et dampnables voulentés du duc de Bourgoigne à nous rebelle 
et désobéissant. Pour fournir ausquelles choses avons besoing 
de nous aider de noz bons et lovaulx subsfietz. Et avons adr 
visé^ par Tadvis et délibéracion des gens de nostre grant con- 
seil; de prandre de chacune de noz villes fermées que par cy 
devant avons exemptées de paier tailles^ aucunes sonuues de 
deniers pour ceste foiz. A ceste cause envoyons devei*s vous 
nostre amé et féal conseiller maistre Jacques Beziau pourvous 
remonstrer nos dictes affaires et vous requérir la somme de trois 



Lettre de Yvon du Fou, capitaine de Lusignan, à la ville, pour le même 
(^jet. Donnée à Amboise, le 28 juillet 1469. 

(Rég. 5, idem,) 

Lettre du Roi à 1» ville , recommandant d*élirc Hélie Faure , bourgeois 
de U ville, à la première place vacante des 25 échevins. Donnée à Thouars, 
le 3 avril 1470. 

(Rég. 5. — Séance du mois du 11 avril 1470.) 

Lettre du Roi à la ville, faisant savoir qu'il veut mettre ordre au vivre 
et logis des gens d'armes^ et qu'il envoie pour cela des commissaires. 

(Rég. 6. — Séance du conseil du 6 juin 1470.) 

LeUre^ du Roi à la ville, par laquelle il mande d'élire pour maire 
M» Philippe Prégent. 

(Rég. 6. — Séance du conseil du 27 juin \ 470.) 

Lettre du Roi à la vilèe , mandant d'envoyer près de lui à Tours deux 
notables marchands, |iour faire ordonnance avec les autres marchands du 
royaume sur le fait de la marchandise. 

(Rég. 5. — Séance du mois et cent du 9 octobre 1470.) 



— 174 — 

mil escuz d'or. Nous vous avons tousjours supportez et soula- 
gez et mesmement des diètes tailles dontjusques cy n'avez payé 
aucune |x>rcion,pourquoy ne nousdevezreffuser à ce besoing. 
Si veillez , en acomplissant le contenu en ces présentes sur 
tout le service que nous désirés, faire promptement et dili- 
gemment paier la dicte somme à Jehan Briçonnet, uostre rece- 
veur général,ou à son commis^qui vous en baillera deschai^e, 
et n'y faicles faulte^ car par ce moyen les dictes reparacions 
pourroient cesser^ qui nous seroit grant préjudice et dom- 
mage^ et s'en pourroit ensuyr grant inconvénient à nous et à 
nostre dit Royaulme^ dont vous auriez vostre part. Et si vous 
avez besoin d'aulcunes lettres patentes ou aullre provision de 
nous pour recouvrer plus aiséement les dits deniers^ ainsi que 
adviserés^ nous les vous ferons expédier incontinant en nous 
advertissant. Donné au Plessis du Parc le douzième jour de 
mars (1 473) . Ainsi signé^ Loys et Flameng.Et à la subscripcioo 
des dictes lettres: A noz chers et bien amez les maire, eschevins, 
bourgois et habitans de nostre ville de Poictiers. 



XXX. 

Lettre de Louis XL {Rég, 7, p. S8. 59.) 

De par le Roy. Chers et bien amez, nous avons esté acer- 
tainés des grans cas et crimes commis et perpétrés par le cab- 
det d'Albret ^ Et à ceste cause l'avons fait prandre au corps et 
commis certains notables gens de nostre eonseil pour faire son 
procès. Et pour ce qu'il est besoing de bien et seuremenl le 
garder durant le temps que on besoignera en son dit pro- 



1. Charles d'À.lbret, sire de Sainte-Bazeille, quatrième fils de Charles II 
d'Albret et d'Anne d'Armagnac, avait livré la ville de Lectoure et Pierre 
de Beaujcu, lieutenant du Roi, à Jean^ comte d'Armagnac, au mois d'oc- 
tobre 1472. Il fut arrêté à Lectoure et conduit à Poitiers, où il fut con- 
damné à mort et exécuté le 7 avril 1473. 



— 175 — 

• 

ces, nous avons advisé de le vous envoler et mectre en voz 
mains, pour la bonne confiance que avons en voz bonnes 
loiaultés. Si vous mandons que vous le mectez au chasteau 
de vostre \dlle^ en lieu bien seûr, et commectez deux notables 
hommes de la ville pour sa garde, par chacun jour, ausquels 
pour le jour nous en baillons la garde sur leurs vies. Aussi 
baillez à ceulx qui en auront la dicte charge pour le jour 
jusques au nombre de xxv hommes bons et seurs pour le gar- 
der, et que on garde bien que personne ne parle à luy, si hon 
les commissaires que avons ordonnez pour ce faire. Nous 
avons aussi ordonné faire mectre aultres prisonniers tou- 
chant ceste matière au dit cliasteau. Si vous prions que les 
iàciez bien garder. Au seurplus, croiez noz amez et féaulx 
conseillers maistres Ffançois Hébert et Pierre Laidet de ce 
qu'ilz vous diront sur ce de par nous. Donné à Lauge- 
rie près Rouillé le xx* jour de mars (1 473) . Ainsi signé, 
Loys et Tilhart. Et au dos : A noz chers et bien amez les 
maire, eschevins, manans et h^bitans de nostre ville de Poic- 
tiers, ^ 

XXXI. 

Lettre de Grussol, sénéchal de Poitou. {Réq, 7, p. 59.) 

Monsieur le maire, je me recommande à vous tant comme 
je puis. Le Roy envoyé ung prisonnier au chasteau de Poic- 
tiers et y envoyé de ses gens pour le garder. Il m'a chargé que 
je vous rescripve que leur faictes bailler des utencilles et logeiz 
près du chasteau. Et pour ce fiaîictes le, et qu'il n'y ait point de 
faulte. Et adieu monsieur le maire. Escript à Notre Dame de 
Selles le xxi« jour de Mars ( 1 473) . Le sénéchal de Poiclou tout 
vostre, Crussol. Et au dos : A Monsieur ]e maire de la ville de 
Poîctiers. 



— 176 — 



xxxn. 

Lettre de Louis XL (Rég. 7, p. 164.) 

A noz chers et bien amez les gens d'église^ maire et esche- 
vins^ manans et habitans de nostre ville de Poictiers. De par 
le Roy. Chers et bien amez^ nous envoions par delà beau 
frère de Dunoys^ lequel nous avons fait nostre lieutenant gé- 
néral pour pourveoir à toutes entreprinses qui se pourroient 
faire en noz pays de Poiclou, Anjou^ Touraine et le Mayne^ 
et pour donner provision à toutes choses qui seront néces- 
saires estre faictes esdits pays. Et pour ce voulons et vous 
mandons que se pour la defTence des dits pays il a besoing 
d'artillerie^ pouldres^ traict et aultres choses estans en vostre 
dicte ville, que les liiy baillez et délivrés ou par son com- 
mandement^ et que en ceste matière et en toutes aultres 
choses vous luy obéissez comme à nostre {propre personne. 
Donné à Paris le xxmi* jour d'avril (1475). Ainsi signé^ I^ys. 
Isome. 

XXXITI. 

4 

Lettre du comte de Dunois. {Rég. 7, p. 162.) 

A mes chers et espéciaulx amis les maire , eschevins^ ma- 
nans et habitans de la ville de Poictiers. Très çhers et espé- 
ciaulx amys^ je me recommande à vous. Je vous envoyé unes 
lettres que le Roy vous escript par lesquelles pourrés con- 
gnoistre la charge qu'il luy a pieu me donner es marches de 
par deçà, pour laquelle accomplir suys venu en ceste ville de 
Tours. Et pour ce, si ce pendant que y seray il sourvient 
aucunes choses par delà, avertissez m'en pour incontinant y 
donner la provision et vous y aider et secourir en tout ce que 



1 



— 177 — 

je pourray. Aussi vous pry que, si pour le hien, garde el def 
fense du pays j'ay à besoigner d'aucuns de vous ou des 
choses estans en vostre dicte ville, tant d'artillerie que d'aul- 
tres choses, m'en veillez aider de tout vostre pouvoir et y 
faire en tout el par tout ainsi que le Roy vous esôript et qu'il 
a en vous fiance, en manière qua par faulte de ce aucun in- 
• convénient n'en puisse advenir. Très chers et espéciauk amis. 
Notre Seigneur soit garde de vous. Escript à Tours ce premier 
jour de may (1475). Le conte deDunoys, seigneur de Parthe- 
nay, François. 

XXXIV. 

Lettre de Jacques de Beaumont, seigneur de Bressuire. 

{Rég. 7, p. 182.) 

A Messieurs les maire, bourgoys et eschevins de la ville de 
Poictiers. Messieurs, je me recommande à vous tant que faire 
puis. J'ay receu voz lectres el oy ce que m'a dit maistre Ni- 
coUeRoyrand * de par vous. Et louchant voz previiéges^ soiez 
certains que les vouldroye aider à entretenir et garder, et 
m'avez tousjours trouvé amy en voz affaires, et ferés. Vous 
savez la cause pourquoy l'arrièreban a esté fait, et est bien 
besoing de obvier à la descente des Angloys qui ont entre- 
prtns venir descendre es parties de par deçà. Et croy bien 
qu'il fauldra que, quelque privilège que vous ne aultres aiez, 
que chacun secoure et aide à ce besoing, et que vous fournisses 
de quelque nombre de gens pour venir à la couste et de deux: 
ou trois pièces d'artillerie le plus que pourra vous suporteray. 
Et au seurplus vous feray savoir ce que devrez fournir. Et 
au regard de certaines excusacions de paroUes que maistre Ni- 



I . Un des ëchevins de Poitiers. 



— 178 — 

colle m'a dictes^ ne vouldroie laisser pour trois ou quatre mal- 
parlaus de amer le fait de vous et de vostre dicte Yiile^ Voas 
disant à Dieu, Messieurs^ qui vousdoint ce que désirés. Escript 
aux Sables d'Aulonne le xui® jour de juillet (1475). Le tout 
vostre^ Jaques de Beaumont * . 

XXXV. 

Lettre de Louis XL {Rég. 7, p. 200.) 

A noz chers et bien amez les maire , eschevins , conseil- 
lers^ pers et habitans de nostre ville de Poictiers. De par. le 
Roy. Chers et bien amez^ nous avons^ grâces à nostre créa- 
teur étmoiennant Tintercession de sa très glorieuse et benoiste 
mère la vierge Marie^ mis hors de nostre Royaume et ren- 
voyé en Angleterre le Roy d'Angleterre avec son armée, 
lequel, à l'instigacion el pourchaz de Charles de Boui^igne 
et aultres ses aliez et complices, noz rebelles et désobéissans 
vassaulx et subgectz, pour nous cuider grever et détruire 
nostredit Royaume, vouset aultres nozbons et loiaulx subgectz, 
estoit venu et descendu et tiré bien avant en iceluy avec très 
grant et puissante armée. Et avec lequel avons prins trêves 
et entrecours de marchandise pour sept ans, dont très grant 
bien et proffit, à l'aide de Dieu, pourra advenir à nostre dit 
Royaulme et à tous noz dits subgiez. Et pour parvenir à ce, 
nous a convenu promectre et donner grans sommesde deniei^ 
au Roy d'Angleterre et aultres seigneurs estans en sa compa- 
gnie, qu'il leur convient paier et bailler dedans brief temps; 
ausquelles sommes ne pourrions fournir des deniers de noz 
finances pour les aultres grans despences qu'il nous a con- 
venu et convient encores faire et porter pour Tentretenement 



1. Cette lettre a été publiée par Thibaadeau [Abrégé de T histoire du 
Poitou, t. [Il, p. 130, 131), mais avec plusieurs inexactitudes. 



— 479 — 

de la grant année qu'il nous fault avoir et tenir en plusieurs 
et diverses contrées de nostre dit Royaume, pour résister aux 
dampnables entreprises que s'efforcent faire de jour en jour, 
à l'encoQtre de nous et de noz bons et loiauk vassaulx et 
subgetz, le dit Charles de Bourgoigne et ses dits adhérans^ allez 
et complices pour nous grever et porter dommage, sans avoir 
sur ce l'aide de vous et aultres noz bons et loiaulx subgiez, 
dont nous déporterions voulentiers se possible nous estoit de 
ce faire à présent. Et combien que vous aions octroyé plu- 
sieurs privil^es, franchises et exempcions desquelx nostre 
vouloir et entencion ait esté et soit que joissez entièrement, 
touteffoiz, pour soulager nostre povre peuple du plat pays des 
grans chaînes et affaires qu'il a à suporter, nous avons, par 
l'advis et délibéracion des gens de nostre sang et lignage et 
de nostre conseil estans par devers nous, conclud et délibéré 
que, pour ceste foiz seulement et sans préjudice de vos dits 
previl^es et exempcions pour le temps à venir, vous paierés 
de la somme imposée en vostre éleccion la somme dé deux 
mil livres tournois, laquelle vous pourrés asseoir ainsi et par 
la meilleur forme et manière que ad viserés, ou icelle prandre 
en tout ou en partie sur les deniers communs de la dicte ville 
ou aultrement, ainsi que verres estre à faire pour le mieulx et 
le soulagement de vous et aultres noz subgiez d'icelle ville et 
forsboui^. Si vous prions et néantmoihs mandons que ainsi 
le veillez faille, et sur toutce croire nostre conseiller M'' Jehan 
Chambon et maistre Nicolle Gilles nostre secrétaire, lequel 
pour ceste cause nous envolons présentement devers vous 
pour vous dire et remonstrer plus à plain les choses ' dessus 
dictes et les causes qui nous ont meu à ce faire : auquel 
voulons que adjoustez foy sur ce qu'il vous en dira de par 
nous , comme à nous mesmes. Et en ce ne nous veillez faire 
faulte^ comme bien en avons de vous singulière confience. 
Donné à l'abave de Nostre Dame de la Victoire les Senliz le 
nue jour de septembre (1 475) . Ainsi signé, Loys,et pour secré- 
taire, L^ouz. 



— 180 - 



• XXXVl. 

Lettre de Louis XL {Rég. 7, p. 19S.) 

A noz très chers et bien amez les maire^ escbeVins^ bour- 
gois^ manans et habitans de nostre bonne ville et citédePolc- 
tiers. De par le Roy. Très chers et bien amez^ nous vous 
envoions présentement le double de la trêve, paix et union 
par nous puis naguères prinses avecques nostre très cher et 
très amé cousin le Roy d'Angleterre '. Et pour ce, incontinant 
ces lettres veues, faictes publier et crier tout le contenu on dit 
double, et la publicacion faicfe^ ' faictès en faire les feux de 
joye et processions générales par toute vostre ville, ainsi qu'il 
est acoustumé de faire en semblables matières. Et gardez 
qu'il n'y ait point de faulte sur tant que vous craignez nous 
désobéyr et desplaire. Donné à la Victoire les Senliz le 
V® jour de septembre (1 475) . Ainsi signé, Loys, et pour secré- 
taire. Petit. 

XXXVII. 

Lettre de Louis XL {Rég. 7, p. 218.) 

De par le Roy. Chers et bien amez, pour aucunes choses 
que avons à vous dire, incontinant ces lettres veues, partez et 
vous en venez devers nous quelque part que soions, et admenez 
avec vpus deux ou trois des plus notables gens de la ville, 
soient de noz officiers ou aultres, et qu'il n'y ait point de faulte. 
Donné à Saint Martin de Cande le dixiesme jour de février 
(1 476) . Et si nous ne sommes à Tours, vous y trouvères de noz 
gens qui besoigneront avec vous. Ainsi signé, Loys, et pour se- 
crétaire, J. Mesme. 



i . raîlé de Picquigny du 29 août 1475. 



— 181 — 



xxxvm. 

Lettre du comte de Danois. {Rég. 7, p. 224.) 

A mes très ehers et espéciauk amys les maire^ eschevins et 
conseillers de la ville de Poictiers. Très chers et espéciauk 
amys, je me recommande à vous. J^ay à ce soir receu lettres 
du Roy escrîptes du vi® jour de ce présent ntoys de mai*s^ par 
lesquelles il me escript que le dit jour au matin il eut nou- 
velles certaines que le duc de Bourgoigne a eu journée avec 
les Souyces^ lesquelx l'ont défiait et ont gagné toute son artil- 
lerie, son charroy et tué ses gens de pyé • . Et au regard de luy, 
il s'en est fouy avec le demourant de ses gens en ses pays en 
ungUeuquis'appelleJoigny. Le chevaucheur qui m'a apor- 
té mes lettres m'a dit qu'il a laissé le Roy près du Puy où il aloit 
faire son voiage à Nostre Dame. Dieu par sa grâce le luy doint 
faire au proPt de luy et de son Royaulme. Si rien seurvientpar 
delà de nouveau, faictes le moy incontinant savoir ; aussi si 
riens seurvient par deçà, vous en advertiray. Très chers et 
espéciaulx amys, Nostre Seigneur vous ait en sa garde. Escript 
à Chasteau Regnault le xi^ jour de mars (1476). Le conté de 
Dunoy s^ s^ de Parthenay , Francoys * . 

XXXK. 

Lettre de Louis XI. {Rég. 1, p. 290.) 

A noz ehers et bien amez les maire, eschevins, bourgeois et 
habitans de la ville de Poictiers. De par le Roy. Chers et 



i. Bataille de Granson. (2 mars i476). 

2. Il venait tout récemment d'être nommé gouverneur de M. le dauphin 
et da pays de Poitou. 



— 182 — 

bien amez^ nous avons sceu puis aucuns jours la détestable 
et cruelle mort de la personne de feu nostre beau frère le duc 
de Milan *, à qui Dieu pardoint^ et commant elle a esté faicte 
et commise par ung de ses subgectz habitant en la ville de 
Millan^ d'un Cousteau en la gorge et en l'église de la dicte ville. 
Et iceluy advenu^ le murtrier et ung aultre qui l'acompagnoit 
ont esté tuhez sur le lieu par les gens et serviteurs de nostre 
dit feu frère qui estoient en tour de luy. Et incontinant après 
la mort de nostije dit feu frère venue à la cognoissance du 
peuple de sa dicte ville^ desplaisansde la mort de leur seigneur^ 
ont en grant diligence^ comme bons^ vraiz et loiaulx sub^etz^ 
fait prandre les gens et tous ceulx de la lignée de celuy qui 
a fait le dit cruel et osécrable cas , et publiquement les ont fiaiit 
pugnir et exécuter^ affin que tous aultres y pregnent exemple. 
Et de ces choses^ comme bons^ vrais et loiaulx subgectz^ vous 
':ivons bien voulu advertir , affin que sachez et cognoissez la 
vérité de la matière et commant le dit cas et crime si inhu- 
main a esté fait et commis. Donné au Plessis du Parc le 
ix" jour de janvier (1 477) . Ainsi signé. Loys, et pour sect^taire, 
A. Rolant. 



XL. 



Lettre de Louis XI. {Rég. 7, p. 287.) 

A noz chers et bien araez les manans et habitans de nostre 
ville de Poictiers. De par le Roy. Chers et bien amez^ nous 
vous mandons et commandons et expi*essément enjoignons 
que incontinant et sans délay vous faictes faire procession 
généralle tout ainsi que vous avez aeoustumé de faire es festes 
solempnelles, pour les bonnes et agréables nouvelles que pre- 



I. Galéas-Marie Sfona, duc de Milan ^ assassiné le 25 décembre 
1476. 



— 183 — 



mierement nous ont aportez noz chevaucheurs de nostre escuy- 
Tie du irespas du duc de Milan et du duc de Bourgoigne noz 
anciens ennemis ^ Et pour ce^ nous voulons que ^ pour les 
bonnes et agr^bles nouvelles^ vous bailler à ce porteur vingt 
livres tournois que luy avons ordonné. Et gardez bien d'y 
£iire faulte ^ car tel est nostre plaisir. Donné à Candes le 
XIX*' jour de janvier (1477). Ainsi signé^ Loys, et pour secré- 
taire^ J. Alart*. 



XLI. 



Lettre de Louis XL {Rég. 7, p. 399.) 

De par le Roy. Chiers et bien amez^ nous envoions présen- 
tement nostre amé et féal conseiller Té vesque de Lombes^ abbé 
de saint Denys en France^ avecques aultres de noz gens et ser- 
viteurs^ au devant des ambaxadeurs du Roy et Royne de Cas- 
telle et de Léon noz aliez ', qui viennent par deçà devers nous 
pour le fait des aliances et aultres grans matières qui fort tou- 
chent le bien de nous et de noz Royaume et subgectz. Et pour 
ce que nous désirons les dits ambaxadeurs estre favorable- 
ment [receuz et traitez par tout nostre dit Royaume^ nous 
vous prions et néantmoins mandons que les dits ambaxa- 
deurs vous recevez en vi>stre ville le plus honestement et à 
la meilleure chère que faire se pourra^ ainsi que plus à 



1. Mort da dac de Bourgogne à la bataille de Nancy (5 jantier 1477). 

2. Lettres du Roi à la ville, du mois de juillet 4477, annonçant la prise 
de la ville de Grj (Gray), au comté de Bourgogne, par M. de Craon et 
son armée, qui a tué devant cette ville 4.000 Bourguignons et Allemands, 
la fuite du prince d'Orange et -la prise du seigneur de Chateauguyon. 
(Rég. 7, p. 326.) 

Lettres du Roi à la ville, du mois d^aoùt 1478, demi^ndant de tous ceux 
qui auraient de l'argent blanc , de lui en donner jusqu'à 500 marcs, 
moyennant 10^ 5* par marc, pour faire une grille d'argent au tour de la 
châsse de saint Martin de Tours. (Rég. 1, p. 366.) 

3. Ferdinand et Isabelle. 



— 184 — 

I 

plain vous dira de par nous le dit évesqûe de Lombes^ 
lequel croiez comme nous mesmes. Donné au Plessis du 
Parc lez Tours le xxvii» jour de mars (1479). Ainsi signé^ 
Loys^ et pour secrétaire^ Courtin .Et en la suscripcion : 
A noz chers et bien amez les maire et eschevyns de la ville de 
Poictiers. » 

XLII. 

Lettre de Louis XI. (Rég. 7, jj. 392.) 

A noz chiers et bien amez lesmaire^ escbevins^ bourgoys 
manans et habitans de nostre ville de Poictiers. 

De par le Roy. Chiers et bien amez , nous ayons esté adver- 
tiz que f en nostre ville de Poictiers et es marchez et li<;ux de 
environ^ a esté et est chacun jour donné cours et pris à plu- 
sieitrs monnoyes estranges et aultres prohibées et deffendues 
par noz ordonnances derrenièrement faictes sur le fait de noz 
monnoyes^ tout ainsi et en la manière qu'il se faisoit par avant 
les dictes ordonnances; et aussi que on donne plus grant pris 
tant à nos dictes monnoyes que aux monnoyes estranges que 
ce qui est déclairé par icelles noz ordonnanees^ en contemp- 
nant et enfraignant icelles, on très grant préjudice et dom- 
mage de nous et de la chose publique de nostre royaume, 
jasoit ce que nos dictes ordonnances ayent esté publiées et 
sont assez notoires: dont ne sommes pas contens, actendu mes- 
mement que les dictes ordonnances ont esté faictes par grande 
et meure délibéracion de conseil et pour le bien universel et 
particulier de nostre cïit royaume. Si vous en avons bien voulu 
advertir pour le signiflier, affin que ne vous esmerveillez si 
nous faisons informer des transgresseurs des dictes oixlon- 
nances, et aussi que chacun de vous en droit soy ne contre- 
viègne au coitenu en icelles, lesquelles fuymés délibérez 
faire entretenir et garder; vous signiflie que, si aucuns sont 
rouvez faisans le contraire, nous en ferons faire telle puni- 



— 185 -r 

cion que ce sera exemple à aultruy. Donné à Tours le pénul- 
timejour de mars (1479) . Ainsi signé^ Loys, et pour secrétaire, 
L. Tyndo. 

XLlil. 
Lettre de lëvêque de Lomb^. (Rég. 7, p. 399.) 

Messieurs, nous nous recommandons à vous. Le Roy nous a 
envolez par deçà pour conduire les ambaxadeurs de Castille, 
et veuk qu'ilz soient receuz le plus honorablement que faire 
se pourra par tous les lieux où ilz passeront^ ainsi que pourrés 
veolr par le contenu en ses lettres et que ce porteur vous dira, 
auquel veillez adjouster foy et credence. Par quoy nous l'en- 
voioDs par devers vous vous signiffier la venue des dits am- 
baxadeurs, qui sera demain pour tout le jour, affin que vous' 
mectez en devoir de les recevoir à la plus grant compagnie 
que vous sera possible, et les traitez le plus favorablement 
que pourrés, acordant au plaisir du dit seigneur. Et à Dieu, 
Messieurs, qui vous ait en sa garde. Escript à Coué le 
xv® jour de juing (1479). Les tous vostres, l'évesque de 
Lombes* et G. de Durafort. Et dessus : A Messieurs les maire 
et esche vins de la ville de Poictiers. 



XLIV. 

> 

Lettre de Louis XI. {Rég. 7, p. 407.) 

A noz chers et bien amez les maire, eschevins, manans et 
habitans de la ville de Poictiers. De par le Roy. Chiers et 
bien amez^ nous avons vouhë au saint veu de Charroux six 



i . Jean de Villiers de la Groslaye , ambassadeur de Louis XI auprès 
de Ferdinand et d'Isabelle, rois d'Espagne, en 1477. 



— 186 — 

lampes d'ai^ent^ lesquelles nous y envoions par ce porteur* 
Et pour ce que désirons que les dictes lampes demeureront 
perpétuellement au dit saint veu sans en estre bougées^ nous 
vous prions^ néantmoins mandons que incontinant et sans 
délay vous envoiez avec ce dit porteur ung ou deux des plus 
notables eschevins de nostre ville de Poietiers pour iilec 
prandre bonne et souffisant obligation^ tant de l'abbé que du 
couvent de la dicte abaye de Charroux^ de non jamais alié- 
ner ne transporter les dictes lampes du lieu où elles seront pen- 
dues en la dicte église. Et les dictes obligations ainsi fàictes et 
passées souffisamment nous envoiez par le dit porteur^ lequel 
nous envoions expressément par delà. Et gardez que en ce 
n'ait faulte. Donné au Plessis du Parc les Tours le vii« jour 
de janvier (1 480) . Ainsi signé^ I^ys^ et pour secrétaire^ 
duDoyat*. 

XLV. 

Lettre de Louis XII. (Rég. 8, p. 13.) 

• 

De par le Roy. Très chiers et bien amez^ nous sommés 
records que des l'année passée^ pour fournir aux grans 
charges que avons supportez pour la conduicte^es affaires 
de nostre Royaume^ vous nous feistes libérallement prest de 
la somme de quinze cens livres^ de laquelle feismes lever des- 
charge et vous assigner sur noz finances de ceste présente 
année ^ cuydant, certainement que en peussiez estre payez et 
remboursez et que noz affaires le peussent bien porter. 
Toutes voies vous avez depuys peu esté «dvertiz des grans 
charges qui nous sont survenues et qu'il nous a convenu 
supporter en l'année passée en maintes manières^ pour 



1. Cette lettre a été publiée par Tbtbaadeau [Abrégé de V histoire du 
Poitou^ t. III, p. 137,) mais avec plusieurs inexactitudes. 



— 187 — 

lesquelles despenses^ qui estoient inoppinées et'qui ont monté 
à une grant somme de deniers^ n'avons voulu faire aucun 
emprunt sur vous ne autres noz bonnes villes^ ne mectre 
aucune creue sur noz suhgectz^ comme nos dictes affaires 
l'eussent bien requis^ espérans davantaige que votre dit rem- 
bourcement peust estre fait selon et en ensuy vaut les descharges 
et assignacions sur ce faictes. Mais en effect^ en besoignant 
au lait et estât de noz finances^ nous avons trouvé que , à 
cause des dictes charges et despenses passées et celles que 
présentement avons à supporter^ il seroit impossible que la 
dicte somme vous peust estre rembourcée sans la mectre sus 
de creue sur nostre peuple et subgectz^ qui pour le présent, 
veu les autres grans charges qu'ilz portent, ne viendront pas 
bien à propos. Parquoy nous vous prions bien affectueuse- 
ment que, en aiant à ce regard, vous nous veillez libérallement 
faire don de la dicte somme ainsi par vous à nous prestée^ 
comme dit est, et nous rendre ou envoyer la descharge qui 
a esté levée pour vostre remboursement de la dicte somme , 
vous advisans que sommes très desplaisans que la dicte somme 
ne vous peut estre payée selon votre dicte assignacion, comme. 
plus à plain porrez savoir et entendre par nostre amé et 
féal notaire et secrétaire, maistre Jehan de la Rue, que expres- 
sément envoyons devers vous. Si le croyez de ce qu'il vous 
dira de par nous, et au demourant nous complairez en ceste 
nostre requeste. Et en ce faisant soyez asseurez que nous ferez 
très grant et agréable plaisir et dont vous saurons bon gré 
et en aurons bonne souvenance pour le recognoistre en voz 
afËiires quant d'aucune chose nous requerrez. Donné à Bloys 
le dixiesmejour de décembre (1501). Ainsi signé, Loys et 
Gedovn. Et au doux d'icelles : A nozchiers et bien aniez les 
maire, eschevyns, bourgeoys, manans et habitant de nostre 
bonne ville et cité de Poictiers. 



— 188 - 



XLVI. 

Lettre de Louis XIL (Rég. 8, p. 9.} 

De parle Roy. Très chiers et bien amez, noz 1res chers et 
très amez cousin et cousine l'archiduc etarchiduchesse ^ doivent 
bien tost passer par nostre ville de Poictiers en faisant leur 
voyage d'Espaigne. Et pour ce que désirons qu'ilz soient bien 
traictez etrecuilliz^ nous vous prions et mandons bien ex- 
pressément que, à leur arrivée en nostre dicte ville, vous allez 
audevant d'eulx, faictes tendre les ruhes, ordonnez leurs logeis 
et leur faictes tout le service, bon recueul , honneur et traic- 
tement que possible vous sera, etconune feriez à nous, et n'y 
faictes aucune faulte. En quoy faisant vous nous ferez ti^ 
grant plaisir et service. Donné à Bloys le xn jour de décembre 
(1501). Ainsi signé, Loys. Et au dessoubs : Nous envoyons 
expressément devers vous nostre amé et féal conseiller el 
chambellan le sénejK^hal de Poictou> auquel avons donné 
charge dire plus au long nostre intencion sur ceste matière, 
et pour ce croyez le de ce qui vous dira de nostre part. Et au 
dessous est signé, Cotereul. 



XLVII. 

Lettre de M. de Montfort (François de Pons). {Rég. 8, p. 28.) 

Messieurs , je me recommande à vous de très bon cueur. 
Par ce porteur vous envoyé les lettres que le Roy m'a escriptes, 
par lesquelles et par le rapport de luy pourrez estre adverliz 



1 . Philippe le Beau et Jeanne la Folle, son éi)ouse, fille de Ferdinand le 
Catholique et d'Isahelle de Castille. 



— 189 — 

de l'arivée de madame de Tailleboiirg^ à Poietiers. Là et 
ailleurs le dit seigneur entend qu'elle soit receue à tel hon- 
neur qu'il appartient à ceulx de sa maison. Je vous prie et 
de par le dit seigneur vous advise de vous y acquiter ainsi que 
le saurez bien faire. Et s'il est chose que pour vous puisse^ en 
m'en advertissant je le feray de très bon cueur. Et à tant je 
pryeàDieu, Messieurs, qu'il vous donne ce que désirez. Es- 
eript à Lésignan le vu jour de janvier (1502) .Le toutvostre, 
Françoys dePons*. 

XLvra. 

lettre du Roi à M. de Montfort. {Rég. 8, p. 28.) 

Mon cousin , j'ay veu les lettres que m'avez escriptes, par 
lesquelles m'escripvez que l'on ne peut besoigner en cest 
affaire sans que je parle à ma cousine de Taillebourg, et qu'elle 
a grant envye de me veoir. Je la youidroys bien veoir , et 
à ceste cause dictes luy qu'elle viègne devers moy, et je luy 
feray bonne chère^ et parlerons de l'affaire de quoy je vous ay 
escript plus au long. Il me semble que si elle passoit par l'Isle 
Bouchard qui est son chemyn, qu'elle feroit bien^ car elle 
verroit la maison et ma cousine de la Tremoille^ et pourroit 
mieulx cognoistre si la chose luy seroit sortable que si elle n'y 
avoit point esté. Et adieu mon cousin. Escript à Amboyse 
le \xi' jour de décembre (1501). Je me suis advisé depuys 
ces lettres escriptes qu'il sera bon que vous mesmes amenez 
ma dicte CQusine, ce que vous pry que faictes et luy faictes 



i • Jeanne d'Orlëans, fille de Jean d'Orléans , comte d'Angouléme et de 
Périgord, épousa Charles de Coëtivy, comte de Taillebourg. (^Hist, généal,, 
|iar le P. Anselme, t. I, p. 209, et t. VU, p. 846.) 

2. François de Pons, comte de Montfort, épousa Marguerite de Coëtivy, 
fille d'Olivier deXIoêtivy et sœur de Charles de Coëtivy, comte de Taille- 
bourg. {Hist, généal,^ par le P. Anselme, t. VU, p. 846.) 



— 190 — 

faire par les lieux par où elle passera le plus d'onneur que 
vous pourrez. Ainsi signé> Ix)ySy et Cotereau. Et en la suscrip- 
tion : A mon cousin le s' de Montfort. 



XUX. 

Lettre de Louis XII. {Rég. 9, p. 31.) 

De par le Roy. Chiers et bien amez^ nous avons esté ad- 
vertiz que ùng jeune escoUier Myliannoys nommé maistre 
Fabriy résidant et lisant en l'université dePoictiers^ s'est venu 
logier devant le logis de l'abbé de Mermoustier^ et^ comme on 
nous l'a certiffié; a porté et porte quelconques paroUes au dit 
abbé pour le demouvoir du bon vouUoir et affection qu'il a à 
l'église^ et qui pis est de nuyt avec quarante ou cincquante bri- 
gueurs faict journellement plusieurs insolences et folies au 
grant détriment des escoUiers estudians en la dicte université. 
A ceste cause et que nous desirons y remédier et prompte- 
ment pourveoirer^ nous escripvons à noz officiers prandre et 
saisir au corps le dit Fabry et soubz bonne et seure garde le 
nous amener^ pour sçavoir et entendre de luy les causes qui 
i'ont meu et meuvent de vouloir porter au dit abbé les 
paroUes qu'on dit qu'il a dictes^ ensemble aucunes autres 
dont il est chargé^ pour après le tout entendu à la vérité en 
ordonner ainsi que verrons estre affaire par raison et justice^ 
dont nous avons bien voulu semblablement vous escripre et 
advertir. Et vous prions et néantmoins mandons expressément 
que vous tenez main et donnez toute l'ayde , faveur et assis- 
tance à nos dits officiers que besoing sera pour exécuter ceste 
chose. Et n'y faictes faulte sur tout le service que désirez nous 
faire. Donné à Bloys le vu jour de septembre (1 506) . Ainsi 
signez^ Loys^ et au dessoubz^ Robertet. 



— 191 - 



L. 



Lettre de Louis XIL (Rég. 9, p. 38.) 

Très chiers et bien amez^ pour ce que nous avons commandé 
pour aucunes bonnes justes causes ad ce nous mou vans, 
que Fabry , que nous avez puys naguerez envoyé, sera hors 
Qostre royaulme et n'y [fera] doresnavant aucune résidance, 
et que nous n'entendons point qu'il perde aucune chouse de 
ses biens qu'il a [à] Poictiers, nous voulons et vous mandons 
que ses livres et autres biens qui sont par delà vous baillez 
et délivrez ou faictes bailler et délivrer entre les mains d'ice- 
luy que nostre aymé et féal conseiller général de noz finances 
Jacques de Beaune envoyra devers vous portant ces pré- 
sentes, et n'y faictes faulte, cartel est nostre plaisir. Donné à 
G>utras le xxv« jour de septembre (1 506) . Ainsi signé Loys, 
et au dessoubz, Robertet. . 



LL 



Lettre de H. le général de Languedoc (Jacques de Beaune 

de Samblançay). {Rég. 9, p. 39.) 

Messieurs, je me recommande à vous de bon cueur. Mes- 
sieurs, je vous envoyé par ce porteur des lettres que le Roy 
vous rescript pour faire rendre et délivrer à messire Fabry 
ses livres et autres besoignes qu'il pourroit avoir à Poictiers, 
parce (|u'il luy ordonne s'en aller hors du Royaulme, comme 
pourrez veoir par les dictes lettres du dit sire. En ensuyvant 
lesquelles vous pry envoyer par voiturier en ceste ville les 
dictes besoignes du dit Fabry, et j'en feray payer la voiture. 
Messieurs, s'il est service que pour vous je puisse, en Ije me 
faisant sçavoir, le feray de bon cueur. Et à tant je pry Dieu 



— 192 — 

VOUS donner ce que désirez. Escript à Tours le'xxviie jour 
de septembre (1 506) . Et au dessoubz^ votre bon serviteur et 
fîrère^ Jacques de Beaune. 

LU. 
Lettre de Louis XIL (Rég. 10, p. 177.) 

De par le Roy. Très obiers et bien amez^ nous envoyons 
ce présent porteur chevaucheur de notre escuyrie jusques 
à Bayonne pour faire lever les postes de nostre cousin le 
prinse de Castille ^, lesquelz de noz congiez-et licence avoient 
esté assises par nostre Reaume^ comme avez peu veoir par noz 
lettres patentes que pour ce avyons cy devant octroyées. 
A ceste cause, si vous trouvez que les dictes postes soient 
encores assises mesmement en nostre ville de Poictiers, faictes 
leur faire exprès commandement de par nous qu'ilz aient à 
euk lever et ne servir plus de poste. Et aussi faictes def&ndre^ 
sur peyne de confiscacion de corps et de biens, qu'il n'y ait 
aucun de noz subgectz en la dicte ville ne aux environs qui 
s'entremete de servir la dicte poste pour notre dit cousin. Et 
davantaige, ne laissez passer nulz courriers allans en Es- 
paigne, mais iceulx faictez prandre et arrester et nous envoyez 
dillîgemment les lectres dont les trouverez chargés et saUiZ; 
en donnant ordre que nulz ne passent tant de jour que de 
nuyt en dilligence sans avoir une lectre de pas du contrerol- 
leur des chevaucheurs de nostre escuyrie. Car autrement ce 
nous pourroit porter dommaige et à nostre dit royaume. Et 
gardez bien, comme que ce soit, que en ce ne faictez faulte. 
Donné à Bloys le septiesme jour de janvyer (1 506) . Ainsi 
signé, Loys, Robertet. 

Sui" le doz desquelles dictes lectres est escript : A nos très 
chiers et bien amez les maire et eschevins de nostre Ville de 
Poictiers. 

1 . Philippe le Beau, époux de Jeanne la Folle, princesse de Castille. 



— 193 — 



Lin. 



Lettre de Louis XII. IRég. 11, p. 167.) 

De par le Roy. Très chers et bien amez^ nous avons esté pré- 
sentement advertiz du trespas de l'abesse de sainete Croix de 
Poictiers * . Parce que nous désirons singullièremeht [que] 
Dostre chère et amée cousine i'abbesse de sainete Ozany *, seur 
bastarde de nostre très cher et très amé filz le duc de Yalloys^ 
conte d'Angoulesme ^, soit proveue de la dicte abbaye^ tant 
pour rutillité de la dicte abbaye, que en faveur des biens et 
vertuz qui sont en nostre dicte cousine , nous escripvons 
présentement aux religieuses d'icelle abbaye à ce qu'elles 
veuillent'toutes unicq'uement postuUer icelle nostre dicte cou- 
sine en leur abbesse. A ceste cause et que nous sçavons que 
vous pourrez grandement servir en ceste affaire^ nous avons 
bien voulu vous en escripre, vous priant que vous veuillez 
transporter devers les dictes religieuses^ et de par nous leur 
iaire toutes les meilleures remonstrances que pourrez à ce 
qu'elles , veuillent obtempérera nostre réqueste, et vous nous 
ferez très singullier et agréable plaisir en ce faisant. Très 
chers et bien amez, Nostre Seigneur vous ayt en sa garde. 
/)onné à Bloysle xuii jour d'avril (1512). Loys. Rbberlet". 

A nos ires chers et bien amez les maire, esche vins, manans 
et habitons de nostre bonne ville de Poictiers. 



1. Jeanne de Gouhé (Gallia Christiana), Marie Bertrand lui succéda, 
d'après le Gallia Christiana, 

2. Madeleine d'Orléans , fille de Charles , comte d'Angouléme , abbesse 
de Saint- Ausone d'Angouléme. [Gallia Chriuiana,) ^ 

3. François, duc de Valois, né le 12 septembre 1494, fils de Cbarles, 
comte d'Angouléme, et de FiOuise de Savoie, succéda bientôt à Louis XII, 
lous ie nom de François I*'. 

13 



— 494 — 



LIV. 



Lettre de André de Vivonne. (Rég. 11, p. 209.) 

Monsieur le maire^ je me recommande à vous tant comme 
je puis. J'ay receu unes lectres qu'il a pieu au Roy m'escripre 
et aussi les voustres. Par la lectre que le Roy m'escript^ il 
m'escripl que ferés monstre comme vous sçavez j'ay man- 
dement de la faire. On m'a escript que l'avez faict assigner et 
crieràjeudy prochain par devant vous. Et a Dieu, Monsieur le 
maire, que je prie vous donner ce que désirés. A la Mothe le 
XI*' jour de may (1512). Le tout vostre, André de Vivonne. 

A Monsieur le maire de Poictiers * . 



LV. 



Lettre de Louis XII. (Rég. 11, p. 198.) 

De par le Roy. Très chers et bien amez, nous avons oy 
aucuns de vos eschevins que avés envoyé deveçs nous, 
touchant les remonstrances qu'ilz nos ont faictes de par 
vous pour le bien de sûreté de nostre dicte ville, et en tant 
que touschent les privilléges que avés du faict de noz ban et 
arrière ban de nostre senneschaucie de Poictou. Nous leur 
avons donné les provisions requises, affin que ne soyés tirez 
hors de nostre dicte ville, maisque demourés à la garde d'icelle 
ainsi que avés accoustumé. Et pareillement avons donné 
provision pour (aire clourre les ouvertures qui ont esté 
làictes en la muraille et clousture de nostre dicte ville, et aussi 
pour faire retirer les ^diflices qui ont esté faictz sur icelles, 

1. Cette lettre a été publiée par Tliîbaudeaa, t. II!, p. 135, 136. 






— 195 — 

nuvsibles à ia force et deffence de la dicte ville, ensemble 
pour faire curer et nettoyer la rivière, douves et foussés de la 
dicte ville, ainsi que pourrës veoir par nos dictes lectres et 
provisions que sur ce avons données. Au surplus , pour ce 
que, comme sçavés, il est bruyt de guerres et de la descente 
des Anglois en nostre royaulme , à quoy espérons bien pour- 
veoir, toutes voyes il est besoing que de voslre part vous 
lieignés sur voz gardes, et que faictes dilligence de vous for- 
lilier et garnir voslre dicte ville de toutes choses qu'il fault 
pour Tasseureté et deflfence d'icelle, et entre aultres, que 
fassiez faire de Tartillerie de fonte qui est le princippal , ainsi 
qu'il a esté faict par plusieurs bonnes villes de nostre royaulme 
qui , oultre cella, ont faict navires et vaysseaulx de per, ce 
que n'avez faict. Et croyons que les gens d'église estans en 
nostre dicte ville, qui sont plusieurs beaulx et grans colliéges, 
aetendu que la chouse cedde à leur utilité et seureté comme 
des aultres, vous ayderont et subviendront voluntiers à 
faire faire la dicte artillerie, mais que le leur remonstrés. Si 
vous prions vaquer et entendre à toutes les dictes choses 
que plus applain avons dictes et faict dire à vous dits dep- 
putés, en manière que inconvénient n'en puisse advenir, et 
vous y employez comme noz bons et loiaulx subgects, et que 
avons en vous fiance. Donné à Bloys le xnn* jour de may 
(1512). Loys. Gedoyn. A noz très chers et bien amez les 
maire, eschevins et bourgeois de nostre bonne ville et cité de 
Foicliers * . 

LVI. 

Lettre de Louis XII. (Rég. 11, p. 343.) 

Très ehei's et bien amez , vous pouvez assez considérer 
les grans affaires que avons de présent à supporter pour résis- 



1. Cetlc lellrc acte publiée par Thibaudeau, Abrégé de V histoire du 
Poitou, l. III, p. 134. 



— 196 ^ 

ter aux praticques et damnées machinacions^ conspiracions 
et entreprinsez de nous ennemis ^ qui sans cause ne querelle 
serchent par tous moyens possible destruire et ruiner nostre 
Roiaulme et subgeetz; pour fournir ausquelles despences et 
entretennement de noz armées de mer et de terre ^ que pour 
ce avons mis sus et nous fault entretenir^ et pour souUager 
nostre pauvre peuple des grans charges que, à noustre grand 
desplaisance ^ il a portées et leur convient porter pour le 
faict de nos dictes guerres, il est besoing nous ayder des 
bonnes villes franches de nostre Roiaulme, dont celle dePoic- 
tiers est Tune. A ceste cause, nous envoyons présentement 
devers vous nous amez et féaulx conseillers Messieurs Jehan 
Salât, maistre des requestes ordinaire de nostre hostel, le 
sire de Belienàve, chevalliers, et maistre Richart Lemoyne, 
noustre notaire et secrétaire et esleu du Mans, pour vous 
remonstrer bien à plain nos dictes affaires et requérir de par 
nous que, pour à iceulx nous ayder et subvenir, nous 
veuilles accorder par manière de don pour ceste foys la 
somme de cinq mil livres tournois , et icelle omettez sus par 
assiette le plus justement et esgallement que faire se pourra 
le fort portant le foible ou aultre , ainsi que adviserez pour le 
mieuk et manière ; toutes voys que pour ce les repparacions 
nécessaires et aultres choses nécessaires d'icelle nostre ville 
n'en demeurent, ainsi que plus applain nos dictz conseillers 
et commissaires vous diront de par nous, lesqueulx vous 
veuillez croire et adjouster foy à ce qu'ilz vous en diront de 
nostre part ; et au demeurant faire en ceste matière par 
façon que congnoissons que désirez tious ayder à cestuy nostre 
grand affaire. Et aussi vous pouvez estre seurs que en tous 
voz affaires nous vous traicterons tousjours favorablement, 
ainsi que nous bons , vrays , loiaulx et obéissans subgeetz. 
Donné à Bloys le quatriesme jour de septembre (1512). 
Loys. Gedoyn. A noz très chers et bien amez les maire, 
eschevins , bourgeoys et habita ns de nostre ville et cité de 
Poictiers. 



— 197 — 

LVU. 
^e Jacques de Beaune de Samblançay. (Rég. 11, p. 369.) 



UVct^ 



tant 



^gv/^^^urs, je me recommande à vous bonnes grâces 
) ^ ^ueur que faire puis. J'ay rèceu voz lectres que vous 
^ escriptes par deux .de voz confraires. Et en ensui- 
^^ 16 contenu d'icelles ce jourd'huy matin a esté faict 
^monstrance au Roy et à Messieurs de Paris et autres du 
conseil, de la pouvretté de voustre ville ^ tendant à faire 
modérer la requcste de l'octroy qui vous a esté faict. Mes le 
dict seigneur considérant que ja avoit esté baillé au tréso- 
rier des guerres, pour le payement d^aucune compaignie des 
gendarmes , voustre dict octroy pour la somme de nu mille 
livres , et que les estatz de ses dictes guerres ont esté à ce 
arrestées, a dict que la somme de quatre mil livres ne sera 
point modérée. Messieurs, par advanture que d'icy à quinze 
jours ou troys sepmaines que ' l'on pourra dereschief faire 
pareille remonstrance au dict seigneur, il pourra mieulx 
considérer voustre dicte pauvrette et vous faire quel- 
que modéracion. Parquoy y me semble que pouvéset doy- 
vés mettre sus en vostre ville la somme de trois mil livres et 
icelle payer, car de maindre somme je croy que le dit 
seigneur ne se vouldroit contanter, et si tant est qu'il s'en 
contantet : en quoy de ma part par bonne remonstrance je 
me employré et mes amys; y ne sera point besoing de mettre 
sas l'oultre plus des dictes nu mil livres. Messieurs , il est 
requis que vous faciès toute dilligence de mettre sus la dicte 
somme de trois mil livres et d'icelle payer au dict trésorier. 
Au demourant , je vous advise que en tout ce que je pourray 
ayder à la ville et en voz affaires je le feray de bon cueur, 
duquel je pry le créateur vous donner bonne vie et longue. 
De Bloys le vi* d'octobre (1512). Votre serviteur et frère, 
Jaques de Beaulne. A Messieurs les maire et esche vins de la 
ville et cité de Poictiers. 



— 198 — 



LVIU. 
Lettre de Louis XII. (Rég. 11, p. 378.) 

« 

Oe par le Roy. Très ehers et bien amez^ vous sçavez la 
somme que vous avons naguesres faict requérir pour nous 
subvenir et ayder aux gran» charges et affaires que avons à 
supporter pour résister à noz ennemis^ et ce que en avons 
faict dire à ceulx que avez derrièrement envoyés de par deçà ; 
en quôy croyons que ayés donné ordre. Toutesvoys jK)ur 
ce que nous est besoing nécessairement recouvrer argent 
pour payer nous gens de guerre qui sont de présent au camp 
en noustre pays de Guyenne*, et que les deniers qui 
viennent de vous et autres villes franches de noustre 
Royaulme sont ordonnés pour fournir au dict payement de 
ce présent moys d'octobre , nous vous en avons bien voulu 
advertir et envoyons expressément devers vous nostreaméet 
féal secrétaire et notaire maistre Léon Saugeon , pour vous 
dire l'inconvénient qui nous pourroit advenir s'il y avoit 
faulte, à ce que, si vous n'avez donné provision de fournir 
vostre somme, vous le faictes incontinant; car il ne fault pas 
qu'il y ayt faulle, ainsi que plus à plain nostre dit secrétaire 
vous remonstrera, lequel vous croyez de ce qu'il vous en dira 
de par nous. Donné à Bloys le xnu* jour d'octobre (1512). 
Loys Gedovn. A noz très chers et bien amez les maire, 
eschevins, bourgeois, manans et habitans de noustre l)onne 
ville et cité de Poictiers. 



1. Louis XII avait envoyé à Sainl-Jean-Pied-de-Porl une année com- 
mandée par François, duc de Longueville , et Charles, duc de Bourbon, 
comte de Montpensier, pour soutenir Jean d'Albret, roi de Navarre, atta- 
qué par Ferdinand le Catholique, roi d'Espagne. 



— 199 — 



LIX. 



Uttre de Louis Xlf. {Rég. il, p. 387.) 

De par le Roy. Très chers et bien amez^ nous vous avons 
puis naguesres faict requérir par certains noz commissaires 
que^pour nous ayder et subvenir aux grans charges et affaires 
que avons à supporter comme it est notoire pour la tuicion 
et deffence denostre Roiaulme et résister à noz ennemis^ vous 
nous voulcissiés octroyer par manière de don la somme de 
cinq mil livres tournois : ce que nous avez libérallement 
accordé^ au moins la somme de quatre mil livres tournois à 
quoy depuis la dicte somme a esté modérée ; et pour ce que 
nous avons jordonné] la dicte somme estre baillée à noustre 
amé et féal conseillier maistre Morlet Demuseau^ trésorier de 
l'extraordinaire de nous guerres^ pour convertir au faict de sa 
dicte charge^ nous vous prions et mandons que la dicte 
somme vous veuilles incontinent bailler et délivrer es mains 
dudict trésorier Morellet, et en rapportant ces présentes avec 
saquictance et récépissé d*ieelle somme ^ nous vous en tien- 
drons quictez ; si n'y faictes difficulté. Donné à Bloys le 
xvm» j<>ur d'octobre, l'an mil cinq cens douze. Gedoyn. — 
A noz très chers et bien amez les maire, eschevins, l)our- 
geois, oianans et habitans de noustre bonne ville et cité de 
Poic tiers. 



LX. 



Lettre de Louis XII. (Rég. 11, p. 488. 

De par le Roy. Très chers et bien amez, nous avons dep- 
putez noz amez et féaulx conseillers messire Jehan Sallat, 
chevallier, maistre des requestes ordinaires de noustre hostel. 



— 200 — 

le sire de Bellenave et M" Richard Lemoynne^ noustre notaire 
et secrétaire, esleudu Mayne, pour vous remonstrer les grans 
affaires que avons de présent à conduire, et pour résister 
aux entreprinses de noz ennemis, mesmement à la descente 
que présentement le Roy d'Angleterre est délibéré et résolu 
de faire en noustre Roiaulme, à grosse puissance, conmie il 
est tout certain et notoire ; à quoy, attendu qu'il est question 
de la tuicion et deflTence de noustre dict Roiaulme et de nous 
bons et loyauU subgectz d'icellui,avons proveuet pourvoions 
à nostre pouvoir, et délibérons y aller noz mesmes en per- 
sonne et riens n'y espergner. Toutesvoies vous^pouvez 
assez congnoistre et considérer le long temps qu'il y a que 
sommes en ces grosses affaires et les despences que avons 
faictes et faisons continuellement pour l'entretennement de 
noz armées de mer et de terre, affin de rompre les dampnées 
entreprinses de nos dictz ennemis,oii avons emploie et con- 
sommé grosses sommes de deniers de la substance de noz 
pauvrez subgectz^ à noustre grand desplaisance ; tellement 
que sommes contrainctz avoir encores recours à vous et 
aultres bonnes villes franchez de noustre dict Roiaulme pour 
ceste foys. Et à ceste cause avons donné charge aux dessus 
dictz noz commissaires vous requérir de par nous que, pour 
nous ayder à iceulx affaires, qui sont telz et de telle importance 
que chacun peult vèoir et qui touchent à vous et aultres villes 
de noustre dict Roiaulme, vous nous veuilles accorder sem- 
blable somme que nous accordasles derrièrement pour 
pareille cause, pour ceste foys seullement, et sans consé- 
quence et préjudice de vous franchises et libertés. Si vous 
prions ne nous faillir a ce besoingqui est plus que necces- 
saire, et sur ce croyez nos dits commissaires de ce qu'ils vous 
en diront de par nous, et y procédez libérallement et promp- 
tement comme la chose le requiert ; et aussi vous pouvez 
estre seu'rs qu'il ne sera jamès que ne vous en sa'ichons gré 
pour le recongnoistre en voz affaires quant d'aucune chose 
nous requerrez. Donné à Bloys le quinziesme jour de may 



— 201 — 

(151 3), Loys. Gcdoyn. — A noz très chers et bien amez les 
maire^ pers^ habitans et conseillers de nostre bonne ville et 
cité de Poictiers. 

LXI. 
Lettre de Jacques de Beaune de Samblançay. {Rég. 12, p. 12.) 

Messieurs, je me recommande à vous bonnes grâces tant 
de bon cueur que foire puys. J'ay receu vos lectres que par 
vostre confrère m'avez escriptes, du contenu desquelles j'ay 
faict remonstrence à Messieurs du conseil qui par exprès 
Tont déclaré au Roy, lequel s'est esbahy à vostre petit offre, 
veu les affoires si urgeos qu'ilz sont, et seroit merveilleuse- 
ment mal content de vous, s'il pensoitque ne lui feissiez don 
et octroy de la somme qui vous a esté de par luy requise, et 
se actend que vous n'y ferez foulte, en ensuivant ce qu'il a 
ordonné estre par inoy dict à vostre dict confrère. Ceulx de 
Tours, de Bourges et d'autres villes ont, pour pareille cause 
que vous, envoyé devers le dit seigneur, mais après les dictes 
remonstrances et l'indignacion que le Roy pourroyt avoyr 
contre eulx de ne le secourir es dictes urgens affaires^ ilz s'en 
sont retomés et despuis ont octroyé et accordé ce que pre- 
mièrement leur'avoyt esté demandé. De ma part et d'autant 
que je désire le bien de vostre ville, il me samble que vous 
vous devez évertuer de fornir la dicte somme en regard aus 
dictes affaires, et affin que le dit seigneur n'ayt cause d'estre 
mal content de vous. Messieurs, s'il est chose en quoy je 
paisse faire service es affaires communes de vostre ville et es 
vostres particullières,il ne tiendra que à foulte d'en estre 
adverty que je ne m'y employé de très bon cueur, duquel je 
prie le créateur vous donner ce que désirez. De Paris, ce 
x\vn* jour de juing (1513). Votre serviteur et bon frère 
Jaques de Beaune. — A Messieurs les maire et eschevins de 
la ville de Poictiers, mes très chers seigneurs et frères. 



LETTRES 



i 

1 



DE 



FLA.NDRINE DE NASSAU 



ABBESSE DE SÂIKTE-CBOIX DE POITIERS 



CHARLOTTE-BRABANTINE DE NASSAU 



DUCHESSE DE LA TB^MOILLE 
SA SŒUB. 



Ces! à la bienveillance de M. le duc de la Trémoille que la Société 
des Aixhives historiques du Poitou doit la communication des 
LJCY lettres suivantes, olographes, sauf cinq ou six adresses, et 
foédites, à Texception des V«, XVII» et XLI® *. Leur conservation, 
dans sou volumineux et encore plus important chartrier, s'explique 
d'elle-même par le nom de la personne à la(|uelle elles furent 
écrites : Charlotte-Brabantine de Nassau, sœur germaine et puînée 
de Tabbesse de Sainte-Croix, femme, puis veuve de Claude, second 
duc de la Trémoille et de Thouars. 

Outre Toraison funèbre ^ de la princesse qui, ayaht abjuré le pro- 
testantisme, gouverna pendant près de trente-cinq ans le monastère 
fondé par sainte Badegonde , deux imprimés furent consacrés à sa 
mémoire. VÉpitre funèbre où est contenu un abrégé de la vie de feue 



I. Lettres de Louise de CoUigny, princesse d'Orange (Paris, 1872), p. 108, pour 
le n« V ; et pour les deirx autres, Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée, 
nv nanée Ci868), p. 197 et 198. 

2. Par son confesseur, le P. Solier, jésuite. La Bibliothèque de Poitiers en pos- 
fède un exemplaire. 



— 204 — 

Madame Charlotte-Flandrine de Nassau,..^ datée du l^^^ mai 16iO et 
signée l'abbesse et couvent de sainte-croix de poitiers, a pour 
auteur Catherine de la Trémoille-Royan, qui venait de succéder à 
la défunte,dont elle avait été Télève la plus chérie et la coadjutrice. 
Le Miroir des âmes religieuses , ou la Vie de T. H. et T. R. princesse 
Jf"* Charlotte-Flandrine de Nassau,... , abbesse du royal monastère 
de Sainte-Croix de PoitierSy par Claude Allard, prêtre, chantre et 
chanoine de Laval, a été publié en 1653^ aussi à Poitiers ^, où il en 
existe plusieurs exemplaires. C'est un volumineux in-4o, dans 
lequel les faits sont pour ainsi dire noyés au milieu des nombreux 
chapitres dont se composent les six livres de l'ouvrage. Ils ont été 
résumés dans le Gallia Christiana Nova, vol. 2, col. 1303. 

De l'ÉpItre funèbre, in-S» de 22 pages, nous n'avons malheureu- 
sement que l'analyse donnée par Dreux du Radier, Bibliothèque 
historique et critique du Poitou, yol. 3, p. 460-464. « On trouve, 
dit-il, dans cette lettre , qui est un éloge funèbre , le style particu- 
lier à ces sortes d'ouvrages, ce coloris supérieur aux grâces du 
style, cette éloquence naturelle qui exqjut l'art en faveur du senti- 
ment, et d'autant plus persuasive qu'il paroit qu'on pense moins à 
persuader i. Si nous eussions pu nous procurer le texte de cette 
épitre, elle eût été la meilleure introduction aux Lettres de Flan- 
drine de Nassau. 

En indiquant les principales circonstances de sa vie , nous ajou- 
tons aux renseignements de Dreux du Radier et du Gallia Chris- 
tiana ceux qui résultent de pièces du chartrier de Thouars et de 
plusieurs publications faites aux Pays-Bas; 

Le Mémoire des jours des Nativitez de Mesdamoyselles de Nassau- 
Bourbon, filles de Guillaume le Taciturne , prince d'Orange , et de 
sa troisième femme, Charlotte de Bourbon-Montpensier, prouve 
que l'abbesse de Sainte-Croix est née un an plus tard qu'on ne l'a 
imprimé en Poitou. 
1^ < Mardy le xvm« d'aoust, l'an 1579, à dix heures devant midy. 



1. Dans rexemplaùre qne M. Bonsergent a bien Touln nons communiquer, Hj^ 
au verso de la dédicace, un portrait de Tabbesse, alors âgée, offrant de la ressem- 
blance avec celui de sa mère, dont M. le duc de la TrémoiUe possède une belle 
gravure. 



— 205 — 

Madame * accoucha, en Anvers, de sa quatriesme ftUe, qui fust 
baptisée au Temple du chasteau [d'Anvers], le wiu® d'octobre en- 
suivant, et nommée Flandrine par Messieurs les députés des quatre 
membre de Flandre et par Hadamoyselle Anna de Nassau, seconde 
fille de Son Excellence ', comme tesmoings dudit baptesme. Les 
quelz membre de Flandre lui ont accordé une rente héritière de 
deux mille florins par an, comme se vérifie par les lettres-appert 3, 
sur cedépeschées. > 

Plusieurs lettres ^ constatent l'affection du père et de la mère 
pour celle qui devait être bientôt orpheline ; Charlotte ayant suc- 
combé le 5 mai 1582, par suite du saisissement que lui fit éprouver 
Fattentat de l'Espagnol Juan Jaureguy sur la vie de Guillaume , et 



1. Contrainte par ses parents de prendre le voile et , malgré ses protestations 
réitéx^éefl^ de devenir abbesse de Jooaire, diocèse de Meanx, elle était parvenue à 
se réfagier chez TÉlecteur- Palatin, son parent (février 1572) et y avait aussitôt 
tait profession publique de la religion protestante. Cbarlotte de Bourbon avait 
alora 26 ans. EÛe épousa le Libérateur des Provinces-Unies le 12 juin 1675. Son 
père, Lcmis H, duc de Montpensier, approuva le mariage par une déclaration pa> 
ticolière» en 1581. 

2. MaîB l'aînée de celles que le prince d*Orange eut de sa seconde femme, Anne 
de Saxe. Mariée le 21 novembre 1587 à son cousin germain le comte Gnillaume- 
LouIb de Nassau, elle mourut le 30 juin suivant. 

3. C'est-à-dire lettres-patentes. 

A la suite, et d'une main plus récente, on lit : c La rente de ma dite dame 
(Flandrine) à cause du dot de Madame sa mère, se monte à CC livres tournois par 
«n, à ^Ue accordée par M. de Montpensier, le xvn* jour de juillet 1600, avec mille 
escoa d'arrérages. 9 

Les droits de MM^i*" de Nassau-Bourbon à la succession de leur père furent 
liquidés seulement le 27 juin 1609, à la suite de la trêve de douze ans que 
Henri IV parvint à faire signer entre les Provinces-Unies et l'Espagne. BUes 
n'enxent que les biens possédés avant la guerre par OuiUaume le Taciturne dans 
la oomté de Bourgogne, dont elles paraisjaent avoir retiré un très-modique divi- 
dende, plus chacune une rente de 1,000 florins, payable par les- États-Généraux 
des Pajs-Bas et rachetable au denier vingt Ces conditions, qui résultaient surtout 
du mauvais vouloir de leurs deux frères aînés, Philippe-Guillaume et Maurice , 
ayant été reconnues insuffisantes par leur puîné et héritier, Henri de Nassau, U 
finit par accorder, le 18 mai 1638, un supplément de 8,000 rixdalers à chacune de 
ses soeurs, fiUes de Charlotte de Bourbon ; mais Flandrine , probablement qma 
mbbatisêOf fut exclue de cette répartition, < n'entendant lesdites parties attribuer 
ancon droit 4 ladite dame abbesse ». 

4. Documents concernant les troubles des Pays-Bas, publiés par MM. Kerwyn 
de Wolkoenbeke et Diegerick, vol. 1, p. 454 ; vol. 2, p. 269, 284. 



— 206 — 

« 

celui-ci étant mort le 10 juillet 158i. frappé par la balle d'un nou- 
vel assassin. 

Ainsi ils préviennent du baptérae'de l'enfant les quatre membres 
du pays et comté de Flandre qui , par lettre du 9 o tobre 1579, 
avaient demandé à être ses parrains ; les 21 et ii du même mois, 
ils remercient les bourgmestre, échevins et conseil de la ville 
dTpres de s'être fait représenter au baptême ; les 11 et 17 juillet, 
ils entrent dans de minutieux détails sur leur désir de voir rempla- 
cer la rente de 2.000 florins, donnée à Flandrine, par un domaine 
de revenu à peu près égal , nommé Loochristy, ancienne dépen- 
dance du monastère de Saint-Bavon de Gand *. Il ne parait pas 
avoir été donné suite à ce projet. 

La princesse d'Orange n'avait eii que des filles, au nombre de six, 
dont la dernière naquit le 9 décembre 1581^, et qui se sont illustrées 
par leur vertu 3. Ayant promis, dit Dreux du Radier, d'en envoyer 
une en France, pour y être élevée, celle qui 4tait destinée au 
voyage tomba malade, et Flandriiie prit sa place. Elle fut confiée à 
MadelaiQe de Longwy, tante maternelle ou cousine de la princesse 
et abbesse du Paraclet d'Amiens, probablement à cause de son 
penchant pour la réforme religieuse. La belle lettre qu'Elisabeth, 
reine d'Angleterre, adressa le 17 octobre 1584 au duc de Montpen- 
sier, en faveur de ses nièces orphelines, prouve que, depuis plu- 
sieurs années déjà , Flandrine était près de la dame du Paracly *. 
Quand cette dernière se fut ouvertement retirée de l'Église ro- 
maine^, l'enfant passa sous la direction d'une sœur de sa mère, 
Jeanne de Bourbon , qui l'emmena à Jouarre . puis à Sainte-Croix 
de Poitiers, dont elle était aussi abbesse. Ce fut dans ce dernier 
monastère que la jeune princesse, après avoir été instruite par 
Tabbé de Saint-Hilaire de la Celle, abjura , à Tâge de neuf ans, le 



1. Je dois ces renseignements à reztrême obligeance de M. CampbeU, diiectear 
de la Bibliothèque royale de la Haye. 

2. Chartrier de Thouars ; Mémoire des Nativitez, etc., etc. 

3. Sejp imigni virtute filins. De Thou, jligtoire nniverseUe^ livre 79. 

4. ce Et qnant à Tantre, nommée Flandrine, que la dame du Paracly avoit desjà 
auprès de soy du vivant du père , nous la luy avons de longtemps bien expressé- 
ment recommandée. D Groën Van Prinsterer, Archives ou Conespondance de la 
maison d'Orange-Nassau, l" série, vol. 8, p. 472. 

5. Ad hsresim Calvinianam defccit. Gallia Christ, Nova^ vol. X, col. 1346. 



— 207 — 

15 août 1588. la religion professée par tous les membres de sa 
lamille paternelle, excepté par son frère aîné, prisonnier depuis 
vingt ans de Philippe II, roi d'Espagne, qui Tavait fait élever dans 
le catholicisme. En la rebaptisant, on lui donna le nom de Char- 
lotte , dont l'initiale figure au bas de quelques-unes de ses lettres à 
la duchesse de la Trénioille, avec celle du nom qu'elle avait reçu à 
Anvers. Ce dernier est le seul que , dans ses autres missives , elle 
signe en toutes lettres. 

€ Sa piété ^ dit Dreux du Radier, parut, dès ce temps-là, par la 
facilité avec laquelle elle reçut les impressions de la religion catho- 
lique et de la vie retirée du cloître. A quatorze ans , elle demanda 
le voile , qu'elle reçut en présence du duc et de la duchesse d'El- 
beuf *. l-a princesse d'Orange (Louise de Colligny, dernière femme 
de Guillaume le Taciturne)* qui n'avoit pu l'empêcher, eut assez de 
crédit auprès du roi Henri IV, pour retarder sa profession jusqu'au 
bout de Tan. La Jeune novice en tomba malade de chagrin.... La 
princesse Êléonor de Bourbon, abbesse de Fontevraud, tante unique 
du roi et parente de la jeune princesse de Nassau, lui obtint de 
passer outre. » 

D*après le Gallia Christiana , sa prise de voile eut lieu le 
dimanclie 19 septembre 1590, et sa profession le 21 novembre 
iS93 *. Ce dernier acte ne pouvait être valable, puisque Flandrine, 
même vieillie, comme on le faisait en la disant née en 1578, n'avait 
pas les seize ans prescrits par le concile de Trente, à peine de nul- 
lité. I-e nouveau duc de Montpensier, Henri de Bourbon, Tenten- 
dait bien ainsi dans sa lettre du 23 avril 1594 à Maurice de Nassau, 
que la captivité de son aîné rendait chef de cette illustre maison. 

« Je vous avois^, il y a quelque temps, dépesché un gentilhomme 



\ 



I. Charles de Lorraine et Margaerite Chabot de Brion, tante, àlamodede 
BretAj^ne, de Flandrine. 

4g^ I^e 18 septembre 1693 fiit passé le contrat en vertu duquel Henri de Bour- 
bon, âac de MontpeDRÎer, cousin germain de Flandrine de Nassau, lui assigna une 
nezLsion annnelte de 166 écus 2/3, dont 100 écus pour subvenir aux affaires et né- 
oeâsi1>és <ie ladite demoiselle, et le reste applicable à la communauté de Tabbaye ; 
m. i>liii» une somme de cinq cent escuz sol à une f oys et à ung seul payement, pour 
saktlFfAire «tux frais tant de son entrée et habit que réception et vœu de profession]). 
A^c^JkiTrs de U^ Vienne^ Sainte- Crfnx, liaue 5. (Note communiquée par M. L. de la 

BoateUéreO 

3 Oroën Van Prinsterer, 2« série, vol. I, p. 266. 



— 208 — 

exprès pour vous faire entendre comme Mademoiselle Flandrine, 
vostre sœur et ma cousine , m'avoit instammelit pryé de la vouloir 
faire religieuse , et avec iant de recherche et continuelle poursuytte 
que Madame de Saincte Croix, ma tante, luy a donné le voile 
blanc. Mais voulant à ceste heure se rendre du tout professe , qui 
seroit s'obliger du tout à estre religieuse , je ne luy ay pas voulu 
permettre que je n'aye premier sçeu vostre sentiment et intention , 
et celle de Madame vostre belle-mère (Louise de Golligny) ; vous 
supplyant bien humblement encores, par ceste cy, vouloir anvoyer 
vers madicte cousine quelqu'un qui vous puisse entièrement et 
fidellement rapporter sa volonté et lui faire entendre la vostre, à 
laquelle et toutes autres choses je me conformçray. i Les démar- 
ches faites pour arrêter la vocation de la jeune princesse furent 
inutiles. Madame Catherine, sœur de Henri lY, dont le comte Jean 
de Nassau avait sollicité l'intervention, ne put que lui répondre, 
vers le U^ août 1594 : « Je suis bien marye que je n*ay peu plus 
f faire pour la première chose en quoy tous m'avez employé * i. 

On doit relever Jci une erreur commise par les historiens protes- 
tants des princes d'Orange, notamment par Joseph de la Pise, 
l'auteur des Lauriers de Nassau et le généalogiste Jacoby *. D* après 
eux. Flandrine ne serait entrée au couvent, et même ne serait 
venue en France,qu'au mois de janvier 1598, lorsque sa belle-mère 
amena Charlotte-Brabantine à Paris, puis à Chatelleraud , oiielle 
épousa M. de la Trémoille. 

Son arrivée antérieurement à 1582 , son séjour continu et son 
abjuration avant ce mariage viennent d'être constatés de la manière 
la plus certaine. Établies et entretenues par la correspondance 
très-active dont la dernière femme de Guillaume le Taciturne avait 
donné. l'habitude à ses belles- filles, les relations de celles-ci ne 
subirent pas les atteintes ordinaires de l'absence. Lors du premier 



1. Groën Van Prinsterer, ibid^ p. 276., 

2. Le travail de ce dernier/ composé en 1729, est inédit. Le manuBcrit, oonBcrvé 
t la Bibliothèque royale de la Haye, contient la note suivante, que H. Campbell a 
bien Tonla nous envoyer : 

<{ Elle (Flandrine) avec sa belle-mère , Louise de Golligny ; son demi-frère, le 
prince Fiédéric-Henri d*Orange, ain&i qu*avec ses sœurs, est partie en 1595 (tie) 
pour la France, pour célébrer les noces de sa sœur Charlotte avec le duc Glands 
de la TrémottiUe, et elle est restée là et est entrée au couvent > 



— 209 — 

Toyage que Louise de CoUigny avait fait, en 1K94, des Provincés- 
Uoies dans son pays natal, avec Charlotte-Brabantine et Elisabeth 
de Nassau ; puis, lorsqu'elle y revint Tannée suivante , pour con-* 
duire dans son ménage celle^^i , fiancée au duc de Bouillon < , 
les deux sœurs, que leurs mariages rendirent tout à fait françaises, 
s'arrêtèrent à diverses reprises, et assez longuement, à Jouarre^, 
chez Tabbesse Jeanne de Bourbon et près de leur chère Flandrine. 
Ainsi s'explique l'intimité constatée par la correspondance dô cette 
dernière, et non par un séjour en Hollande rendu absolument im- 
posable, de 159S à iS98, par sa prise de voile. Des lettres reçues à 
la Haye par Charlotte-Brabantine de Nassau, entre le mariage de sa 
sœur Elisabeth et lô sien , prouvent d'ailleurs que Flandrine était 
toujours en France, et au couvent^. 

Irrévocablement religieuse désormais, la jeune princesse accom- 
pagne sa tante dans les voyages qu'elle fait de Tune de ses abbayes 
à l'autre. Son peu d'espérance d'obtenir la coadjutorerieiieJouarre^ 
et l'établissement de sa sœur la plus aimée en Poitou la fixent à 
Sainte-Croix.. Quelques années après en avoir été instituée grande- 
prieure , MM. de Montpensier et de la Trémoille obtiennent en sa 
faveur la résignation de ce dernier monastère. Elle en est bénie 
abbesse le 26 juillet 1606. De cette époque à sa mort, 10 avril 16iO, 
le GoUia ChrUtiana Nova se borne à relater la fondation qu'elle fit, 
à grands frais, d'un prieuré de Bénédictines aux Sables-d'Olonne. 
La procuration très-détaillée qu'elle donna pour cet établissement, 
le 19 novembre 1631, à sa coadjutrice Catherine de la Trémoille- 
Royan, vient d'être imprimée dans l'Annuaire de la Société d'ému- 
lation de la Vendée, xiv« année, p. 198. 

Sr l'oraison funèbre, prononcée par le P. Solier, ne donne aucun 
détail biographique sur Flandrine de Nassau, elle rend, ainsi que 



1. Letties de Loniae de OoUignj, p. xn et saiv. 

S. Soit Ion de leor résidence à Paris, d*où ^oaarre n*est distant que de quinze 
)kmes, soit loreqn'eUes allaient de Paris à Sedan. 

8. Ainn, H"« de Booillon écrivait, en 1597 : 1^ de Sedan, le 5 lérrier : c Nostre 
Kor la religieuse se porte fort bien ; j*en ay eu nouvelles depuis peu p ; 2o de 
Torenne^ à la fin de mars : c M»* de St-Croys et ma seur ont envoyé une laquais 
pour savoir de mes nouveUes et souhaitent tant me voir. Je leur promet que sera 
eett esté , 8*U m'ét possible ». 

4. Voir lettre XX. 

H 



~ 2T0 — 

le Miroir des âmes religiemes^ un juste hon^mage à sa piété , à sa 
bonté pour les religieuses et tout le personnel du couvent , à son 
humilité et à son zèle pouf les intérêts de la maison ^. c C'était, dit 
Aubery du Maurier, une très- bonne princesse, que j'ai connue. 
Elle étoit petite et si sourde qu elle n'entendoit point qu'avec un 
cornet d'argent ^. • On peut ajouter que , jolie et douée d'une phy- 
sionomie vive et spirituelle, comme toutes ses sœurs, elle fut, 
comme plusieurs d'elles, atteinte d'un embonpoint précoce. 

Nos lettres confirment la plupart des assertions qui précèdent, et 
y ajoutent divers détails. Les renseignements généraux y sont peu 
nombreux. Du fond d*un cloître entouré de hautes et épaisses mu- 
railles, elles n'en avaient guère à apprendre à h plus grande dame 
de la province. Pour l'histoire du Poitou, au point de vue littéraire, 
et surtout pour celle de sa plus antique et importante abbaye de 
femmes, c'est une circonstance aussi rare qu'heureuse de posséder 
encore, et^e pouvoir publier, soixante-cinq missives autographes 
de l'une des plus notables personnes qui ont gouverné, il y a deux 
siècles et demi , le monastère fondé par sainte Radegonde. Cepen- 
dant le principal mérite de cette correspondance intime, écrite au 
courant de la plume et entretenue pendant plus de trente annëes^ 
consiste dans son style aimable et naturel, ainsi que dans les sen- 
timents d'affection gracieuse et profonde , parfois flatteuse et. un 
peu intéressée , de la très^atholique abbesse de Sainte-Croix de 
Poitiers pour la protestante zélée , mais fort tolérante duchesse de 
Thouars. 

L'écriture de Flandrine de Nassau est bonne et facile à lire, mal- 
gré la rapidité* qui lui fait souvent répéter le même mot et en 



1. a Les stalles da chœur des religieuses n^étaient pas sans mérite, et ofinleot 
a oette particularité, qu*en outre des. boiseries qui les décoraient^ chacune d'eUes 
< était ornée d'un petit tableau représentant un des traits de la Tie de la sainte 
<i fondatrice. Cette collection, qui appartient, par son faire et son origine, à Técole 
a flamande, avait été donnée par le prince d'Orange à Flandrine de Nassau, sa 
c parente, abbesse de Sainte- Croix, de 1605 à 1640. 

<K Ces tableaux, ou du moins la plus grande partie, ont été sauvés pfir des mains 
<i pieuses , et ils décorent aujourd'hui le monastère des religieuses de Sainte- 
c Croix. T> {Guide du voyageur à P&itierë, par M. Ch. de Chergé, S'édit, p. 14a.) 

2. Mémoires pour servir à l'histoire de Hollande, p. 74. 

3. M^o de la TrémoiUe est morte le 19 août 1631, 4 Ch&teau-Benard, près Mon- 
targiSi 



— 211 — 

omettre plusieurs. Nous avons supprimé les mots écrits en double, 
et ajouté entre crochets ceux qui manquent évidemment. Plusieurs 
lettres offrent des mutilations qui sont remplacées en italiques, 
tant d'après l'espace qu'en raison du sens. Du reste , le texte et sa 
mauvaise orthographe sont fidèlement reproduits, avec addition 
d'accents sur les e de la fin des mots ou des monosyllabes, ainsi 
que d'une ponctuation à peu près régulière. La plupait des signa- 
tures consiste dans les initiales du nom de baptême et de famille, 
soit isolées, soit entrelacées ou réunies en monogramme, usage 
très^fréquent chez les femme3, à la fin du xvi^ e) au commence- 
ment du XYii« siètle, pour leur correspondance intime. Faute de 
pouvoir reproduire ces monogrammes, on a imprimé en capitales 
les lettres dont ils se cotnposent, sans mettre entre chacune d'elles 
des points, qui sont réservés aux initiales isolées. Généralement des 
S barrés accompagnent toutes ces diverses signatures, un de chaque 
côté, et moins souvent un au-dessus et au-dessous. En tête de 
presque toutes les missives est tracée une petite croix, accompagnée, 
aux nos*LII et suivants, du nom de Jhesus^ figuré par IHS. Au n» LI 
est ajouté M a, abréviation de Maria. 

Les cachets en cire rouge, sur soie plate de toutes couleurs, sont 
petits et pour la plupart sans empreinte ou effacés. Celui du n^ YIII 
porte deux engagés, dont chacun est traversé par un trait per- 
pendiculaire. Peu^étre a-ton voulu représenter les initiales des 
noms Nassau Orange. Aux n»* XXII et XXV, il y a une tête de mort 
aa-dessus de deux os croisés ; enfin , au n^^ XXX , le cachet porte 
IHS avec une croix dans là lettre du milieu , et au-dessous MRA 
avec un trait arrondi en dessus. Les adresses sont toutes reproduites 
en tête de chaque lettre, autant par suite de leur variété qu'à cause 
de l'indication, assez fréquente, du lieu oii se trouvait alors 
M»« de la Trémoille. 

On remarquera qu'à l'exception d'une vingtaine, les missives de 
l'abbesse de Sainte-Croix sont plus ou moins dépourvues de date. 
Leur classement par ordre chronologique a donc offert de grandes 
difficultés, même pour un résultat douteux et indiqué par des cro- 
chets. Quel qu'il soit , nous n'aurions pu l'obtenir sans des rappro- 
chements nombreux avec la volumineuse correspondance inédite 
de H»* de Bouillon, presque toute parfaitement datée. 



— 212 — 

Autant qu'il a été possible de le faire^ on donne en note quelques 
détails sur les faits principaux, puis sur les perfonnes nommées 

• 

par Flandrine. Pour quatre d'entre elles, reviennent souvent des 
désignations qu'il n'est pas inutile de préciser : ainsi , Madame , 
Madame ma tante et Notre bonne princesse est Jeanne de Bourbon, 
abbesse de Jouarre ; Madame ma Belle , Louise de Colligny, pVin- 
cesse d'Orange ; Notre bonne sœur et La bonne sceur à nous deux, 
Elisabeth. de Nassau, duchesse de Bouillon ; Votre cher Monsieur^ 
Claude , duc de la Trémoille. On trouvera à la table générale du 
volume les renseignements &ur les noms de lieux. 

Outre ces LXY lettres , le chartrier de Thouars en possède neuf 
autres de l'abbesse de Sainte-Croii , toutes olographes aussi, et 
signées S C. Flandrine de Nassau. Sept sont adressées à son neveu 
Henri, duc de la Trémoille ; une à Marie de la Tour, sa femme, et 
la dernière à M. de Chandor, son secrétaire. Elles sont analysées à* 
la fin de ce recueil, auquel leur texte ajouterait peu d'intérêt. 

Quelques, semaines avant sa mort , Madame de Sainte-Croix 
adressa encore à Marie de la Tour une Lettre de ConsolaSion , au 
sujet de la perte de sa tille atnée Elisabeth. Elle a été imprimée 
dans le Bulletin de la Société de rhistoire du Protestantisme fran- 
çaise^ ainsi que celles de la coadjutrice de Flandrine de Nassau, 
Catherine de la Trémoille-Royan , et de la sœur de cette dernière, 
Marie-Marguerite, abbesse de Jouarre K 

P. MARCHEâAY. 



1. 1^ série, YoL X, pages 366 et 367. 

2. Voir ci-après Lettre XX, note 3. 



LETTRES 



k 



DB 



L'\BBESSE DE S" CROIX DE POITIERS 

I 

t 

• A 

I 

( LA DUCHESSE DE LA TRËMOILLE 



1698-1630. 



1. 

S octobre [1598]. 

A MADAME ^ MADAME DE LA TRIMOUILLE y DUCHESSE DE TOUARS^ 

MA SOEUR. 

Madame ma chère ^ encore qu'il y ayt fort peu que je 
vous aye escript, sy esse que je vous^inporturay d'unne sup- 
plication bien humble ^ quy est que j'ay esté requise par 
unne de mesamye de S*" Croix de vous supplier de don- 
ner place a un de ces nepveux qui s'apelle de la Roche*, 
qui désire extrêmement cest honneur. Cest bien un hon- 
oeste jeun'homme que je croy se rendra capable dé vous 
faire (rès humble service, ou a mous' de la Trimouille 
Faicte inoy ceste faveur que de le gratifier, luy donnent 
place au service de monsieur de la Trimouille ou au vostre, 
ainsy qu'a voit promis fu madame delà Trimouille^ a son père. 



1. Probablement flélie de la Roche aux Enfants, F, n®' lu cl liv. 

2. Jeanne de Monlraorency, veuve de Louis III de la Tréinoille cl 
inére de C&aade -, morte le 3 octobre 1596. 



— 214 — 



qui estoit procureur de sa maison et s*apelloit mestre Helie , 
quy estoit abitent de Poitiers. Je tiendray a beaucoup de 
faveur Thonneur que vous lui ferés ^ et obligeres fort, 
Madame ma chère sœur ^ vostre bif^n hun&le et obeissente 



seur, 



se. Flaudrine de Nassau. 



Cest honneste homme dont je vous parle say fort bien 
escrire , conter et jetter * , et entent la pratique tellement 
que vous en ser virés en ce qui vous plaira. 

A Juerre , ce 5* octobre. 



II. 

15 décembre [1598]. 

A MADAME, MADAME LA DUCHESSE DE LA TRIMOUILLE , 

MA SGEUR. 

Madame ma sœur , ce m'est ung sy extrême comtemte- 
ment de savoir de vos nouvelle y que quand je suis privée de 
[cej bonheur je ne puis que je ne m'en plaigne. Mais il 
Êiult que j'avoue que j'ay tor pour ce coub, d'autant que 
depuis peu j'ay receu deux de vos lettre , ou j'ay apris que 
vous estiés en bonne santé , don je loue Dieu , et preste de 
me donner un petit nepveu ou niepce , que je vous assure 
aymeré de tout mon cœur, comme je le dois; et vous 
encore plus , chère sœur , car vous devés croyre que vous 
este aymée de moy de toute la puissence de mon ame. J'ay 
prié mons^duPlaissis^de vous aller voir, affin d'esCre assu- 
rée^ de vostre bonne santé. Je vous prie de luy faire bonne 
chère ^ il est fort de mes amys. 11 vous dira combien je 



1 . Calcaler avec des jetons. 

â. Peut-être Charles Boy net du Plessis, conseiller au Grand Gonaeîl. 
puis président au Présidial de Poitiers. 



— 215 — 

< 

regrette d'estre sy lontemps sans avoir le comtentement de 
vous voir , que je désire plus que toute chose du monde ; 
mais mon cœur , je crain bien que ce ne sois sy tôt y d'au- 
tent que Madame a tant d'afaire ysy qu'il ne lui est possible 
de s'en retourner sy lot. Toutefois, je ne lairay de l'an bien 
soliciter, afin d'avoir ceste joye que de vous embracer ung 
milions de fois, comme j'ay faict nostre cher petit frère *^^ 
qui m'est encore venu voir, en aiste , deux jour ycy . Je vous 
laisse a pencerquel contentement ce m'a esté, ôar il m'as- 
sure que je suis bien en ses bonnes [grâces] , et Madame ma 
Belle aussi , qui me faict tant d'honneur qu'il m'est impos- 
sible de le pouvoir exprimer ny combien je l'honore; et vous 
chère sœur autent que peult vostre bien humble et obeissente 
sœur, 

S C. Flandrine de Nassau. 

A Jurre, ce 1 5" deceml)re. 



III. 



[1599]. 

A. MADAME MA SGEUR MADAME DE LA THEIMOUILLE, 

DUCHESSE DE TOUARS. 

Chère sœur, mon emaution ne me peut passer, puisque 
je ne vois nul moyen de voir madame de Buillon et vous 
aussy. C'estoit ce que je desirois le plus au monde, mes puis 
qu'il ne vous a plu a toute deux me donhe^ ce contente- 
ment, je me veux contenter du vostre. C'est donc vous 
aymer de la bonne amour que d'eslre plus ayse du vostre 
que du mien. C'est la resolution que j'ai prise, quejecroy 



I . Henri de Nassau , fils de Guillaume le Taciturne et de sa dernière 
femme Louise de CoUigny, appelée plus bas Madame ma Belle [mère] . 



— 216 — 

estre la meilleure pour moy^ car je ne recepvré tent de des- 
plaisir comme j'ay faict. Adieu chère seur y j'enbrace ce cher 
nepveu et vous supplye que vostre cher monsieur aye 
agréable que je lui baise très humblement les mains ^ 
comme estant sa servente. Je m'assure que dedans son ame 
il est pour moy , quy suis toute vostre^ F DN. 



IV. 
[1601J. 

A MADAME MA SGEUR MADAME DE LA TRIMOUILLE 

DUCHESSE DE TOUAAS. 

Chère seur , encore que jaye un doupble grant mersy a i 

vous dire d'avoir faict passer vos laquais ysy , je ne puis pom- 
tant estre bien contente de n'avoir point hu de vos lettres 
par eux. Je n'usse pas menqué de vous escrire par celuy 
quy repassa y sans un fâcheux rume que j'ay encore. Je te 
supplye de le croyre et de ne m'en vouloir mal^ car ce fut 
avecq bien du regret d'estre sy lontens sans vous assurer de 
l'affection pasionnée que j'ay a vostre service. Aymés moy 
donc , chère seur , autent que je vous honore , et je seray 
au comble de mes plus grant désirs. J'ay encore unne 
requeste a vous faire pour un nommé François Jamet ^ qui 
est notaire en vostre seigneurie de Berrie, ou l'on dit que 
vous retranchés les notaire. Je vous supplye qu'il soit de 
ceux qui demeureront en leurs ofice. Vous dires avecq'rai- 
son, chère seur, que [c'est] vous importuner toujours. Je te 
supplye de me le pardonner et de me coumender aussy abso- 
lument comme a unne personne quy est du tout a vous , ma 
belle dame. Adieu donc; permettes moi de baiser cent mille 
fols ce cher nepveu et niepce. F D N. 



— 2<7 — 



V. 

[Novembre 1602.] 

A MADAME MA SEUE MADABIE DE LA TBIMOUILLE^ 

DUCHESSE DE TOUABS. 

Chère seur ^ vous m'obliges trop de désirer ma demeure 
en ce lieu ^ . C'est la vérité que je le souhette bien aussy ^ mes 
c'est principalement pour Tamour de toy y car ce m'est un 
plaisir extrême d'estre sy près de vous et de savoir sou- 
vent de tes nouvelles'. J'ay opinion que ce que vous en 
eseriprés a monsieur vostre mary y servira beaucoup , d'au- 
tant que sela depent de M. de Montpentier '. Mendés moy 
sy vous avés trouvé bien belle ceste dame que vous avés 
veùe. Je m'assure qu'elle vous ora parlé de moy. Je vous 
advertis que vous verres bientôt M. de Poitiers ^^ qui m'a 
prié qu'il vous portât de mes lettres. Je croy que sa beauté 
ne vous fera point avoir peur que soye amoureuse de luy , 
et encore moing sa bonne grâce. Je voudrois que vous 
vissiés vos cinq bonnes ouvrière qui travaille bien a l'envie 
qui ora plus tôt faict y et croyés qu'il vous rende se service 
de bon cceur. Et moy y ma belle dame , je suis entièrement 
ta servenle , F D N. 

Chère seur^ anvoye moy des lettres pour madame de 
Buillon'par le premier messager^ car je l'envoiré voir. 



1. L'abbnye de Safnte^Croix de Poitiers. 

2. Amélie de Nassau , la plus jeune de leurs sœurs germaines, écrivait 
le 20 septembre i601, de Heidelberg , à M»'' de la Trémoille : « Plut à 
Dieu que j'eusse le contentement de voir mess" vos enfants et vous comme 
a eu uiaci**' ' notre sœur la religieuse , ce qui lui a été , je ne doute pas , 
beaucoup de félicité, et à vous aussi.... Je pense qu'elle n'est point fort 
éloignée à cette heure de vous , de façon que vous pourrez souvent être 
l'une auprès de l'autre. Je vous prie deine mander l'occasion qu'elle est à 
cette heure à Sainte-Croix , et si elle y demeurera longtemps. » , 

3. Henri de Bourbon, cousin garmain de M"~ de Nassau. 

4. L'évéque Geoffroi de Saint- Belin. 



— 218 — 

VI. 

[Décembre 1802.] 

À MADAME MA SEUR MADAME DE LA TBIMOUILLE ^ 

DUCHESSE DE TOUARS. 

Chçre seur, Mons'de Poitiers m'ayant assurée qu'il- vous 
yroit voir , je n'ay pas voulu que ce fut sans de mes lettre, 
qui vous porteront tesmoignage ^ au lieu de meilleurs effects, 
de la passion que j'ay a vous honorer. J'atens de vos lettre 
pour envoyer voir madame de Buillon et vous supplyee 
croyre, belle seur, que vous avés toute puissence sur moy, 
qui embrace ce cher nepveu et mes chère niepce et vous de 
tout mon cœur. Adieu ^ chère et belle dame^ c'est F D N. 

Mon cœur^ depuis ma lettre escripte j'en ay receu une 
des Minime de Surgere ^ quy me prie de vous faire unne re- 
queste. C'est qu'ils ont accoustumé de prandre leur chaufage 
dans unne forés qui est a vous^ apelée Benon^ et aussy 
l'ospital du mesme lieu. Vos oficiers les en empêche. Je vous 
supplye^ mon cœur, d'escripre a vostre procureur dudil 
lieu quy ne les empesche point puis que de tout tens ils 
l'ont hu. Sy m'obliges que de lui escrire, je vous supplyee 
de m'envoyer la lettre. Se sera unne grande charité que vous 
ferés , et moy je vous en oray de l'obligation extrême. Je 
croy que c'est en la conté de Benon. Le messager me dit 
dernièrement que mon nepveu a voit envye d'avoir un che- 
val. Je n'en ay sceu trouver que celuy que je luy envoyé, et 
a mes niepce que j'aypie de tout mon cœur. Rendes moy 
responce, je vous en supplye. Je baize vostre beau visage cent 
mille et mille fois. F D N. 

La contesse de Ryé * et fort malade de la petite vérole; l'on 
espère plus sa/mort que sa sancté. 

. i . En Bourgogne ? L'héritière de cette maison , Jeanne-Philippe , fiUe 
de Christophe de Ryé et d'Eléonor Chabot de Cbamy, en apporta le titre 
et les biens dans celle de Poitiers Saint-ValUer, en 1647. 



— 219 — 

vn. 

[Janvier 1603]. 

A MADAME BfA SOBUR^ MADAME DE LA TREIMOUILLE^ 

DUCHESSE DE TOUARS. 

Chère seur^ tous m'obliges trop d'avoir tant de soing de 
moy^ quy me porte bien^ Dieu mersy. J'ay pourtant un petit 
mal a l'estomac^ mes je ne fais estât de si peu de mal. Sy 
vous pensés que vostre sirop m'y soit bon^ vous me ferés 
rhonneur de m'en envoyer. Madame rElectrice * est bien 
mauvaise de dire ce que vous m'avés mendé. J'ay hu de ces 
lettre. Mendés moy^ mon cœur^ sy vous luy escTipvés ; je vous 
envoirés des lettre. J'en ay hu de Madame ma Belle^ qui a 
envoyé un laquais a nostre bonne seur : il a passé ysy . Quant 
a celuy que vous me parlés^ je le vois quelquefois a la grille^ 
mes je n'y demeure que le moing que je puis. Je me fais 
toujours demander. Vous rireriés bien sy vous me voyés 
parler a luy. Je mes ma main sur la grille et la regarde tou- 
jours^ car je le trouve si lait qu'il n'y a nul moyen que je 
puisse guère r^rder; mes il se faut un peuantrenir puisque 
l'on a na toujours afaire. À.dieu cœur a moy. J'ayme le cher 
nepveu plus que moy mesme et les petite aussy^ et suis ser* 
vente a monsieur vostre cher mary et toy, ma belle dame. 
CestFDN. 

VIII. 

[Janvier 1603]. 

A MADAME MA SOEUR ^ MADAME DE LA TRIMOULLE^ 

DUCHESSE DE TOUARS. 

Chère seur, je vous envoyé la lettre que je receus yer de 
nostre bonne seur, qui me mest extrêmement en paine pour 

1. Loaise-Julienne de Nassau, leur sœur germaine , femme de Kré-r 
déric IV, £lecteur«^alatin. Ses plaisanteries se rapportaient probablement 
à la bonne grâce de l'évêque Geoffroi de Saint-Belin. 



i 



— 220 — 

l'affliction qu'elle me dit avoir ' ; mes je ne sçay pas bien que 
c'est, encore que je m'en doute un peu : sy vous vouiiés 
vous m'en diriés bien un mot. Je plains infiniment cest cherc 
seur, ce c[ue je m'assui*e que vous faicte. J'ey receu un 
memoyre des Minimes de Surgere. Je te supplye, mon cœur, 
pour l'amour de moy, de faire unne bonne responce ; je vous 
en oray unne grande obligation. Mendés moi, je te prie^ 
quant vous escriprés à M' de Buillon, parce qu'elle me prie 
de prandre unne religieuse et me prie de luy en rendre \ 
responce. Adieu chère et belle danie. Je viens de voir nostre 
gouverneur '^ qui est fort galant. Il dit qu'il m'a recongnue 
pour vous avoir veue ; il m'en faut aymer daventage. 
FDN. 



IX. 



[Février 1603.] 

▲ MADAME MA SOEUR MADAME DE LA TRi£M0UILLE , 

DUCHESSE DE TOUAHS. 

Chère seur^ je vous ay l'obligation d'avoir hu des nouvelles 
de nostre chère seur a nous deux ; je vous en rans grâce 
1res humble. Il m'est avis qu'elle est asés bien remise de ces 
inquiétude^ ce quy me contente extrêmement. Més^ chère 
seur, vous ne me disiés pas que vous voulés aler a ces 
chouche ; c'est pour quoy je vous supplye de passer ysy '. 
Sy m'y alenderay je pourtant, car vous este trop bonne seur 
pour y menquer. Adieu donc belle dame ; je vivray en espé- 
rance de vous voir. FDN. 



1 . De la disgrâce de son marî, le duc de Bouillon. 

2. Jean de Chouraes, seigneur de Malicorne, gouverneur de Poitou. 

3. M"* de Bouillon était à Turenne, en Limousin. 



— 221 — 
X. 

« 

[Février 1603.1 

A BfADAME MA SEUR^ MADAME DE LA TBIMOUILLB ^ 

DUCHESSE DE TOUABS. 

Chère seur, vous m'avés bien obligée de m'avoir renvoyé 
aussy tôt mon laquais^ car j'estois en unne extrême paine 
et inpassience de savoir des nouvelle de nostre chère seur. 
Je loue Dieu de ce qu'il Ta préservée d'un sy grant denger. 
J'en ay hu un sensible desplaisir^ car lors que je receu vostre 
lettre j'esloi^ au lit et me trouvois bien mal^ mes je resentis 
plus le sien que le mien ; et me [fit] oublier le mien pour le 
temps que je vous escripvi^ car je fus bien malade après^ 
mais je suis toute remise a cest heure^ Dieu mersy. Vous 
este trop bonne seur de vous en estre misse en paine. J'ay 
envoyé mon laquais a mons' vostre mary aussy tôt qu'il fut 
arrivé; il m'a faict encore l'honneur de faire passer ce 
laquais par ysy. J'apreande bien vostre départ^ mes je me 
rejouy bien de vous voir, mon cœur, et ce cher nepveu ; je 
pence qu'il faict bon ménage avecq les chère niepce. Je croy 
que vous savés bien la mprt de madame de Rés '. Adieu, 
chère et belle dame. Toute ma troupe sont vos esclave ,* et 
mov toute a vous. F D N. 

XI. 
[Juin 1603.] 

A MADAME MA SOEUR MADAME LA DUCHESSE DE LA TREmOUILLE. 

Chère seur, je suis demeurée en unne extrême paine de la 
maladye de ce cher nepveu. Je ne puis demeurer daventage 

1. Qaude-Catberiiie de Clermont-Dampierre, duchesse de Rets. 



— 222 — 

sens envoyer savoir de ces nouvelles. Je vous supplye de 
m'en mender^ et croyés que je seray toujours en inpassience 
jusques au retour de ce laquais; renvoyés le moy donc 
bientôt^ mon cœur^ et vous m'obligerés bien. J'espère que 
Dieu luy ora renvoyé sa seiicté. Ne ffafilige point tent^ chère 
seur^ car je crains bien que la vostre en soit interressée ; et 
puis ta seur seroit au désespoir^ qui te plains extrêmement de 
l'apsance de ce cher monsieur. Si je pouvois vous aler vour, 
croyés que je manquerois a ce devoir. Je te conjure d'avoir 
la volonté que j'en ay agréable^ et celle de vous Êdre service 
en caiité d'unne seur quy t'honore de tout son cœur. 
F D N. 

xn. 

[Août 160&.] 

4 

A MADAME MA SOBUR MADAME DE LA TRIMOtlILLE ^ 

DDGHESSE DE TOUARS. 

ê 

Chère seur^ je te pensois a l'Ile Bouchar ; ce soldat me 
l'avoit assuré. Je n'ay pas esté sy advisée que vous, car il est 
repassé par ysy et dit que vous escriviés a madame de 
Buillon^ tellement que je luy ay donné des lettres. Je seray 
toujours en paine jusque a ce que Je sache sy elle les ora 
resue. J'ay esté extrement ayze d'avoir apris a ce matin de 
vos nouvelles et de monsieur vostre cher mary^ que j'honore 
de tout mon cœur^ et ce joli nepveu quy m'oblige trop de 
se resouvenir de moy^ qui l'enbrace cent mille fois. Vous ne 
me dicte pas^ mon cœur^ que madame de la Boulay * a mes 
niepcè. L'on m'a dit qu'elle avoient passé ysy auprès ; sy cela 



1, Partant pour les eaux de Fougues, en Nivernais, M"» de la Tré- 
moille avait donné ses filles en garde à Marie du Fou , veuve de Charles 
Eschallart, seigneur de la fioulaye, qui habitait alors la Tour d'Oiré, près 
Chatelleraud. 



— 223 — 

es^ je ne le vous |>ardonne pas. Il y a un an que j'estois 
auque vous ; il m'en resouvienl bien, et encore plus de la 
boone chère €{ue vous me fitte. Je desirerois encore ce 
bcoheur que d'enbracer ce beau visage, qui est aymé de 
moy plas que de personne au monde. 

Je te supplyee> mon cœur, d'escrire à Madame, car cera 
bien ayse de savoir de vos nouvelles. Adieu belle dame. 
C'est F D N. 

xin. 

[1603.] 

A. MM^AMK WJl SQBUR BfADAME DE LA TRIMOUnXE, 

DUCHESSE DE TOUABS. 

Sla chère sœur, les abittans de ma terre de Boucœur me 
soDt venus trouver pour me &ire entendre comme monsieur 
vostre mary les a &ict assigner pour un certain droit de 
froumentage, le quel m'ont dit n'avoir jamais poyé ny entendu 
Xwre deu sur eux, d'àutent qu'il sont subjects de l'abesse de 
lieo a cause de la ditte terre de Boucœur, que nous tenons 
du roy en franche aumonne. C'est pourquoy je supplye de 
sursoir les assignations quil leurs ont esté donnée jusques 
que vous ayés obtenu jugement contre les autre; vous 
s^urenl que sy y l'est trouvé qu'il y doive estre subjects, quy 
s^a€3<Hderont come feront les autres au devoir, sans les con- 
titc^er en plus grant frais. Obligés moy donc, je vous sup- 
pl ve^ m'otroiant ceste requeste. Je m'assure tant de l'honneur 
t'a toujours faict monsieur vostre mary qu'y ne me 
point. Je loue Dieu de tout mon cœur de l'amen* 
de son mal, car je suis sa très humble servente plus 
atMC nul autre; et la vostre aussy, mon cœur, quy vous 
^^nplye me. permettre d'enbracer sens mille fois mes cher 
xmep veus et niepce, que j'ayme plus que moy mesme. Adieu 
Tosk chère dame. F D N. 



— 224 



XIV. 



Au io$ : Janvier 1606. 



A MADAME BfA SOBUR MADAME DE LA TRIMOOIA^ 
DUCHESSE DE TOUABS . A TOUABS. 

m 

Chère sœur^ je viens de recepvoir des lettres de ma 
Madame^ qui me coumende de vous faire tenir sûrement 
ceste lettre. Elle ne m'en dit autre chose , mon cœur. H me 
fâche bien de vous inportuner d'unne supplication bien 
humble , qui est faire dire au s' de la Maudurie qui ne taxe 
point à la taille un de mes fenniers de Bou Cœur plus haut 
que de coustume. M. de la Parisière ^ m^avoit promis qu'en 
ma considération il ne leur hauseroit pas daventage^ mes 
ledit Modurie venge ces passions sur mes fermiers. Un mot 
de vostre part y servira de beaucoup ; je vous supplye ne me 
le denier et croyre ^ chère sœur , que je soufre unne paine 
extrême de vous savoir en sy mauvais estai. Pour Dieu , mon 
cœur^ essayié un peu a oster le plus que vous pourés la me- 
lencoliye qui vous possède^ , puisqu'elle est sy prejudis- 
siable a vostre santé , car sela me iaict mourir de vous savoir 
ainsy. Je n'ose plus vous inportuner^ ce quimé fera finir 
et vous embracer mille et mille fois par ymagination. C'est 
F D N. 



1 . Probablement René Rousseau, seigneur de la Parisière, oooseîller da 
roi, etc., etc., qui avait été maire de Poitiers en 1595. 

â. Claude de la TrémoiUe était mort le 25 octobre précédent, et la plus 
jeune de ses filles peu de temps après. Veuve à vingt-cinq ans, M*<* de la 
Trémoille ne se remaria pas. 



— 225 — 



XV. 

[1606.] . 

A UADABCE BIA SEUR MADAME LA DUCHESSE DE LA TRÊMOILLE ^ 

À TOUAES. 

Ma cher^ Madame , je suis demeurée sy contente et satis- 
faicte de tant d'honneur et de tesmoygnage que m'avés randu 
de vostre amitié que je ne sçay comme je vous en pouray dire 
mes très humble remercyment et le recentiment que j'an 
ay. Je Tay sy mai faict de bouche que j'ay recours a ce 
papier ; encore qu'il me seroit du tout impossible de vous 
exprimer combien je me trouve obligée a vostre bonté et bon 
naturel d'avoir tant pris de' paine pour moy , et avoir voulu 
que je fisse tant en mon ayzè que j'an suis en paine a ceste 
heure ^ car j'ay abusé de vostre bonté n'ayant point esté 
vous atendre a la porte et vous y conduire. Je vqus en 
demende pardon j chère Madame ; je ne l'usse jamais faict 
sans vostre coumendemçnt et vostre bonté. Je crains bien 
que vous trou vies mal d'avoir tant pris le serin. Je vous ay 
Ëiict prandre mille paine en vostre voyage.^ et encore avés 
tant donné que c'est une honte;' je n'oserés jamais vous 
supplier de me venir voîr^ car vous depandés trop. Je n'osay 
vous donner de la bougie et des flambeaus , mes je vous les 
envoyé et vous supplye très humblement de l'avoir agréable^ 
et que j'embrace ma chère niepce cent mille fois. Je luy en- 
voyrav du massepin au premier voyage^ sy plaist a Dieu^ 
que je supplye de concerver en toute prospérité ma très 
chère Madame^ que j'honore parfectement. S C. F N. 

Je vous supplye me permettre que j'assure monsieur vostre 
fils que je suis sa très humble servante. 

J'envois deux pettites bougies blanches a ma chère niepse, 

15 



— 226 — 



XVI. 



22 [juin 1606]. 

A MADAME MA SOEUR MADAME DE LA TRIMOUILLE ^ 
DUCHESSE DE TOUARS^ A PARIS. 

Ma chère sœur , madame de Paillé * m'a faict ce bien de 
m'averlir qu'elle s'en aloit a Paris et qu'elle vous yroil voir ; 
je l'ay priée de vous donner ceste sy. Elle vous assurera de 
la bonne sancté de messieurs vos enfans^ et moy que je suis 
fort en paine de la vostre et de tant d'afaire que vous avés^ 
que je crains qui y préjudicie. J'ay bien loué Dieu y mon 
cœur » de ce que vous n'estiés avecq' la Raine lors de eeste 
peur qu'elle eut de ce noyer •. Nous avons rendu grâce a 
Dieu d'avoir préservé Leurs Majestés et monsieur de Mon- 
pentier. Je oroy que vous euste bien l'alarme de les savoirs 
en ces dengers. Mendés moy, mon cœur , de vos nouvelles , 
et sv vous yrés voir madame de Buillon ou bien sv die 
viendra a Paris vous voir. J'ay tant de joye oyant dire que 
monsieur son mary est sy bien auprès du Roy. Si vous me 
le permettes /je luy bafse bien humblement les mains, et 
un milions de fois les vostre mignonne, vous supplyant de 
m'aymer autent que je vous honore, car c'est de tout mon 
cœur, qui est a vous, ma cher^ dame. F D N. 
A S^« Croix, 22. 



i. Jeanne Giliier, veuve de François de Lostanges, seigneur de Palhîes, 
quoique le Dictionnaire des Familles du Poitou la dise remariée en io97 
à Josias Bidault. 

2. Pour soutenir les droits de ses enfants à la succession de Laval. 

3. En traversant la Seine au bac de Neuilly^ le 9 juin 1606. 



— 227 — 



xvn. 

[JuUIet 1606.] 

A. M^nAiw MA SOBOB MADAME DE I.A TBEMOnXB , 
D0CHE88B DB TOUAHS. A PABIS. 

Ma chère seur ^ c'est pour tous dire que vous este unne 
paresseuse que je vous escr^s^ car voysy la quatrième lettre 
sens en avoir eu de vous^ qui ne laissés d'estre mon cœur et 
ma chère dame. Ce petit M. Dobigni ' est sy honneste qu'il 
m'a advertie^ passent par ceste ville ^ qu'il vous voiroit^ et 
n^a VQulu que ce fut sans de mes lettre ^ dont il m'a fort 
obligée^ puisqu'il m'a donné le moyen d'assurer ma plus 
ehere seur. de mon service et de mon amour en son endroit. 
Adieu donc mon cœur ; c'est avec baste que je vous proteste 
que je suis vostre servente et mignongne seur^ sy vous plaist. 
F D N. 

xvm. 

8 août [1606]. 

▲ MADAME MA SEUE MADAME DB LA TEIMOUILLE ^ 

DUCâËSSB DE TOUARS. 

• 

Ma chère sœur , j'ay veu madame de Royan ^ , que j'ay 
trouvée tellement a mon gré que je l'ayme et honore de 
tout mon cœur et m'estime bien heureuse d'avoir madamoy- 
selle sa fille. Je te supplye de l'en assurer encore et croyre 



f . Constant d'Aabigné, fils du célèbre Théodore- Agrippa , et qui fat 
père de M"* de Maintenon. 

2. Anne Hurault, veuve de Gilbert de la Trémoille, premier marquis de 
Rojraq, et leur itlle atnée Catherine. 



— 228 — 

que pour l'amour de vous , ma chère dame^ je luy feray le 
mieus qu'il me sera possible. Je luy ay montré ma mère la 
prieure^ qui sera sa gouvernante, mes elle est sy vielle 
qu'elle ne luy servira pas de grant chose : c'est pourquoy 
Riparfon ^ ara soin d'elle et la prandra. Vous savés bien que 
c'est celle que j'ayme le mieus; voila pourquoy je luy ay 
donné ceste charge pour vous. faire voir, mon cœur ^ com- 
bien j'estime ce qui m'est recommandé de vous. Elle a veu 
aussy celle qui la servira. Elle l'amaînera donc quant il luy 
plaira. Tout nostre monde en est bien ayze et particulière- 
ment la Roche et Riparfon^ car elle sont du tout vos très 
humble servente. Il ne faut point que madame de Royan ce 
meste en paine de faire de presant a Riparfoq : quelque livre 
de dévotion seulement , encore point sy ne luy plaist, car 
c'est tout ce qu'elle craint. Et moy je suis extrêmement marie ' 
d'avoir sceu si tard le partement de ma chère niepce^. J'ay un 
cofrede nuit de velours vert, en broderie d'or et d'argent. 
Je luy envoyray encore , sy vous plaipt m'en doner corn* 
modité ; ces chifres y sont. J'ay bien du regret qu'elle ne l'a 
point et que je n'ay l'honneur de vous tesmoigner, mon 
cœur, que je vous honore parfectement et suis ta ser- 
vente très humble et très afTectionnée. 
C'est a S*« Croix , ce 8« aoust. 

Chère sœur, je vous supplye de m'aporler de la toille de 
I^val. Il ne la faut de plus belle , car ce n'est que pour faire 
des surpelis. Je vous demende cela |)our l'entrée de ce beau 
revenu dont vous prenés possession. 





A, Tante da jurisconsulte Etienne Gabriaude Riparfont. - 

2. Retenue à Paris^ M°** de la Tréuioille avait fait venir près d'elle sa 
fille Cbarlotle, 



— 229 — 



XIX. 



16 novembre [1606]. 



A MADAME MA SOEUR MADAME DE LA TREMOILLE . 

DUCHESSE DE TOUARS. 



Ma cl)ere dame , je n'usse tant esté sans envoyer savoir 
de vos nouvelles sy j'usse eu un laquais ; mes je n'en ay 
point ^ ny d'autre jans , les faisant estudiera cest heure que 
nous avons un colc^ge. Croyés donc , mon cœur , qu'il m'est 
insuportable d^estre sy lontans sans en savoir ^ et apreende 
extrement que soyés couroucé contre moy de ce que je vous 
ay mendé , qui m'a bien cousté ; mes je sçay que ce vous 
eut esté, et [a] moy , trop de desplaisir de vous laisser venir 
en ceste ville et puis vous faire ceste belle harengue. Vous ne 
me l'ussiés jamais* pardonné , ce que j'espère que ferés a ceste 
heure , vostre bonté me le faisant croyre ainssy. Chère sœur, 
que je ne soye donq' point frustrée de la fience que g'i ay 
misse, et croyés que je ne laisse de vous honorer autant 
que personne du monde , et que sy vous en doutés vous me 
faicte bien torp. Je baise bien humblement les mains de 
messieurs vos en fans y avecq vostre permission , et le sup- 
plye de croyre a jointe mains, mon cœur^ que je suis tant 
ta servente que personne ne peut surpasser en ce devoir. Ma 
petite cousine de Royan est fort jolie ; je l'ayme bien pour 
l'amour de ma chère dame, qui est tout mon cœur, que 
j'honore parfectement. S C. F N. 

A S^ Croix , ce i 6 novembre. 



— 230 



XX. 

[Décembre 1606.] 

A UADABIE MA SEUR MADAME DE LA TREMOILLE, 
DUCHESSE DE TOUARS, A PARIS. 

Ma chère Madame , j'ay esté un petit malade depuis le 
despart du sieur de la Maisonneuve^ mes Dieu mersy j'en 
suis bien remise^ aussy que ce n'oistoit pas grand mal. Vous 
m^obligés trop , mon cœur , de prandre plaisir a mes che- 
tive lettre. C'est un tesmoygnage de vostre affection , car 
sans cela elle vous inportuneraye^ je le sçay bien, estant que 
des reditte d^mon extrême désir a vous rendre très humble 
service , mes sans nul esfés. Vous este sy bonne , chère Ma- 
dame, que vous ne laissés pas de l'avoir agréable, dont je me 
reoongnois grandement obligée d'onorer ma chère sœur, qui 
se souviendra , sy luy plaict , de mon afaire lorsque les occa- 
sions s'ofriront. Je vous en supplye très humblement , ne 
voulant toutefois vous inportuner ; c'est en ceste condition 
que je vous en requiers et monsieur de Buillon aussy, a 
qui je suis bien servente très humble. Vous prandrés bien la 
paine de luy tesmoygner, sy vous plaict. 

Je vis il y a quelque tant le sieur Gautier , qui faict les 
afaire de Madame de Fronteyaut *, Monsieur le Ck>nte luy 
ayant donné ^. C'est luy qui me dit qu'il vouloit donner une 
de mesdamoiselle ces filles a Madame ma tante, et me 
demenda sy je le trouvères bon , a cause, ce disoit-il , que 
Monsieur le Conte me vouloit faire cest honneur que sy je 
pretendois a l'abaye* de n'i vouloir point prétendre ; et je sçay 



1. L'abbesse ÉléoDor de Boarbon-Vendôme, tante de Henri IV. 

2. Charles de Bourbon, comte de Soissons, n'eut que des filles. 

3. De Jouarre, où venait d'entrer la sœur de M*^* de Royan. 



— 231 — 

encore que Ton en a parlé a ma ditle dame , et pence qu'elle 
seroit toujours plus ayze d'en avoir de son nom que d'autres 
que, je eroy , avés bien congnu qu'elle n'afectionne pas Irop. 
Vous souvient il que vous m'en fitte une fois tant rire que 
j'en fus malade; et ne m'en resouviens point, me représen- 
tant la bonne grâce et jolie mine dont ^ vous me contiés ce 
qu'elle vous en avoit dit , sans avoir encore la mesme envie 
de rire et de vous embracer cent mille fois. A son refus ce 
me sera beaucoup d'honneur, et non autrement, a cause 
que je ne vœux pas mécontenter nostre bonne princesse , et 
vous savés que pour ma cousine de Royan elle l'a esté. Je 
croy que cela ne saroit estre de lontans, pour la jeunesse de 
ceste petite princesse. J'ay aujourdhuy escript a monsieur 
vostre fils ; j'en soray des nouvelles y ayant envoyé mon 
recepveur , tant pour le voir que pour de nos afaire. Les 
dernières que j'ay eue il ce portoit fort bien , Dieu mercy , 
et le petit monsieur son frère. Adieu, chère Madame; per- 
mettes moy d'embracer madamoyselle vostre fille, que 
j'honore de tout -mon cœur qui est tout a vous, ma chère 
et bonne sœur. S C. F N. 



XXI. 
16 janvier [1607]. 

A BiAI>A3aB MADAME LA DUCHESSE DE LA TREMOUILLE. 

Ma chère seur, je vous supplye de çroyre que j'apreende 
sy fort que vous vous incomodiés a m'escripre que je n'ose 
presque vous rende ce debvoir, crainte que sela vous donne 
la paine de me rendre responee, et je sçay que vous avés 
tant d'afaire que je désire que le tanps qui vous reste vous le 
preniés pour vostre repos, Certe, ma chère dame, je vous 
plains bien de demeurer a ce Paris avec tant de rompement 
de teste qu'aporte les afaire. Ce m'estoit une grande con- 



— 232 — 

solation, lorsque vous y alate, de savoir que vous y trou- 
verriés celle de madame de Buillon^ mes Dieu en a disposé 
autrement. Elle me fait une grande pitié d'avoir perdu 
madamoiselle sa fille '^ et d'à Voir porté ceste affliction avecq 
une sy grande prudence. Je croy, mon cœur, que vous luy 
avés merveilleusement servi, et qu'elle vous a iaissé avecq 
bien du regret. Il est bien certain que je pence qu'il n'ut pas 
esté bon qu'elle fut retournée au logis où ce désastre est 
arivé ; cela eut esté dengereux et pour elle et pour nos niepce. 
Mendés moy sy madamoiselle d'Hannau * est toujours aussy 
.belle, mais a vostre coumodité : je t'an supplye, mon cœur, 
et lorsque ne l'orés, mons' de Bouron ' me fera bien part de 
vos nouvelles. J'en ay receu de monsieur vostre fils, qui 
m'a faict l'honneur de m*escripre, ce qui faict extrêmement 
bien. Je luy a vois envoyé un peu de confiture, parce que 
j*ay pencé quy les trouveroit meilleure de *moy. Je me l'ay 
faict acroire, car autrement je n'usse pas osé luy envoyer sy 
peu de chose; il m'en dit plus de grans mercy qui ne vau. 

Ma petite cousine de Royen est sy jolie et sy sage qu'elle 
m'oblige fort a l'aymer, mes le coumendement que vous 
m'en faicte et plus fort que toutes choses. C'est la plus ser- 
viable enfant qui se puisse voir, car il la faut tancer pour 
l'empescher de me servir. Riparfon en est très soigneuse, et 
puis riiunneiir que luy fuietede luy recoumender luy ocmen- 
lera si se peut . V^ous m'en faicte ti-op, ma chère Madame, de 
me demeuder encore sy je vœux quelque cliose de Paris. 
Vous m uvés desja faict tant de bien que j'en suis honteuse, 
(^e sera donc pour vous obéir que vous demanderay des 
gans semblable aus premiers que vous m'envoyate, et de h 
cire d'Espagne; celle d'icy n'est point bonne. Je vous destruis 



t. Louise, qui était l'aînée. 

2. Fille auiée de leur sœur germaine Catherine- Belgie de Nassau. 

3. Geutilliomme cbar^^é des affaires de la maison de la Trémoiile ea 
cour. 



— 233 — 

tant vous me donnés de chose. Je vous escrips par le frère 
de Verger. Je luy ay faiet voir ma cousine de Royen^ afin 
qui vous en dit des nouvelles^ et des mienne aussy. Toutes 
nos filles sont vos très humbles servente^ et moy surtout. 
Adieu ma chère Madame^ permettes moy que j'enbrace le 
petit cher mignon^ que je suis ayze que ayez avecq vous. Je 
m'assure qu'il vous donne bien du plaisir. 
C'est a S^ Croix , ce 1 6 janvier. 



XXU. 

2i avril [1608]. 

A MADAME MA SEUa MADAME DE LA TRIMOUILLE^ 

DUCHESSE DE TOUAHS. 

Ma chere^ j'ay receu votre lettre que le s*^ Bourou m'a 
envoyé de Touars^ et me mende qu'il me verra sur la fin de 
ce mois. Je seray extrêmement ayze^ mon cœur^ sy nous 
pouvons nou^ accorder. Vous m'obliges tant de me tesmoy- 
goer le désirer aussy^ et de me promettre que vous ne ferés 
point de dificulté pour les frais, que je ne vous en sarés 
remersyer assés très humblement. Vous m'avés faict envoyer 
un paquet par quelqu'un de Paris dont je n'ay pu aprandre 
le non par sa lettre. Je vous supplye me le mender afin que 
je luy en dye grànt mersy^ car il m'a envoyé aussy l'oraison 
fiinaibre de fu monsieur de Monpentier ^, dont je luy suis 
touplin obligée et de m'avoir assurée de vostre bonne sancté 
et que vous portiés mieux de Tostre genou que vous n'aviés 
point Ëiict^ don je loue Dieu. Je suis bien ayze de la volonté 
qu'avés d'uler voir Madame nostre tampte. Je vous supplye 
de la mectre en efTect^ car vous la rejouiriés extrêmement, et 



I. Par Pierre FenoîUet, évêque de Montaubaa. Lie duc était mort le 
27 férrier. 



— 234 — 

la bonne princesse an a beaucoup de besoin^ pour le grand 
ennuy qu'elle a eu. Elle s'y alant^ a ce que l'on me mende. 
Je suis bien empeschée a faire bastir. M. de Roni * nous a 
faict avoir cinq cens escus. Vous avés lu la lettre de madame 
de Suilly : j'ay bien congnu que vos pelis dois l'avoient 
ouverte *, mes il ne la faloil point refermer, chère sœur, car 
vous avés toute puissance de les voirs. Usés en donc, je vous 
en supplye, sans nulle sérimonie, car, mon cœur, vous 
avés un entière et absolu^ puissance sur moy, qui vous 
donne trop de paine de vous adresser les letti'e de la chère 
sœur a nous deus. Je diray bien a M. Bouron ce que roe 
*mendés que c'est luy qui a esté sy mal soigneuit de mes lettre. 
J'ay bien eu ces dernières bien promptemeqt, dont je vous 
rens un milions de grâces. 

Adieu, chère dame, que j'honore tant qu'il m'est impos- 
sible de l'exprimer; et combien j'honore messieurs vos 
enfans. J'enbrace celuy qui est avecq'vous cent mille fois. 
J'ay l'honneur de savoir souvant des nouvelles de monsieur 
Yostre ayné; il ce porte bien, Dieumersy. Mb cousine de 
Royen est vostre très humble servente et toutes nos filles^ et 
moy surtout qui vous supplye, sy aies à Juerre, [que] faicte 
mes excuse de ce que je n'ay 'point envoyé exprès voir 
Madame, mes je n'ay que mon recesveur, qui est empesché 
après ce bâtiment ; croyés qu'il m'a esté impossible. Vous 
ièrés bien cela, car vous y avés parfectement bonne grâce, et 
a dater. Adieu chère Madame, c'est S C F. N. 

Ce 21 apvril. 



i. C'est-à-dire le duc de Sully , gouverneur de Poitou, marié à Rachel 
de Cocbefilet. 

2. Par erreur et non avec iiitcotion. M"" de Bouillon s'excuse souveot 
d'avoir ainsi décacheté des lettres adressées à M"* de la TrémoiUe. 



— 235 



xxra. 

[Juillet 1608.] 

A MADABIE BfA SOEUR ^ MADAME DE LA TRSMOILLE ^ 
DUCHESSE DE TOUARS, A PARIS. 

Ma chère sœur^ j'ay receu les gans qu'il vous a plu de 

m'enyoyer ; je vous en remersje bien humblement : ils sont 

bieo bons^ mais non pas tant que ceux de l'ennée passée. 

Je suis extrêmement en paine^ mon eœur^ sachant que vous 

estes toujours indisposée. Ce m'est un cruel desplaisir^ mes 

j'espère d'avoir bientôt le contentement de vous voir^ ce qui 

me console tant que je ne puis vous dire^ chère dame^ la joye 

que j'en ay ; mes je crains sy fort que vous soyés partie de 

P^ lorsque j'i passeray pour aler voir Madame nostre tante. 

Vous savés bien que j'ay eu ma permissyon du Saint Père 

pour y aler. Mon cœur^ je vous supplye donc^ sy ce ne 

vous est incomodité^ que je vous trouve à Paris^ afin d'avoir 

l'honeur de vous voir^ et encore lorsque vous passerés à 

Juerre. J'espère partir^ sy plaict a Dieu^ le huit' du mois 

prochin^ et vous protester que vous n'avés sœur au monde 

qui vous honore tant que moy qui suis ta serventé^ et très 

homble a madame ma belle mère et a monsieur de Buillon . 

FDN. 

XXIV. 

8 février [1609]. 



A MADÀ^IE BIA SGBUR MADAME DE LA TRIMOUILLE y 

DUCHESSE DE THOUARS. 

Ma chère Madame^ je vous demende pardon de ne vous 
avoir point rendu responce par mons' Bouron , mes je ne 



— 236 — 

pus assemblé nostre conceil que le jour qu'il voulut partir. 
Je vous envoyé un mémoire pour responce a eeluy que 
m'aviés envoyé. Croyés, mon cœur, que sy c*esloit chose 
qui me fut en propre, je vous supplyrois de coumender 
comme il vous plairoit que cest afaire ce terminât ; mes je ne 
suis que gardienne du bien de ceste maison-, tellement que 
je le dois concerver très fidellemenl. Je sçay aussy que de 
voslre costé vous este tenue de faire le semblaljle, ce que je 
trouve aussy fort bon. J'envoye mon recepveur plutôt que 
je n'usse faict a une de nos terre que nous avons auprès de 
Thoars, afin qu'il me raporte de vos nouvelles. Je suis toute 
triste du peu de cejour que vous faicte a Touars, car je seray 
a cest heure encore privée de l'honneur desavoir de vos nou- 
velles. Celle que vous m'avés mendée de madame dcBuillon 
me rejouisse bien de la savoir heureusement accouchée; 
mes je Fusse esté encore daventage si elle eut eu un fils, 
parce que je croy qu'elle le désire. Je vous ay renvoyé, ma 
chère madame, les deux eschevos de soye que j'avois oublié 
à l'autre fois ; il m'aitoit bien avis qu'elle ceroit bonne. Tay 
veu un conseiller de Bretagne, qui est fort de mes amis. Je 
Tay fort prié que si vous aviés des afaires à Raine de vous y 
servir, ce qui m'a promis. Il s'appelle ' le sieur Irlant de 
Beaumont * . Je voudrés estre sy heureuse, ma chère et très 
honorée dame, de vous rendre autant de très humble service 
conune j'an ay d'afection ; vous connoistriés que c'est sans 
fintise que je vous suis très affectionné servente et très 
humble seur. J'honore messieurs vos enfants de tout mon 
cœur ; je loue Dieu de leur l>onne sancté et de la voslre. 
Adieu très chère sœur; c'est S C. F. N. 

A S** Croix, ce8® febvrier '. 

Je vous suplye, cliere Madame, de faire tenir ma lettre a 
nostre chère madame de Buillon . 



4. Jean. Il résigna sa charge à son fils Charles, qui fut eusuîte lieute- 
nant criminel à Poitiers et maire. - 

2. Au dos de la lettre on a écrit : Janvier 1609. 



— 237 — 



XXV. 



[Fin de juillet 1609.] 

A MADAME MADAME DÉ LA TRÎMOUILLE , DUCHESSE DE TOUARS^ 

A PAHIS. 

Ma chère Madame , mons' Bouron m'a mendé vostare 
arivëeàParis^ dont je loue Dieu^ et de tant de contentement 
que vous avés eu en vostre voiage par la présence de mes- 
dames nos sœurs '^ de qui vous avez tant receu de bonnes 
chères que j'en reçois aussy extrêmement de l'avoir entendu^ 
et que vous ayez esté à Juerre^ voir la bonne princesse. L'on 
me mende que vous l'avés toute guérie ; je suis extrêmement 
ayze que luy ayës donné ce contentement. Donnés moy 
toujours celuy d'estre bien aymée de vous, ma très chère 
dame, car je le désire sur toute chose ; car croyés que sy 
vous pouviés lire en mon cœur vous voiries bien q.u^il vous 
honore extrêmement. Je ne vous inportuneray point daven- 
tage, chère Madame, mais je vous conjureray de m'oporer 
toujours de Tafection et de tant d'amitié que vous m'avés 
promise, que je chéris comme l'un de mes plus grans biens. 
Monsieur vostre fils ayné ce porte bien, Dieu mersy. L'on 
admire celuy que vous avés auprès de vous, que me per- 
mettrés d'embracer et de vous protester que je suis vostre 
servente de toute mon afection, et ta mignonne seur, sy vous 
plaît. S C. F. N. 



i. Dans son vojage en Allemagne, M"* de la Trémoille avait été jos* 
qu'à Hanau, et avait surtout séjourné à Hcidclberg, chez rÉlectrice-Pala* 
tine. Deux lettres.de Bonrron au jeune duc, en juin et juillet 1609) 
donnent d'amusants détails sur les chasses, festins et libations dont il prit 

part en vrai gentilhomme poitevin. 



— 238 — 



XXVI. 
13 décembre i611* 

A MADAIIB MA SGBUa MADAMS DB LA TRBMOUILLB, 

DUCHESSE DE TOUABS, 

Ma chère Madame^ c'est bien a moy a ce coup a vous 
' demender pardon d'avoir esté sy lontans a vous escripre, 
mes je ne savoîs pas vostre retour a Paris et vous croyës 
toujours auprès de la bonne sœur a nous deux^ et je vous 
savés tant de bonne comp[agnie] que je ne voulés vous 
divertir ; mes a ceste heure que je vous en sçay [éloignée] je 
me figure que vous en este toute triste> Je voudrés estre 
auprès de vous pour vous rejouir. En lieu de sela je vous 
entretiendray le plus que je pouray^ m'assurant *que L'orés 
bien agréable; aussy le debvés vous^ chère Madame^ car 
certe je vous honore de tout mon cœur^ et me semble que 
mon affection ocmente tous les jours. Vous avé^ veu ma 
bonne princesse^ dont je suis très ayze^ car elle en a receu 
un grant contentement^ comme l'on ne peut autrement, 
voyant une sy agréable et belle dame comme est ma chère 
sœur, qui ne me dit rien des courtaisie de la dame qui est 
auprès d'elle ', que l'on me mende vous avoir faict tant 
caresse . La bonne princesse ne vous a pas dit qu'elle l'a faict 
sa coadjutrice; cela est faict, mes ne luy en faicte semblant, 
car elle ne vœut pas qui soit sceu^ et puis elle y a esté 
presque forcée par les importunités de celle que devinés 
bien. Elle me prie fort de l'aler voir, mes je ne vœux point 
leur aporter d'einpeschement a leur pretantions. Grâce a 



I . Jeanne de Lorraine, sœur de rarcheTéqœ de Reims, nommëe coad- 
jutrice de l'abbesae de Jouarre depuis le 11 juin. 



— 239 — 

Dieu^ je me contente fort où je suis et n'ay point d'embition 
de plus^ sjnon que d'estre bien aymée de ma très chère 
Madame^ que je remercié très humblement de l'honeiu* 
qu'avés Êdct a la Tronche. Vous este trop bonne^ car vous 
excédés. C'estoit assés de luy faire l'honeur de parler a elle 
sens y adjouter vos beaus presens ; je sçay que c'est tout a 
faict pour l'amour de moy^ qui en prans aussy toute l'obli- 
gation. 

Je vis il y a deux jours AT, je ne me souviens point de son 
non; il est de vos oJiciers. Il m'assura que messieurs vos 
enfaDs estoient^ en très bonne sanclé^ les plusjolis du monde. 
Pour monsieur vostre ainé^ il estonne tous ceux qui le voient 
de sa resolution et bonne grâce. Je me meurs de les voirs^ et 
vous chère Madame. L'on m'ecript de Rome qu'il y a un 
[peu] d'esperence d'avoir dispence pour vous faire entrer * ; 
je ne m'en ose encore rejouir pour l'incertitude, mes j'es- 
père que bientôt j'en auray des nouvelles. Je suis extrêmement 
marye de la mort de Monsieur, frère du Roy, et plus pour 
l'amour de noslre petite princesse *. Je supplye Dieu de la 
vouloir bien concerver, et ma très honorée sœur sur tout. 

Mons^ du Plaissis m'a dit que manderiés à M. Adam ' de 
venir pour nostre accort, je vous en supplye très humble- 
ment, lorsque je luy manderay, qui sera incontinant après 
Noël. Je prie mons»" de Chemeraut * de vous donner ma 



i. &!■• de Boatlion avait écrit à M.^» de la Trémoille, le H août précé- 
dent : c Si M. le cardinal de Joyeuse est à la cour, sou venez- vous de le 
prier de nous faire ôler la grille, pour voir la bonne Sœur à nous deux s . 

Dans une lettre non datée, mais quf paraît être de septembre on octobre 
1614, elle dit encore : < J'ai grand peur que l'on ne m'ait point eu une 
lettre du cardinal de Joyeuse qui eut fort contenté la bonne sœur à nous 
deux.... L'on m'a dit.... que vous en aviez déjà fait la règle et que vous 
l'aviez vue sans la grille, mais il me semble que cela n'est point ». 

S. Mort le 17 novembre. On lui destinait la fille unique du défunt duc 
de Montpensier, laquelle épousa, en 1626 , le plus jeune frère du roi , 
Gaston, duc d'Orléans. 

2r. Cooseiller et secrétaire de la maison de la Trémoille. 

4. François de Barbezières, cinquième du nom. 



— 240 — 

lellre. Je regrette bien sa pauvre sœur; c'estoit une fille qui 
m'aymoit beaucoup et qui entièrement m'estoit obéissente. 
Elle vous honoroit bien fort^ comme font toutes les autres. Je 
vous en assure^ chère Madame^ que je supplye me permettre 
d'abrasser madamoyselle vostre fiUe^ que je chéris extrê- 
mement. Je suis bien fâchée doublement pour l'amour de 
vous^ de la mort du M. Bouron ; il nie semble qu'il estoit 
très aflectionné a vostre service. Adieu donc y ma très ho- 
norée sœur ; croyés que je suis [vostre] servente et seur très 
humble et très affectionnée. S C. F. N. 

A S'« Croix , ce 1 3* décembre 1611. 

Chère Madame^ je te supplye de donner ma lettre a ma- 
dame nostre belle mère. 

xxvn. 

21 août 1612. 

▲ MADAME MADAME DE LA TEEMOILLE BiA SGBUR^ 

DUCHESSE DE TOUARS. 

Ma chère Madame^ monsieur du Plaissis m'a mandé 
qu'il avoit eu l'honneur de vous voir et que luy aviés dit que 
vous parties le 1 4 de ce mois d'aoust , pour aler a Ceden 
voir la bone sœur a nous deux , dont j'ay esté extrêmement 
ayze de vous savoir ce cbintentement que de vous savoir em- 
semble. Je voudrés bien me pouvoir trouver au milieu de ces 
chères sœurs ; je m'assure qu'elle le voudroit aussy , mes 
je ne vous feroie que bien' de l'ennuy estant une pauvre 
sourde. J'atans , chère Madame , le mehdement que m'avés 
promis de monsieur Fedeau * . Je vous donne trop de paine^ 
mes vous este sy bonne que le vouUés ainssy ; c'est ce qui 



1. Probablement bénis Feydeaa, cbevalier, seigneur de Brou, conseil- 
ler du roi. 



_ 241 — 

m*en donne la hardiesse^ et de finir ma lettre , vous sachant 
trop ayse pour vous entretenir d'une plus longue. Je vous 
diray seulement , chère Madame ^ grant mercy très humble- 
ment , avecq la bonne sœur a nous deux , de ce que vous 
Tavés esté voir. Il est vray que s'il m'est possible je vous en 
honore encore plus , et vostre cher tropeau a qui je suis 
servenle de tout mon cœur. Je croy qu'il les faict bons voir 
tous emsemble. Je me désire bien ce contentement / car je 
suis du plus profont de mon cœur très humble servente a ma 
chère Madame. C'est S C. F N.^ 
A S^ Croix ce 21 « aoust 1 61 2. 



xxvni. 

22 septembre 1602. 

A, MADAME BIA SGBUR MADAME DE LA TRIMOILLE^ 

DUCHESSE DE THOUABS. 

Ma chère Madame Je suis extrêmement ayze de vous savoir 
en bonne sancté auprès de la bonne sœur a nous deux , qui 
en est bien glorieuse et contente , et moy qi;ii y participe 
extrememement je le vous proteste , chère Madame , vous 
honorant toutes deux parfectement. Vous m'y obligés aussy 
sy fort que je serais du tout ingrate sy je menquois a ce 
dehvoir ; crayés aussy que je m'oublirày plutôt moy mesme 
que de faillir en cest endroit. J'ay receu le mendement que 
m'avés envoyé , dont je vous remercye très humblement^ car 
ce m'a esté une très grande comodité d'avoir i'argent a ceste 
ville j qui m'a esté délivré aussy tôt. Je croy , chère sœur^ 
que vous avés bien sceu la grande maladye de ma bonne 
Madame^ qui [a] esté a l'extrémité^ et moy par conséquent 
en des plus estrenge apreention qui ce peuve dire , car les 
jours que je debvois avoir de ces 'nouvelles j'avois un tel 
tramblement , et sur tout aus jambes , que je ne pouvois me 

16 



— 242 — 

soutenir ni marcher ; mes grâces a nostre bon [Dieu] j'ay 
bien eu de la joye , la sachanl si bien guérie. Mes mintenant 
mes tristesse recoumence de la nouvelle que me mandés du 
décès de feu monsieur le conte d'Hanau , que je r^[rettp 
extrêmement. C'estoit un vray irere et mesme en mon en- 
droit , car il me faisoit l'honneur de me bien aymer. Nostre 
pauvre sœur me faict une extrême pitié et compassion. Elle a 
pris là paine de m'escripre son affliction; je vous requiers 
ma chère dame^ de vouloir accompagner ma lettre du tes- 
moygnage du désir que j'ay de pouvoir moy mesme luy ren- 
dre le debvoir de Faler visiter ou y emvoyer, mes je n*an 
ay pas le pouvoir. 

Obligés moy encore en cela ^ chère et bonne sœur , et de 
croyre que je désire nostre accort extrêmement^ et toutes 
mes religieuses aussy. Je le vous proteste de leur part ^ et 
qu'elle sont vos très humble servente de très grande affêe- 
tion ; més^ chère Madame , je vous supplye de considérer 
que je n'ay le bien de ceste maison que pour l'administrer , 
que je n'y puis faire tort sens dérober et que cela est contre 
le comendement de Dieu ^ et que vous mesme ne debvés rien 
désirer qui soit d'autrui^ suivant le mesme coumendement. 
Permettes donc que je face encore voir nos drois par les 
meilleurs advocas de ceste ville et que je praine leur avis, 
car encore que je vous aye mendé le cart , je vous assure 
que j'ay recongnu la perte trop grande^ et que nous y 
avons plus beaucoup de la moitié^ nostre maison estant de 
fondation roiale. Pardon y chère Madame y sy je vous inpor- 
tune de ce discours^ qne je finiray assurant messieurs vos 
enfans que je suis leur servente y et a vous chère et bonne 
Madame très humble et très fidelle sœur, S C. F. N. 

• A S** Croix, ce 22 septembre 1612. 



— 243 — 



XXIX. 
26 février [1613]. 

A BlAJDABIfi BiA SEUR MADAME DE LA TREMOILLE y 
DUCHESSE DE TOUARS , A PARIS. 

• 

Ma chère Madanie, je me prans a vos a faire de ce que je 
ne reçois point Thonneur de vos lettres. Je n'ose pas aussy 
vous inportuner des miennes^ mes je vous assureray par 
cette cv de la bonne sancté de monsieur vostre fils, car mada- 
moyselle de là Bourdeliere ^ qui est yssy , m'an aporte des 
nouvelles^ et m'a assurée qu'il me faict bien l'honneur de 
m'aymer y dont je suis bien glorieuse. Mes il faut que je vous 
die^ chère Madame^ que j'ay une extrême compassion 
d'avoir veu ceste pauvre madamoyselle de la Bourdeliere sy 
affligée de ce que son mary ^ la vœut contraindre de chan- 
ger sa religion^ et sa fille. Ay mon Dieu^ chère sœur , vous 
este^ je m'assure, sy bonne que ne voudriés une sy grant 
cruauté y car j'ai veu et la mère et la fille tellement résolue 
a vivre et mourir en nostre religion^ que je croy que l'on 
aura aussy tôt leur vye que de leur faire changer; car 
comme dit la petite qu'elle a esté batisée y que son père Ta 
voulu ainssy, et que résolument elle continura, la mère 
aussy dit le semblable^ etede plus qu'elle y a esté mariée. 
Certe^ mon cœur, vous savés qu'il faut laisser vivre en 
passience en sa religion. Je vous l'ay ouy dire beaucoup 
de fois. 

* 

Je vous supptye donc très humblement, au nom de 
Dieu, ma bonne Madame, d'en vouloir escripre a monsieur 



i. Laurent Chappeau, écuyer, seignear de la Bourdilière , s'était marié 
Yen 1600» et il avait reçu, à cette occasion, une somme assez forte du duc 
de la TréiDOÎlle. La note qui fournit ce renseignement ne donne pas le nom 
de ta femme. 



— 244 — 

de la Bourdeliere^ et que soilt les esdits du roy de ne oon- 
traiodre personne. Je crains que ceste petite ne puisse supor- 
ter cest ennuy^ ni sa grant mère dont depant le principal de 
sa bonne fortune. Chère Madame , ne me refusés donc pas. 
Je vous requiers de tout mon cœur ^ et de me tesmojgner 
en cela que vous vouslés &ire quelque chose pour moy^ qui 
ne vous inportunerés pas sy cela n'estoit très équitable et 
trop plain de conpassion pour n'en avgir pitié; et je sçay 
que vous este aussy sy bonne que ne voulés que ce qai 
est juste. Je vous supplye très humblement^ encore un coup^ 
et de croyre que vous m'obligerés jusques au fons du cœur 
qui vous honore aussy parfeclement. Adieu donc , ma très 
chère honoré Madame^ a qui je suis servante très humble. 
A Ste Croix , ce 26« febvrier. S C. F N. 

Chère Madame^ je crains que me respondiés que n'avés 
point de pouvoir en cest afaire^ et que c'est son mary, 
mes escripvés luy en seulement celon le pouvoir que vous y 
avés. Je n'en demende pas daventage. 

Je vous supplye , sy voyés ii(iadame de Rostin * , de luy 
dire que cest a ce coup que je suis tout a faict couroucée a 
elle , car elle ne ce soucie point de ma cousine sa fille , qui 
est bien vostre très humble servente. 

XXX. 

29 mars ^613. 

▲ BIADAME MA SEUB MADAME DE LA TEEMOILLE ^ 
DUCHESSE DE TOUARS, A PAEIS. 

Ma chère Madame^ vous m'obliges extrêmement de 
m'assurer par vostre lettre que vous escriprés a M. de la 
Bourdeliere afin qu'il ne forçat point sa famé et sa fille a 
changer leur bonne religion. Je vous en requiers encore 

2. Mine de Royaa (Anne Hurault) s'était remariée, le 7 janvier 1612, 
avec Charles de Rostaing, oomte de Bnry. 



— 245 — 

très humblement , ma bonne Madame , car aussy cela n'y 
servira de rien que de les confirmer daventage. J'ay envoyé 
quérir madamoiselle de la Bourdeliere pour savoir comme 
elle vous avoit dit que sa fille estoit assez instruicte a vostre 
rdigion. Elle m'a confesse que c'estoit la vérité^ pour éviter 
une autre instruction , suivant les exprès coumendement de 
la bonne famé sa mère ^ qui les menaçoit^ et sa fille ^ de sa 
malédiction et de les deesriter sy cela se fisiisoit ; aussy qu'en 
conscience elle n'ut peu enseigner autre doctrine a sa tant 
chère fille que celle qu'elle croit bonne et salutaire. Et sur ce 
ce elle a temporisé jusques a ce que M. de la Bourdeliere^ son 
mary , c'est plus fort bandé a contraindre ceste fiUe par toute 
rigueur^ mesmé que sur ce subjel il a depuis peu défendu par 
lellres a la mère et a la fille de le voir jamais^ qui seroit clîose 
fort cruelle et scandaleuse a ceux qui sauroient le pourquoy. 
Pour moy Retrouve que cela est du tout contre les esdits^car 
ayant parlé a la fiUe^ qui est certe bien jolie^ elle m'a fort bien 
ditque quantsamere mesme voudroit efforcer de la faire chan- 
ger de sa bonne religion^ il ne seroit point en sa puissance; 
aussy qu'elle a desja de l'aage et ne doit plus estre forcée de 
père ni de mère contre sa conscience. C'est pourquoy^ ma 
chère Madame , je vous supplie bien humblement ^ sy vous 
m'aymés^ empescher par vostre autorité le dit sieur de la 
Bourdeliere de mettre au desespoir sa bonne famé et sa fiUe^ 
qui doit aymer et lesquelles sont desja issy tant bienvenue 
et y ont tant de bons parons et amis que si les traite sy mal 
il en encourera un grant blame^ et de ces parens qui sont 
gens d'boneur. Et puis ce seroit de&ire un bon ménage qui 
a esté toujours entre eus^ et vous pouvés^ mon cœur^ mestre 
la pais et l'acort en ceste famille qui sera un très grant bien , 
et a moy une extrême consolation. Vous, este trop bonne 
pour me refuser^ je le sçay bien ; c'est pourquoi je me pro- 
mes que bientôt ce diferant cera apaisé. Je vous en requiers 
très humblement^ chère Madame^ et de m'aymer toujours 
autant que je vous honore^ ce qui me faict bien rejouir de 



— 246 - 

l'espérance que me donnés que l'on vous veut accorder ^ 
J'en supplye Dieu de tout mon cœur; faicte le moy mender, 
je vous supplye, par monsieur de la Motte.*. Je seray bien 
ayze sy vous aies voir Madame nostre tante; vostre bon natu- 
rel luy aporte bien de la consolation. J'ay bien de la joye 
du mariage de Monsieur l'Electeur^, et suis de tout mon 
cœur servente très humble a ma plus chère Madame. 
C'est S C. F. N. 

A S^ Croix, ce 29 mars 1613. 



XXXI. 

17 juin 1614. 

A HADAME HA SEUE MADAME DE LA TRIMOUILLE, 
DUCHESSE DE THOUARS, A PARIS. 

» 

Chère Madame , je vous escriprés bien plus souvant , mes 
vous sachant sy plaine d'afaire, je crains de les interrompre 
et vous donner la paine de me rendre responce. C'est donc 
ce qui me faict menquer a mon debvoir ; croyé le, -je vous 
supplye, ma bonne Madame, et que je vous honore de 
tout mon cœur comme vostre bonté m'y oblige très étroi- 
tement. J'ay esté toute malade d'une enflure de visage. Je 
l'ay eu d'une telle sorte que vous ne m'ussiés pas congnue, 
et bussiez hu grant peur de me voir, car j'estois espouven- 
table et pitoiable tout ensemble ; mes grâces a Dieu, je m'en 
porte fort bien et me reste seulement le visage un peu plus 
gros d'un costé. J'ay reçeu du s^ de la Masure les huit cent 



i. Il s'agit encore du procès pour la saoccssion de Laval. 

2. Gilles Cliesneau, Angevin, seigneur de la Motte, gentilhomme de la 
maison de la Trémoille. 

3. Leur neveu, le jeune Electeur-Palatin, avait épousé, le 14 février, 
Elisabeth, fiUe de Jacques 1", roi d'Angleterre. 



— 247 — 

quatre vins quinze livre * que luy aviés coumendé de me deli- 
vror, dont je vous remercye très humblement^ car ce m*a 
esté un très grant plaisir^ d'autant que sy je l'eusse fait venir 
par Paris y il m'ut cousté bien cher. Je le menderai a là 
bonne sœur a nous deux la première fois que je lui escripray^ 
mes pour ce coup je n'ose encore guère me baisser. Je ne 
vous en diray dpnc point daventage , chère Madame , que 
' pour vous supplyer très humblement d'aymer toujours 
vostre petite sœur^ car elle vous honore parfectement et est 
tout a îaict vostre servente très humble. C'est S C. F. N. 
A S*^ Croix, ce 17* juin 1614. 



XXXII. 



l«r Juillet 1614. 



A MA1>AME MA 80BUR MADABIE DE LA TREMCOXE , 
DUCHESSE DE TOUARS , A PARTS. 

Chère Madame, je n'ay point veu M. de S' Crelofle ', dont 
je suis bien marye puisque j'usseapris plus particulièrement 
de vos nouvelles. Je croy que vous aurés sceu les nostres 
bien désolée. Je vous assure que je la suis tout a faict, car 
alors que nous pensions jouir d'une douce pais tant désiré, 
nous nous voyons preste d'une cruelle guerre si Dieu, par sa 
bonté, n'y met la main. Pour moy je ne fus jamais sy estonnée 
que lors de ceste alarme que le toccin sonna, et tant de per- 
sonne ce jetter céans avecques cris, pleurs, transsicement sy 
grans que c'estoit la plus grande pitié du monde. Toutefois 



i. Des Pays-Bas. C'est probablement de cette somme que M'<^^ de 
Bouillon écrivait, le 7 mai précédent, à M"^* de la Trémoille : « Je dois 
recevoir 244 éctts, en espèces, pour M^^ode Sainte-Croix... M. du Plessis 
m'a dit que vous les lui feriez donner, i La Masure étaft un des secrétaires 
de la maison de la Trémoille. . ^ 

2. M. de Saint-Christophe, gentilhomme delà maison de la Trémoille. 



— 248 — 

il ne peure jamais m'emouvoir de faire ouvrir la porte du 
dedans et demeurèrent dans la première porte. Je n'avés 
point sceu que Monsieur le Prince * fut en ce pais ; et en un 
instant ouir dire que toute ceste grande rumeur estoit parce 
qu'il venoit prendre la ville et que l'on lui avoit refusé la 
porte^ jamais je ne fus plus estonée. Mes'' de ceste ville dise 
que sy luy fut venu comme il avoit accoustumé^ envoyant 
devant les siens pour retenir son logis^ et qu'il eut vu la 
Royne^ qui ne l'usse jamais refusé ; mes le peuple s'éleva 
d'une telle fasson qu'il y avoit du denger pour sa personne. 
C'est ce que l'on luy remoçtra^ mes il est demeuré extre- 
mement offensé^ dont je suis fort affligée pour l'honneur que 
je luy dois et pour lès malleurs que j'apreende que nous 
tombions^ sy Dieu par sa bonté ne les détourne. J^ay envoyé 
voir Monsieur le Prince^ qui me faict tous les honneurs du 
monde^ m'ayant assuré que je n'orois point demal^ ny ^ tout 
ce qui me concerne seroit coucervé. Je vous supplye^ ma 
chère Madame^ l'en vouloir remercyer très humblement et 
le supplyer de me le continuer ; aussy ne puis je mais de ce 
que l'on luy a faict. Assuré l'en encore^ chère Madame^ a qui 
je donne toujours mille paine^ mes c'est vostre bonté que 
vous me tesmoygnés tant qu'il ne se peut daventage^ mesme 
ayant souvenence de parler a mons' de Lomenie ' pour moy. 
Vous me faicte trop d'honneur^ mon cœur^ de vouloir 
prandre la paine de donner une lettre de moy a Monsieur le 
Cardinal. Je n'oserés prandre ceste ardiesse que de vous 
l'envoier^ més^ si vous trouvés bon^ M. Dreux 4 en a une qui 
luy portera. Mes je pence qu'il n'est point nécessaire^ puisque 
vous m'avés obtenu d'estre sur l'estat^ quoy que ce ne soit 



1 . Henri de Bourbon, prince de Gondé , neveu de M"^'' de la Trémoîlle. 
(y, Tbibaudeau, Bût. de Poitou^ vol. III, cbap. xi, et RevÊie de 
vol. VU, p. 280-286.) 

2. Sic, pour ei que. 

3. Comte de Brienne, secrétaire d'Etat. 

4. Secrétaire du roi, afeoi des marquis de Breié. 



— 249 — 

en la fasson que je désirés^ mes puisque je seray bien payé 
c'esl le principal. Si vous trouvés pourtant^ obère Madame, 
que ma lettre serve envers mons^ le cardinal de Joieuse, vous 
ooumenderés^ s'il vous plaict, au s' Dreux de vous aler 
Irouver lorsqu'il vous plaira aler voir Monsr le Cardinal, et 
vous luy presenlerés de ma part.' 

Voila, cbere Madame, mes înportunités ordinaire. Encore 
Êiut il que je vous en fasse une aultre : c'est que nous avons 
eu, il y a près de vint ans, un procès que vous avés gangné, 
et m'en aviés donné les frais par vostre bonté ; et a ceste 
heure vostre procureur de Paris le renouvelles et, je croy, 
vœui faire taxer les frais que je pence me les aviés donnez, 
du vivant de monsieur vostre mary. Je m'assure bien, mon 
cœur, que ne voudrés vous en dédire, je vous en supplye 
très humblement, et que cela passe à l'amiable. l'en priray 
encore avecques plus d'afection nostre bon Dieu pour l'heu- 
reuse prospérité de mons' vostre Bis, que j'honore de tput 
mon cœur ; et suis du plus profont vostre très hujoable ser- 
vante et très obéissante sœur, SC. F. N. 

A S^ Croix, ce V' juillet 16U. 

Chère Madame^ je vous supplye de faire tenir ma lettre 
a Madame nostre bonne sœur, et coumender de celle du 
s'Suveerts* [qu'elle] soit envoyé. 

Ma chère Madame, le bruit court yssy que la Royne envoyé 
des troupe pour faire la guerre. Je vous supplye très hum- 
blement de prier celuy qui y coumendera de concerver nos 
terres et de me faire avoir une sauvegarde du Roy pour nos 
maisons. Se sera assez d'en avoir une en gênerai, pourveu 
qu'il soit permis de la faire coUassionner pour toutes. 



I . Robert SweerU , chargé des affaires de MM">ef je Nassau-Bourbon 
en Hollande. 



— 250 — 



xxxm. 

22 Juillet [1614]. 

▲ MADAME MADAME DE LA ^BEMOILLE , DUCHESSE DE TOUARS^ 

A PARIS. 

Ma chère Madame^ j'ay eu l'honneur de reeepvoir deux de 
vos lettre, dont je vous rans responce de celle que j'ay receue 
par M. de Vilotrés ^, par luy mesme ; je croy que sera sa 
famé qui vous la portera. Je vous diray donc, mon cœur, 
que, grâces à Dieu, nous sommes mintenant plus a repos, et 
espérons la paix. Monsieur le Prince ayant fort tesmoygné 
estre serviteur de Leur Majestés et la désirer. Je croy que 
tout cera acordé ainsy que la Roy ne le désire ; et est a Tours 
pour cela, a ce que l'on dit, et qu'elle viendra y ssy, ce que je 
ne pence pas. Mons' Massurier, mestre des Requestes *, que 
Sa Majesté avoit envoyé en ceste ville, m'a faict ce bien de 
[me] venir voir. Il me dit dimenche qu'il ne pence pas qu'elle 
y vienne. J'arés bien du regret sy elle y venoit et que vous 
n'y fussiés point,' ma chère Madame, car, oultre l'extrême 
contentement dont je serois privée ne vous voyant point, je 
ne scay qui feroit tous mes honneurs. Madame notre belle 
mère et la bonne sœur a nous deux et vous les fitte a la der- 
nière fois : je m'adresserai a madame de Guise ^, car je croy 
que je n'ay pas perdu ces bonnes grâces. 

J'ay faict vostre coumendement, chère Madame, ayant 
[en] voy é quérir mad"* du Plaissis Bellay *, et luy ay dit l'hon- 



1 . Probablement Nicolas de Villoutre js et Anne de Moulins , dont U 
fille épousa Benjamin de la Rochefoucaud, baron d'Estîssac. 

2. F, Levassor, Hutoire de Louis Xilfy édition in-4*, vol. I, p. 258 
et 261. 

3. Henriette-Catherine de Jojeuse, qui avait en pour premier mari le 
duc de IVIontpensier. 

4. Probablement belle-sœur ou nièce de Zacharie du Bellay , seignear 
du Plessis-Bellay , gouverneur de Henri de U Trémoille , duc de Thouars. 



— 251 — 

neur que vous luy Êicte de iuy offrir vos maisons^ dont elle, 
vous remercye très humblement. Je Pay assurée que je vous 
en dires ces grant mercis^ après Iuy avoir offert de vous 
fseripre; mes elle m'a dit n'oser prandre eeste hardiesse. 
C'est une jolie petite fâme et cramtifve , et fort sage par con- 
cequent. Je vous envoyé une lettre d'un père chapucin * 
qui vous remercye encore très humblement^ et moy aussy^ 
de ia permission que vous avés donnée de leur establissement 
a la ville de Laval. Je vous en ay^ chère Madame, une obli- 
gation éternelle. J^ay veu aussy un père jesuiste qui vous a 
Teœ chés madame de Ve^Uadour ^y qui dit bien des louanges 
de vous ; et m'a dit vous avoir assuré qu'il prioit bien Dieu 
pour vous^ a la prière que je luy en avois faicte^ mes que 
miotenant ce seroit a cause de vos mérite, que mons^ de 
Guron ^estime aussi extrêmement avecq tous ceux, qui ont 
ilionneurde vous voir, ce qui nous faict doublement regreter 
de vous voir trompée en vostre religion. Je n'ay pas faict voir 
, b lettre de mons' de Buillon, car je n'ay veu personne de la 
' ville, mes j'ay esté bien ayze de voir qu'il désire bien la 
pais. 

Adieu, chère Madame. Je vous importune d'estre sy grant 
caqueleuse, mes je prans plaisir d'entretenir ma plus chère 
• Madame, que je supplye me mender des nouvelles de mon- 
i &ieur son fils lorsqu'elle en sçaura, car J€f suis bien sa ser- 
pente et a ma chère niepce et encore plus a ma parfectement 
bonne sœur^ que j'honore de tout mon cœur 

Cest a S^ Croix , ce 22* juillet. 



1. Sa lettre, datée de Rennes, le 14 juillet 1614, est signée : F. Joseph 
de Parù^ pnmticial des Capucins de Toura'me. 

t. Marguerite de Montmorency, duchesse de Ventadour. 

3. Gouverneur de Marans, (|ue le cardinal de Richelieu avait surnommé 
^créféf end père Curon^ sa piété égalant sa bravoure. 



— 252 — 



XXXIV. 
8 noyembre [1614]. 

A BIADABIE MA SOEUR MADAME DR LA TREMO|LUB^ 
DUCHESSE DE TOUARS , ASSAUMUR. 

Ma chère Madame^ je suis bien triste de savoir monsieur 
de Buillon sy indisposé^ car ne se trouvant mieux que du 
jour que m'eseripvés^ je n'ose me- bien assurer de sa bonne 
sancté. Je vous supplye^ chère Madame^ de prande la paine 
de m'en dire des nouveUes. Je plains bien nostre chère sœur 
sy elle sçait qu'il a esté sy mal ; il ne luy faudroit pas mender^ 
car cela l'affligera extrêmement^ et mesme en l'estat en quoy 
elle est. 

J'ay parlé a mons** Constant * de vostre a&ire^ de vostre 
part et de la mienne ; je luy ay recommandée comme pour 
moy mesme. Il est fort [vostre] très humble serviteur^ a ce 
qu'il m'a dit et qu'il parleroit aus mes" de S^ HUaire * ; vaés 
qu'il croit^ » leur avoir ouir dire le bon droict qu'ils ont, 
que sy vous en pouviés sortir a dis mille frans que vous en 
auriés toujours grant marché. Je luy ay dit qu'il leur fit l'ofre 
que me ditte de ix mil frans; et mesme que c'estoit moy qui 
avensoye de tant ofirir, que néanmoins je croyois que ne 
me desavouriés pas. Ilm'a dit aussy qui desiroient avoir 
argen contant^ a cause qu'il en ont a &ire^ et que plus vous 
atendriés plus les interest couroient ; et que^ comme vostre 
très humble serviteur^ qu'il vous conceilloit d'en sortir le 
plus tôt que pouriés. Il m'a promis de rendre responce dans 
le premier voyage du messager. Croyés^ chère sœur^ [que] 
sy je puis en cela et en tout autre chose vous rendre très 



t . Avocat du roi à Poitiers. 
S. De Poitiers. - 



— 263 — 

bnmble service^ je m'en estimeray bien heureuse^ car je vous 
honore de tout mon cœur *. Madame de Prouillé * et avecq' 
Madame nostre tante^ a qui j'avois mandé que vous escrip- 
riés ainssj que m'aviés dit. Envoyés moy une lettre^ je vous 
eu supplye^ car elle ne seroit pas contente. Je la suis extrê- 
mement de tant d'honneur que me faict ma très chère 
Madame^ a qui je suis servente très humble^ et a monsieur 
deBuiIlon.se. F. N. 
A S^ Croix, ce 8 novembre. 



XXXV. 

12 novembre 1614. 

A MADAME MA SBUR MADAME LA DUCfflESSB DB LA TREMOILLB, 

A PARIS. 

Ma chère Madame, je vous usse escript par mons' de Vi- 
btray, mes je vous croies en ce pais ainssy comme on me 
l'avoit dit. Je suis bien marye de ce que vos afaire vous 
retiene tant par delà et que je n'ay point l'honneur de vous 
voirs. La bonne seur a nous deux m'en faict trop de ce con- 
tenter de mauvais traictement qu'elle a receu de moy ; c'est 
a moy a me louer de son bon naturel^ qu'elle m'a excès- 
sÎTement tesmoygné. Je n'en ay point eu de nouvelles depuis 
qu'elle passa par yssy. Je luy ay faict tenir vos paqués par 
voye bien sure '^ a ce que l'on m'a assuré. J'espère en avoir 



1. Voir aux Actes capîtulaires de Saint-Hilaire , à la date, pour l'objet 
da procès^ qai concc^oait peut-être le domaine des chanoines à Lusay, 
près Tboaars. 

2. Piindpal prieuré de Jouarre, dont Flandrine de Nassau était titulaire 
arant sa nomination à Tabbaje de Sainte-Croix. 

3. MBe lie Bouillon écrivait, de Turenne, à M»« de la Trémoille, le 
3 noTembre 1614 : « Tant q[ue vous serei à Thouars, la meilltoxe adresse 



— 254 — 

bientôt résponce et vous la (aire tenir sy elle m'adresse ces 
lettres^ mes je croy que de Limoges elle les adressera à Paris, 
et que vous en sarés plus tôt des nouvelles que moy^ qin 
ayme mieus vous voir l'esté que l'ivert^ pour l'incomodité 
que ce vous seroit dealer a soir au serin. La bonne sœur a 
trouvé le petit logis que j'ay faiet faire assés joli. Je craigaés 
bien qu'il fut trop petit^ mes elle a tout excusé, comme je 
sçay que vous ferés, ma chère dame^ a qui j'aray toujours 
ceste grande obligation plus qu'a toute aultre de ce que vous 
avés pris la paine de me venir voir au parlouer ; c'es un 
honneur que je n'oubliray jamais que vous m'avés faict. 

Mon cœur, vous m'en faicte encore un bien grant de 
m'assurer que l'on n'a rien faict pour la tacce des despens 
dont je vous ay escript plusieurs fois. Croyés, chère Madame, 
que je ne voudrés pas rien retenir d'autruy ; coumeot le 
fcray je a ceux qui me sont sy proche comme vous et mes- 
sieurs yos enfiints ? Mes, ma chère sœur, il n'y a rien plus 
a soy que ce qui est ligitimement donné comme vous avez 
&ict ces frais, et fu mons' vostre mary^ ainssy que je vous aj 
bien, mendé, et que c'est une chose sans nulle concequence. 
Il y a en ceste ville un mestre des reque^tes fort homme de 
bien, apelé M^ le Masurier. S'il vous plaisoit, pendent qu'il 
y est, qu'il terminât nostre afaire, devant vostre conceil et le 
nostre, je croy qu*il seroit très bon j je dis la dispute en 
quoy nous sommes de nos fiés. Vous m'en menderés vostre 
volonté, mon cœur, où la mienne sera toujours conforme, 
je vous en assure, tant que mon pouvoir s^etendra ; et croyés 
que vous pouvés toujours me coumender aussy absolument 
qu'a personne du monde. 



de vos lettres sera à la Bonne Sœur à nous deux , qui les eoTerra à 
Limoges, au collège des Jésuites, qui seront soigneux de me les envoyer. 
Cette adresse est un petit extraordinaire pour nous , aussi en ai-je ea da 
scrupule, mais je crois que ce ne sera pas mal fait que de s'en servir. 
Mandes m'en votre opinion ». 



— 255 — 

Je vous supplie de le croyre^ chère sœur^ etquej'ay faict 
mon possible pour vostre acort envers les M" de S' Hilaire^ 
ce que je feray encore sy m'a vies mendé ce qu'il vous plaist 
que l'on leur offre ; mes ne le sachant je ne puis que leur 
représenter ce que me mendés que ils ont torp de faire tant 
de frais. M. le doien de S^ Hilaire ' est a Paris^ député du 
clergé pour les Estas. Si vous pouviés luy en parler^ il est 
fort honneste homme ; il m'y a bien promis toute assistence. 
Tout aussy tôt que m'arés mendé vostre offre^ je leur en 
feray parler^ mes ils ce fâche de ce que je leur parle d'acort 
et puis que je laisse tout là. Us sont opiniastre et disse qu'ils 
vous ont laissée plus de cinq ou sis mille frans et que par 
arrest ils vous font voir qu'ils leur sont adjugés. Je suis bien 
marye que je ne puis daventage vous y rendre service très 
humble. Croyés que ce seroit de toute mon affection^ ainssy 
que g'y suis infiniment obligés^ et de rechef encore par 
l'honneur que vous me faicte de prier ces Mes" que je touche 
les cinq cens escus que Leurs Majestés m'a faict l'honneur 
de me donner. J'ay opinion que c'est en papier et que je 
n'en aurav autre chose, si vous ne me faictes l'honneur de 
^ous y bien emploier. Sy vousplaisoit en supplyer mons' 
le cardinal de Joieuse^ je l'en ay bien supplyé par mes lettre^ 
et vous^ chère Madame, de faire tenir celle que j'escripvés 
à mens'' de Bouillon. J'ay bien receu vos bons gans, dont je 
TOUS rans très humble grâce, et vous embrace de toute mon 
aflfection et suis vostre servente très humble, et a ma chère 
niepce. C'est S C. F. N. 

A S^ Croix^ ce 1 2« novembrç 1 61 4. 



f. Philippe Cacaud. 



— 266 — 



XXXVI. 
8 décembre 1614. 

A liADAME MA SGBUR MADAME DE LA TBEMOILLB , 

DUCHESSE DE T0UAB8 , A PABIS. 

i 

Ma chère Madame , vous m'obliges beaucoup , par toutes 
les lettres que me faicte l'honneur de m'escripre , d'aToir 
tant de soin de la pension que le Roy et la Roine n^'ont &ict 
l'honneur de me donner. Je vous en remércye très humble- 
ment , et de l'assurence que m'avés donnée aussy qu^ l'on 
ne feroit rien contre moy^ quy ay veu bien le contraire^ 
car vous m'avés feict donner un adjoumement a moy mesme. 
Car l'on me demenda a mon parlouer , disant que c'estoit 
de vostre part ; et moy bien ayze , croyant savoir de vos 
nouvelles , je receux l'exploit que je vous envoyé*. Ge n'est, 
chère Madame , ce que me mendiés que mous' de la Motte 
vous avoit assuré quy ne c'estoit rien faict a mon prejudisse. 
Sy esse que ces choses là ne se font sans coumendement , 
car ces frais sont du tout a vous et en pouvés disposer. Sy 
j'avois intenté le procès^ il seroit raisonnable que j'en 
paiasse les frais , mes c'est Madame ma tante ; et vous la 
ayant tant demendé de fois^ cela n'est pas tant pour vous mes 
beaucoup pour moy , qui m'en sentiray bien incomodëe , 
mesme n'ayant rien eu du Roy ces deux ennée. Si vous 
m'ussiés faict la gratification que je reçois des esirangers^ 
d'acorder des frais sans les faire taccer^ vous m'ussié$ ton- 
jours espergné de l'argent. Je ne puis toutefois croyre qu'en 
vouliés prandre de moy , puisque je n'ay poinct faict le pro- 
cès ; pour celuy où nous alons entrer , je m'y condenne sy 



I . rocr U note I de U letm XXXVIII. 



— 2o/ — 

je pers. Cela seré raisonable pour celûy yssy. Permettes moy 
de vous dire que je croy pas que pas une de Mesdames mes 
sœurs me voulussent user de eesle rigueur; et vous, chère 
sœur, estant de ay bon naturel ,\ voudriés vous que j'usse 
toujours cela sur mon cœur contre vous? Je vous supplye 
m'en mender vostre dernière resolulîon. Je n'usse pas pencé 
que mons^ de la Motte m'ut rendu de sy mauvais ofice au-' 
prés de vous , sachant ce qui c'estoit passé en cesle tacce , 
et de vous dire le contraire ; mes il faut , pour Famour de 
Dostre bon Dieu, ne vouloir mal a personne. Je le supplye 
qu'il m'en face la grâce et vous donne, et a messieurs vos 
enfâns, toute prospérité; car je seray toujours vostre ser- 
vente très humble et seur très afTectionnée. 

C'est a S*« Croix , ce 8* décembre 1614. S C. F. N. 



XXXVII. 
28 janvier [1615]. 

A MADAME MA SEUR MADAME DE LA TREMOILLE , 
DUCHESSE DE TOUARS, A PARIS. 

Ma chère Madame, vous aurés veu par ma dernière 
comme j'a vois bien preveu que celle que je vous a vois escripte 
par M.' de Vilotré seroit perdue, ce qui me fit vous dire 
encore des remerciment très humble de l'honneur que 
m'avés faict d'avoir permis que les pères Capucins fusse a 
Laval. Je ne vous en sarés tant dire de remerciment comme 
je m'y recongnois obligée , car c'est sy ex tremement que je 
n'ay point de parole pour vous en dire le recentiment que 
j'en ay jusques au profont de mon cœur. Je suis très bien 
fâchée de ce que vous n'avés point eu ma lettre, ma chère 
Madame, craignant que vous pensiés que je n'aye point 
estimé ceste grande gratification que je scay estrc en ma 

17 



»? 



— 258 — 

seule considération ^ dont j'en demeure sy contente et glo- 
rieuse que je ne puis assés dire les bontés de ma chère 

* Madame^ dont je reçois^ de jour à autre^ de sy dignes tesmoy- 
gnage que je me trouve trop heureuse d'avoir une sy bonne 
sœur. AT de Dreux ma encore mendé l'bonneur que vous 
me faicte pour l'afaire dont je vous romps la teste ^ et que luy 

* aviés dit que tout ce qu'il jugeroit nécessaire vous le fériés. 
Je vous en rans très bumble.gracés^ cbere Madame , et vous 
supplye donc encore àà vous y emptoier^ car je n'ay peu 
toucber ceste somme de cinq cens escus que vous avez pris 
la paine de me faire avoir. Je vous requiers encore pour ceste 
ennée où nous somme ^ dont je ne vous feray de reditte^ 
vous en ayant escrit au dernier voyage. 

J'antans au premier de vos nouvelles touchant AP* de 
Saint-Hilaire qui sont bien fâcheux , car il disent qu'il l'ont 
faict de grans frais et font extrêmement les dificile. Il y a sis 
ou sept ans que vous n'ussiés pas donné la moitié de ce 
qu'il demende a ceste heure. La somme est grosse et 
ocmente toujours plus vous atendfés. Croyés^ chère Madame^ 
qui ne tiens pas a faute de soin ^ et mes que je sache vostre 
dernière résolution^ je leur feray savoir. Us demende au 
moins dis huit mille frans^ encore ne veule tis pas tous. 
On croit pourtant qu'ils acorderoient a quinze^ mes je trouve 
que c'est beaucoup^ et vous importuner aussy d'une sy 
longue lettre que je fmiray don en supplyant ma chère 
^ Madame de me croyre entièrement a elle et désireuse de luy 
rendre très humble service en cest afaire et partout où il luy 
plaira me coumender ^ où je luy obeiray comme sa servente 
très humble et très obéissante sœur , qui avecq' vostre per- 
mission^ embrace cent mille fois madamoyselle vostre fille. 
S C. F. N. 

A S^ Croix , ce 28* jenvier. 



— 259 — 



XXXVIII. 
23 juin {1618]. 

A MADAME MA SGEUR MADAME DE LA TREMOILLE . 
DUCHESSE DE TOUARS ^ A PARIS. 



Ma chère sœur^ je serois trop marie sy je pensois vous 

1 avoir fâchée ^ car je vous honore sy parfectement que je ne 

f voudrés vous desplaire pour rien du monde. Croyé ie.^ chère 

dame y et me pardonés sy je vous ay mécontentée par ma 

dernière * . A la yerité je fus fort marye lorsque je su que le 



^ I . Aa sujet des dissentiments consignés dans cette lettre et dans. la 
XXX VI*, voici deux extraits de lettres écrites , de Turenne , par M"^^ de 
Bouillon à M^^ de la Trénioille : 

f OT avril 1615 : « Il faut vous dire par celle ci que j'ai vu celle que la 
bonne sœur à nous deux vous a écrite , que je trouve un petit rude ; mais 
ne douiez pas aussi que Ton lui a bien exagéré cette procédure, qui a été 
bien indiscrète^ mais puisque vous l'assuriez qu'elle s'etoit faite sans votre 
su, cela la devoit rapaiser. Elle me répliquera qu'y voyant une si grande 
saite, et qu'elle vous avoit fait sa plainte au commencement, qu'il y devoit 
iatervenir un commandement de vous de cesser la poursuite jusqu'à ce que 
Yons en eussiez ordonné. Et certes si vous n'aviez non plus d'affaire qu'elle 
oo bien que vous eussiez été à Thouars, pardonnez-moi si je dis que vous 
auriez en tort et si je vous condamne ; mais la quantité que vous avez à 
Pams TOUS excuse fort, et c'est sur quoi je rabats fort ces plaintes qu'elle 
me fait douloureusement : et je sais bien que je l'assure fort véritablement 
^ne vous l'aimez bien \ mais à cette heure que vous m'avez donné plus de 
oonnôissance de celte affaire, je ne manquerai pas de lui justifier que vous 
n'êtes pas coupable de son accusation puisque ce n'est pas vous qui l'avez 
poursuivie mais de vos fermiers , en vertu d'une de vos procurations 

« Mab, mon cœur, il faut que, d'un côté et d'autre, tout s'oublie, et que 
^QfOA soyez toujours les bonnes sœurs à nous deux \ et je ne serai pas bien 
contente que je ne voie qu'elle se loue autant de vous comme elle s'en est 
plainte , et certes c'est trop. Mais dans sa solitude elle ne sait pas le 'tracas 
des affaires et vous compare à elle , qui a loisir de penser à toute chose ; 
mais il ne faut plus qu'elle pense , ni vous aussi, à* ce qui s'est passé. Je 
vous en supplie, mon cœur, très humblement, avec conjuration. » 

96 mai : « Chère Madame, j'ai reçu des lettres de ta bonne sœur à nous 
fleuXy qui a toujours le cœur fort navré de ce qui s'est passé et se plaint 
qu'ensuite le sergent a voulu avoir 10 écus pour l'avoir ajournée^ mais 



.i 

— 260 — 

pere Coton ^ avoit rcfceu du desplaisir pour m'avoir &ict ce 
bon ofice que de prescher ysy ; mes puisque vous n'avés point 
dit ce que je vous ay mendé , je suis assés contente et satis- 
faicte. Pour moy je le peneés bien , car n'ayant point parlé 
de cela en Xout^ j'estois estonnée tout ce qui ce peut que luy 
eussiés faict desplaisir a mon occasion , paroeque je serés très 
marye de vous en faire ny an cela ny a ^but autre chose. 
Croyé le, mon très cher cœur, et que se ne soi)t ceux que 
vous pences qui m'aye fait dire ce quç je vous ay mendé. 
Ils ne m'ont jamais parlé de ce que vous jugés, mais bien 
que je vous devois toujours honorer. Vous savés que nous 
somme d'humeur prompte a dire ce. qui nous semble lorsque 
l'on nous faict desplaisir, et ce m'en estoit , puisqu'il y aloit 
de notre religion. 

Je layray ce discours pour vous supplyer , chère dame^ 
de m'aymer seulement autent que je vous honore et chéris 
de tout mon cœur , qui est fort en paine de vostre sanclé 
pour avoir ouy dire qu'elle n'est sy bonne comme je la 
désire de toutes mes affections. Je me suis misse entre les 
mains de deux médecins pour mon incômodité ^, dont le 
s*" Milon en est l'un. Je luy ay demendé s'yl avoit des me- 
raoyre de l'ordonnance que vous luy aviés envoyée , il m'a 
dit qu'ouy; mendés moi s'il vous plaict qu'il vous en 
escripve. Adieu donc, ma bonne et chère dame, croyés moy 
vostre servente très affectionnée, et du fond du cœur. Si je 
puis , j'escriprai a la bonne seur à nous. Je vous supplye de 



qu'il n'en a eu que 5 ; et que vos fermiers prennent les lods et rentes qai 
lui appartiennent. Faites cesser ces plaintes , mon cœur ; je fais tout ce 
que je^puis de mon côté pour la^rapaiser, n'oubliei y rien du vôtre, je 
vous en conjure, et témoignez que vous êtes toute bonne et que vous 
l'aimez. » Voir la lettre xui^. 

m 

4. 11 avait accompagné la cour à Poitiers à la fin de 1614. 

2. Elle parle de 'sa surdité dans plusieurs autres lettres, notamment 
dans la XX.VI11'. Pierre Milon, qui avait été premier médecin de Henri IV 
et de Louis XIII, est mort à Poitiers, le 9 février 1616. 



— 261 — 

luy Élire tenir et me mendés sy vous l'irés voir. Il ne faut 
vous mettre en paine pour les gans; je ne les vans pas. Ce 
sera ce qu'il vous plaira , mais non pas de croyre que je vous 
honore plus que tout le reste du monde. 
A Ste Croix , ce 23» juin. 



XXXTX. 

2i mars [1616]. 

A MADAME^ MADAME DE LA TREMOUILLE , 
, A LODUN * . 

Ma chere Madame^ je vous remercye très humblement 
de tant d'honneur que vous m'avez faict de vous estre em- 
ployé pour faires descharger des taille ma paroisse de Sainct 
Romin. Il me semble qu'ayant desja payé comme elle a faict^ 
que je pou vois bien avoir ceste gratification. Voilla le mal- 
heur que nous aporte la guerre de nous ruiner^ et tout le 
pauvre peuple. Tout chacun vous est extrêmement obligé ^ 
car [vous] vous employés tant pour nous faire avoir la paix 
que je vous en estime et honore encore plus y s'il m'est pos- 
sible d'ajouter a la parfecte amitié que je porte a ma chere 
Madame, que je supplye très humblement de se souvenir 
qu'elle m'avoit promis un tafetas où il y auroit une vitre 
dedans; mes il faut de l'étamine ; nous ne servons point de 
lafetas. Sy j'osés, je vous supplyrois de m'en faire faire deux. 
Pardon^ .chere Madame, de vous tant inportuner, mes 



I . Louise de Golligny , princesse douairière d'Orange , écrivait de la 
Haye, le 18 mars, à M"* de la Trémoille : « J'hapren que vous estes 
famé d'estat et que vous estes employée à la conférence de la pajx, en la 
quelle la. Royne mère du Roi a trouvé bon que vous fussiés.' Je m'assure 
iMeo que sy les choses s'y passent par vostre souhait, que nous Tarons. » 



— 262 — 

• vostre bonté m'en donne la hardiesse ^ estant Yostre trà 
humble servente et très obéissante seur. S C. F. N. 
A Sainte Croix , ce 21 " mars. 

Je suis servente très humble de messieurs vos enfants , cl 
embrace particulièrement ma chère niepce un milions de fois, 
estant bien contente de ce qu'elle se souvient de moy^ comme 
Seilly me l'a mendé. 

XL. 

[Avril 1616.1 

A MADAME MA SOEUR ^ MADAME LA DUCHESSE DE LA TftEMOILE ^ 

A LOUDUM. 

• 

Ma chère Madame , je vous remercyé très humblement 
de tant d'honneur et de soin que vous avés de moy , qui 
me porte fort bien / Dieu mercy ^ mes j'ay esté très mal. Ma 
cousine de Royan a pris aussy le mal de moy , car elle a esté 
malade fout ainssy. Elle ce porte un peu mieus ; j'an ay esté 
bien en paine. J'ay receu les deux verrines , dont je vous 
rans très humbles grâces ; cest la meilleure invention qu'il 
est possible. Les troupes de mons' dû Maine ont tout ruiné 
en nostre bourg d'Airon , et mis leur chevps dedans nos 
blés. Sy nous n'avons la paix ^ je croy qu'il faudra aler a 
l'omone tant ils ont partout mis tout au pillage. Je vous 
requiers , ma chère Madame , de vouloir continuer a vous 
emploier envers ces messieurs afin que leur troupes ne 
logent plus en nos terres^ et d'en supplier monsieur de 
Buillon et monsieur vostre fils , a qui je suis servente très 
humble^ et a vous^ ma chère Madamie^ encore plus. Per- 
mettes moy d'embracer madmoyselle vostre fille ^ que 
j'honore de tout mon cœur. Adieu ma chère Madame ^ a 
qui je suis toute dédié du meilleur de mon cœur^ S C. 
F. D. N. 



- 263 



XU. 



[Mai 1616.] • 

La feuille d'adresse manque. 

Ma chère Madame , je vous renvoyé vostre carosse avecq' 
miUe et mille très humble remercyment de me Tavoir preste 
de sy bon cœur comme vous avés faict. C'est une obligation 
dont la 'mémoire m'en demeurera éternelle^ et de tant de 
bonne chère que m'ayés fait l'honneur de me faire^ dont je 
suis sy parfectement contante que sy lut esté possible! je fusse 
bien demeurée plus lontans avecqu' ma très chère Madame. 
Nous ariva[mes] a huit heure chés mons' de Londigny ^, qui 
nous fit festin ; mes je luy en fis un autre spirituel de lecture^ 
car je ne pus jamais mengér. Je suis a cest heure avecq' 
madame de la Trinité , qui me faict aussy tant de bonne 
chère qu'il ne ce peut daventage ; mes toutes mes religieuse 
me demende incessamment , surtout nostre bonne cousine 
de Royan^ qui est bien vostre très humble s^ervante. 

Je viens d'aprandre une nouvelle qui me fâche fort : que 
deux pères Jesuiste ont esté pris et mené a la Rochelle. Mon 
cœur je vous supplye très humblement^ si vous y pouvés 
quelque chose ^ de vous y vouloir employer pour leur déli- 
vrance , pour Pamour de vostre petite sœur quy vous honore 
de tout son cœur. Adieu ^ ma très chère Madame; avecq 
vQStre permission j'enbraceray mad'^® vostre fille. Je suis sy 
endormie que je ne [sais ce que je] faict. Adieu ma très chère 
Madame et très honorée sœur. 



I . Paroisse de rarchiprétré de Rufifec. Ainsi M°"* de Sainte-Croix venait 
de quitter sa sosiir à Taiileboarg , et non k Thoaars. 



— 264 — 

« « 

Madame ^ , 
J'ai receu permission de ma très honorée princesse, 
Madame vostre seur, d'offrir icy a vostre grandeur mon très 
humble service et la très respectueuse affection dont nous 
suplions Dieu perfectionner vostre sancté et vous conserver 
en toute prospérité, comme vostre très humble et obéissante 
servante , indigne abbesse de la Trinité. 



XLH. 
12 décembre 1617. 

A MADAME MA SOEUR MADAME LA DUSCHESSE DE LA TRIMOUILLE^ 

A THOUARS. 



. 



Ma chère Madame , je participe bien a vostre tristesse de i 

la séparation d'une sy bonne sœur qui vous ayme très chè- 
rement; aussy le mérités vous bien^ car vous este bien | 
aussy extrêmement bonne. Vostre lettre me le tesmoygue 
bien^ car elle est plus honneste que je ne mérite. Elle m'a 
entièrement contentée ; la bonne sœur me le disoit bien que 
c'estoit vos afaires. Croyés aussy , mon cœur , que je vous 
croy toutes deux les meilleures sœur du monde et que je 
vous honore de tout mon cœur^ et que je ne vous suppliray 
jamais de chose que je croyray vous être désagréable. J'ay 
veu monsieur le cher nepveu ' qui est extrêmement joli pour 
son âge. S'il avoit vint ans , il ne parleroit pas mieux et 
avecques plus de raison ; il m'a tant tesmoygné qu'il n'es- 
toit point contraint de m'estre Venu voir que je ne l'us»e 
jamais cru de sy bon naturel. Vous Teste trop, chère 
Madame, de vouloir me faire l'honneur de faire ysy un 



1. Ce post-scriptum est de la main de Guischarde de Bourbon, abbesse 
de ia Triuité de Poitiers. 

â. Frédéric de la Trémoiile, comte de Laval, né en 1603. 



— 265 — 

• 

▼oyage , mais il faict trop froit«a ces! heure. Je cràindrois 
que vous en fussiez malade de prendre le serin^ et sy vous 
ne pouriës vous promener ny madamoyselle vostre fille. Sy 
vous pouviez demeurer ou revenir a Touars au beau tamps^ 
vous m'obligeriés extrêmement de prendre ceste paine de 
venir un petit tour voir vostre pauvre et cheftive sœur , 
qui ne le mérite toutefois pas , car elle ne vous donnera que 
de la paine a parler (si) haut que vous en serés bien inco- 
modée. C'est tout ce que je crains , mes toutefois vostre bon 
naturel vous fera passer par dessus ; et n'y regardés paîf 
je voas en supplye^ et de ne vous incomoder point en ce 
firoît. Mendés moy donc sy vous attendrés au beau tamps^ 
car sy vous ne le pouviés il faudroit plus tôt prandre ces 
hivert que n'avoir point l'honneur de vous voir du tout. Je 
seray extrêmement ayze sy vous faicte l'acort que me mendés^ 
et qu'il vous plaise tesmoygner que ma requeste leur a servi 
en vostre endroit ; et après , chère Madame , il n'en faut 
jamais parler^ car nous sommes prompte toutes deux ; et je 
crains bien aussy de vous avoir escript autrement que le 
respec et l'honneur que je vous dois me permeltoit. Je vous. 
en demende donc aussy pardon^ et vous embrace cent mille 
et mille fois de toute mon affection^ et suis vostre servente 
très humble et très obéissante sœur. C'est SC. F. N. 

A S*^ Croix, ce 12 décembre 1 61 7. 

Avecques vostre permission, chère Madame, j'assuray 
mous" vostre fils et mad®^® vostre fille que je suis leur ser^ 
vente très humble et très affectionnée. 



— 266 — 



XLUI. 



19 décembre 1617. 



A MADAME MA SOEUR MADAME LA DUSCHESSE DE LA TRIMOUILLE^ 

A THOUARS. 

• 

Ma chère Madame^ vous estes trop honneste et trop bonne 
. de me tesmoigner tant d'afection par vos deux lettres; vous 
me faicte plus d'honneur que je ne mérite^ et mesme de me 
vouloir venir voir. Je crains extrêmement que vous en 
trouviés mal^ a cause du serin du soir que vous aurez en 
alant; et puis.le mauvais tant que j'apreende vous incomode : 
cela traverse bien mon contentement. Je vous requiers 
donc^ mon cœur^ d*en &ire librement^ car vous m'obligerés 
extrêmement d'en faire en sorte que vous n'en soyés pas 
malade. Sy vous plaict remettre le voyage a votre retour de 
Paris/croyés que je n'en seray point fâchée ny n'auray nulle 
opinion que ce soit menque d'afection. Faicte en donc a 
vostre comodité^ chère Madame ; je vous en requiers de tout 
mon cœur, et de croyre que je seray extrêmement ayze 
d'avoir l'honneur de vous voir et vous embracer cent mille 
fois, et mad"* vostre fille, que j'honore de toute mon afiec- 
tion , vous remerciant très humblement des nouyelles qu'il 
vous a plu me mender de la bonne sœur a nous deux. Mes 
que vous sachiés l'acom plissement de son voyage, je vous 
supplye me faire l'honneur de me le mender. Je continuray a 
m'enployer pour le religieux dont vous m'avés escript avee- 
ques plus d'afection que je n'ay faict encore, car je suis 
toute a ma chère Madame et l'enbrace de' toute mon affection 
un milionsde fois. C'est S C. F. de N. 

A S^ Croix le 19* décembre 1617. 



— 267 — 

Encore &at-il que je vous dye^ mon cœur^ que vous me 
randés honteuse de tant me demander pardon ; je vous le 
demende een( mille fois de vous estre trop inportune. Je 
desirerés extrêmement que vous hussiës mis d'acort le s' de 
Lespines^ car il s'en vœut bien raporter a vostre conceil. 
Toute nos filles sont vos très humble servante^ et surtout 
noAtre chère cousine de Royan^ quy vous honore ; et mons^ 
[vostre fils] et mad^^ vostre fille de grande affection. 

XLIV. 

[Milieu de 1619] 

A MADAME MA SOEUfi MADAME LA DUSGHESSfi DE LA TRIMOUnXE^ 

A THOUARS, 

Chère Madame , j'ay veu nostre nouveau fermier le s' 
Mariau , qui m'a tant dit l'honneur que vous m'avés faict 
d'avoir coneervé -nostre, prieuré de S*® Radegonde de tant 
de jans de guerre qui ont passé que vous en avés esté autant 
et plus soigneuse que des vostres. Je ne sarés vous dire^ ma 
très chère Madame^ le recentiment quej'ay de ce bienlâict^ 
dont je ne puis assés louer vostre bonté et vous en randre 
un milions de très humble remercyment, vous supplyant me 
continuer toujours cest honneur; et sy nostre fermier a 
besoin de vostre puissance et octorité^ je vous requiers^ mon 
cher cœur, de luy en ayder : c'est un fort bon homme. J'ay 
eu des nouvelles de Madame nostre tante, qui se porte fort 
bien. Elle m'a envoyé des cornés, pour ma surdité, que l'on 
faict a Paris; ils sont bien meilleurs que le mien. Permettes 
moy que j'assure Madame vostre belle fille ^ et madam^yselle 
vostre iïlle que je suis leur servante et...'. 



i » Marie de la Tour, fille aînée de la duchesse de Bouillon , que Henri 
de la Trénioille, duc de Thouars, avait épousée le 19 janvier 1619. 
2. Le bas de la lettre est déchiré. 



268 — 



XLV. 
3 novembre 16S0. 

A MADAME MA SBUR IdADAME LA DUGCHESSE DE I^A TREMOILLE^ 

A TOUAaS. 

Ma chère Madame^ cest honeste homme qui m'a aporté 
vostre lettre m'a dit tout pïain de bonnes nouvelles de mes- 
sieurs nos frère et de monsieur vostre fils ^, dont je suis bien 
ayze, et qu'ils soient hors de denger. Sy vous plaict, chère 
Madame de mender a mons^ Suveerts qu'il délivre l'argeni 
qu'il a pour moy a monsieur vostre fils^ je luy mende que 
vous m'aviés dit le désirer et que je croy que vous luy en 
escrîprés vostre volonté; je vous supplie donc^ mon cœur, 
de luy faire tenir ma lettre. Je trouve que le Roy faict bien 
ce que Dieu coumende de faire bien a ceux qui luy ont bien 
(àict du mal : c'est un grant exemple qu'il donne a ses 
subjects. Je suis très ayze que vostre bonne famé de chambre 
ce porte mieus^ afin que ma chère Madame sqit encore 
mieus servie^ et suis bien triste de ce que ceste petite ce 
meurl. Voilla comme nous n'avons point d'heure : il faut 
estre toujours' prest pour lors qu'il plaira a nostre bon Dieu 
nous apeller. Je le s'upplye qu'il m'en face la grâce, et de 
randre quelque bon service très humble a ma chère Madame 
et a mada^^ vostre fille, a qui je suis servante très humble. 
Ma chère cousine vous honore aussi de tout son cœur, et 
moy encore plus. C'est SC. F. N. 

Ce m* novembre 1620. 



1. Frédéric de la Trémoîlle était aux Pajs-Bas, près de ses oncles 
Maurice et Henri de Nassau. 



— 269 — 



XLVI. 



/ 



12 mai 1621. 



A ICADAME >1A SOEUR MADAME LA DUCGHESSE DE LA TREMOILLE^ 

A TOU ARS * . 

Ma chère Madame^ je ne puis attendre le retour du s' 
Royer a vous dire comme j'ay esté fort malade^ et ce fut ce 
qui .m'enpescha de vous escripre au dernier voyage. La 
msAadye me prit la nuit venant au mercredy d'une grant 
lièvre et vomissement ; toutefois je pensois que ce n'estoit 
que la migraine^ mes j'ay esté cinq ou sis jours malade. Je 
me porte un peu mieux a cest heure ^ et ne vous en diray 
daventage^ remettant au retour dudit s^ Royer a vous escripre. 
Croyés moy donques^ ma très chère Madame^ vostre très 
humble servente et très obéissante sœur. 

De S^ Croix, ce 12 mai 1621. 



XLVII. 
15 mai 1621. 

A MADAME MA SOEUR MADAME LA DUCGHESSE DE LA TREMOn^LE^ 

A TOUARS. 

Ma chère Madame, le s' Rover vous dira comme il m'a 
trouvée toute malade. 11 m'a peu veue, car j'ay une sy grande 
altération que je ne puis presque parler. J'ay esté saignée 
aujoui*d'huy, mon sanc est fort mauvais ; je m'en trouve un 
peu mieux^ Dieu mercy» Le Roy a promis [qu'il] m'acorde- 



1« L'adresse et ladale sont d'une main étrangère. 



— 270 — 

roit ce que je luy ay demendé pour nostre chère cousine de 
Royan ^ ; l'on dit qu'il va a Thouars '. Vous serés bien em- 
peschée^ chère Madame^ a toute ceste courte mes vous este 
accoustumëe a tous ces honneurs là. Nous disons souvant^ la 
bonne cousine et moy^ que vous paroissiés sur toute autre^ 
et mesdames vos filles aussy. Je ne sçay si ceste court 
viendra en ceste ville^ mes j'espère bien de ne voir guère 
personne^ sy plaict a Dieu^ lequel je supplye vous concerver 
aussy heureusement que je le désire et d'estre toujours bien 
aymée de ma très chère Madame^ que je remercye ti^s hum- 
blement d'avoir tesmoygné au s' Royer qu'en ma considé- 
ration vous emploiriés pour luy encore de meilleure volonté. 
Je vous en supplye donc^ mon «cher cœur^ et de m'aymer 
autant que je vous honore et suis vostre très obéissante scBur, 
fi C. F. N. 

Ce15may 1621. 

XLVffl. 

» 

3 octobre 1621. 

A MADAME MA SOEUR MADAME LA DUCHESSE DE LA TEEMOALE^ 

A TOUARS. 

m 

Ma chère Madame^ je suis contrainte^ celon que je vous 
.mèndis dernier^nent^ d'envoyer signifier a monsieur vostre 
fils la commission de la cour que j'ay obtenue de la court 
pour nostre procès^ car vos gens et les siens nous prenent 
toutes les ventes qu'ils savent en conscience qui ne vous 
sont pas dheuc mes bien a nous ; c'est bien contre les cou- 
mendemens de Dieu. Pour vous, mon cœur, je croy bien 
que vous ne voudriés pas que cela se fit sy vous le saviés 



1. La ooadjutorerie de Sainte-Croix. 

2. F. Thibaodeau, Eût. de Poitou, ynA. QI, 



— 271 — 

oomme eux ; mes jl faut que la court de Parlement en soit 
juge^ je le vois bien y puisque vos fermiers nous prenent an 
ceste sorte. J'en escris a monsieur vostre fils ; je vous supplye 
qu'il ne le trouve point mauvais puisque ces gens m'y con- 
traigne^ ne pouvant pas tant perdre ayant quatre vins per- 
fidie anourir tous les jours. Et vous^ ma très chère Madame^ 
oeoyés, je vous supplye^ que vous este parfectement honorée 
de moy^ qui n'ay point receu de paquet cpour vous depuis 
c^luy que je vous ay envoyé. Je suis bien soigneuse d'y faire 
regarder; sy vous plaict de m'en envoyer, je le feray tenir 
fideliement^ comme vostre très humble servante et très 
obéissante sœur. S C. F. N. 

Ce 3 d'octobre 1621. 

» 

XLIX. 
[Fin de novembre 1621.] 

A MABAlA MA SOBUa MADAME LA DUCHESSE DE LA TRÊMOILLE, 

A TOUARS. 

Ma chère Madame^ j'ay receu le manteau qu'il vous a plu 
de m'envoyer. Il est|extremement beau^ et trop pour moy qui 
ne le mérite pas; mes é'est vostre bonté qui me vœut faire ce 
beau présent^ dont je vous rans très humble grâce. Il est trop 
excellant pour moy, mes je n'ose vous le renvoyer encore 
qu'il me semble tout propre pour enveloper le cher petit 
en&n ^ par ce'froit; mes puisque me coumendés de le 
prandre et de m'en servir, je le feray^ car je diray toujours 
que c'est ma chère Madame et bonne sœur qui me l'a envoyé. 
Je vous envoyé un peu de nos confitures que je vous gar- 
s, mes puis [que] je me vois privée de l'honneur de vostre 



i . Henri^Cbarles de la Trémoille, prince de Tarente, né le 17 décembre 
1620. 



. — 272 — 

presance e|L du contantement de vous le$ offrir moy mesme^ 
j'ay recours a vous les envoyer. Madamoyselle vostre fille 
aura^ si vous plaict^ les pos de fraboise^ car il me semble 
qu'elle les ayme. Il y a aussy deux bouquës que ma cousine 
de Royan luy envoyé ^ et moy une petite bougie blanche et 
rouge ^ et a vous^ chère Madame ^ les autre. Toute noslre 
court s'en est alée * . A.dieu ma très chère Madame ; je suis 
vostre très humble servante de tout mon cœur^ et très 
obéissante sœur, S C. F. N. 

» 

Chère Madame , ma lettre faicte^ madame de Vitri ^ m'est 
venu voir, de la pari de mad.,« de 1, duehes» d'Aloato ', 
qui m'a mendé qu'elle avoit assuré la Roine *^ celon que je 
reiï avois supplyée^ de croyre que vous estiés très humble 
et très fîdelle servante de Leur Majestés^ et que vous n'a- 
vies rien sy en grande affection que leur très humble 
service. Que la Roine luy avoit dit qu'elle le croioit bien^ 
et que vous luy a vies envoyé un gentilhomme pour l'en 
assurer^ mes sa croyance en estoit encore ocmentée par 
l'assurance que je luy en donnois^ et qu'elle luy avoit dit ces 
même parole : « C'est donq' M"* de Saincte Croix qui m'en 
assure ; je le croix bien encore plus. y> Mes je m'assure bien que 
me ferés trouver véritable^ car je serois bien fâchée autrement^ 
mes je n'en ai point de peur. Encore faut il que je vous dye 
encore grant mercis du beau menteau^ a qui toutes nos filles 
ont faict une grant chere^ et surtout nostre bonne cousjne de 
Royan. Il est trouvé excellament beau^ dont je crains fort 
vous avoir incommodée de m'avoir faict un sy grant presant. 



1. f. Thîbaudeau, vol. IIÏ, ch. xv. 

2. Lucrèce-Marie Boubier, veuve de Louis de la Trémoillc, marquis de 
Noinnoutier, remariée à Nicolas de T Hôpital, duc de Vilry et maréchal de 
France. 

3. Anne , femme de Charles Schomberg, duc d'Halwin et maréchal de 
France. 

4. Marie de Médicis. 



— 273 — 

Vous m'aviés bien assés donnée cbere Madame^ sans vous 
estre mise en ceste |>aine ' . 

Ma chère Madame^ je vous supplye de me mender sy avés 
receu un petit paquet que mons' de La Mote m'avoit adressé 
de Raiue^ ûù il estoit^ pour vous faire tenir il y a bien huit 
jours. Je vous l'avois envoyé par la voye de Loudun. Mendés 
le moy, car je congnois ceux a qui je Tay donné. 



L. 

(Au dos) janvier 1622. 

A MADAME MA SGBUE MADAME LA DUCGHESSE DE. LA TREMOILLE 

A THOUARS. 

Ma très chère Madame^ j*ay veu ces jours passés Mons' de 
Flavigny^ grand vicaire de mons' l'evesque de Luçon^ qui 
m'a priée de vous escripre ce qui suit.^ car estant de mes 
bons amis^ je n'ay pu le refuser. C'est donc qu'il m'a dit 
estre contraint avecq' beaucoup de desplaisir^ d'entrer en 
procès avecq' monsieur vostre fis pour le trouble et empes- 
ohemeat que les oficiers de la baron nye donne au dit sieur 
de Flavigni en l'exercices de, sa justice pour son prieuré des 
^rousils^ proche du dit Montegu^ laquelle justice^ s'il y estoit 
troublé par autre^ monsieur delà Trimouille seroit tenu de luy 
garantir comme luy ayant esté donné par Messieurs ces pré- 
décesseurs telle et semblable qu'ils avoient en leur dite baron- 
nie de Montaigu. Et partant qu'il vous plaise faire cesser tels 



1. Du Ifonoeaa , secrétaire de M"'" de la Trémojlie , loi avait écrit en 
mai 1618 : 

c Je crois, Madame^ que M. de la Masure vous aura dit et assuré que 
î'ai envoyé à Madame de Sainte Croix , votre sœur , une des meilleures 
vaches du pajrs. Elle m'a fait l'honneur de me remercier de ma peine et 
de m'écrire qu'elle vous en fera un bien humble remerciement. » 

48 



— 274 — . 

empeschemens ; ofirant ledit sieur de Flavigny de £adre 
apparoir^ en tel lieu et par devant telles personne qu'il 
vous plaira d'ordoner^ desdrois qu^ii a en laditte justice par 
ces tiltres , et du tout en passer de vostre conceil et le siea 
dans Fontenay et où il vous plaira. Je vous supplye donc^ ma 
très chère Madame^ sy pouvés le gratifier en sa supplication^ 
de le vouloir faire pour l'amour de vostre très humble servante 
et très obéissante sœiu*. S C. F. N. 

LI. 
8 mars 1622. 

A MADAME MA SEUR MADAME LA DUCHESSE DE LA TRBMGILLE 

A TOUARS. 

Ma chère Madame^ je crains qur vous soyés malade^ puis 
que Von vmis a faict purger et seignqr par ce temps, quy est 
encore froid. Il est vray que V'daive semaine il faisait fort beau. 
J^ay bien mandé a la bonne seur a nous deux le soin que 
vous avez pris de me faire tenir ses lettres, dont je vousremer- 
cie très humblement. Vous este toujours un petit mauvaise de 
me dire cela de mons' de Fiehrun * et mons' et madame de 
Saint Jermain. Je les vous ay ouy louer jusques au troiemè 
ciel. Qu'en dires vous? mes c'est tout un. C'est Dieu quicera 
nostre juge ; tout le reste, soit louange, soit mespris des c^ea- 
ture, ce n'est pas grant chose. Nostre bon Dieu seul est 
celuy qui jugera équitablement; voila le seul jugement que 
devons craindre. Je supplye sa divine bonté m'en laire la 
grâce, et de vous pouvoir temoygner que véritablement je 
vous honore et suis vostre très humble servante et très obéis- 
sante seur. S C. F. N. 

Ce 8« mars 1622. 

4. René de Cumont, seigneur de Fief brun, abjura ceUe année même le 
protestantisme. Gabriel Fonçant, seigneur de Saiut-Germain-Beaupré 
(mari d'Anne Poussart du Vlfi^an), avait abjuré Tannée précédente. 



— 275 — 



LU. 



^ [Mars I6i±] 

A MADAME MA SEUR^ MADAME LA DUGGHESSE DE LA TREMOILLE 

A TOUARS. 

Ma chère Madame^ j'ay receu deux bonnes grant lettre de 
vous et vous demende pardon d'avoir [esté] l'autre voyge sans 
vous en randre très humble grâces^ et [de] la promesse que 
vous me faicte de ne poursuivre point M*^ [de] la Roche aux 
Enfans qu'il ne [vous] ay testé trouver. Je vous supplyedonc^ 
mon cœur^ de me le mender lorsqu'il vous plaira qu'il y 
aille^ il n'y menquera, ny sa bonne seur et moy a prier nostre 
bon Dieu pour vostre bonne sancté spirituelle et corporelle. 
Je suis grandement ayze de ce que vous trouver que 
mons' vostre petit fils me resemble^ car vous m'en aymerés 
mieux. Il le faut bien Àiender a la bonne sœur a nous deux. 
Adieu ma très chère et honorée Madame^ je s\iis entièrement 
vostre très humble servante et très obéissante sœur qui 
vous aime passionement^ et moy mad^^^ vostre fille. 

C'est se. F. N. 



un, 



[Avril 1622.] 

* 

A MADABCE MA SEUR MADAME LA DUGGHESSE DE LA TREMOUiLE , 

A TOUARS. 

Ma chère Madame^ je suis extrêmement couroucée a cest 
Itonime qui m'aporta vostre lettre^ car je luy dis que j'avois 
un paquet a vous envoyer ; il me promit^ par deus ou trois 



— 276 — 

fois de ne partir sans venir les quérir^ et il n'y vint point. S'il 
m'ut dit où il estoit logé^ j'y eusse bien envoyé, ce que je 
ne laissé de faire, mais l'on ne le sceu trouver. Croyés que 
j'en fus bien fâchée, carj'estois toujours en painedeceque 
n'aviés vostre. paquet. Je suis bien estonnée, chère Madame, 
de ce que l'on vous vœut oster monsieur vostre petit fils ^ 
Il est certain que feu madamoyselle de Buillon fut menée a 
Touars aussy june sans aucun mal, mes la saison n'estoit tant 
en hivret qu'elle est ; mes vous le ferés [si] bien envelopper 
qu'il n'ara poin de mal, sy plaict a Dieu ; dont je le supplye 
du tout, mon cœur, et de vous faire la grâce de ne faire rien 
sans bien considérer les dangers où vous [vous] mettes*, et 
monsieur vostre fils. C'est l'extrême apreension que j'ay 
* qu'ayés du desplaisir qui me le faict vous le mender; crevés 
le, chère et Madame, et que je vous honore de tout mon 
cœur% Mon Dieu ne suis je point [heureuse] de n'avoir qu*à 
prier Dieu, que de le louer et bénir de ces miséricordes, que 
d'admirer sa bonté 1 C'est un paradis entisipé que je ne cha- 
gerois pas pour mille royaume de la terre ; l'on ne sarois 
l'estimer si Toa n'en a gousté. Je vous avois un peu dégelée 
de coins. Je [suis] marye qu'il n'ien a davantage, mais il nv 
a pas moyen de trouver de coins. Il y [a] uA livre de cire 
blanche et un petit ^ pour mad**® vostre fille, que ma cousine 
de Rovan luv envove. Elle est bien de tout son cœur vostre 
très humble servant, et moy encore plus, qui vous embrasse 
de tout mon cœur. C'est S C. F. N. 



. 1. Le prince de Tarente partit de Thouars le 28 avril 1628, pour re- 
joindre son père et sa uière, qui étaient à Sedan. 

2. De mécontenter le roi. 

3. 1^ mot sauté est peut-être bffuquet. 



— 277 — 



LIV. 



9 janvier 16i3. 

* 

A MADAME MA SEUR BIADAME LA DUCHESSE DE LA TREMOILLE ^ 

A TOUAHS. 



Ma chère Madame^ il y a quelque tamps que je vous 
escripvi pour mons' de la Roche aux Enfans. Vous me pro- 
mile de le gratifier pour l'amour demoy et de sa bonne sœur. 
Je croy que vos oficiers le poursuivent tousjours ; c'est pour- 
cpioy il vous supplye très humblement de lui donner quel 
jour il vous plaira^ afin qu'il vous aille trouver [etj que vous 
mesme vous en &ciés le jugement^ car il dit qu'il ne vœut que 
vous randre toute sorte de très humble service et obéis- 
sance. Ma bonne fiUe de la Roche , que vous savës que 
j^ayme extrêmement et qui est passionement vostre très 
humble servante ^ vous supplye très humblement y et moy 
aussy de toute mon affection^ de le traicter le plus cour- 
toisement qu'il vous sera possible^ sans rien prejudicier à vos 
droits ; car je ne voudrés vous supplier de chose qui vous 
' înportat : je suis trop servante de ma chère Madame^ laquelle 
je supplye de me faire response^ afin que j'en avertisse le dit 
sieur delà Roche aux Enfans. Etatandant je vous supplye 
de faire cesser lés poursuite^ et vous obi igerés extrême- 
ment vostre très obéissante sœur et très humble servante. 
S C. F. N. 

A S^ Croix ce 9« janvier 1 623. 



— 278 — 



LV. 



(Au dos) juin 1624. 



A MADAME MA SEUR MADAME LA DUCHESSE DE LA TREMOILLE^ 

DE l'iLEBOUGHART. 



Ma chère Madame^ j'ay tousjours esté oultrée de douleur 
de vous savoir sy malade. Croyés que sy j'usse peu j'usse 
envoyé continuellement vous voir; mes sachant que sela vous 
' estoit inutille^ je m'en suis retenue, ayant mieux aymé m'en- 
ploier a prier Dieu pour le recouvrement de vostre sancté^ 
ce que je vous proteste que mes religieuses et mby avons 
faict soigneusement. Monsieur de Cruilly ^ a esté le premier 
à m'aporter la bonne nouvelles de vostre meilleure sanelé, 
dont j'ay esté grandement ayze et en loue nostre bon Dieu 
de tout mon cœur. Il vous dira de mes nouvelles^ et que 
nous avons bien parlé de ma chère Madame et des petites 
mauvaitié qu'elle m'a faicte au procès que vous avez gangné 
contre nous. C'est a ceste heure a nous a gangner. Nous n'en 
somes point e^core là ; en attendant je vous supplye, mon 
cœur, de tesmoygner à monsieur de Cruilly que vous prenés 
part aux bonsofice? qui me rant journellement. VoUs m'o- 
bligerés grandement, car je n'ay point un meilleur amy, et 
sa femme aussy. Adieu ma chère Madame ^ je suis toute 
a vostre service très humble, et vous honore de tout mon 
cœur, S C. F. N. 



1 . Est-ce Antoine de Sillans, baron de Creuiliy , mari d'Antoinette 
Sanglier, on son père ? f^, A-nselme, rv, 62. 






— 279 — 



LVI. 

28 août 1624. 

K MADAME MA SEUR MADAME LA DUCHESSE DE LA TREMOILLE^ 

A TOUABS. 

» 

Ma chère Madame^ j'escrips a monsieur vostre fils et luy 
ùAx une très humble requeste en faveur de mons' Desfprges^ 
beau frère de ma fille de Riparfon, que vous savés que 
j'aymé extrêmement et qui est passionement vostre très 
humble servante. Je vous faix donc ;^ chère Madame^ la sem- 
blable requeste très humble d'avoir agréable que le dit sieur 
des Foi^^es ce deface de son bfice de senechal de Moleon * a 
un fort honeste homme et capable de ceste charge, là qui 
vous y servira très fidellement, a ce qu'il m'a promis. Je 
vous supplye donc qu'il ne soit point refusé, et lui per- 
î mettre de resigner donc la ditteofice. Vous m'obligerés ex- 

I tremement^ et tous ces parens^ lesquels la plus grande par- 

[ lie sonf conceillers au presidial de ceste ville, qui vous ont 

randu sou vaut très humble service lors que vous avés afaire 
d'eux. Je vous assure que c'est d'à fect ion qu'ils ce portent à 
vos afaire lorsque je leur ay recoumendée. Je vous* supplye 
donc, emsemble madame vostre belle fille, de me faire olroier 
ma très humble supplication. Ceste lettre servira pour vous 
deux, je vous supplye très humblement, et de croyre que je 
seray encore plus vostre très humble servante a toutes deux , 
s'il ce peut, car je désire fort que ceste afaire ce face. Je vous 
en requiers encore, mes chères dames^ vous honorant parfec- 
tement. C'est S C. F. N. 

A S«« Croix, ce 28« aôust 1624. 



I . Aujourd'hui Châtillon-sur-Sèvre. 



— 280 — 



LVII. 
21 janvier 1626. 

A MADAME MA SEUR >tADAME LA DUCHESSE DE LA TREMOILLË, 

EN OLAUDE * . 

• 

Ma çhere Madame^ mons'' Kainchot* m'a mendé que vous 
desiriés avoir nostre argent qu'il a a moy^ dont je suis très 
ayze. Je luy mende donc qu'il ne menque pas a le vous don- 
ner. M' de la Masure^ vostre secrétaire^ m'a mendé que tout 
aussy tôt que vous luy aurés meiidé qu'il ne manquera pas de 
me le randre. Ce nous cera a toutes deux de la comodité^ 
mes quant je n'en recepverés pas^ je nelaisserés d'estre très 
heureuse de vous randre quelque très humble service. Je crois 
que vous avés bien eu de l'apreension de la maladie de mon- 
sieur de Buillon'. La bonne seur a nous deux en a bien receu 
de l'affliction^ mes elle a esté bien consolée de vous savoir 
auprès de luy, aussy qu'elle en a bien subject; j'espère qu'il 
est nûintenant bien guéri. J'ay seu sa guerison aussy tôt que 
le mal^ dont j'ay bien esté très ayze , car j'an eusse bien 
receu de l'afliction. Mendés moy donc de vos nouvelles^ ma 
chère Madame, et faicte tousjours pour moy envers monsieur 
nostre frère et madame nostre belle sœur ^. Je les honore de 
tout mon cœur. Je ne leur escris point car je croy que cfe 
seroit les trop importuner et puis, mon cher cœur, je m'as- 
sure que vous faicte pour moy auprès d'eux, car vous este 



i . Ce fut pendant ce voyage que CharloUe de la Tréinoille épousa à la 
Haye, le 5 juillet 1626, James Stanley, comte de Strange, puis de Derby. 

2. G. de Kinschot ^ chargé des affairés de M™|> de Nassau-Bourbon eo 

Hollande. 

3. Frédéric-Maurice de la Tour, fils aîné de la duchesse de Bouillon, 

était aussi eu Hollande. 

4. Henri de Nassau avait épousé Amélie de Solms le 31 mars 1625. 



I 

■ 



» 

I 
I 



— 281 — 

ma très honorée Madame et très chère seur a qui je suis ser- 
vante très humble^ S C. F. N. 

A S*« Croix, ce 21* jeiivier 1626 ^ 



Lvni. 

10 janvier 1627. 

A BIADAME MA SEUR BfADAME DE LA TRIMOUILLE , 

DUCHESSE DOUERIERE. 

Ma chère Madame, avecq bien peu de loisir je vous fais ce 
petit mot par mad^^^ du Plaissis, qui par deux fois a pris la 
paine de me venir voir pour l'amour de vous. Je luy en suis 
bien obligée, car ce m'est un très grant contantement d'avoir 
l'honneur de savoir de vos nouvelles, et de madame vostre 
belle fille. Je vous envoyé unne bougie blanche a chascune, 
que je vous supplye avoir agréable, et deux petites a mesda- 
moyselle de Buillon et Hannau, mes niepce. J*ay la pauvre 



{ . Pciidi^it que sa sœur était en Angleterre , l'abbesse de Sainte-Croix 
fat gravement malade, comme on le voit dans la jolie lettre olographe, 
adressée par M"* de lloyan à Marie de la Tour, qui a été aussi découverte 
dans le charlrier de Thouars. 

A MADAME MADAME LA DUCHESSE .DE LA TREMOILLE , A THOUARS. 

Madame, la continuation du mal de Madame me contrainct de prendre 
la hardiesse de vous présenter très humble requeste de permettre à M. Ra- 
bault de faire un tour jusques icy, un jour seulement, pour juger de ce qui 
est nécessaire a la maladie de Madame , laquelle n'est assistée que d'un 
jeune médecin , le sien ordinaire estant aresté au lict malade depuis huict 
jours. Nous sommes en de si grandes aprehensions qu'en cette nécessité 
î'oie entreprendre de la vous représenter. C'est néanmoins. Madame, sans 
aucun préjudice de la santé de monsieur vostre mary, laquelle je souhaicte 
de toute l'afection de mon cœur du quel je suis , avec sincérité de devoir 
et ÎDcUnatîon très forte , Madame , vostre très humble et très obéissante 
cousine et servante. 

S. Catherine de la Tremoille. 

Ce 19* d'octobre 1626. 



— 282 — 

Vexains fort malade d'une puresîe ; j'ay bien peur qu'elle 
meure. Cela m'enpesche^ ohere Madame^ de vous escripre 
daventage. Croyés moy entièrement vostre très humble 
servante et très obéissante sœur. C'est SC. F. N. 
Ce 10'jenvier 1627. 

Nostre chère cousine de Royan est vostre très humble 
servante. 

LIX. 

i3 ou 14 décembre 1627. 

A MADAME MA SEUR MADAME LA DUCHESSE DE LA. TRIMOUILLE 

DOUEAIERE. 

Ma chère Madame^ vostre départ m'a laissée toute triste^ 
et de l'autre costé très contente et satisfaite de tant d'honneur 
qu'il vous a plu me faire, et de m'assurer que vous sériés 
très aize de vous employer pour moy ; en voicy donc une 
occasion. C'est M' de la Mellerie* qui m'escripvit par le gen- 
tilhomme que vous vitte de sa part pour me despartir d'une 
poursuite que j'ay coumencée, par informations seulement, 
des insolances que firent ces soldas a Ayron et a Maillay, 
deux de nos maisons^ où il fut tué le fis de nostre metaier 
comme il entroit dans nostre maison Je laditte métairie. Il 
mourut un jour ou deux après. Il em blessèrent encore un 
vieux bonhomme de près de quatre vins ans^ qui ce meurt ; 
encore bâtirent, ransonnerent, firent mille maus. Après tout 
cela il me pria par sa lettre de remettre tout 6ela, mes sur- 
tout que le sieur Dobigni ' fut osté de ceste afaire. Je luy 



i. Charles de la Porte^ cousin germain du cardinal de Richelieu, depuis 
maréchal de France, n'avait probablement pas encore abjuré le protestan- 
tisme. . . • 

2. Ce doit être plutôt le seigneur d'Aubigny, près Thénezay, que 
Constant d'Aubigné, dont il est parlé lettre xvii. 



— 283 — 

mendé qu'il s'estoit faîct de grandes însolance, avecques 
meurtre^ que je le suppliés de ne trouver pas mauvais sy je 
continués les poursuite qui estoient coumencée^ et que je 
m'asurois que s'y savoit comme le tout estoit passé qu'il ne 
m'ut faict la prière qu'il me faisoit. Il me recripvit donc assoir 
par un laquais^ qui donna ma lettre a une de nos touriere de 
dehors^ a qui il dit qu'il n'estoit-pas a M. de Melleraie^ 
encore que la lettre estoit de luy^ mes que l'on lui avoit donnée 
pour me la porter et qu'il n'y avoit point de reponce, qu'il 
n'yretournoit point. 

Je vous envoyé donc ceste lettre *, dont je m'assure vous 
Irouveray ofancée. J'an escris a Monsieur vostre fils aussy, 
auquel je vous supplye faire voir ceste cy, et cy vous trou- 
variés bon d'y envoyer un de vos laquais luy mender que 
lorsque vous estiés avecques moyje ressus ceste lettre, et ce 
que vous savés mieus que moy ce qui luy faut mender. Mes 
ce que je désire le plus [c'est] qu'il s'empesche bien d'en- 
voyer son régiment a nos terres, que ce seroit une pure 
vangeance dont le Roy ni Monsieur le cardinal ne mintin- 
droit jamais; car c'est tout ce que je crains qu'il ruine nos 



I. A MADAMR DE SAINTE CROIX. 

Madame , j'ay bien con^neu , sur celle que vous m'avez escrite , que 
TOUS aviés esté prévenue par des gens qui vous avoient fait entendre Taf- 
faire cjui c'est passée a Airon tout autrement qu'elle n'cstoit. Je voi qu'il 
«t très nécessaire de punir ces gens là qui vous ont donné ce faus enten- 
dre, sachant bien, comme je sçay, que les gens de vostre profession ne se 
portent jamais a la vengeance que {mr une grande extrémité. Cela estant, 
je vous promets qne j'i donneray ordre , et que j'anvoiray partie de mon 
régiment^ qui doit bien tost passer en ces quartiers, pour chastier leur 
insolence. Pour ce qui regarde le fait du sieur d'Aubigni, je verrai si je le 
pourray mieux maintenir que vous ne pourés l'offencer, car je vous avise 
dès cette heure que de sa causej'en fais la mienne , afin de voir si par le 
cours de la justice je pouray obtenir ce dont je me repens fort de vous 
avoir prié, puisque je serois très mari de [vous] avoir obligation et que je 
ne veax point estre du tout, Madame, vostre bien humble à vous faire 
senrice. 

La Mellebaie. 

A la Melleraie, ce i2 décembre 1627. 



— 284 — 

dis subjects. Je vous supplye donc de luy eseripre^ et mon- 
sieur voslre fis, corne vous jugerés qu'il est nécessaire, car 
pourveu qu'il ne face point de mal a nos subjects, l'on 
poura sursoier. En cela j'an recepvraivostreadvis. Empescbés 
donc, je vous supplye, que ce M' de Melleraye n'aille point 
en nos terre, car je m'en vois envoier a Monsieur le cardinal, 
iqui j'espère le remettra en son debvoir, mes je vous supplye 
qu'il ne le sache point. Adieu mon cher cœur et ma très 
honorée Madame ; pai*donnés mes importunités puisque je 
suis vostre très humble seur et servante 

se. F. Nassau. 

Permettes moy d'assurer madame vostre belle fille que je 
suis sa servante très humble. Je la supplye aussy de prandre 
interest en ceste afaire. 



LX. 

21 décembre 1627. 

A MADAME MA SOEUR MADAME LA DUSCHESSE DE LA TRIMOUILLE 

DOUERIERE. 

Ma chère Madame, j'ay receu vos deux chères lettres; et 
puisque vous n'avés pas esté conceillée d'anvoyer vers celuy 
que je vous avés supplye, je croy que c'est pour le mieus. 
Tout ce quy me le faisoit désirer esloit pour l'enpescher de 
ne ruiner pas nos pauvres subjects , car pour le reste me 
soucie fort peu de sa lettre. Je l'ay envoyé a Monsieur le 
cardinal ; je n'ay point encore eu de responce, je ne men- 
queray pas, chère Madame, de vous la mender. Vous 
m'obliges trop de regretter fort ce que l'on vous a conseillé. 
Je n'usse pas néanmoins demandé que vous luy eussiez 
e^cript d'un si * grant outrage , mes seulement que f avais 
l'honneur d'estce avecq'vous, lors de ceste belle lettre, et que 



— 285 — 

vous né pouviés pas^ estant sy proche^ que vous n'y princiés 
une grande part ; et que vous assurés qui ne voudroit faire 
encore loger ces jans de guerre en nos maisons^ ce que vous 
le priés. Voilla, mon cœur, ce que je désirés, mes toute fois 
je n'entans guère rien en ces choses la; vous savés mieux 
qae moy comme il s'y faut comporter. Il m'a semblé que je 
serois bien contente qu'il sceut que vous le savés, et 
monsieur vostre fis et tous ceux a qui j'ai l'honneur d^ap- 
partemv. 

J'ay eu des nouvelles de la bonne sœur a nous deux^ qui 
eioù avec Madame de Lancheberc ^, bien portantes Dieu 
mercy toutes deux. Je croy que le mariage de mad''® sa^fiUe 
est arresté ^, dont je suis bien ayze, et surtout de ce que ma 
chère Madame est bien contante de moy et He toute nos 
filles, et particulièrement de nostre chère couine de Royan, 
qui est parfectement vostre très humble servante. Les 
médecins ont faiet. mettre deux cotere au deux bras a sa 
petite niepce ^, dont elle me faict une extrême pitié. Ce n'est 
que misère de ce monde. Bienheureux sont ceux qui sont 
auprès de nostre bon Dieu, lequel je prie le plus continuel- 
lement qu'il m'est possible pour ma chère sceur, encore que 
ce soit pour ce qu'elle ne vœut, et pour madame vostre belle 
fille et nos chères niepce de Bouillon et de Hannau que j'am- 
[ brace un million [de] fois, et ma très honorée Madame a 

laquelle j'envoye un petit de confiture d'orange et de coings, 
bien marye que je n'ay quelque chose de plus digne. Adieu 
ma très chère et très honorée Madame ; je suis toute 
vostre très humble servante et très obéissante sœur, 
: s G. F. N. 

• 

[ <jd 21 de décembre 1627. 

1 . Amélie de Nassau, duchesse de Landsberg. 

2. Le contrat du mariage de Julienne-Catherine de la Tour avec Fran- 
çois de la Rochefoucaud, comte de Roye, avait été signé le 13 décembre. 

3. Probablement Catherine -Marie de la Trémoille , qui fut religieuse de 
Sainte-Croix et y mourut. 



— 286 — 



lAi; 

28 décembre 1627. 

A MADAME MA SEUR MADAME LA DUCHESSE DE LA TEEMOILLE 

DOUAIRIÈRE^ A TOUARS. 

Ma chère Madame^ mons' de la Maison Neufve m'est venu 
assurer de la continuation de vostre bonne sancté et le segre- 
taire de mad* vostre belle fille aussy^ dont je ressois unejoye 
extrême, car j'honore ma chère Madame et bonne sœur de 
tout mon cœur. Je n'ay poini encore receu de nouvelles de 
mon afàire et en suis un peu en peine^ surtout que l'homme 
ne reçoive quelque desplaisir par les chemins^ car l'on dit 
qu'il y a force voleurs. Voilla tout ce qui m'en paine^ car 
pour le reste je l'ay mis entre les maiQs de la providanee 
divine et prie*Dieu pour eux tousjours depuis^ comme il me 
coumende^ et pour vous^ ma chère Madame. Nous avons 
enployé ces jours pour vostre conversion, ayant faict les 
prières des quarante heures, ayant toujours eu cinq ou sis 
[religieuses] en prières les unes après les autres ; car véri- 
tablement je suis touchée jusques au plus profont de moD 
cœur de vous voirs en un estât où vous ne pouvés (aire 
vostre salut * . 

Je ne vous en avois osé parler, mes puisque vous com- 



4 . Anne Le Veneur de Tillières , comtesse de Fiesque , avait écrit le 
44 octobre précédent à M"* de la Trémoille : « Je say que vous in'ayinés, 
et de plus vous savés que je vous honore et estime, hors la religion, autant 
que personne du monde, et jusquei^ a vous- tenir pour saincte sans ce 
manquement. Je prie Dieu qu'il le vous otte de tout mon cueur, ma très 
cbere Dame ; et si ma vye luy peut estre un sacrifisse agréable pour 
émouvoir sa bonté a vous donner les lumières nececeres pour connestre la 
vérité , je la luy offre de toutes les affeclions de mon ame, comme je fais a 
vous mon servisse très humble. » 



— 287 — 

menées^ je ne craindre donc point de vous repondre que ce 
sont vos ministre^ que vous croyés plus que Jésus Christ^ 
quy vous dise qu'il n'est pas tout puissant de faire ce qui dit 
et ce qu'il nous a promis en parole sy expresse : a Voici 
mon corps qui cera livré pour vous y> et tout le 6^ chapitre 
de Saint Jean. Les paroles y sont si formelles^ avecq tant 
d'assurance qu'il ne ce peut daventage ; et après cela vos 
ministre vous enseigne a ne croyre pas Nostre Seigneur. De 
mesme Nostre Seigneur dit : ce Les péchés que vous remettrés 
seront remis au ciel, ceux que vous retiendrés le ceront au 
ciel ; j> pour pouvoir le faire il les faut savoir, et, eus vous 
dise que tout cela n'est point. Nostre Seigneur dit et cou- 
mende de garder ces saints coumendements ; eus vous en- 
seigne qu'il est inpossibre. Nostre Seigneur dit qu'il y en 
aura qui ne ce mariront point pour le roiaume des cieus. 
Saint Pol dît que la virginité est préférable au mariage, que 
la vierge n'est point divisée, qu'elle n'a afaire que pour les 
ch#ses de Dieu. Vos ministre vous dise tout le contraire, et 
le font de mille autre chose. Aussi disent ils qu'ils ne font 
que rébellion et méchanceté, en leur Profession de foy ; et 
disent mieus qu'il ne pancent, car ils ce sont rebellés contre la 
sainte église leur mère, aussy ne peuvent ils avoir Dieu pour 
père. Il ce sont ceparés de la vraye église et ne saroient 
montrer leur puissance et d'où elle est venue pour prescher 
el enseigner ; ils ce perdent et vous perdent tous. 

Je ne vous les usse pas alegués sy vous n'ussiés coumencé,- 
et vous en dirois bien daventage sy j'avois plus de tans, car 
j'endurerois mille mors pour la vérité de ma créance, qui 
est cy dere que , sy vous n'estiés point opiniastre, vous la 
verriés plus clere que le jour ; mes l'opiniastreté empesche 
la grâce de nostre l)on Dieu, lequel peut tout et est nostre 
tout, toute nostre espérance. Je le supplye de vous illuminer 
el de croyre que c'est le grant amour que je vous porte qui 
me faict parler. J'embrace nostre chère niepce de Hannauet 
Tayme de tout mon cœur. Nostre chère cousine de Royan 



— 288 — 

TOUS honore de tout le sien. Nous somme vos servante très 
humble^ chère Madame. 
Ce 28 décembre 1627. 

LXII. 

28 février 1628. 

A MADAME MA SGBUR MADAME LA DUSGHESSE DE LA TRIMOUILLE | 



DOUERIERE^ A THOUARS. 

Ma chère Madame^ je n'ay point reeeu vos lettres a ce 
voyage ; pourveu que vostre sancté soit bonne^ ce m'est assés. 
Je n'ay pas voulu laisser retourner nostre fermier Prou sans 
vous remercyer très humblement de l'honneur que vous me 
faictes^ et aussy monsieur vostre fis^ de le &ire exampter 
du logf*aient de gendarme. L'on m'a dit qu'il en doit encore 
passer ; c*est pourquoy^ ma très chère Madame, je v|{us 
requiers encore l'honneur de vostre assistance pour nos deax 
pauvres petis vilage de S^ Radegonde de Pommiers et pour 
Boucœur. Faicte moy donc ceste grâce, chei^ Madame^ et 
vous m'obligerés extrêmement. J'ay veu yssy madame de 
Beauclers ^, qui est grandement vostre très humble servante. 
Elle me pria tant de vous mander comme elle m'estoit venue 
voir^ n'ayant que séjourné un seul jour en ceste ville. Vous 
garés toute nouvelles de la Rochelle^ puisque l'on dit que le 
Roy passe par Thouars ^. Je ne vous en diray donc point* 
daventage et vous assureray que je suis, de cœur et 
d'afection , vostre très humble servante et très obéissante 
sœur. 

C'est ce 25 febvrier 1628. 



i . Peut-être Marie Robin , mère de Michet de Beaaclerc , maître des 
cérémonies des ordres du roi. 

2. Louis XIII venait d'en quitter le siège pour se rendre à Paris. 



* 



• 



I 



1 



_ 289 — 

LXIII. 
18 décembre 1628. 

/ 

▲ MADàME MA SQBUR MADAME LA DUSGHESSE DE LA TRI^tfOUILLE 

DOUERIERE^ A THOUARS. 

Ma. chère Madame^ ce qui est dé bon en mes lettres ^^ 
c'ejst qu'elles sont très vraye et qu'il n'a rien si certain^ et 
que tout ce que vous m'alegués par la responce que vous me 
faicie^ mon cœur^ par une autre main^ ne faict rien contre 
ce que je vous ay mendé a mes deux dernières. Je vous en 
assure parce que les saints au ciel sont, sans'^nuUe comparai- 
son^ des miliuns de (bis plus heureux^ plus puissans d'obte- 
nir de Dieu ce qui luy demanderont que lorsqu'ils estoient 
en terre^ Nostre Seigneur leur ayant promis qu'ils seront en 
son royaume^ assis a sa table, pour montrer le grand estât 
au'il faict de ces skints jusques a dire qu'ils jugeront 
avecques luy. Je voudrés, ma chère Madame, que vous vou- 
lusâez un peu comprendre nostre créance, car elle défaire 
tout a Dieu, je le vous proteste et vous désire continuelle- 
ment a nos sermons, où l'on nous parle des grandheurs de 
nostre bon Dieu, qui sont du tout admirable et inoomprehen- ' 
. sible,et que tout ce qui [est] au ciel et en terre auprès de Dieu 
tout cela n'est rien que des atomes et du néant ; mes que Dieu 
est celuy seul qui est, d'autant que tout le reste n'a sub- 
cistance que par .luy, estant nostre unique bien et nostre tout. 

Aussy pouvons nous dire que nous n'aimons que luy, 
soit au ciel et ycy bas en terre, car véritablement nous y 
aimons tout en luy et pour l'amour dé luy, parce qu'il le veut 
ainssy. 

I . Dans l'intervalle compris entre celle-cî et celle du n^ LXI, le duc de 
Tboaars, fils aîné de M"* de la Tréraoillc, avait abjuré le protesuntisme 
entre les inains du cardinal de Richelieu , au camp devant ia Rochelle , le 
I8jaillell6â8. 

19 



— 290 — 

Nous aymons aussy sa sainte parole de tout nostre oœur^ 
i}ans lequel nous l'avons bien engravée^ mais cela n'en- 
pesche pas nos tableaus^ qui sont encore de très puissants 
motifs pour ayder a nous souvenir des misteres de nostre 
rédemption ; nous n'en pouvons assés avoir. Vous avés beau 
dire^ la pratique et l'expérience nous faict voir clerement 
que ce sont de grandes aydes pour pencer souvant en nostre 
bon Dieu. Je vous diray encore^ Madame^ que le plu9 grant 
mistere de foy et que vous croyés comme nous^ qui est la 
très saincte TriYiité, un seul Dieu en trois personne^ il n'en 
est point parlay en la saincte Escripture^ et vous autre vous 
mesme vous faicte beaucoup de chose qui n'i sont point. Sy 
j'ay l'honneur de vous voirs^ nous en parlerons daventage, sy 
plaict a Dieu. 

Je crins bien que les grandes incomodités des mauvais 
chemins ne m'empêchent l'honneur de vous voirs^ car je ne 
vœux vous incomoder^ ni monsieur vostre fils. Je vous ho- 
' nore sy fort que je ne vœux que ce qui vous . sera le 
pUis commode et agréable. Je loue Dieu de ce que Madame 
vostre belle fille ce porte mieus de son doit; j*en estes 
bien en paine. Je suis sa servante très humble et de mesda- 
moyselle de Buillon et de Hànnau ; et vous assure^ ma chère 
Madame^ que je suis très contante et ne croy pas au monde 
créature plus heureuse et contante que moy^ par la grâce de 
Dieu^ dont je ne sarés jamais assés l'en remercyer et louer et 
glorifier. Adieu donc^ ma chère Madame^ que j'embrasse cent 
mille fois d'afection et suis vostre très humble servante et 
très obéissante sœur qui vous honore de tout son cœur^ 
S C. F. N. 

A S»« Croix, ce 18* de décembre 1628. 

Ma chère Madame, je vous envoyé la responce ' d'une 
autre main que de la miene. 

4 . Au Mémoire de controverse que M"* de la Trémoiile lui avait adressé. 



— 291 — 



LXIV. 

[Commencement d'avril 1630.] 

A aiADAME MA SGBUR MAJ)AliIE LA DUSGHESSE DE LA TRIMOUILLE 

OOUERIERE^ A THOUARS. 

Ma chère Madame^ j'ay bien double desplaisir de la con- 
tagion qui est en cesté ville^ puis qu'elle m'enpeschera l'hon- 
neur de vous voirs. Elle n'est pas guère grande^ Dieu mercy^ 
mes le pis c'est qu'eHe est proche de nous. Dieu par sa grâce 
nous a bien préservé jusques a mintenaut^ naais je ne vou- 
drés pas que vous missiés en danger pour rien du monde ; 
j'ayme beaucoup mieux me priveu du contantement de 
vous voir. Mons^ de Jorigni ' vous dira le subject de son 
voyage^ et conmie j'espère d'aler a Thouars ; mais mon de- 
plaisir sera que vous n'i serés pas en ce temps quej'yray *, 
mais sy ce n'est a ceste fois ce sera en un autre. Ma joye en 
seroit bien plus grande^ mes il faut tout remettre a la saincte 
volonté de Dieu. 

Le dit sieur de Jorigni vous dira encore un 'autre afaire^ 
touchant un don que ma faict monsieur vostre fils de quatre 
cens escus qui luy estoient deus dont il n^avoit jamais oui 
parler; je luy demande ce qui m'a octroyé. Or parce qu'il 
y a par le testament de feu M^ Adam qu'il veut que ceste 
partie luy soit payé ou a vous^ et que les dist héritiers sont 
bien ayze de trouver quelque excuse pour ne payer pas^ je 
vous supplye très humblement^ s'il faut que vous ratifiés ce 



i. Setgnearie près de Vivonne. 

2. M"* de la Trémoille partit, en effet, peu de temps après pour l'An- 
gleterre^ où elle passa le second semestre de cette année près de sa fille, la 
5vim|<iaiu> dc Derby, et l'assista dans sa seconde couche; 



-^ 292 — 

don, de le faire. Je m'assure, mon cœur, que vous ne me 
reruserés pas. Je laisse donc audit sieur de Jorigni a vous 
entretenir bien emplemént de mes nouvelles. Je lui ayfiiict 
avencer son voyage afin qu'il eut Fhonneur de vous voir, 
car il est fort vostre très humble serviteur. Je finiray donc, 
ma chère Madame, peur de vous estre trop inportune, re- 
mettant toute nouvelles a la sufisance du porteur. Je vous 
suppliray donc de m'aymer tousjours autant que je vous 
honore, qui est du plus proFont de mon cœur, qui est tout 
triste de vous voIf alersy loin. Néanmoins le contantemenl 
que vous aurés de voir madame vostre chère fiUe me console 
fort, car je ressans vos joye comme sy elles m'étoient propre. 
Mendés moy combien elle a d'anlàns. Je l'honore tousjours 
grandement et suis sa servante très humble, et a vous, ma 
chère Madame, encore davantage, vous embrassant cent mille 
fois par affection. C'est vostre très ol)eissante seur et très ^ 
humble servante, F. N. ^ j 



LXV. 

iS avril 1630. 

A MADAME MA SEUR MADAME LA DUCHESSE DE LA TMMOGILLE 

DOUEIIIERE, A THOUARS. 

Ma chère Madame, personne ne savoit rien du testament 
de fu M' Adam, ni mons' vostre fis ; et voyant que c'estoil 
une patie casuelle dont vous n'ariés jamais rien, je la deman- 
dai a mondit s*" vostre fis, m'assurant entièrement, de vostre 
bonne affection en mon endroit, que puisque huit ou dis 
ans estoient passés, que ne me refuseriés pas. C'est pour- 
quoy, en ceste grande confience que j'ay eu de l'honneur de 
vostre amitié, je vous l'ay mandé sincèrement, car sy j'usse 
voulu vous le celler je l'eusse bien fait; mais, ma très chère 



_ 293 — 

Madame, je vous supplye très humblement de ne me refuser 
la ratification de don que m'a faict monseigneur vostre fils. 
Je la vous envoyé toute preste a siner. Ce me cesroit une 
très semsible affliction sy je me voiois sy peu aymée de ma 
cbere Madame qu'elle voulut dédire monsieur son fils 
pour un bien qu'il m'a faict^ car fu Mf Adam ayant manié 
les deniers de feu mons^ vostre mary, la debte peut estre de 
ces deniers. Enfin cela est fort dificile a juger : il n'y a que 
celuy qui est mort qui le peut véritablement dire^ tellement 
que me donnant tous deux le droit que vous y avés^ vous 
serés hors de doute de prandre chose qui ne soit point a 
vous. Chère Madame^ je vous requiers très humblement que 
je n'ay point ce mal de cœur et ceste grande amertume^ qui 
ne me passeret jamais^ que vous m'ariés refusée et que tout 
le monde cognut que vous ne me faicte point l'honneur de 
m'aymer. 

M. de Jorigni vous aura bien dit comme je fus assistée^ a 
Dostre voyage de la Rochelle *, de tous les parens de mes 
religieuse; et sy vous eussiës esté au pais, je me fesés bien 
forte que vous hussiés esté des premières a m'ayder. Prenés 
donc que c'esl une homone que vous me faicte pour cela . 
Nous faision pitié a tout le monde, cest pourquoy toute la 
ville ce mit a m'aider ; et vous assure que sy noslre bon 
Dieu nous affligea d'une main , qu'il me consola merveil- 
leusement de l'autre. Sa divine providance parut tout claire- 
ment, car je n'avés |>as un seul cheval pour faire le voyage, 
et dans vint quatre [heures] j'an trouvé plus de cent; et [de] 
deux cent personne que j'avais il n'y eut personne de malade 
que nostre médecin, et un chev/al qui mourut, par la grâce 
de Dieu sans doute. Ma très chère Madame, vous este trop 
bonne' sœur pour n'avoir point pitié de vostre chère et petite 



I. A cause de répidétnie régnant à Poitiers. 



— 294 — 

sœur^ qui vous aura une obligation éternelle a vous honorer 
encore plus, s'il ce peut, le reste de sa vye. Je vous envoyé 
ce porteur exprès, m'assurant ce tesmoygnage de vostre 
affection que je vous supplye'très humblement de ne me 
denier pas, puisque je suis véritablement vostre très humble 
servante et très obéissante, sœur, SC. F. N. 

A nostre abaye deS*« Croix, ce 28®.apvril 1630. 



A peine le livre de Claude Allard veruùuilde m' être remis, qu'il a fallu 
envoyer mon manuscrit à V imprimeur, pour ne pas retarder la publication 
de ce volume. Depuis, /ai eu le courage de lire entièrement le Miroir des 
Ames religieuses, et j'en tire deux rectifications à ce que j'ai dit page 906. 

Madelaine de Longwjr était cousine germaine de Charlotte de Bourbon, 
princesse <t Orange, qu'elle avait , dès sa jeunesse, convertie au Protes- 
tantisme. 

• 

Flandrine de Nassau lui fut enlevée , par ordre élu roi Benri UI, lor^ 
éCune visite que tabbesse du Paraclet éP Amiens fit, avec sa nièce, à tab- 
besse de Jouarre , sur les pressantes invitations de celle-ci. 

Je dois ajouter qu'une lettre inédite de Lomse de Colligny , dont 
M, Campbell vient de m* envoyer copie , constate que le mariage éPÉUsa- 
beth de Nassau avec le duc de Bouillon eut lieu à Sedan, et non pas en 
Hollande, comme on peut le croire, et après ce qui est imprimé en tête de 
la page 209. 



ANALYSE 



DES 

AUTRES LETTRES DE L'ABBESSE DE SAINTE -CROIX 



DECOUVERTES DANS LE CHARTRIER DE THOUARS. 



»#• 



I. Vers 1615 ; au duc de la Trémoille. 

Avis de la prochaine profession de W^^ de Royan. Remerci- 
ments de la protection accordée au receveur de la terre de 
Sainte-Radegonde ; demande de la même faveur pour 
ses autres terfes , notamment celle de Tollet. 

II. W janvier 1616; au même. 

Mise à sa disposition de Tintendant des terres de Sainte-Croix 
dans le Loudunois. Prière de les protéger, ainsi que de 
faire cesser et réparer les ruines commises à Saix et à 
Rossay par 1^ sieurs Perraudière et la Touche-Beau- 
repaire. 

m. 26 oùût 1620 ; au même. 

Invitation pressante de venir à Poitiers quand Monsieur, frère 
du Roi, y sera ; offre du petit logis de Tabbaye. 

IV. 14 juillet 1621 ; au même. 

Recommandations pressantes en faveur de Tabbesse de la 

Trinité de Poitiers , tant pour le don à elle fait par un 

habitant de Laval, d'une maison sise au faubourg de 

• ladite ville, que pour rétablissement, dans cette maison , 

d'un monastère de religieuses de son Ordre. 

V. 19 am7 1622 ; au même. 

Demande pour Pierre Bouin de la première place vacante 
dans Tsibbaye de Saint-Laon de Thouars. 



— 296 - 

VI. 8 mat 1622 ; au même. 

Nouvelle recommandation en faveur de Pierre Bouin, la mort 
d*un religieux ayant rendu une place vacante. 

VII. 15 novembre 1623 ; au même. 

Recommandation en faveur de Tabbesse de la Trinité, pour 
l'établissement d*un couvent de son Ordre à Vitré. 

VIII. Vers février 1629 ; à la duchesse de la Trémoille. 

Prière de recommander à son mari , alors en Piémont avec 
Louis XIII, de confirmer le s^ Decourge dans Tétat 
. d'avocat fiscal, dont il est pourvu. 

IX. 23 août 1633 ; à M. de Ghandor, secrétaire du duc de la Tré- 

moille. 

Affliction que lui cause la maladie de la duchesse ; demande 
qu'il la voie de sa part et l'assure des prières faites à 
Sainte-Croix pour sa guérison. Désir d'apprendre de ses 
nouvelles, et de voir suivie d'effet une requête à elle ac- 
cordée par le duc. , 



MISGELLANEES. 



INSCRIPTION TUHULAinE CHRBTiraNE 



de la première moitié du v siècle, trouvée à Ango», commune de 
Saint-Cyr-en-Talmondaiê (Vendée). 



Cette lUKriplioii a été extiaite de.teiTe, il y a bientôt quatre ans. 
par le soc de la chan-ue, dans un champ voisin de la villa gallo- 



— 298 — 

romaine d'Ansoii S commune de Saint-Cyr-en-Talmondais (Yen. 

dée). Des enfants qui se trouvaient sur les lieux au moment de la 

• 

découverte en firent un jouet, et Teurent bientôt mise en mor- 
ceaux. Deux de ces morceaux furent retrouvés le soir même sur 
place ; un troisième, celui sur lequel se voient les extrémités des 
bras de la croix, a été recueilli, le lendemain, à deux cents mètres 
de là, sur le chemin de Curzon; le reste avait disparu. Tout incom- 
plets qu'ils sont, ces fragments ont permis de reconstituer Tinscrip- 
tion, et de constater quelles étaient ses dimensions, lorsqu'elle 
était entière. 

Elle a été gravée sur une plaque de 0°>,14 de hauteur , 0^,16 
de largeur, et 0°^,009 d'épaisseur, prise dans une de ces couches de 
sédiment cristallin, d'un blanc jaunâtre, qui existent entre les bancs 
calcaires du pays, et qui ont quelque peu l'aspect extérieur du 
marbre. 

On aurait pu croire, à première vue, que le chrétien dont la dé- 
pouille mortelle reposait à Ansou s appelait JV^xtortiiSy nom commun 
au v*' siècle; mais, en rétablissant les débris de l'inscription dans 
leur place primitive, il a été facile de constater que les deux lignes 
d'écriture sont symétriques : ce qui réduit la première à six lettres, 
et ne laisse d'espace que pour le nom de Nestor. 

Quel était ce Nestor? La forme de son nom le ferait supposer 
étranger à la contrée. Peut-être était-il prêtre, ancien disciple de 
saint Hilaire, et était-il venu là pour convertir des populations 
encore attachées aux traditions païennes, mélangées de druidisme. 
Dans ce cas, il serait possible qu'il fût le fondateur de la chapelle 
d'Aron, dédiée à saint Cyr, patron emprunté à l-église d'Orient^. 
Un siècle et demi plus tard, le Talmondais était en partie converti 



1. La yaUée voisine se nomme ValanBon. 8iir le venant nord-ouest du ooteto. 
qui porte les restes de la villa, est une fontaine, à laquelle on attribue des ?eitaf 
médicinales : ce qui implique une tradition religieuse ancienne. 

2. La fondalion de l'église d'Aron, aujourd'hui Saint-Cyr-en-Talmondus, est 
fort ancienne, car on a découvert, il y a quelques années, parmi les débris de Tédi- 
ftce reconstruit au xi« siècle, un chapiteau mérovingien et des briques de la même 
époque,* provenant d'un b&timent antérieur, et qui j avaient été employés coaune 
simples matériaux de maçonne. 



— 299 — 
w christianisme, comme le démontre le récii rie l'arrivée à Bec 
% des reliques du martyr espagnol saint Vincent '. 

BeNJAIUN FlLLOK. 



SCEAU b'ALBOlN, ÉVÉQUE DE POITIERS*. 

(x« siècle.) 



La matrice originale de ce sceau, eu cuivre rouge, d'Alboin. qui 
oecapa le siège épiscopal de Poitiers de 937 à 962, a été trouvée 
par an maçoQ dans les fondations de l'ancienne église de Saint-Hi- 
laire de Loulay, près de Hontaïgu (Vendée), lors de la reconstruc- 
tion de l'ëdilice, opérée il y a quelques années. Elle passa ensuite 
entre les mains d'un vicaire de la paroisse, qui n'a malheu- 
reusement pas su conserver un monument d'un si haut intérêt et 
d'une insigne rareté. 



I. De gloria otartynnn, ch, xc. . 

1. Uaia portant ud ÏIi«, od bftton pastoral , ealourt de la légende : ALBOINI 
BPlSCOPr {sonB-entendu : #yiUHm). 



■ _ 300 — 

la gi-avure que nous en donnons a, été exécutée d'aprèd'une em- 
preinte en mie de pain, à nous communiquée quelques seanunes 
aprèii la découverte. Au-dessous se trouve figurée la matrice vue de 
côté. 

La forme des lettres de la légende, analogue à celle des ca- 
ractères employés sur les ^normales des comtes de Poitou contem- 
poraines de 1 episcopat d'Alboin, semblerait indiquer que ce sceau 
est l'œuvre d'un graveur de coins. 

B. FlLLON. 

Ul. 

IMSCRIPTION FtlIfÉnAinE DE GPKTBtUtS. , 

{Fin du X» siècle.) 



Cette inscription , qui se trouve placée dans le mur eslérieur de 
l'une des chapelles absidales de l'église Saint-Hilaire-le-Graiid de 
Poitiers, à près de deux mètres de hauteur au-dessus du niveau du 
pavé de la rue, a déjà plus d'une fois exercé la sagacité des anti- 
quaires et des archéologues. Diverses interprétations en ont élé 
données ; mais quelle que soit la brièveté de son texte, ou peut-être 
par rapport à cela même, personne jusques k présait ne me paraii 



— 301 ^. 

avoir déchiffré Ja seconde ligne, qui est une espèce de rébus, 
de manière' à rendre le véritable sens que son auteur a * 

• 

voulu lui donner. Serai-je plus heureux que mes devanciers 
dans la lecture que j'en donne? C'est aux personnes érudites qui 
Iih)nt mon interprétation à juger si le succès a couronné mes 
efforts. 

Intrigué depuis longtemps par Tagencement singulier de certains 
sigles qui figurent sur ce petit monument épigraphique, j'avais 
résolu d'en essayer le déchiffrement , et, à cet effet, j'en avais fait 
prendre un estampage sur une feuille de plomb : c'est à l'aide de ce 
fac-similé si fidèle, qu'après avoir étudié d'une manière persévé - 
rante les deux premières lignes, qui seules présentent une difficulté 
sérieuse de lecture, je crois avoir enfin réussi à leur donner un 
sens acceptable. Comme on le voit, cette inscription se compose de 
deux vers hexamètres; et le mot gramtnas^ qui d'ordinaii*e signifie 
signe, lettres, caractères, a dans cette circonstance été employé 
par Fauteur comme équivalent du moi versus, 

Jela lis donc ainsi: 

fîVNTERIVS REPETIT SIGNVll GRVGIS : EGGE QVIS EST HIG 
HVGO MEVS GRAMMAS NEPOS GOMPOSVIT ISTAS. 

Il va sans dire que le g du mot signvm est formé par le sigle qui 

(le la partie inférieure de la branche verticale de la croix est tourné 

(lu côté gauche, de manière à figurer aussi le v du mot Hvgo^ dont 

la première lettre se trouve immédiatement au-.dessous. Quant à 

la croix elle-même, outre le sens qu'elle a dans l'inscription, elle 

doit indiquer de plus, selon moi, le caractère ecclésiastique dont 

était revêtu de son vivant le personnage à la mémoire duquel cette 

inscription est consacrée : ceci établi, je dois ajouter que ces mots 

repetit signvm crvcis équivalent à ceux-ci : repetit precem^ et que 

c'est bien une prière que l'auteur de l'inscription a eu l'intention 

de réclamer pour le repo.^ de l'âme de Gunter de la part de ceux qui 

la liraient. 

Ou ne manquera pas sans doute de m'objecter que dans la lec- 
ture que je donne du premier vers, le mot est n existe pas. Cela est 
vrai; mais j'ai l'intime conviction qu'il était bien dans la pensée 
de celui qui a composé ces vers de l'y faire figurer. La pierre sur 



— 302 — 

laquelle est pravée l'inscription est d'un grain très-dur et présente 
en outre ci et là des parties siliceuses qui n'ont pas toujours per- 
mis à Touvrier de manœuvrer son ciseau comme il l'aurait voulu : 
c'est ce que prouvent certains espacements plus ou moins considé- 
rables laissés par lui entre plusieurs mots. Mais ce qui corrobore 
encore davantage ce que j'avance, c'est un sigle isolé, placé entre 
les mots ecce et qvis et auquel on ne peut attribuer aucun emploi 
dans la lecture du premier vers. A mon avis, ce doit être un dupH- 
cata^e la première lettre du mot qvis qui vient après : n'ayant pu, 
à cause de certaines parties trop rebelles au ciseau, figurer d'une 
manière satisfaisante la boucle qui devait compléter cette lettre, 
l'ouvrier a pris le parti de la recommencer; et comme l'espace Ibi 
manquait pour ajouter le mot est^ il a tout uniment omis de le 
mettre. Quanta l'expression qviescit^ par laquelle jusques à présent 
tous les interprétateurs qui me sont connus ont voulu terminer la 
deuxième ligne de l'inscription, elle n'est pas admissible; le plus 
simple examen suffit, en effet, pour faire reconnaître que c'est bien 
la locution indicative hic. si fréquemment employée au moyen âge. 
qui termine ce premiervers:or, elle implique nécessairement, selon 
moi, l'adjonction du mot est^ comme étant sous-entendu. 

Ainsi que je l'ai déjà dit, le nom de Hugues, neveu de Gunter, et 
auteur de l'inscription, a besoin pour se compléter de reprendre 
à la croix, placée immédiatement au-dessus de l'A par lequel il com- 
mence, cç sigle qui a été ajouté à double fin, aussi bien pour figurer 
un g que pour former un r. 

Quant au mot metf, qui suit ce nom, des parties siliceuses de la 
même natui*e que celles dont j'ai déjà parlé, 'et qui^ dans cet 
endroit, sont encore plus accentuées que partout ailleurs, ont dû 
empêcher l'ouvrier de le compléter en y ajoutant T^qui lui manque: 
car c'est précisément là qu'existe le plus grand espacement \dxssè 
dans l'inscription. 

L'inclinaison insolite du jambage gauche du r de ce même 
mot n'a sans doute pas eu d'autre cause, puisque toutes les mêmes 
lettres qui figurent ailleurs ont une forme beaucoup plus régu- 
lière. 

Gunterius n'est pas un nom unique: ce qui le prouve, c'est qaeU 
table alphabétique des noms de personnes citées dans les cartu- 



— 303 — 

« 

laires dépendant de la collection de Dom Fonteneau mentionne 
onze actes dans lesquels ce même nom figure. Le plus ancien 
de ces titres est du mois d'avril 937, et le plus récent de Tan- 
née 1172. 

n serait, je crois,touC à fait superflu de citer ici, même ad moyen 
de très-courts extraits, les plus anciennes de ces chartes, qui seules 
pourraient avoir trait au sujet dont je m'occupe. Gomme , 
selon mon opinion, Gunter et son neveu ont évidemment été 
tous deux attachés à l'église de Saint-Hilaire, je me contenterai de 
me reporter aux documents pour l'histoire de cette église pu- 
bliés par notre savant président, M. Rédet, dans la collection des 
Mémoires de la Société des Antiquaires de t Ouest (années 1847 
et i8o2). 

La Sl^' pièce, imprimée dans le premier volume de ce recueil, est 
une charte, en date de janvier d90, par laquelle Guillaume Fier-à- 
Bras, duc d'Aquitaine et abbé de Saint-Hilaire, à la prière de Gon- 
thier, chanoine de cette église, accorde à Guillaume et à sa femme, 
ainsi qu'à deux personnes qui leur succéderont, deux quartes de 
terres avec une maison et des vignes situées à Frouzille, moyen- 
nant une redevance annuelle de quatre sous. Cette charte contient 
un passage dans lequel , après le préambule ordinaire , Guillaume 
Fier-à-Bras s'exprime ainsi : t qualiter^ accedens ante nostram pre-, 
Kntiam quidam clericus noster nomine Gunterius, deprecatus est nos 
ut aliquid ex suo beneficio, quod est ex ratione beati Hylarii^ pertinente 
ex abbatia sancti Pauli, que est sita in pago Pictavo, in villa que dicitur 
Porzillus^ videlicet quartas duas de terra cum maisnili et vineis^ etc. » 

A la fin de cette pièce figure cette mention : « Signum Willelmi 
cmitis etabbatis, Gunterii qui hanc manufirmam fieri jussit vel affir- 
Wflre rogavit^ etc. » 

A partir de cette époque, le clerc Gunterius n'est plus mentionné 
dans ^ucun acte : il est donc assez présumable qu'il a dû terminer 
sa carrière peu de temps après que la charte que je viens de citer a 
été octroyée. 

Par ce qui précède, on voit que Gunter appartenait bien à l'église 
(le Saint-Hilaire ; car en disant clericus noster Guillaume Fier-à^Bras 
parle comme abbé de cette église et non comme seigneur temporel : 
ce clerc a donc été un personnage assez important pour son temps, 
et peut-être aussi jouissait-il d'une certaine f(^rtune. 



— 304 — 

Un peu plus tard, dans une charte de Guillaume le Grand, duc 
d'Aquitaine et abbé de Saint-Hilaire, datée du mois d*octobre997. 
figure comme signataire un nommé Hugo, qualifié du titre deprff- 
posUus, Ce même personnage est encore mentionné avec le même 
titre, et comme layant signée, dans une autre charte du même 
duc d'Aquitaine du mois d'août 1001. Ayant toujours pensé que 
rinscription funéraire que je cherche à élucider ne pouvait pas être 
postérieure à la fin du x^ siècle , je me suis demandé ceci : le clerc 
Gunter ne serait-il pas le personnage dont je m'occupe, tandis 
que le prévôt Hugues, qui fut sans doute pourvu de ces fonctions 
après le décès de celui-ci, pourrait bien être son neveu et Tauteur 
de son épitaphe ? Selon d'assez grandes probabilités, je dois être 
dans le vrai en supposant cela: par conséquent, rinscription de 
Gunter est de peu de temps postérieure à Tannée 990. 

Il est bien vrai de dire que deux personnages nommés Gùnterius 
ont vécu simultanément: car, dans le même recueil que celui que 
j'ai déjà cité, se trouve une charte du mois de janvier 989, ob figure 
comme signataire un nommé Gùnterius, au nom duquel n*est jointe 
aucune qualification. Ce même individu en signe une autre, datée 
vers mai 997, toujours de la même manière; puis enfin une troi- 
sième vers 1028, également sans être qualifié d'aucun titre. Malgré 
cette similitude de noms et cette contemporanéité qui, je l'avoue, 
rend la décision bien embarrassante, m'appuyaut sur la forme 
des caractères de l'inscription qui, suivant moi, ne peuvent pas 
être postérieurs au x^ siècle , je n'hésite pas à maintenir mon 
opinion et à croire que cet autre Gunter n'est pas celui dont je 
m'occupe. 

On croyait généralement, dans ces derniers temps, que l'inscrip- 
tion relative à Gunter provenait de la démolition de la majeure 
partie des nefs de l'église de Saint-Hilaire, laquelle eut Ueu après 
1793 , et qu'elle avait été placée là oii elle est actuellement lors- 
qu'après le Concordat l'église fut rendue au culte. Mais c'est une 
erreur : car, dans un mémoire manuscrit resté inédit , et composé 
par lui sur l'histoire de l'église deSaint-Hilaire,Mgrde Beauregard, 
ancien évéque d'Orléans, nous apprend que l'inscription de Gunter, 
qui avait été enlevée pendant la Révolution par un curieux, fut 
réclamée par lui aux héritiers de celui-ci lorsqu'il mourut, et que. 



— 305 — 

Vavant obtenue d'eux, il la remit à M. Avrard, alors curé de cette 
paroisse, qui la lit replacer, mais avec assez peu de soin, au lieu où 

elle avait été précédemment. De son côté , Tacteur Beauménil , qui 
a douné dans son curieux recueil de dessins , intitulé : Antiquités 
de Poitiers et Annales (Ticelle^ que Ton conserve à la Bibliothèque 
de Poitiers, une reproduction bien peu lidële de cette inscription, a 
mis en note, au bas de son dessin, non-seulement Tindication de 
Tendroit oii elle était placée, mais encore celle de l'année 1782, 
dans le courant de laquelle il avait exécuté cette copie : ces deux 
renseignements si précis tranchent donc d'une manière défi- 
nitive cette question/ 

J'ajouterai , pour terminer, que la gravure sur bois placée en 
tête de cet essai d'interprétation reproduit, d'une manière très- 
fidèle, rinscription consacrée à la mémoire de Gunter, sauf quel- 
ques endroits ombrés qui ne donnent pas toujours une idée rigou- 
reusement exacte des parties les plus réfractaires de la pieiTe : 
cette réserve de bien peu d'importance une fois posée, je dirai de 
plus que cette réduction a été faite au huitième à peu près de la 
grandeur de l'inscription elle-même , qui a 29 centimètres de lar- 
geur sur 24 de hauteur. 

L.-F. BONSERGENT. 



IV. 



Xçte passé devant l'archidiacre de Thouars, par lequel Guillaume 
VùWer, bourgeois de la Forét.sur-Sèvre , reconnaît qu étant rede- 
vable à Vabbaye de l'Absie en Gàtine d'un cens annuel de dix-huit 
sous à raison de sa maison de la Forét-sur-Sèvre , il avait cessé 
pendant cinq ans de le payer, et qu'il avait cédé à l'abbaye les 
terres dépendantes de cette bourgeoisie, pour en jouir jusqu'à ce 
que lui ou ses héritiers fussent en état d'acquitter les cinq années 
d'arrérages. (Orig. parch. jadis muni dun sceau pendant; apparte- 
nant à la Bibliothèque de Poitiers.) 

6 avril 1245. 

Universis présentes literas inspecturis Petrus , humilis * 
archidiacohus Thoarcensis^ salutem in Domino. Noveritis 

20 



— 306 — 

quod Wiilelmus Paillers^ burgensîs de Foresta super Separim, 
in jure coram nobis constitutus recognovit quod îpse erat 
homo mansionarius virorum religiosorum abbatis et cod- 
ventus de Absya . in Gastina^ et quod ipse tenebat ab eisdem 
in.burgensiam domum suam de Foresta ad deeem et octo 
solidos annui census eisdem abbati et conventui annuatim 
persolvendos. Recognovit etiam coram nobis in jure quod 
propter paupërtatem suam eessaverat a soiutione predicti 
annui census per quinque annos continue preteritos : qua 
de causa predicti abbas et conventus predictam burgensiam 
et domum cum pertinenciis sazierant et posuerant in manibus 
eorumdem^ prout idem Wiilelmus conFessus est coram 
nobis. Verumptamen postmodum zelo ducti misericordie 
predicti abbas et conventus^ interveniente hincinde ami- 
corum consilio et precibus^ restituerunt eidem Willeimo pre- 
dictam burgensiam et domum; ita tamen quod dictas bur- 
gensis dimisit et quittavit coram nobis predictis abbati et 
conventui totam terram ad dictam burgensiam pertinentem, 
cum quodam prato sito juxta molendinum Pétri Biliettemi- 
litis; ita tamen quod dicti abbas et conventus predictam 
terram habebunt^ tenebunt et explectabunt cum dicto prato, 
excepta una sextariata terre cum predicta domo, quam ipsi 
abbas et conventus dimiserunt eidem Willeimo pietatis in- 
tuitu ad sustentacionem victus ejus quousque ipse vei Iie- 
redes ipsius venirent ad tam pinguem fortunam quod ipsi 
possent satisfacere de retroacto tempore usque ad quatuor 
libras et dimidia abbati et conventui supradictis , et quod 
extunc sine pejoracione aliqua burgensiam predietam tenentes ' 
et explectentes cum pertinenciis possent solvere annuatim 
predictos decem et octo solidos nomine annui census abbati 
et conventui prenotatis. Idem vero Wiilelmus promisit se 
omnia et singula pro se et heredibus suis prestito juramento 
coram nobis fideîiter observai'e. Datum die jovis ante Ramos 
palmarum anno Domini M^ CC^ quadragesimo quinto apud 
Berchorium. • 



— 307 — 



V. 



Mandement d'Olivier de Clisson au trésorier des guerres pour le • 
paiement des gens d*armes et archers qu*il avait retenus par ordre 
du roi pour aller secourir la forteresse de Moncontour, assiégée 
par les Anglais et leurs partisans. {Orig, parch, muni cFun sceau en 
dre rouge aux armes du sire de Clisson ^ ; appartenant à la Biblio- 
thèque de Poitiers,) 

5 septembre 1371 . 

Olivier^ sire de Clicon et de Belle ville ^ lieutenant du 
Roy mon seigneur es parties des basses Marchés , à nostre 
amé Jehan Le Mercier^ trésorier des guerres du Roy mon • 
dit seigneur^ ou à son lieutenant^ salut. Nous vous mandons 
et commandons que aux genz d'armes et archiérs cy dessoubz 
nommez et escripz^ lesquiex nous avons retenuz par man- 
dement du Roy mon dit seigneur pour aler en nostre com- 
paignie essaier à reconforter la forteresse de Moncontour^ là 
où les enneoiis du Roy mon dit seigneur sont à siège à pré- 
sent , vous ^baillez et délivrez les sonmies de deniers cy 
dessoubz desclarciez. C'est assavoir au connestable de 
France sur les gaiges des genz d'armes qu'il a amenez en sa 
compagnie par le dit voyage^ oultre la charge qu'il avoit par 
avant du Roy mon dit seigneur^ douze cenz frans d'or ; à 
messire Jehan de Malestroit^ chevalier^ sur les gaiges de lui^ 
IX autres chevaliers et li esculers^ cinq cenz vint cinq frans 
d'or ; à messire Pierre de La Grésille^ sur les gaiges de lui^ 
un autres chevaliers et Lxmi escuiers^ six cenz quatre vins 
dix sept frans d'or et demi; à Jehan de Cuilly, sur les gaiges 
de lui et XV autres escuiers^ six vins frans d'or; à messire 



t . Lion couronné dans un écu supporté^ par deux griffons et surmonté 
d'an cimier avec deux vols tfès^élevâ. Les sires de Clisson portaient : de 
gueolea au Ijon d'argent armé , laropassé et couronné d'or. 







_ 308 — 

Jehan Cerpillon, chevalier^ sur les gaîges de luî^ u autres che- 
* valiers et xxi eseuiers^ deux cens deux frans d'or et demi; 
au gouverneur de Bloys sur les gaiges de lui^ vu chevaliers 
et XLvu escuiers; quatre vins frans d'or; à Gieffroy Ber- 
tlielemi^ escuier, sur les gaiges de lui, i chevalier et xxv es- 
cuiers, deu\ cens dix frans; à Guillaume de Ceospolte, 
escuier, sur les gaiges de lui et xi autres escuiers, quatre vins 
dix frans ; à messire Gieflroy de Karrimel, chevalier, sur les 
gaiges de lui et xl escuiers, soixante frans d*or ; à Jehan de 
Karalouet, escuier, sur les gaiges de lui et xlv escuiers, six 
vins frans ; à Jacob I^lain, escuier, sur les gaiges de lui et 
de Lxvi e.-euiers, six vins frans ; en prenant leçtre de recon- 
gnoissance de ce que baillé leur aurez, par lesquelles rappor- 
tant avec cest présent mandement tant seulement , tout ce 
que ainsi baillé leur aurez sera alloué en voz comptes,' non 
obstant qu*il ne vous appere de leurs monstres; car nous 
certifions en nostre loyauté avoir veu les dictes gendarmes 
montez et armés soufisaument. En tesmoingde laquelle chose 
nous avons scellé ces lectres de nostre propre scel, faites et 
données à Saumur le v^ jour de septembre l'an mil ggclx et 
onze. 



VI. 



Lettres de Jean Galéas Visconti , comte de Vertus et de Milan, 
promettant à Gui de la Trémoille, chevalier, premier chambellan du 
duc de Bourgogne, une pension de mille florins d'or, à la condition 
de lui prêter, hommage et serment de féauté suivant la formule 
incluse en ces mêmes lettres. (Orig, parch. jadis scellé^ appartewmt 
à M, Bonsergent.) 

13 avril 4382. 

In Christi nomi'ne amen. Noverint universi etsinguli lias 
patentes nostras litteras inspecturi quod nos Johannes Ga- 
leaz Vicecomes, comes Virtutum, Mediolani, etc., imperialis 
vicarius geiieralis, àttendentes multa et magna servicia nobis 



— 309 — 

impensa per egregium inilitem dominum Guidonem de La 
Tremolîa, primiim camerarium illustris principis et magni- 
fici domini et honorandissimi fralris nostrî majoris, ducis 
Bui^undie, et tenentesad certum quod ipse ex sîiigulari 
devotionis afieetu quem ad nos gerit dispositus seiii[>er erit 
et paratus ad nostra servieia et honores, volenlesque [)roinde 
et infrascriptorum oceastone nos erga ipsdm dominum Gui- 
donem libérales et munificos exhibere, harum lenore promi- 
simus et convenimus^ ac promittimus et convenimus nbbiii 
vire Johannî Blondello , seutifero prenominati illustris 
domini et fi*atris nostri majoris ducis Burgundie dtque nos- 
tro^ presenti^ stipulanti et recipienti nomine et vice et ad 
ulîlitatem ipsius^ domini Guidonis^ quod ipso domino Guidone 
faciente nobis seu viris nobilibus Johanni Blondello predicto 
i*t Bertramo Guascho^ gubernatori comitatus nostri Virtu- 
tum^ procuratoribus nostri s ad hoc specialiter eonstitutis^ 
fidelitatem et hdmagium per verba et in forma infrascripta^ 
per ejus patentes litteras munitas appensione soliti sigilli sui^ 
que nobis presententur infra très menses proxime futuros^ 
dabimus et solvemus seu dari et solvi faciemus ipsi domino 
Guidoni sive ejuslegitimonuncio de caméra nostra^ pro primo 
anno incipiendo die quo Fidelitatem et homagium fecerit ut 
supra^ (lorenos mille auri in testo sancti Rémi ipsius primi 
anni et sic successive de anno in annum in festo predicto^ 
ip5M> domino 'Guidone faciente et adimplente erga nos om- 
nia et singula que in forma fidelitatis et homagii infra scripta 
seriosiuscontinentur. Et pro predictisattendendis et observan- 
dis eidem domino Guidoni omnia nostra bonatenore presen- 
tium obligamus. Forma autem fidelitatis et homagii sequitur 
per hec verba, videlicet : InChristi nofnineamen. Novetinl 
universi et singuli bas patentes litteras inspecturi quod ego 
Guido de La Tremolia, miles, primus camerarius illustris 
principis et magnifici domini ducis Burgundie, (iliu^ quon- 
dam {blanc dans Voriginal) . ., visis et diligenter attentis litteris 
illustris principis et magniKci domini JohannisGaleaz Vice- 



— 310 — 

comitis^ comitis Virtutum^ Mediolani^ elo.^ imperialis vica- 
rîi generalis^ per quas ipse ilhistrts dominas cornes ordina- 
vit et disposait dai*e seu dari facere michi Guidoni de 
homagio omni anno de caméra sua florenos mille auri, el 
de tanto bénéficie ingratus esse non volens^ sed semper dis- 
positus esse ad servicia et mandata ipsius illustris domini 
comitis Virtutum, per bas présentes litteras meas conveni et 
promisi, convenio et promittp in presentia notabilium teslium 
infrascriptorum nohilibiis viris Johanni Biondellô^ scutifero 
illustris principis domini ducis Burgundie^ et Bertramo 
Guascbo^ gubernatori comitatus Virtutum, procur^toribus 
ipsius illustris domini mei comitis^ stipulantibus et recipien- 
tibus nomine et vice ipsius domini mei comitis^ omni modo^ 
jure^ forma et causa quibus melius potui et possum , quod 
semper et in perpetuum ero fidelis et legalis pre&lo illustri 
domino meo domino comiti, quodque non ero unqnam 
dicto^ facto^ opère vel consilio in auxilium vel consensum 
quod prefatus illustris dominus meus comes perdat aliquem 
bonorem vel statum suum^ vel per quod ipsius honor vel 
status in aliquo diminuatur ; et si scivero vel cognovero ali- 
quid fieri vel tractari seu moveri contra statum prefati 
domini mei comitis^ illud pro posse meo prohibebo, et si 
prohibere non potero^ notificabo illud sine mora preiato 
domino meo comiti ; et quod ego nunquam ero per viam sti- 
pendii vel alio quoeunque modo cum aliquo principe vel l)a- 
rone).domino, eomunitate vel universiUiteseu inaliquasocie- 
tate contra pretatum illustrem dominiim meum comitem Vir- 
Lutum^ exceplatis serenissimo princi|)e rege Franchorumel il- 
lustre principeet domino meodnceBurgondieet aliisilluslribus 
i^egiedomusFranchorumeorumqueiiliisetberedibus ; elquod 
quandocunque fuero requisitus per dictum dominum meum 
comitem seu per ejns nuncios vel lifteras personaliter vel ad 
domum habitationis mee^ ad eum veniam statim et sine 
mora^ et ad servicia sua^ dumodo non sit contra voluntatem 
et bèneplacitum serenisfsimi régis Franchorum et alionim 



— 311 — 

illustrium r^ie domus Francliorum^ et in eius domini mei 
comitis servieiis permanebo contra quascunque personas de 
mundo, nemine exceptato^ salvo contra serenissîmum regem 
Franehorum et illustres dominos régie domus Franchorum^ 
eorumgue filios et heredes^ et etiam sine requisitione aliqua, 
si per personas fide dijgnas ad noticiam meam pervenerit 
quod habeatguerram aliquam^ habendo stipendium sive pro- 
visionem convenientem ^ et ab eo non discedam sine ejus 
voluntaie. Et si requis! tus fuero quod gehtes aliquas ducam 
in servicium ejus^ procurabo ipsas gentes habere et ducere^ 
et ducam eas in quantum michi possibile fuerit; dum 
tamen non sit contra' voluntatem et beneplacitum domino- 
rum r^e domus Franehorum quos exceptavi^ ita tainen 
quod dicte gentes per me ducende ad servicia sua veniant 
expeiisiâ prêfeti illustris domini mei comitis et habeant sti- 
pendium conveniens. Et predicta omnia et singula juro et 
juravi ad sancta Dei evangelia^ corporaliter tactis scripturis^ 
altendere^ observare et efiectualiter adimplere^ et renuncio 
et renunciavi in predictis et quolibet predictorum excep- 
tioni sine causa et doli mali et in factum^ et cuilibet alii ex- 
eeptioni per quam contra predicta vel altquod predictorum 
lueri me possem aliqualiter vel venire. Pro quibus omnibus 
et singulis attendendis et observandis ego Guîdo obligo et 
obligavî prefato illustri domino meo comiti Virtutum et 
Johanni Blondello ac Bertramo^ predictis procuratoribus 
suis^ stipulantibus et recipientibus vice et nomine et ad utili- 
tatem ejus, omnia bona presentiaet fulura. Ulterius in fidem 
et testinionium omnium premissorum bas patentes litteras 
scribi onandavi et sigilli mei appensione muniri. — In quo- 
rum omnium testimonium nos Johannes Galeaz supra- 
scriptus présentes litteras fieri jussimus nostrique sigilli 
appensione muniri. Datum Papie die terciodecimo aprilis 
millesimo trecentesimo oçtuagesimo secundo, quinta indic- 
tioue. 

Pasquirus. 



— 312 — 



Vit 



Concession du château, terre et seigneurie du Peux de Cissé. faite 
par Louis, duc d'Anjou , à Jean de Faye, écuyer. en récompense 
des services que celui-ci lui avait rendus. (Orig. scellé^ parch,; arch. 
du département de la Vienne, sérieE. suppl) 

17 janvier 1396-1397. 

A ce que riea ne soit caché de mesmorable et que toutes 
prouesses et vaillaDces soient à la postérité eongneues,Ix)ys, par 
la grâce et miséricorde de Dieu, duc d'Anjou, roy de Hye- 
rusalem, Sicille et Haragon, duc de la Pouille et prince de 
Capoue , duc de Touraine, comte de Prov^ce, de For- 
calquier, de Piedmont, du Maine et de Roucy, et seigneur 
d'aulcuns chastels eii Poictou, à touz presens et advenir soit 
notoire que pour la bonne relacion que (aicte m'a esté de 
la personne Jie Jehan de Faye, escuyer, et pour remimerer 
yceluy des obligences qu'il m'a rendeues et des faicts 
d'armes valleureulx qu'il a faict en frequans cas on pays de 
Poictou, et contemplant yceluy escuyer eome loyal mili- 
tant, à yceluy, siens héritiers et successeurs et ceulx qui 
de U ou d'eulx ont ou auront cause, ay ce jourd'huy, de 
lM>n heur, donné et oôtroyé, donne et octroyé perpétuelle- 
ment de grâce specialle par ces présentes lectres les chouscs 
qui s'enssuivent * : c'est assavoir mien chaste! du Peux de 

Cissec avec toutes et ehascunes ses appartenances et dep- 
pendances quelconques , tel que dict sera assavoir, el 
estant on bourg de monsieur sainct Pierre dud. lieu, avec tous 
les droicts de fondation de l'église parochialie de Cissec, 
ycelled. église dottée plenerement par miens prédécesseurs, 
fondée et eslablye.es mien territoire dessubs les ruynes de nia 
première forteresse broyée, cisée et conlritée par les forces 
ennemies on temps labés ; item oclmye aud. escuyer comme 



_ 313 — 

y dessubs dîct est^ les possesssions et terres adjacentes à mon 
stibsd. cbastei ; item la faye, garenne et (es douhes y def- 
fendans ; item les censives^ lods et honneurs subs le terri* 
loire du Lacq^ assis entre les voyes de Cissec à Vilbers à 
dextre et du villaige de l'Allexendrye à Nantes à senextre, 
jouxte les dixmeryes debues à la ville de madame sainete Ra* 
degonde de Vouilbé; item les cens! ves subs les maisons^ ver- 
gers, terres et dboumaynes eirconvoysins et adjacens à 
l'église parocbialle, terminans à la terre d'Estables, Mas- 
seuil, Saînct Maur et Vouilbé. Soit sceu que je decclaire que 
pour la mesme cause baille miens dixmeries de bleds du 
Plahty davant monsieur Sainct Maur, miens dixmes de vin 
de Grande Rocbe, miens lerageries de Jambe d'asnes et 
miens possessions de terres assises es aulcuns lieulx de lad. 
parocbe et es environ. Item confesse et advouhe concéder 
droict de feauté et de jurisdicion moyene et basse subs 
ycHlesd. chouses octroyées, sont touteffoys la bannere et 
supériorité réservées.* Tout le contenu en ces présentes» 
lectres est aiid. escuyer concédé, touteffoys que lis, les siens 
masles et femelles et qui cause auront de li ou d'eulx en 
temps advenir, le tiendra et tiendront perpétuellement du 
cliastelde Sainct Vincent de Seneché, à foy et bommaigelige 
et au debvoîr de servir soubs le seigneur de Seneché, siens 
successeurs ^ui de li ont ou auront cause, le très hault, très 
puissent et très excellent prince et seigneur le duc 
de Berry et d'Auvergne , comte de Poictou, de Bouloigne et 
d'Auvergne, durant quarente jours et quarente nuicts quand 
il ostoye entre les riveres de Loire et Dordongne, ou, quoi- 
que ce soit, de fournir un cavaler en armes pour cest effect. 
Que si miens successeurs ou aultres veuUent entreprendre 
quelque chouse contre la teneur de ces présentes, ycelles 
préalablement vehues, leues et receues par moy et par led. 
Jehan de Faye, escuyer, ils seront maudis et subsmis à l'yre 
de Dieu omnipotent et de ses anges. En tesmoing et corro- 
horacion de quoy, le seel du comte de Poictou, auquel nous 



— 314 — 

nous sommes subzmis, a esté mis à ces présentes de nos 
consentements. Furent presens à ceste mienne donnation et 
la virent faire Jehan de Vienne^ Guy de la Tremouelle^ le 
seigneur de Coucy^ Pierre de Craon^ et en présence da 
notaire cy dessoubs escript et de Jehan des Motes^ garde du 
seel establi aux contraiz à Sainct Maixént. Donné et (ait en 
la ville de Sainct Maixent, on moustier dud. lieu, le dix et 
septesme jour du moys de janvier l'an mil CGC* ini" et 

André Martin. 



VIII. 



Mandement du gouverneur de Guyenne pour la garde des châ- 
teaux de Royan , Mornac et Rochefort (Copie du xvi« sièch^ pap,: 
ckartrier de Thauars, Taillebourg. Communication de M. P. Mar- 
chegay.) 

Sans date (1489-1494 «)• 

Charles comte d'Angouiesme^ seigneur d'Espernay f*i 
de Remourant in, per de France^ lieutenant gênerai et gou- 
verneur pour monseigneur le Roy en ses pays et duchié de 
Guyenne, à nostre très chier et très amé frère le comte de 
Taillebourg, salut. 

Gomme nous ayons deuement esté advertiz et informez 
que pour tenir en seurté ledit pays de Guyenne et obvyer au\ 
descentes et entreprinses que les ennemys et adversaires de 
mon dit seigneur le Roy et du royaume se sont vantez et 
pourroient faire en icelluy par les rivières de Gifonde, de 
Seuidre et de (^harante, esquelles ilz peuvent entrer et venir 
par mer, soit besoing et chose très neccessaire et conve- 



4. 14H9, date de la nomination comme gouverneur de Gttjenne 
1494, date de la mort du oomte d'Angoaldme. 



— 315 — 

nable de pourveoir à ce que les villes, chasteaulx et places 
fortes estans sur lesdictes rivières soient bien et seurement 
gardées, et mesineinent les villes, chasteaul.v et places de 
Rojan sur Gironde, Mornac sur la Seuldre et Rocheffort sur 
Charanle, qui sont les premières et principalles places fortes 
et les plus près des entrées des dictes rivières et par lesquelles, 
si elles tumboient es mains desdits ennemys par faulte de garde, 
ilz pourroient faire de grans et inreparables maulx et mectre 
le surplus du pays en leur subgection, comme autresfoi^ ont 
fait en celle Façon, parce que par lesdictes places pourraient 
à toute heure avoir secours de tous coustez par mer^ qui 
serpit à la très grant foulle et charge de mon dit seigneur le 
Roy et de nous, et la destruction du pauvre peuple : par quoy 
de tout nostre cuer desirons y donner ordre et provision 
ainsi qu'il sr pieu à mon dit seigneur le Roy nous en donner . 
la charge et en avoir fiance en nous. 

A ceste cause et pour ce que souvenles fois ledit seigneur 
mande et fait marcher hors du pays de Xainctonge les nobles 
de l'arriére ban d'icelluy, allocasion de quoy, et qu'il n'y a 
aucunes garnisons de gens de guerre, ledit pays demeure 
desuué et desgarny de gens, tellement que si lors lesdils en- 
nemys et adversaires vouloient taire quelques descentes par 
lesdictes rivières, à peine y pourroit l'on remédier, et par ce 
moyen se pourroient fortifier et retirer esdictes villes et places 
fortes si elles n'estoient gardées de gens seurs et feables 
comme il est requis, qui se puissent lever et faire résidence 
durant le temps que les nobles du dit arriereban seroient 
hors ledit pays.;, afin que domage et inconvénient n'en 
adviengne et pour plusieurs autres causes et consideracions 
à ce nous mouvans, et que mieulx pourront servir ledit sei- 
gneur cenlx qui demeureront es dictes places qu'ilz ne 
feroient en la compagnie des autres dudit arrière ban, ayons 
aujourduy ordonné et ordonnons en nostre conseil que es 
dictes places de Royan, Mornac et Rocheffort seront et de- 
meureront d'ores en avant, pour la garde et seurté d'icelles. 



— 316 — 

neuf gentîlzhommes dudit pays de Xainctonge^ qui est pour 
chascune place troys gentîlzhommes, les quek seront par 
vous choisiz, nommez et esleus en voz terres et seigneuries 
dudit pays^ et lesquelx seront tenuz y faire résidence durant 
le temps que les autres nobles dudit pays seront ailleurs 
hors d'icelluy au service dudit seigneur^ en telz et semblables 
habillements qu'ilz ont acoustumé servir' audit arriereban, 
sur semblables peines que s*ilz defiailloient d'aller audit ar- 
riereban. 

Si vous prions et neantmoins^ pour ce que lesdictes places 
de Royan^ Mornac et RochefTort vous appartiennent et qu'il 
est question des affaires de mondit* seigneur le Roy et dudit 
pays de Guyenne, mandons et commandons de par mondit 
seigneur le Roy et nous, que ledit numbre de neuf gentilz- 
hommes qui par vous seront choisiz et esleuz des plus seurs 
et feables pour ledit seigneur et vous, vous faictes des main- 
tenant et d'ores en avant, quant le dit arriereban sera crié et 
mande, retirer esdictes villes, chasteaulx et places deRoyan, 
Mornac et RochefTort, assavoir est en chascune d'icelles trois 
gentilzhommes, en leur faisant exprès conmiandement et 
enjonction, dé parledit seigneur et nous^^ de illeoques se 
tenir et servir en telz habillemens qu'ilz auront acoustumé 
servir audit arriereban, tant et si longtemps et par toutes les 
foiz et quantes que les hutres nobles dudit pays marcheront 
et seront hors d'icelle pour le service dudit seigneur. 

Et ce faisant nous les avons exemptez et exemptons de non 
aller d'ores en avant ne comparoir .audit arrière ban, et iceuh 
en ferons tenir quictes et exemps partout oit il appar- 
tiendra. 

De ce faire, etc. etc. 



i 



' 



— 317 — 



IX. 



Certificat de quinquennium en droit canon délivré par la Faculté 
de Droit de Poitiers à Prégent de Coëtivy. [Orig/parch. jadis scellé 
eiMire rouge sur double queue ; chartrier de Thouars, Taillebourg ; 
copie communiquée par M. P. Marchegay,) 

15 décembre 1531. 

Universîs présentes litteras inspeeturis et audituris^ nos 
coUegium doctorum in facultalibus jurium canonici et ei- 
viits hujusalmeac Fructifère Universitatis Pictavensis^ salutem 
in Domino. 

Notum facimus per présentes declaramusque etaetestamur 
quod nobilis vir PregAitius de Coectivy *, Xanctonensis 
diiocesis, juri canonico in hac jam dicta aima Universitate 
I^ictavensi operam dédit residendo in ipsa^ ibidemque studivit 
in dieto jure canonico per quinquennium continuum et 
oompletum cum septem mensibus et quindecim diebus ul- 
time elapsis^ incipiendo suiun studium prout incepit a prima 
die mensis maii anni Domini miliesimi quingentesimi vice- 
simi sexti^ contiûuando usque ad quindecimam diem pre- 
sentis mensis decembris anni currentis Domini miliesimi 
quingentesimi tricesimi primi , date presentium , lecturas 
suas ordinarias et extraordinarias continue audiendo^ stu- 
dendo et alios actus scolasticos exercendo et frequentando^ 
in et sub auditoriis reverendorum patrum et dominorum 
Francisci Juye^ Hugonis de Casalibus et Jacobi T^yné^ 
utriusque juris eximiorum professorum doctorumque 



1. Peat-étre petit-fils d'an bâtard légitimé de Prégent de Coêtivy, 
amiral de France, mort en 1450. C'est probablement le Prégent de Coë- 
tîiry qni a été, en 1539 et années suivantes, chantre (principale dignitéj 
da chapitre de Montaigu, en Bas-Poitoil. 



— 318 — 

suorum^ actu Pictavis regentitim in dicta (acultate décré- 
ter um. 

Quapropter hec omnibus etsing;ulis quos înterestaut in- 
teresse potest seu poterit quomodolibet in futurum, tenore 
presentium> fideliter certificamus^ approbamus et innotesei- 
mus fore et esse vera^ et de premissis fidem fecimus in* 
dubiam. ^ 

In quorum omnium et singulorum fidem robur et testi- 
monium premissorum, nos coliegium antedictum bas pré- 
sentes , litteras per scribam nostrum subscriptum fieri y 
signari et expediri fecimus» sigiliique nostri jussimus appen- 
sione muniri. 

Datum et actum Pictavis^ in prefato collegio nostro 

super hoc specialiter celebrato^ diepredicta quindecima men- 

sis decembris, anno Domini millesimo quingentesimo trice- 

simo primo. 

Groleau^ seriba. 



X. 



Lettre du roi Henri III à M. de la Couture, par laquelle il Tin- 
forme de la révocation du vicomte de la Guierche , gouverneur de 
la Marche , et de la nomination du sieur de la Goste Maizières au 
commandement de la Basse-Marche. [Orig, pap. appartenant à 
M. Bonsergmt.) 

6 mai ltS89. 

Mons' de la Cousture ^, les deportemens du s' viconte de 
la Gùierche en ce qui est de mon service sont si contraires 



i . François de la Couture, mort avant 4599^ époque à laquelle son fils 
mineur fut maintenu dans sa noblesse. Cette famille est originaire de li 
Basse- Marche. La descendance de François s'est divisée en deux branches, 
dont la première s'est éteinte, en 1765, dans la personne d'Anne-Renée 
de la Couture-Renou , femme de Jean-Pierre d'Ôrfeuille, chevalier, sd* 
gneur de Foucaut^ et dont la seconde est aujourd'hui repiésentée pv 
M. de la Gouture-Renon de Beyreix. 



— 319 — 

au devoir et obligation qu'il y a et aux commandemetis qu'il 
a reeeuz de moy^ que ne les pouvant plus toUerer sans trop 
prejudicier le bien de mes affaires^ j'ay prins resolution de 
revocquer le pouvoir qu'il avoît de moy pour le gouverne- 
ment de mon pays de la Marche dont je l'avois par cy devant 
pourveu. Et eneores que vous le pourrez entendre par mes 
lettres patentes qui en seront publiées, touteffbis je vous en 
ay bien voullu particulièrement advertyr par la présente^ 
m'asseurant que si vous luy avez porté quelque affection, 
qaé c'estoit principallement pour le lieu qu'il ténoit de ma 
part en la dite province et qu'elle ne suy vra sa personne pour 
bive chose contraire à la fidellité que vous me devez. Je vous 
diray aussy que en attendant que j'en voye es pix)vinces de delà 
coomie j'ay délibéré faire un personnage de grande qualité 
avec des forces pour mieulx y asseurer toutes choses en mon 
obéissance^ j'ay donné commission au s' de la Coste Mai- 
zieres pour commander en la basse Marche, espérant qu'il y 
rendra tout le devoir que je puis attendre d'un mien bon 
serviteur. Et parce que je vous tiens aussy pour tel, je vous 
ay voulu escrire la présente à ce que estant informé de ma 
vobnté pour ce regard, vous veuUez l'assister des affaires qui 
se présenteront pour mondit service de ce que vous pour- 
rez selon la fiance que j'ay de vostre dévotion au bien 
d'icelluy^ vous asseurant que ce^ faisant vous trouverez en 
moy une très bonne volonté de vous gratifier quand il s'en 
présentera occasion; priant Dieu, Mons' de la Cousture, 
qu'il vous ayt en sa saincte garde. Escril à Tours ce vi* jour 
de May 1 589. 

HENRY. 

Revol. 



~ 320 



XI. 



lettre adressée par le Chapitre de Luçon et les habitants de cette 
ville à M. de Parabère, gouverneur de Poitou, pour l'assurer de 
leur résolution de vivre en paix les uns avec les autres, sans accep- 
tion de religion , ainsi qu'il les y avait exhortés, et de leur obéis- 
sance au roi ; suivie de la teneur de leur serment de fidélité au 
roi et à la reine régente, et de celui de l'évêque de Luçon, Armand- 
Jean du Plessis-Richelieu. {Copie du temps^ pap,; archives du dépar- 
' tement de la Vendée; communication de M, B. Fillon.) 

1610. 

Monseigneur , 

Monsieur le visseneschal de Fontenay nous a grandement 
resjouis nous ayant apportés ung commendement par lequel 
nous avons receu^ en nostre tristesse , consolation et joje, 
nous daignant commander de dqipteurer et vivre en paix les 
uns avec les autres, sans acception des deux religions; à 
quoy nous avons esté de tout temps^ soubz les precedens rois 
et leurs gouverneurs au païs^ portés et disposés , et à quoy 
encores auparavant vos commandements nous avions été 
exhortés^ priés et sollicités par Monsieur le révérend evesque 
de Luçon ; ce qui nous avoit conduict à la mesme union ^ la 
quelle nousavonspraticquéepar ci devant. Mais ce qu'il vous 
a pieu nous mander par le dict sieur visseneschal de de- 
mourer en paix^ et que nous ne debvions craindre d'estre 
troublés et empeschés en nostre repos^ cela^ disons-nous^ 
nous a tellement resjouis qu^il s'est trouvé une très grande 
promptitude et allégresse à la conjouissance du Tloy qu'il a 
pieu à Dieu nous donner , laquelle a esté tesmoignée par 
messieurs les ecclésiastiques qui en ont.rendu grâces à Dieu; 
comme aussi par tous nous autres habitants^ qui n'avons 
rien laissé en arrière pour tesmoigner nostre joye', si qu'il 



— 321 — 

ne peult esire aucune chose si nous ne déclarons pas^ 
par acte public^ ceste très dévote et très humble obéissance 
que nous voulons rendre à Sa Majesté^ et à vous qui avez 
esté commis po'urnoUs gouverner. Or^ comme dès le coman- 
eement^ nostre dict sieur le révérend evesque nous y a ache- 
minés et disposés par ses exhortations^ prières et sollicita- 
tions, et. nous a encores de rechef sollicité d'en rendre 
tesmoignage par escript^ et non seuUement de Tobéissance 
que nous debvons à nostre souverain Roy et prince, mais 
aussi d'une protestation que nous tous habitants de ce dict 
lieu, ecclésiastiques et aultres de Tune et l'aultre religion, 
voulons vivre sous l'obéissance du dit seigneur Roy, et de 
vous, gouverneur de ce pays; de la quelle nous vous envoyons 
une coppie par M^ Du Moulin Billaud, chanoine en 
l'élise episcopale \ M^ de la Ramée, de la religion reformée, 
M^ de la Gendronnière, de la religion catholique, apostolique 
et Romaine ; lesquels nous avons priés au nom de tous les 
habitants de ce dict lieu de vous rendre ceste lettre, avec tes- 
moignage par leurs bouches de ce qui est contenu en icelle. 
Que s'il vous plaist nous faire cest honneur de nous bailler 
advis et conseil, si vous requérez de nous une plus ouverte et 
authentique déclaration, de le nous mander^ et ne faillirons 
d'obéir à vos commandements. 

Et, avecq ceste volonté et dévotion, nous prierons Dieu^ 

Monseigneur , 

Qu'il vous donne en bonne santé l'accomplissement de vos 
prières el désirs. 

Vos bien humbles et très obéissants serviteurs, 
les dicts ecclésiastiques et habitants deLuçon de 
l'une et l'autre religion. 



I . Aolbin Rapin , seigneur du Moulln-Billaud , chanoine de Luçon et 
prévôt de Fontenay, frère de Nicolas Rapin. 



— 322 — 

Nous^ Armand Jean Duplessis de Richelieu^ par la grâce 
de Dieu et du Saint Siège apostolique^ evesque et baron de 
Luçon^ protestons^ sur la foy que nous debvoiis au premier 
autbeur de toutes choses ^ de nous coihporter tout le cours 
de nostre vie envers le Roy Loys treiziesme^ à présent ré- 
gnant^ tout ainsi que les' très humbles^ très affectionnés et 
très fidelles subjects doibvent fayre envers leurs. Intimes 
seigneurs et Roy. En oultre nous certiffions que^ bien quHl 
semble qu'après le funeste malheur qu'un homicide nous a 
espandu sur nous^ nous ne puissions plus respirer de joye, 
nous ressentons toutes foys ung contentement indicible de 
ce qu'il a pieu à Dieu^ nous donnant la Royne pour régente 
de cest Estat^ nous départir ensuite de l'extrême mal qui 
nous est arrivé le plus utille et nécessaire bien que nous 
eussions peu souhaitter en nos misères^ espérant que la sa- 
gesse d'une si vertueuse princesse maintiendra toutes choses 
au poinct où la valeur et la puissance du plus grand Roy 
que le ciel ayt jamais couvert les ont establies. Nous jurons, 
sur la part qui nous est promise en l'héritage céleste^ de luy 
porter toute obéissance, et supplions Dieu qu'il nous envoyé 
plus tost la mort que de permettre que nous manquions à la 
fidélité que nous debvons et jurons maintenant au Roy, son 
fils, et celles que nous desirons avec dévotion estré conti- 
nuées des grâces du père des bénédictions, affin que nous 
puissions vivre et mourir soubz lés lois de ceux qui, obéis- 
sant à la souveraine loy, gouverneront heureusement le 
premier Estât de l'Univers, conduicts pas la main du Roy des 
Roys du monde. Fait le 22 may 1610. Armand, Evesque de 
Luçon. 



Nous les doyen et chanoines de l'esglise cathédrale de 
Luçon et les habitants du dict lieu^ duement assemblez au 
son de la cloche, en la manière accoustumée, avons unani- 






— 323 — 

mement juré et proteste de rendre et garder toute obéis- 
sance et fidellité au Roy Ix)ys treiziesme de ce nom^ nostre 
'souverain seigneur^ à présent régnant^ et à la Royne régente^ 
et de vivre et mourir au service de Leurs Majestés^ et en 
l'observation de leurs commandements. En tesmoing de 
quoy nous avons signé ces présentes en la cité de Luçon, le 
vingt quatriesme jour du mois de may mil six cent dix. 

Par commandement du dict chapitre : 

Barketeaù, scribe du dict chapitre; Clemenceau^ seneschal 
du dict Luçon;BE Sallenove la Motïgib, conseiller et maistre 
des requestes ordinaires de Vhostel de feu très honorable mé- 
moire madame sœur unicque du Roy; ârnaudeau^ advocat 
fiscal du dict Luçon ; M. Adriaih ; J. Orceau, procureur fiscal 
du dict Luçon; P. Rawpray; M. Rakfray; Hillayreau; 
G. Rawfray; J. Bereau; Gyraud; Tayraud; Coutocheau; 
Cailleau; Morineav ; Rochereau ; Y von ; Gaudineau ; Dallet; 
Mulonnier; Bouquier; Tâcheron; J. Luneau ; Alleaume; 
Naullet. 

En marge est écrit : A Monseigneur^ Monseigneur de Parabère. 
lieutenant et gouverrieur en Poictou pour le Roy, nostre sire. 



XII. 



Quittance de la somme de quatre cent cinquante écus, donnée 
par Th. Agr. d*Aubigné à Henri de Ro*han, pour prix d'une armure 
de Milan , ayant appartenu à Soubise , et d'autres armes , qu'il lui 
avait vendues. {Orig. pap. appartenant à M. B. Fillon, qui en a com- 
muniqué la copie,) 

26 mai 1619. 

Je confesse avoir receu de Monseigneur le duc de Rohan 
la somme de quatre cents escuz qu'il m'a comptez en môn- 
noyes ayant cours et au poids de l'ordonnance^ pour le prix 



— 324 — 

de la cession que je luy ai faicte d'un harnoys de guerre, 
qu'on dit avoir esté à Monsieur de Soubize^^ qui l'avoit ap- 
porté de Milan ; lequel harnoys m'a esté vendu par Monsieur 
De la Noue * ; et de la dicte somme de quatre ceixts escuz le 
tiens quipte^ lui et les siens^ sans jamais rien en revendi- 
quer^ ni contester ou prétendre ; et par la mesme quiptance 
le descharge de cinquante escuz qu'il m'a comptez pour la 
vendition d'espées, que luy fis le jour de hyer. — Au\ 
LfOges de Fontenay le Comte le vingtsixiesme jour de may 
mil six cents dix neuF. 

Quiptance de la somme de quatre cents cinquante escuz. 

A. d'Aubigné. 



XIIL 



Requête adressée par TUniversité de Poitiers au procureur géné- 
ral du Parlement de Paris contre les officiers de la Sénéchaussée 
de Civray, qui contestaient à ses messagers le droit de plaider 
devant les juges royaux de Poitiers, conservateurs de ses privi- 
lèges. {Copie du temps^ pap. appartenant à M. Beauchet-Filleau.) 

Sans date (après 1726). 

A Monseigneur le Procureur Général. 

Monseigneur , 

MM. les officiers de la Sénéchaussée de Civray, en se pro- 
posant de limiter la juridiction conservatoire des privilèges 
royaux de l'Université de Poitiers dans des bornes que nos 



1. Jean de Parthenay-l' Arohevesque , Tun des principaux cbefs du 
parti protestant, mort le 1**' septembre 1566. 

2. Odet de la Noue, fils de François. 



— 325 — 

Roys ne lui ont point prescrit, attaquent les prérogatives du 
corps académique. L'Université accorde des privilèges et le 
juge conservateur ne fait que connoître des causes de ceux 
qu'elle admet au nombre de ses officiers et de ses suppôts ; 
mais, si elle donne des privilèges, ce n'est que parce qu'elle 
est autorisée à les concéder : l'arrêt du Conseil Privé du 
11 avril 1674, les lettres patentes du mois de juillet enregis- 
trées en Parlement le 18 août de la même année 1674, les 
lettres patentes du mois de juin 1 725 enregistrées en Par- 
lement le 2 juillet 1 726, prouvant que l'Université ne trans- 
gresse point l'ordonnance de 1669 et qu'elle ne fait qu'user 
des droits que nos Rpys lui ont conservés. 

Comme les Messageries sont, de tous les privilèges, ceux 
qui paroissent déplaire le plus à MM. les officiers de Civray , 
l'Université leur prouvera que c'est sans fondement qu'ils 
les taxent d'abusifs. 

L'Université de Poitiers a été érigée en 1431 par la bulle 
d'Eugène IV et les lettres patentes de Charles VII enregistrées 
en Parlement séant à Poitiers le 8 avril 1431 avant Pasques. 
Charles VII, en accordant à l'Université de Poitiers les 
mêmes privilèges que ses prédécesseurs avoient accordés 
aux Universités de Paris, de Toulouse, d'Orléans, d' Angers, 
de Montpellier, créa un juge conservateur pour la conser- 
vation des privilèges qu'il concède. 

\je Parlement, qui éloit séant à Poitiers, ne vit point d'un 
oeil indifférent la naissance de l'Université, il s'occupa de ce 
qui |x»uvoit lui donner de la consistance, procurer son illus- 
tration, lui attirer des sujets. 

Jje procès-verbal de l'établissement de l'Université dé- 
nomme plusieurs de nos seigneurs du Parlement qui assistè- 
rent à la première assemblée où il fut fait des règlements. 

Un de ces règlements fut qu'il y auroit dans l'Université 
de Poitiers, qui, comme les autres Universités du royaume, 
♦îsl un corps mixte composé de deux soi*tes de parties, dont 
les unes sont principales et les autres accessoires; qu'il y 



— 326 — 

» 

auroit quatre nations *. De rétablissement de ces nations es 
venu^ comme de la source^ et par une suite indispensable^ 
l'origine des Messagers. 

Ces Messagers destinés à porter les lettres des docteurs, 
des professeurs, des régents et des écoliers, et à apporter les 
lettres et les choses nécessaires que les parents des écoliers 
leur envoyoient, n'étoient point obligés de demeurer à Poi- 
tiers; ils étoient obligés d'y venir ou d'y envoyer des gens 
dont ils répondoient, une foiz tous les huit jours, ou tous 
les quinze jours, d'y apporter l'argent et les autres objets 
dont les parents des écoliers les chargeoient et d'y demeurer 
un jour et demi, affin que les écoliers eussent le temps de 
faire réponses aux lettres qu'ils recevoient. Ces Messagers 
pouvoient se chaîner des lettres et pacquets des différents 
particuliers; Le public n'étoit point lésé, parce que les droits 
que ces Messagers dévoient percevoir étoient fixés^ comme 
il est constaté par un règlement de l'Université du 2 mars 1 578. 

Que les Messageries ayent pris naissance avec PUniversité; 
que ceux qui en étoient pourvus fussent de vrais suppôts de 



1. Voici , d'après la première organisation de l'Université, quels étaient 
le nom et Tordre des quatre nations qui la composaient : de France, 
d'Aquitaine, de Touraine et de Berry. Mais, sur les réclamations de cette 
dernière , la difficulté , soumise à des arbitres , fut tranchée en sa faveur 
.dans une congrégation générale, tenue le i7 juillet 1432 , « attendu les 
prééminences de ladite Nation de Berry, qui avoit un Primat et plus de 
provinces et diocèses sous elle que la Nation de Touraine , qui n'a qu'une 
seule province, jaçoit qu'elle soit notable, grande et ample; queladitte 
Nation de Berry précederoil en ordre ladite Nation de Touraine, et que la 
Nation de Berry tiendra le troisième lieu en Tordre des Procureurs des 
Nations en ladite Université *, ce que M^ fjaurent Vincent , Procureur de 
ladite Nation, accepta.... Toutesfois la Nation d'Aquitaine , qui a aocoos- 
tumé de tenir la seconde place , s'offrit de quitter sadite place pour oster 
le différent qui cstoit entre Icsdites Nations de Berry et Touraine , si la 
Nation de Touraine la vouloit accepter , afin que la Nation de Touraine 
tienne la troisième place ; et s'offrit ladite Nation d'Aquitaine de prendre 
la dernière place entre lesdiles Xalioiis. » {^Annales d'Aquitaine^ « De rU- 
niversilé de la ville de Poitiers.... Extraiit du livre du scribe de T Univer- 
sité, elc. » Poitiers, Abraham Mouniu, MDCXLlIl.j 



— 327 — 

rUniversité et dussent jouir du droit de Garde Gardienne: 
c'est ce que prouvent les lettres patentes de Louis XII du 
9 janvier 1455; que les Messagers de l'Université ne ser- 
vissent pas seulement ceux qui composoient le corps aca* 
démique^ ou les écoliers, mais encore le public^ la preuve 
en résulte de ce qu'il n'y avoit point de Messagers royaux 
d'établis ; nos Rois avoient des coureurs de leurs écuries pour 
porter leurs ordres et dépêches, tant au dedans qu'au de- 
hors du royaume, mais ces coureurs ne partoient que 
lorscfue le service du Roi l'exigeoit, et ils ne portoient point 
les lettres et les pacquets des particuliers. 

Henri III, par sa déclaration du 25 mai 1582, attribua 
aux Messagers qu'il avoit créé et exclusivement à tous autres, 
le port des procédures et celui des deniers royaux. 

Louis XIU , par son édit du mois de février 1 620, érigea 
en titre d'office héréditaire l'office des Messagers royaux ; il 
ordonna d'établir des Messagers royaux dans le& lieux où il 
n'y en avoit point encore eu d'établis, et par l'édit du mois 
de mai 1 635 , S. M. unit aux cinq grosses fermes les droits 
et propriétés des Coches, Messageries, Roulages et Voitures, 
tant par eau que par terre. 

Louis XIV, par son édit du mois de décenïbre 1 643, créa 
deux Messagers dans les villes où il n'y en auroit point 
d'établis. 

Par la création et l'établissement, des Messagers royaux, les 
Messagers des Universités, à l'exception de ceux de Paris, 
furent sans fonctions. L'Université de Paris obtint un arrêt 
du Ck)nseil d'Etat, qui lui permit d'affermer les Messageries, 
et elle les afferma ; elle en renouvella les baux le 1 5 juin 1 694, 
27 novembre 1703, 22 octobre 1709, 28 novembre 1713, 
3 février 1716. Le Roy, par un arrêt de son Conseil d'Etat 
du 1 4 avril 1 71 9, qui a été suivi de lettres patentes du même 
mois d'avril 1719, enregistrées en Parlement le 8 may et à la 
Chambre des Comptes le 1 2 may 1 71 9, a ordonné que le bail 
des Messageries appartenantes à l'Université seroit compris ou 



— 328 — 

censé compris dans le bail générai des Postes et Messageries 
royalles ; que le prix seroit payé par les adjudicataires quitte 
de toutes charges^ de quartier en quartier^ aux receveurs de 
l'Université. 

L'Université de Poitiers n'a eu et n'a aucun dédomagement 
pécuniaire pour la suppression des fonctions de ses Mes- 
sagers. S. M. l'a confirmée dans le droit de nommer au% 
Messageries qu'elle étoit dans l'usage de nommer^ elle a voulu 
que ceux à qui elle aceorderoit des provisions de Messagers 
continuassent de jouir du droit de Garde-Gardienne. 

Postérieurement aux édits et déclarations portans déela- 
ration et établissement des Messageries royalles, qui avoient 
produit la cessation des fonctions des Messagers de l'Uni* 
versité ^ Louis XIV^ par son édit de 1 669/ suspendit l'exécu- 
tion de toutes les lettres patentes qui concédoient le droit de 
Garde-Gardienne, jusqu'à ce que les Corps et Communautés 
eussent représenté leurs titres et concessions. 

L'Université ayant satisfait à ce que prescrivoit l'édit de 
1 669 et supplié le Roy de la conserver au droit et privil^e 
de Garde-Gardienne, conformément aux concessions qui lui 
en avoient été faites, S. M., par arrest de son Conseil Privé 
du H avril 1 674, Vy a maintenue, a Veu , porte l'arresl, 
m les dittes concessions spécialement octroyées par les Roys 
a Charles VII, Louis XII, François I, Henri III, Louis Xin, 
cr relatives encore à d'autres lettres, et toutes confirmatives 
«c les unes des autres dudit droit et privilège, plusieurs juge- 
« mens rendus en conséquence [lar lesdits juges conserva- 
a teurs et autres pièces : ouy le rapport du sieur de la Ma^ 
« guérite, conseiller ordinaire du Roy en ses Conseils, et 
a tout considéré : le Roy étant en son Conseil, ayant égard 
« à la dite requête, conformément ausdites lettres patentes et 
a concessions y mentionnées , a maintenu et gardé ledit 
« Chancelier, Recteur, Docteurs, Régens, Professeurs et 
(c Officiers généraux et particuliers de la dite Université de 
« Poitiers, leurs Suppôts, Bedeaux et Messagers d'îcelle, au 



— 329 — 

« droil et privilège de pouvoir plaider en toutes causes et 
€ instances tant en demandant qu'en défendant en la ma- 
« nière accoutumée^ et tout ainsi qu'ils en ont bien et due- 
c ment jouy par le passée pardevanl lesdits juges Royaux 
« dudit Poitiers, conservateur de leurs dits privilèges, au4- 
c quels S. M. en attribue, en tant que besoin seroit, toute 
f Cour, juridiction et connoissance^ et par appel au Par- 
c lement de Paris, et icelle interdite à toutes autres Cours et 
« juges, et à cet eflfet ordonne S. M. que toutes lettres à ce 
<c nécessaires leur en seront expédiées. y> 

Ces lettres patentes ont été concédées par S. M. au mois 
de Juillet 1 674 et elles ont été enregistrées en Parlement le 
18 août de la même année 1674. 

L'enregistrement de ces lettres patentes mérite d'être 
observé. La Cour réfère la requête présentée au Roy par 
l'Université et dans laquelle il est fait mention des Suppôts 
et defs Messagers, pour jouir eux et leurs successeui^ du droit 
de Garde- Gardienne pleinement, perpétuellement. I^aCour, 
après avoir parlé des lettres patentes qui lui sont adressées, 
de l'arrest du Conseil privé du Roy du 1 1 avril 1674 ; après 
avoir ouy les conclusions de M. le Procureur Général et le 
rapport de M. Claude de Sallo, ordonne l'enregistrement 
de ces lettres patentes. Quoy de plus discuté, quoy de plus 
authentique ? 

Les lettres patentes de Louis XIV ont été confirmées par 
celles de Louis XV, actuellement régnant, elles sont du mois 
de Juin 1725 et elles ont été enregistrées en Parlement le 
2 Juillet 1726. . 

I^ Roy et le Parlement, après un mùr examen, ont donc 
déclaré que, quoique les Messagers de l'Université fussent 
sans fonction, ils dévoient jouir du droit de Garde-Gardienne, 
ainsi qu'ils en avoient joui lorsqu'ils aVoient eu des fonc- 
tions. I^a cessation des fonctions des Messagers de l'Uni- 
versité ayant tourné à l'avantage de l'Etat, l'Université n'ayanl 
reçu aucun dédomagement du produit qu'elle, pereevoit de 



— 330 — 

■ 

ses Messageries^ S. M. a voulu que les tUres des anciennes 
Messageries subsistassent^ que l'Université continuât de les 
concéder, que ceux à qui elle les concéderoit^ lorsqu'ils vien- 
droient à vacquer par mort où démission^ jouissent du droit 
d6<>arde-Gardienne, ainsi qu'en jouissoient ceux qui avant 
la création des Messageries Royalles en remplissoient ou fai- 
soient remplir les fonctions et qui n'éloient point obligés de 
demeurer dans la ville de Poitiers. 

Qu'il ne soit point nécessaire de résider à Poitiers pour 
être pourvu par l'Université d'un office de Messager, dès là 
même pour jouir du droit de Garde-Gardienne, c'est ce qui est 
évident. I^s lettres patentes de Louis XII, du 9 janvier 1455, 
le règlement de l'Université du 2 mars 1578 concernant les 
fonctions des Messagers, l'arrêt du Conseil privé du 1 1 avril 
1 674 , les lettres patentes de Louis XIV et de Louis XV, en- 
registrées en Parlement, et qui font mention des Messagers, 
ne leur imposent pas l'obligation de résider à Poitiers; 
et depuis la création et l'établissement des Messageries 
Royalles, pour quelle fin y viendroient-ils ? où résideroienl* 
ils ? Les Messagers Royaux exercent des fonctions qui leur 
étoient propres. Aussi la cessation des fonctions des Messa- 
gers de l'Université, la non résidence à Poitiers, n'ont-elles 
point été regardées par le Parlement comme des motifs de ne 
* pomt jouir du droit de Garde-Gardienne. La Cour par des 
arrêts a maintenu les Messagers de l'Université dans le droit 
de porter leurs causes^ tant en demandant qu'en défendant^ 
à la Cour conservatoire. 

L'Université en accordant des lettres de Messagers n'ac- 
corde point des privilèges abusifs ; elle ne fait qu'user du 
droit que nos Rois lui ont concédé et dans lequel ils l'ont 
maintenue. Comment MM. les officiers de la Sénéchaussée de 
Civray se sont- ils élevés contre des privilèges qui subsistent 
'depuis plus de trois siècles, et qui depuis Charles VU ont 
été confirmés de régne en règne par des lettres patentes 
enregistrées en Parlement? Comment ont-ils pu dire que 



— 331 - 

rUoiversité confëroit des privilèges de six mois^ tandis qu'il 
est certain qu'elle n'en délivre point? Que si elle en donne 
de trois mois et d'un an, leur nombre n'est point arbitraire; 
fixé dès l'institution du corps académique^ il n'a point été 
augmenté depuis. Comment des magistrats , à qui la vérité 
doit être si précieuse, ont-ils pu y donner- atteinte, en assu- 
rant que l'Université s'est arrogé le droit de créer autant de 
Notaires Apostoliques qu'il y a de sujels ? 

Qu'entendent MM. les officiers de Civray par le mot de 
mjeîs ? Veulent-ils dire qu'il y a autant de Notaires Aposto* 
Uques qu'il y a d'écoliers qui étudient dans les différentes 
acuités ? S'il y avoit autant de Notaires Apostoliques privi- 
I^iés qu'il y a d'écoliers, le nombre seroit grand, puisqu'il 
Y a beaucoup d'écoliers. Veulent-ils dire qu'il y a autant dé 
Notaires Apostoliques privilégiez qu'il y a de docteurs et 
d'oflBciers généraux ? Si cela étoit, le nombre seroit encore 
grand, puisqu'on tre le Recteur, le Chancellier, les Conser- 
vateurs royaux et apostoliques , les quatre facultés com- 
prennent plusieurs Docteurs. MM. les officiers de Civray 
doivent nécessairement entendre Tun ou l'autre; ce n'est 
que d'une multiplicité de Notaires Apostoliques privilégiez 
dont ils ont eu dessein de faire mention et dont effectivement 
Us ont parlé. Pourquoy supposer à l'Université des Sup- 
pôts qu'elle n'a pas? Pourquoy lui faire accorder des pri- 
vilèges qu'elle ne concède pas? L'Université n'a qu'un seul 
titre de Notaire Apostolique, elle n'accorde qu'un seul pri- 
vilège sous le nom de Notaire Apostolique ; ce fait est cer- 
tain^ ce privil^e est respectable par son ancieneté ; il date 
de l'institution de l'Université; il a existé en même tems 
que la Cour conservatoire apostolique. Si par la création des 
Notaires Apostoliques en titre d'office, celui de la Cour con- 
servatoire apostolique est devenu sans fonctions, l'Université 
ji'a point été privée par nos Rois du droit de concéder ce 
privilège, comme le prouvent l'arrêt du Conseil privé du 
II avril 1674, les lettres patentes de Louis XIV et de 



— 332 — 

Louis XV enregistrées en Parlement^ puisque les Suppôts 
dont le Notaire Apostolique est du nombre y sont dénommez 
et maintenus dans le droit de Garde-Gardienne. 

Que MM. les officiers de la Sénéchaussée de Civray cessent 
d'alléguer que leur juridiction y quoique très-étendue, est 
limitée dans des bornes très-étroites; elle est aujourd'hui 
telle qu'elle a été depuis près de 300 ans. T^e procès-verbal 
de l'établissement de l'Université fait mention que les lettres 
patentes de Charles VII furent enregistrées dans les Bail- 
lages et Sénéchaussées voisines de Poitiers; il n'est pas à 
présumer qu'elles n'ayent pas été enregistrées à la Séné- 
chaussée de Civray. MM. les officiers de. ce siège peuvent-ils 
donner atteinte à des privilèges portés dans des lettres 
patentes^ confirmée^ de règne en règne et enregistrées en 
Parlement ? peuvent-ils s'élever contre une juridiction qui, 
dès son institution^ a été favorisée par le Parlement , qui 
n'authorise point les abus? L'Université n'accordant que les 
privilèges qui lui ont été concédés par nos Roys, que les 
privilèges qu'elle accordoit avant l'édit de 1 669^ que^ depuis 
cet édit, elle n'a accordé et n'accorde qu'en vertu d'un 
arrêt du Conseil Privée suivi de lettres patentes enregistrées 
en Parlement, MM. les officiers de Civray sont-ils fondés i 
les taxer d'abusifs? L'Université de Poitiers, qui jouit du 
glorieux'avantage d'avoir été érigée sous les yeux du Parle- 
ment et formée par ses soins, Vous supplie. Monseigneur, 
de vouloir bien, dans le cas que MM. les officiers delà 
Sénéchaussée de Civray se déterminent à répondre, lui 
conmiuniquer leur réponse; elle continuera d'offiîr ses 
vœux pour la conservation de votre Grandeur. 



ÉPIGRAPHIE ROMAINE ET GALLO-ROMAINE 



SIGLES FIGULINS TROUVÉS A POITIERS. 



Le sol de l'antique Limonum, sur lequel est bâti Poitiers, recèle 
ane innombrable quantité d'objets anciens de toutes sortes, et Ion 
y découvre surtout bien souvent des choses on ne peut plus inté> 
ressantes en fait de curiosités romaines et gallo-romaines. Cette 
mine si riche et si variée dans son rendement n'a pour ainsi dire 
encore été qu'effleurée : tout donne donc lieu d'espérer qu'elle ne 
s épuisera jamais tout à fait, et que, par conséquent, pendant une 
bien longue période de siècles, ceux qui, comme un autre col- 
lectionneur et moi nous le faisons actuellement, s'occuperont plus 
tard à recueillir toutes les épaves véritablement dignes d'intérêt 
que lé passé nous a léguées, trouveront, aussi eus, de nombreuses 
occasions d'arracher à la destruction et à l'oubli une foule d'objets 
carieux. Par ce moyen, bien des choses antiques ayant une «véri- 
table importance et méritant d'être connues seront conservées pour 
le plus grand avantage de la science, et contribueront à fournir de 
précieux renseignements non-seulemeut sur les mœurs et les usages 
des Romains et des Gaulois, nos ancêtres, mais encore sur le degré 
d'avancement auquel étaient parvenus la civilisation et les arts 
chez ces deux peuples à une époque déjà si éloignée de nous. 

Parmi tant de débris antiques que la pioche de l'ouvrier exhume 
chaque jour de ce sol privilégié, et si fécond en découvertes inat- 
tendues, la céramique occupe un rang très- important. C'est donc 
une chose assez fréquente que de rencontrer non-seulement des ^ 
vases romains et gallo-romains dans leur entier, vases dont les 
formes ainsi que les dimensions sont très-variées, mais encore une 



— 334 — 

• 

quantité vraimentétonnante de fragments de vases de toutes sortes, 
remontant à la même époque et qui ont été façonnés en terre de 
différentes couleurs, soit blanche, noire, brune, grise ou rougefttre. 
Quand bien même d'autres indices infiniment plus probants et plas 
décisifs ne viendraient pas trancher la question, cette immense 
quantité de poteries , dont la plupart sont d'un beau galbe 
et d*un fini de travail véritablement remarquable, su£Srait seule, 
au besoin, pour démontrer que, sous la domination romaine, Li- 
monmn fut un centre très- important de population ; cm peut en 
conclure de plus que les habitudes de luxe et de bien-être étaient 
fort communément répandues parmi ses habitants, tant Romains 
que Gaulois. 

Mais ce qui vient encore davantage à^ l'appui de ce que j'avance, 
c'est que parmi tous ces débris de vases que l'on peut considérer 
comme étant d'un mérite et d'une valeur tout à fait secondaires, 
se trouvent très-fréquemment confondus pêle-mêle avec eux une 
quantité considérable de fragments de ces beaux vases en terre 
rouge dite samienne, si remarquable par le vernis brillant et lustré 
dont on n'a pas pu encore jusques à ce jour retrouver le secret 
Cette riche variété de céramique dut être autrefois d'un usage bien 
généralement répandu, même pour les vases les plus luxueux de 
cette catégorie, si l'on en juge par le nombre vraiment considé- 
rable d'échantillons de cette espèce que le sol de Poitiers renferme. 
Ces vases, qui sont supérieurs à tous les autres non-seulement par 
la grandeur de leur dimension, mais encore par leui*s formes élé- 
gantes et variées, sont en outre pourvus de riches décorations re- 
présentant le plus ordinairement des sujets de chasse, des divinités 
du paganisme , des scènes mimiques ou autres, et plus commu- 
nément encore des feuillages, des animaux et beaucoup d'autres 
motifs d'ornementation variés à l'infini avec goût et talent. Cette 
belle poterie, qui occupe incontestablement le premier rang, mérite 
donc mieux que toute autre de fixer l'attention de ceux' qui veulent 
étudier sérieusement l'histoire de l'art cliez les anciens. 

J'ai eu l'heureuse fortune de recueillir un assez grand nombre 
de ces beaux fragments de vases historiés, dont plusieurs, de très- 
grande dimension, sont plus ou moins complets par suite du soin 
que j'ai eu d'en recoller les morceaux. Quelques-uns d'entre eui 
sont d'une beauté exceptionnelle d'exécution et ont un mérite tout 



— 335 — 

à fait hors ligne. Quant aax fragments isolés de vases pourvus d'une 
riche ornementation, c'est par milliers que Ton peut les compter 
dans ma collection ; et je puis dii'e sans aucun orgueil que, sous 
ce rapport, j'ai peut-être plus de choses à présenter que n'en ont 
beaucoup de musées publics très- importants. 

L'industrie des potiers romains ou gallo-romains ne s'est pas 
bornée seulement à façonner des vases aussi beaux et aussi luxueux 
que' ceux dont je viens de parler; elle a produit en outre une 
quantité infiniment plus considérable d'autres récipients en terre 
samienne, qui, quoique dépourvus de cette riche ornementation que 
nous admirons dans les autres, et |)ar conséquent d'une acquisition 
beaucoup moins dispendieuse à Tépoque oii ils étaient d*un usage 
journalier, sont cependant très-curieux sous un tout autre point 
de vue. 

Je vais donc spécialement m'occuper ici de ces vases de diffé- 
rentes grandeurs et de formes si variées, soit patères, assiettes, etc., 
sur lesquels les potiers romains, de même que quelquefois aussi les 
potiers gaulois, ont inscrit leurs noms au moyen d'estampilles des- 
tinées à faire connaître et à distinguer au premier coup d'œil les 
différents ateliers de fabrication, tout en servant peut-être à sauve- 
garder les droits de propriété de chacun des potiers qui les avait 
confectionnés. Les caractères épigraphiques au moyen desquels 
ces noms ont été sigillés sont on ne peut plus intéressants à étudier . 
tant par rapport à leurs nombreuses variétés que , bien souvent 
aussi, parla singularité avec laquelle ont été agencés les ornements 
accessoires qui décorent ces espèces de cachets. Possédant un assez 
grand nombre de vases ou fragments de vases sur lesquels les po- 
tiers ont inscrit leurs noms, jje crois rendre un service à la science 
épigraphique en publiant ceux que j'ai réussi à me procurer. Beau- 
coup d'entre eux paraissent être restés, tout à fait inédits jusqu'à 
ce jour ; du moins ils ne figurent pas dans la curieuse et intéres- 
sante publication de M. H. SchuermanSy ayant pour titre : Sigles 
figulins (époque romaine) ^ que j'ai consultée utilement, non plus 
que dans le catalogue des c Potters'stamps on theredglazed vessels > 



1. Ai^naieê de rAeadévtée éParehiologie de Belgique , xxui. Deuxième série, 
T. nL AnTcre, 1867, in-S». 



— 336 — 

édité par M. Roach Smith , de Londres ^. Parmi ces noms il en 
est d'autres aussi qui, bien que déjà publiés, pourront peut-être ser- 
vir à rectifier certaines lectures déchiffrées d'une manière un peu 
défectueuse, par suite sans doute du manque de netteté des em- 
preintes d'après lesquelles on les a lues. 

Ce n'est qu'à partir de 1883 seulement que j'ai commencé à 
recueillir sérieusement des vases ou fragments de vases ayant des 
inscriptions en sigles figulins. Jusque-là, à six ou sept exceptions 
près, j'avais eu le tort de ne pas attacher assez d'importance à ces 
curiosités épigraphiques.. Aussi, dans les temps antérieurs, combien 
est- il de noms de potiers que les ouvriers ont dû détruire par igno- 
rance, ou tout au moins rejeter dans les terres, avant d'avoir ren- 
contré quelqu'un qui , par l'appât de l'intérêt , leur eût suggéré 
ridée de conserver ces objets, tout aussi bien que beaucoup d'autres 
fragments curieux de céramique ? Cq sont les nopibreuses décou- 
vertes en ce genre que mit au jour le percement de la rue de l'in- 
dustrie, laquelle fut ouverte dans un centre important d'habitations 
gallo-romaines dont -les substructions contenaient une foule de 
choses curieuses , qui me décidèrent à joindre cette intéressante 
spécialité aux divers objets antiques que je collectionnais déjà 
depuis près de 17 ans. Depuis cette époque je n'ai négligé aucune 
occasion de me procurer des noms de potiers, et je n'ai eu qu'à me 
féliciter de ma persévérance à cet égard : car au fur et à mesure 
que le temp& s'écoulait, la voie dans laquelle j'étais entré s'ouvrait 
de plus en plus large devant moi ; toutefois, c'est surtout depuis le 
mois de novembre 1865 que cette série a pris un développement 
vraiment extraordinaire, et je dois dire que, dans le cours) de ces 
sept dernières années, je l'ai vue plus que tripler. 

Déjà, dans le tome XXII des Hémoires de la Société des Antiquaires 
de l'Ouest (année 18S5),H. de Longuemar a publié, sous le titre de 
Notice descriptive sur quelques poteries antiques découvertes à 
Poitiers, les quelques noms de potiers que je possédais à cette épo- 
que, ainsi que certains autres appartenant tant au musée de Poitiers 
qu'à M. du Puis-Vaillant père. Sur la planche lithographiée qui 



1. Oatalogwo/thâ muieum Londam Mttiqwiiiegf ooUected bj Charles Boaoh 
Smith, 1864, grand in-S». 



— 337 — 

accompagne ce travail les noms de potiers qui faisaient partie de ma 
collection sont marqués d'un astérisque et ne s'élèvent qu'au chiffre 
de 43 : je dois dire que la lecture de quelques-uns d'entre eux 
laisse à désirer sous le rapport de l'exactitude. 

Plus tard , dans son intéressant ouvrage intitulé : l'Art de terre 
chez les Poitevins (Niort, L. Clouzot, 1864, in-4o) , mon ami Ben- 
jamin Fillon a reproduit tous les noms de potiers venus en ma pos- 
session jusques au moment de la publication de ce livre. Je dois recon- 
naître avec franchise que certaines inexactitudes qui existaient dans 
la liste qu*il m'avait alors prié de lui fournir ne peuvent être 
imputées à ce savant antiquaire, mais bien à moi. Un peu plus ex- 
pert aujourd'hui quant au déchiffrement des noms de potiers , j'ai 
scrupuleusement vérifié à plusieurs reprises ceux dont le détail va 
suivre; mais il est des empreintes tellement difficiles à lire que, 
malgré le soin consciencieux avec lequel j'ai cherché à éviter des 
erreurs, je n'oserais cependant pas garantir que je n'en ai pas encore 
commis : je laisse à des personnes plus compétentes que je puis 
l'être en pareille matière le soin de les rectifier. 

Quoique possédant aussi un certain nombre de marques de potiers 
estampillées sur des anses de très- grandes amphores, je ne les ai 
point jointes à ce travail. J'ai agi de même relativement à une quan- 
tité considérable de noms gravés à la pointe qui font partie de ma 
collection et sont inscrits tant sur des poteries samiennes que sur 
des vases de différentes autres couleurs, car j'ai l'intention de m'oc- 
cuper plus tard de ces deux spécialités. J'ai cru cependant devoir 
faire une exception par rapport à la marque du potier SANCTYS 
FEC figurant sur un fragment de la pansé d'une assez grande 
amphore en terre rougeâtre. La beauté des caractères de cette 
curieuse empreinte doit du reste, selon moi ^ plutôt la faire classer 
dans la catégorie des inscriptions existant sur les poteries samiennes 
que parmi celles estampillées sur les anses d'amphores : en effet , 
la forme de l'écriture de ces dernières est généralement d'un genre 
bien différent de celle des autres. 

Tous les noms de potiers que je cite proviennent des fouilles 
faites à Poitiers, sauf un seul, celui dont la légende est : SECVND M. 
Cette marque, trouvée à Thouars ou aux environs, m'a été donnée 
par mon ami feu M. Pontois, ancien principal du collège de cette 

ville, qui l'avait recueillie. 

22 



— 338 - 

Pour donner une idée aussi précise que possible de la variété 
infinie des caractères épigraphiques figurant sur les estampilles des 
potiers dont je donne ici la liste, il eût été nécessaire, indispen- 
sable même, de reproduire , par le moyen de la gravure, tous les 
noms qui se font remarquer, tant par la singularité des sigles que par 
leur agencement particulier; mais c'eût été une dépense hoi*s de 
proportion avec les ressources pécuniaires dont peut disposer une 
société savante qui n'en est encore qu'à son début : elle a donc 
été, à regi'et, obligée de limiter ces reproductions de noms à un 
nombre relativement restreint, mais encore assez considérable. 

Je ne dois pas omettre de dire que les bois qui représentent les 
noms figurés ont été gravés par M. Roch, artiste de Paris, d'après 
les croquis qui en ont été faits par M. E. Sadoux, habile dessinateur 
d'AngouIéme. 

Malgré toute la monotonie qui doit inévitablement résulter de 
bien des redites fastidieuses, j'ai pensé qu'il ne serait peut-être pas 
sans utilité d'établir à la suite de chacun des noms de potiers que ' 
je cite : 1° les diverses nuances, soit de beauté, soit de médio- 
crité de forme , des caractères employés pour figurer ces noms ; 
i° l'état plus ou moins net ou pâteux des empreintes, attendu que 
c'est le meilleur moyen à employer pour que les personnes qui 
liront la liste qui va suivre, et surtout celles qui auront besoin de 
la consulter, puissent juger du plus ou du moins de certitude qu'offre 
la lecture des noms , selon qu'ils ont été relevés sur des exem- 
plaires indiscutables, ou sur certains autres qui laissent beaucoup 
à désirer sous le rapport de la netteté ou de la conservation des 
empreintes ; et, comme le même fabricant a souvent fait figurer son 
nom sur des poteries de formes et de grandeurâ différentes, j*ai 
pareillement cru devoir indiquer, d'une manière très-sommaire, 
la catégorie à laquelle appartiennent tous les vases sigillés qui font 
partie de ma collection, afin de donner une idée approximative 
tant du degré d'importance qu'ont eu certains ateliers de fabri- 
cation de poteries que de la variété de leurs produits : cela aura 
lieu surtout lorsque ces vases auront été estampillés par le même 
ouvrier avec des cachets différents. 

Quant à la classification des noms, j'ai adopté l'ordre rigou- 
reusement alphabétique, sans m'astreindre à grouper métho- 



— 339 — 

diquement les uns à côté des autres ceux qui peuvent appartenir 
aux mêmes potiers. Cet agencement, je le sais, offre un inconvénient : 
celui de séparer quelquefois le nom des mêmes potiers, selon que 
leurs marques se trouveront être plus ou moins abrégées, rela- 
tivement à celles qui sont complètes ; mais cette liste de noms n'est 
pas assez longue pour que Ton ne puisse rejoindre facilement ce 
qui devrait être réuni. 

Voici maintenant quelle est l'indication des abréviations que 
j'ai employées pour l'intelligence de la table qui va suivre : 

i^ En ce qui concerne la forme des lettres : 

T. b. car. Très-beaux caractères. 

B. car. Beaux caractères. 

Car. a. b. Caractères assez beaux. 

Car. p. Caractères passables. 

Car. bar. Caractères barbares. 

Car. t. bar. Caractères très-barbares. 

ip Relativement à Tétai de conservation des légendes : 
Emp. t. n. Empreinte très-nette. 



Emp. n. 


Empreinte nette. 


Emp. m. fi. 


Empreinte médiocrement nette. 


Emp. pût. 


Empreinte pâteuse. 


Emp. t. pdt. 


Empreinte très-pâteuse. 


forme des vases et les détails qui les concernent 


F. 


Fond. 


Pat. 


Patère. 


Ass. 


Assiette. 


Dim. 


Dimension. 


Gr. 


Grand ou grande. 


Moy. 


Moyen ou moyenne. 


Frag. 


Fragment. 


Port. 


Portion. 


Comp. 


Complet ou complète. 


Pet. 


Petit ou petite. 



NcyrA. Plusieurs points placés à la fij>d'un nom indiquent que 
la légende est interrompue par la brisure. 



— 340 — 

Les lettres restituées sont mises entre parenthèses. 

Les caractères archaïques, lorsqu'il y en a, sont indiqués à la suite 
(}e chaque nom. Lorsqu'il ne sera rien dit des A , c'est qu'ils sont 
barrés. 

Quant aux indications qui précèdent ou qui suivent quelquefois 
les noms de potiers, telles que celles-ci : 0. OF. OFF. OFFL OFFIC 
pour officina ; M. MA ou MAN pour manu, et F. FEC pour feat, 
comme elles sont très-généralement connues pour avoir cette signi- 
fication-, j'ai pensé qu'il n'était pas nécessaire d'indiquer ces abré- 
viations lorsqu'elles se rencontrent sur les empreintes. 

J'ajouterai que lorsqu'il y a des points placés entre les lettres 
composant la légende des noms de potiers, ou même à la fin 
d'un nom , ils sont le plus souvent établis , soit à la moitié de 
la hauteur des caractères, soit même plus haut, mais presque 
jamais en bas : j'indiquerai seulement ceux de ces points qui 
figurent dans le corps même de certaines lettres ou au-dessus du 
jambage de l'un^ d'elles. 



L.-F. BONSERGENT. 



I 

I 



ÉPIGRAPHIE ROMAINE ET GALLO-ROMAINE 



SIGLBS FIGULIN8 TBOOVÉS A POITIBRS. 



ABITI 
'C<îr p. — Emp. pttt,^ mais très-Usible. — F. entier d'une pet. pat, 

AC 
Car, p. — Emp, n. — F.^ entier d'upe pet. pat. 

OFF ACER 

Car, a, b, — Emp, t. n, — La partie inférieure du deuxième f est pour- 
vue à sa base d'une espèce d'éperon éjktérieur que l'on prendrait à tort 
pour un point : c'est donc bien off acer qu'if faut lire ce nom. — F. 
presque comp. d'une pet. pat, 

(OFF A)CEa? 
T. b, car, — Emp, t,n, '^^ Frag. du [f. d'une pat. de moy. dlm. 

ACV 
C^, p, — Emp, t, n, — Frag. du f. d'une pet. pat. en terre très-fine. 

ACVRIO. F 
Car. t, b. — Emp, t, n. — Frag. du f. d'une ais. de moy. dim. 




E^p, m. /!., mais très^UsibU, — F. entier d'une pat. de mo^. dim. 

AC.V.tl 

Cor. a, b. — Emp, t, n, — Le premier point est dans le centre du c. — 
Frag. do f. d'une ass. de moy. dim. 

ACV(TI) ? 

Car, a, b, — Emp, n, — Un point figure dans le centre du c. — Frag. du f. 
d'un vase de moy. dim. avec une faible partie du pourtour sur laquelle 
figurent cjuelques vestiges de l'ornementation élégante qui décorait cette 
poterie. 




— 342 — 

OF ACV(TI) ? 

B, car, — Emp, n, — Une très-faible portion dn t paraît. — Presque 
la moitié du f. d'une trcs-pet. ass. en terre très-fine. 

OF ADN 

Car. p. — Emp, t, pdt.y maû lùihle. — La majeure partie de l'o est en- 
levée. — Moitié du £. d'une pet. pat. 

OF ADN 
Car, a. b, — Emp.pdt,^ mais lisible, — F. entier d'une pat. demoj. dim. 

• ... ADN.AD ... 

S. car, — Emp, i, n. — Les deux o sont liés aux deux a. — Frag. du f. 
d'une ass. de moy. dim.— Le vase auquel appartient cette marque doit 
avoir été fabriqué par le même potier que celui qui a signé les deux qui 
précèdent. Le mot off manque sans doute au commencement. 



AFIND f 



Emp, a, n. — F. presque oomp. d'une assez gr. ass. 

AFIVM F (F arch.) 

Car, bar, — Emp. m. n,, mais lisible, — Le v est légèrement curviligne. 
— Frag. du f. d'une pet. pat. 

AFRICANI M... 

« 

B. car, — Emp. t, n. — Le deuxicme a n'est pas barré, et on ne voit que 
le haut des deux premiers jambages de ru.— Frag. du f. d'une jiat. de 
moy. dim. 

AIRVMN 

Car. bar, — Emp. pdt.^ mais liuble. ^ Le premier a iVesl ni barré ni 
ponctué; le deuxième^ qui a une barre, se trouve compris dans I'm : 
quant à I'n^ il est barré en sens inverse. — F. entier d'une ass. de 
moy. dim. 

AIRAMN 

Car, bar. — Emp. m. n. — Quoique tout à fait dans le même genre de 
celle qui précède }X)ur tous ses détails, cette marque ne paraît pour- 
tant pas avoir été produite par la même estampille. — Frag. do f. 
d'une pet. ass. 

AISTI M ou AiSII M {Xarc/i.). 

Car,, p. — Emp. a, /i., sauf le t, — Frag. du f. d'une ass. de moy, 
dim. 

ALBAN 

Car, a. b. — Emp. t. n. — Port, du f. d'une pal. de moy. dim. 

ALBVS 

B, car, — Emp, t, n. — Ayant égaré ce nom, je ne puis indiquer quelle 
est la forme ni la dimension du vase auquel il appartient. 



— 343 — 

ALBVS FE 

Car. p. — Emp. t. n, — L'A.n'est ni barré ni ponctue , le y est de forme 
un peu curvilîg^ne et Ts est tourné en sens inverse. — Frag. duf. d'une 
pal. de moy. dim. 

ANBI , ou peut- être ALBI ? 

Car. p. — Emp. a. n, — Après la première lettre vient un jambage ver- 
tical, à la suite duquel est u«i vide jusques à la lettre b. L'empreinte a 
très-mal porté là ; cependant je crois reconnaître , par des trares très- 
peu apparentes à la vérité^ que c'est bien le deuxième jambage d'un n 
qui va rejoindre le b qui y est accolé : je pense donc que c'est anbi 
qu'il faut lire. — Frag. du f. d'une pet. pat. 

AND(OCA) ? 
Car. p. — Emp. n. — Moitié du f. d'une pat. de gr. dim. 





ANEXTLATI.... 

Emp. t. n. -r Port, du f. d'une ass. de pet. dim. 

ANTiocnvs 

Emp. ai n. — I^ t, qui devrait être indiqué au-dessus du troisième jam- 
bage de Tn , ne paraît pas. — F. entier d'une pet. pat. 

APA(MI) ? 

Car. pas. — Emp. assez n. — Ce nom, de forme circulaire, figure autour 
d'une rosace. Ce qui est conservé de cet ornement et l'espacement des 
lettres existantes prouvent qu'il ne peut y avoir que deux lettres qui 
manquent. — Moitié du f. d'une pet. pat. en terre rougeatre. 

AQV 

Car. p. — Emp* /i. — F. à peu près entier d'une ass. de pet. dim. 

OF AQV(ITaNI) ou OF AQV(ILII) ? 

T. b. car. — Emp. t. n, — Presque la moitié d'une ass. de pet. dim. en 
terre très-fine: 

OF. ARDACI 

Car. a, b. ^^ Emp. n, saufl'i. — Les deux a ne sont ni ponctués ni barrés. 
— Frag. du f. d'une ass. de pet. dim. 

ARI 

Car, t. bar, — Emp. i. n. — L'a n'est ni barré ni ponctué. — F. presque 
comp. d'une pet. pat. 

ARICI... 

Car. a. b, — Emp. t. n. — L'a est ponctué. — Moitié du f. d'une pat. de 
moy. dim. 

AS.I 

Car. i. bar. — Emp. t. n, — L'a est ponctué tout à fait à sa base et ses 
deux jambages ne se touchent pas en haut. — Port, du f. d'une 
p«t. pat. 



* / 



•% 



— 344 — 

ATE 

Car. p. — Emp. n, — Le jambage inférieur de Te n'est pour ainsi dire 
pas apparent. — Moitié du f. d'une pat. de moy. dim. 

ATEI 
Car. p, — Emp, a, n, — F. entier d'une pet. pat. 

ATEl 
Car. p. — Emp, t, n, — F. entier d'une très-pet. pat. 

ATEl 
Car. un peu bar. — Emp. t. n. — F. entier d'une pet. pat. 

ATEl 

Car. p, — Emp, t, n. — Ce nom est imprimé dans un encadrement irré- 
gulier qui imite la forme d'un arc dans sa partie supérieure. — Frag. du 
f. d'une ass. de moy. dim. en terre très- fine. 

ATEl 
Car. a: b. — Emp. t. n, — F. entier d'une pet. [At. 

ATEl 

B. car, — Emp. t. n. — Manque le premier jambage de I'a, qui, très- 
probablement^ devait être barré. — Port, du f. d'une pet. {>at. 

ATEl 

Car. p. ^^ Emp. pat., maif lisible. —Très-pet. frag. de pat. — Cette 
marque n'est pas complète ; il y manque la majeure partie d'une seconde 
ligne d'inscription dont il ne reste plus qu'ude étoile, par laquelle elle 
commençait. 




Emp. assez n. — A la fin de ce nom se trouve figuré un signe ressem- 
blant à un oiseau qui vole. — Frag. du f. d'une ass. de moy. dim. 

ATEl 

Cew, p, — Emp. a. n. — Le t est figuré j>ar une barre au-dessus de I'a ; 
té jambage du milieu de I'e est faiblement indiqué et comme si ce n'était 
qu'un point. — F. presque comp. d'une pat. de moy. dim. 

Π



Emp. n. — F. entier d'une pat. d'assez gr. dim. 

AlEl 

Car bar. — Emp. pat. ^ hiat^\' très-lisible. — Xm t et Te no forment ([u'uno 
lettre, quoique la barre du t ne soit pas marquée a gauclie, au-dcssas 
de I'e. — Frag. du f. d'une pat. de moy. dim. 

ATEl 

B. car. — Emp. t. n, — Le T et I'e ne forment qu'une lettre d'une ma- 
nière bien accentuée. — Frag. du f. d'une pat. de moy. dim. — Toutes 



— 345 — 



les marques du potier atei, qui précèdent, paraissent avoir été produites 
par des estampilles différentes, ce qui prouvé l'importance et Tactivité 



de cet atelier. 

ATEI O 

est bien plus 
que par la barre 
'agit encore ici d'une 
marque du potier ateivs. -— F. entier d'une pet. pat. en terre 
très-tine. 



t Car. /). — Emp. a. n. — L'a paraît être ponctué, et Vo 

I petit que les autres lettres. Quoique Te ne soit indiqué qi 

/ du milieu, il n'est pas douteux pour moi qu'il s'agit en 




Emp. i, n. — F. entier d'une toute pet. pat. en terre très-fine. 

ATEINI 

Car. a. b, — Emp, i. n, — L'a n'est ni ponctué ni barré. En sup|)osant 
qu'il faille lire ce nom atei h, il faut admettre cette réserve (|uc le 
dernier jambage de I'm n'est nullement adhérent à cette letlpc, tandis 
que les trois autres se touchent. — Frag.. du f. d'une ass. de très-pet. 
dim. 




g^^ ATEIXANTI^ 

Emp, t. n. — Un peu plus de la moitié d'une pat. de moy. dim. 

AÏEPO M... 

Car, p, T— Emp, a, n, — L'a paraît être ponctué ; le t est assez accentué, 
mais Te qui doit être joint à lui ne paraît pas ; le premier jambage 
de I'm est très-reconnaissable. — Frag. minuscule d'une très-pet. ass. 

(ATjEPO M 
! Car, a, b — Emp, t. n, — Très-pet. frag. d'une pet. pat. 

: ATEPO MA 

■ 

I Car, p, — Emp, t. pdt,^ surtout pour les trou premières lettres, — La 

baire sn|)ërieure du t ne paraît pas ; I'a est compris dans l'itf et barré. 

— F. entier d'une pat. d'assez gr. dim. 

' ATEPO MAN 

Car, p, — Emp. i, pat , mais Usibù, — i- La barre horizontale du t n'est 
, , que trcs>faiblement apparente ; I'e , qui se trouve joint à lui , paraît 

' très-peu ; enfin Ta, qui se trouve compris dans l'ai, semble être arch. 

— F. entier d'une pal. d'assez gr. dim. 



rTHa:!?r^ 



. Emp, a, n, — La barre supérieure du t ne paraît pas. — Tout pet. frag. 

^ du fond d'une pet. pat. — Cette marque est la plus accentuée et la plus 

élégante de forme de toutes celles du même potier que j'ai recueillies, 
et qui diffèrent toutes entre elles. Le vase sur lequel elle était inq^rimée 
est pourvu d'un vernis rouge- brillant, tandis que les autres poteries 
d'ATEPO que j'ai, sont d'une couleur plus pâle. 



— 346 — 

\TEPS1 M 

Car. p, — Emp. peu n. pour les quatre dernièreX lettres^ qui^ pourtant^ 
sont lisibles, — Un point figure de chaque coté du t , immédiatement 
au-dessous de sa barre supérieure. — Frag. du f. d'une pet. pat. 

ATI 
Car. p. — Emp. t. n, — F. entier d'une pet. pal. 

ATI 
Car, p. — Emp. n. — F. entier d'une pet. pat. — Cette marque n'a pas 
été produite par la même estampille que celle du nom qui précède. 

ATILIA(xM) 
Car. p. — Emp, assez n, — Le premier a n'est ni barré ni ponctué ; le 
deuxième est barré. — Frag. du f . d'une pat. de gr. dim. 

ATILIANI. MA... 

Car, a, b, — Emp, m, /i., mais très-lisible, — L'a qui est barré^ est com- 
pris dans Vu ; un n manque sans doute à la tin de l'inscription. — 
Frag. du f. d'une assez gr. ass. 

ATILIANI O 
Car, p, — * . Emp, mal venue, mais cependant très-lisible, — On ne peut 
voir si les deux^A sont barrés. — Pat. de moj. dim., de forme asscx 
profonde et presque comp. 

ATILIANI. O 

Car, p. — Emp, t. n. — Le premier a n'est ni ponctué ni barré. — F. 
entier d'une pat. de moy. dim. 

ATILIANI. O 

Car, p. — Emp. t, n. -^ Le premier a n'est ni ponctué ni barré. — F. 
entier d'une pat. de moy. dim. 

ATILIANI. O 

Car, a, b. — Emp. n, — L'a et Vs ne forment qu'une lellrc \ le second 
A est barré, tandis que l'autre n'a ni point ni barre. — F. entier d'une 
pat. d'assez gr. dim. 

(A)TILIANI. O 

Car, a, b, — Emp, t, n, — ^ L'absence de Ta empêche de savoir s'il était 
sans {)oint ni barre ; le deuxième a et Tn ne forment qu'une 
lettre, comme dans l'exemplaire qui prêche. — Pr€s<|ue toutes les 
marques du potier atilianvs ont été produites par des estampilles 
différentes. 

AVCELLA. F 

Car, t, b. — Emp, t. n. — Pat. d'assez gr. dim., aux deux tiers comp. 




mm 



Emp, t, n, -^ F. entier d'un gr. vase eh terre très-fine, avec une faiWe 
portion de pourtour sur laquelle figurent des*vestîges d'omementatioD 
d'un galbe très-pur, ressemblant à des feuillages. ^ 



— 347 — 

OF BAS 
Car. a. 6. — Emp. /». — Très-pet. ,frag du f . d'une pet. pat. 

OF BAS 

Car, a, 6. — Emp, t. n, — Moitié environ d'une très-jolie pet. pat. en 
terre très-fine. — Estampille tout à fait diiférente de la précédente. 

OF BASSI 
Car. a, b. — Emp, i, n. — Port, du f. d'une pal. d'assez gr. dira. 

(BELIN)ICCVS ? 

îl b, car, — Emp. i. n, — Cette marque figure à l'extérieur sur un frag. 
d'nn gr. vase orné de dessins d'un genre assez beau ; elle est en forte 
saillie et les lettres, qui en sont hautes, sont établies dans un rond derrière 
et le long d'un personnage ailé qui paraît être le Temps. 

OF BENE • 

C€w, p. — Emp, a. n. — Le deuxième e est joint au dernier/ jambage de 
TsT. — F. entier d'une pat. de moy. dim. 

OF BENE 

Car, p, — Emp, peu n, pour les deux dernières lettres, — ; L'n et Te sont 
liés. — F. entier d'une pet pat. en terre très-fine. 

JOF BENE 
Car. p, — Emp. très-pdt. pour les deux dernières lettres ^ mais lisible. — 
U^ et I'e sont liés. — Frag. du f. d'une pat. de moy. dim. 

BIBIX ou peut êlre BIBIXI 
en comptant un trait vertical (|ui paraît bien appartenir à cette marque. 

r 

I Car. p. — Emp. a, n. — Les trois premières lettres sont liées ensemble 

I au moyen du premier b qui est accolé à l'autre en sons inverse. Ce nom 

f doit évidemment être celui, d'un Gaulois. — F. entier d'une pet. pal. 

\ avec environ la moitié du |>ourtour et du bord. 

BITVR(IX) ? 

Car. p, — Emp, m, /i., mais lisible. — La partie infér. de la quatrième 
lettre manque, mais il est aisé de voir (pie c'est bien un a; la barre 
supérieure du t n'est pas indiquée. — Frag. du f. d'une pat. de moy. 
dim. 

BOLLVCI 

€j€tr. t, barb, ^ Emp, a, n, — La tête du deuxième l touche celle du 
ja.mbage de gauche du v. — F. entier d'une pet pat. 

Emp, ï. n, — F. entier d'une pàt. de moy. dim., avec port, du (Miurlour 
et du bord. 

BORILL... ^ 

T. b, car. — Emp, t. n, — Frag. du f. d'une pal. de moy. dim. 



■ 



— 348 — 
Bail 

Car. t. bar. — Emp. n. — Fr«g. du f. d'une pet. j>at. 



[BVJJ!2>'@PJ 



Emp, t, n, — F. entier d'une pet. pat. 



(C)ABILIO F (F arch.) 
Car, p. — Emp. n, — Pet, frag. du f, d'une jiat. do raoy. dim. 

CACASI 

Car. p. — Emp, t, n. — Les deux a sont ponctués tout à fait à leur liase. 
— F. presqu'enticr d'une ass. de gr. dim. 

^ CACASI 

Car. bar. — Emp. a. n. — Lès deux a paraissent n'être ni (jonctaés ni 
barrés; L's est fortement incliné en avant. — F. presque comp. d'une 
pat. de moy. dim. 

CACASI xM 

Car. a. h, — Emp. i. n. — Les deux a sont ponctués. — Port, du f. d'une 
ass. de gr. dim. — Aucune des trois empreintes portant le nom de cacas 
ne ressemble à l'autre. 



lO^Hi- 



Emp, H. - Frag. du f. d'une pat. de moj. dim. 

' (C}AL1D ? (cALrovs ou peut-être vALmvs.) 

r. b. car. — Emp. t. n. — L'a et Vl sont liés; l'i, bien plus pet. que lo 
autres lettres, est placé au-dessus du trait inférieur de I'l. — Cette mar 
'que est d-une forme très-élégante et tres-d^licate. — Frag. du f. d'uoe 
pet. pat. en terre très-fine. 

CALLIS... (CALLISTI?; 

Car. a. b. -* Emp. n. Très-pet. frag. du f. d'une ass. qui paraît avoir 

été d'asses gr. dim. 

CAMBVS F 

B. car. — Emp. a. n.^t très-lisible. — L'estampille ayant mal porté, U 
partie inférieure des lettres a et m ne paraît pas. — F. entier d'une ass. 
d'assez gr. dim. 

CAMP. 

Car. a. b. — Emp. I, n. — L'a, qui est barré^ fait partie de l'ii. -r Moitié 
du f. d'une pet. pat. 

CAMPANI 

Car. p, — Emp. très peu «., mais- cependant Usible. — L'a et I'm ne for- 
ment qu'une lettre ; ce premier a est barré. — F. ent. d'une ass. de 
raoy. dim. 



< 



— 349 — 

GAMPANI OF (F arc/i.) 
B, car. — Emp. t. n. — Frag. considérable d'une gr. pat. 

OFI. CAi\... (OFI. CANDIDI ?) 

Car, a. b, '^ Emp. t. n, — Les lettres a et n sont accouplées au moyen 
da jambage du milieu de cette dernière lettre qui est placé en sens con- 
traire de la manière habituelle de. le figurer; on dirait que c'est 
un D dont le trait inférieur vient se rattacher à Vs qui fait partie de cet 
accouplement de lettres ; Ta est barré. — Moitié du f. d'une pet. pat. 
en terre très-fine. 

CANTOM... 

T, b. car, — Emp, t. n, — Frag. du f. d'une ass. de moy. dim. 

CANTVS 

' Car. a. b. — Emp, n. — Plus de la moitié du f. d'une pat. de moy. dim. 

CAPITV. F 

B. car, — Emp, t, n, — F. entier d'une pat. d'assez gr. dim., avec port. 
J du pourtour. 

; (C)APITV. F 

* Ciir, a, b, — Emp. n, — L'a, dont la majeure partie existe^ n'est ni barré 

' ni ponctué. — Moitié du f. d'une pat. de moy. dim. 

CAPIT(V. F) 
Car. a. b, — Emp. n, — Moitié du f. d'une pat. de moy. dim. 

CASSIGN... 

Car. p, — Emp, t. n. — Les jambages de I'a ont en dehors une accentua- 
tion cunrîligne assez prononcée à leur base. — Moitié du f. d'une pat. 
degr. dim. 

CATIANI M 

Gor. un peu bar. — Emp. t. n. -^ Le premier a n'est ni ponctué ni barré ; 
le deuxième est ponctué. — F. entier d'une ass. de moy. dim 

CATU. OFIC 

Car. a. b. — Emp. n. — Moitié d'une ass. de moy, dim 

CAVTl 

Car. p, — Ernp. i. pdi», fnais lisible, — La barre de I'a parait à peine ; 
ex n'est peut-être qu'un point qui la remplace. — F. presque comp. 
d'une pet. pat. 

CAVTI. M 

T. b. car, — Emp, t. n. — L'a est ponctué. — F. entier d'une pat. de 
gr. dim. 

^ ^•^Mi) OFI CAVTI 

Emp. un peupdt, — Frag. du f. d'une ass. de pet. dim. 

OFI CAVTI (F. areh,) 

Car, p. — Emp, unpeupdi. — Cette marque, qui est tout à fait dans le 
genre de celle qui précède, ne se distingue d'elle que parce qu'elle n'a 



— 350 — 

pas un |>oint placé entre la troisième et U qasUnème lettre. G>nime sar 
l'autre on lirait plutôt ofi cayi que ofi cavti. — Fng. du f. d'une a^ses 
gr. pat. 

OFIC CAVTI 

T, b. car, — Emp. t. n, — Un point se trouve placé dans le centre de 
chacun des deux c, et en outre il y en a un autre entre les deux premiers 
jambages de la lettre formant Ta et le y tout à la fois. ^ Port, du f. 
d'une ass. de moy. dim. en terre excessivement fine. 

OFIC CAVTI 

Car. p, — Emp, a. n. — Comme dans l'exemplaire qui précède un point 
se trouve placé dans chacun des deux c , mais rien n'indique qu'il y ait 
une triple lettre. On pourrait donc lire ofig cm sans une légère accentua- 
tion horizontale du dernier jambage de I'n qui prouve que cette marque, 
infiniment moins élégante que l'autre, appartient bien au potier cAmrs. 
— Frag. du f. d'une pat. de moy. dim. 

OFFI. CES (OFFI. CESORINl?) 

B, car, — Emp, t, n, — Pet. frag. d*une ass. de moy. dim. 

(C}ESORINI 

T, b, car, — Emp. t, n. — Quoique coupé en partie par U cassure, Yi 
est très-reconnaissable. — Frag. du f. d'une pat. de moy, dim. 

(CE)SORINI 

T. b, car, — Emp, t, n, — Quoique coupé par la cassure, il est facile de 
reconnaître l's. — Moitié d'une très-jolie pat. de moy. dim. — Cette 
empreinte et celle qui précède paraissent avoir été produites par la même 
estampille. 

CINTVCR F ou ciNTVCA f (F arch,) 

Car, minuscules de forme très-maigre, — Emp, t, pdt, — Le v est forte- 
ment incliné de gauche à droite ; et Ta, si c'en est un , paraît n'être » 
ponctué ni barré. Je pense toutefois que c'est bien cintvcr f qu'il fast 
lire cette marque. — Un peu plus de la moitié du f. d'une ass. de pet. 
dim*. 



«eo 



Emp, t, n, >— J'ignore ce que peut signifier le si^le qui partant de r^ ^ 
rejoindre Ta. — Port, du f. d'^ine pat. de moy. dim. 

COBSI 

Car. p. — Emp. m. n,^ mais lluble. — Une fetible partie de l'i paraît. — 
Pet. frag. du f. d'une pet. pat. en terre très-fine. 

COCIO F 

C€ur, a b. — Emp, t, n — L'f est renversé la tête en bas. -:- On peu pins 
de la moitié du f. d'une pat. de moy. dim. 

COLLO F 

Car, bar. — Emp, t. n. — L'f est renversé la tête en bas. — Frag du i 
d'une pet. pat. 



— 351 — 

CONDO 

Car a. 6. — Etnp^ t, n. — Le d est joint au dernier jambage de Tn. — 
F. entier d'aae pet. pat. 

COR(i\ELlVS ?) 

Car a, 6. — Emp. /i. — Le premier jambage de Tn parait. — Presque la 
moitié du f. d'une pat. de moy. diiii. 




CORNV ? 

Emp. r. /i. — F. entier d'une pat de gr. dîm. et assez profonde. 

Lisez cosAx.M 





Emp. n. — Sauf son premier jambage Th est en partie enlevé par la cas- 
sure ; mais il peut facilement être reconnu dans sa partie supérieure ; ce 
détail essentiel a échappé au dessinateur qui a reproduit cosaxi au lieu 
de COSAX.M. Le point qu'il a placé après l'i n'existe pas. -» Frag. du f . 
d'une gr. pat. , 

COTTO F 

Car, a b, — Emp. t. n — F. entier d'une très-pet, ass. 

CRA 

Car. un peu bar, — Emp, pat, et un peu e'raillée, mah lisible, — L'a pa- 
raît n'être ni jtonctué ni barré, — F. entier d'une pet.^at. 



GRES? 



Emp, a. n. — Le sigle final, que je^ crois être un s, a un peu souffert par 
le frottement. — Serait-ce une abréviation du nom du potier crrstus que 
représente cette marque ? — Port, du f. d'une pet. ass. 

CRICIRO 

Car, p., déforme très-maigre, — Emp, a, n, — F. entier d'une très-pet, 
pat. 

CRICIRO... 

r. b, car. — Emp, t. n, — Frag. du f. d'une ass. de moy. dim. en terre 
très-fine. — Cette empreinte n'est nullement pareille à l'autre. 

caispiNi 
Emp, a, n, — Frag. du f. d'une pet. pat. 

CROESI (OFFICINA GROESl) 

T, b, car. — Emp. t, n, — Frag. assez considérable du f. d'une ass. 
d'asftez gr, dim. en terre excessivement fine. 




— 352 — 

CVCA(B) ou CVCA(BVS?) (A. arch,) 

Car, p. — Emp, t, n, — Ce qui me fait croire que c'est bien ce nom, c'tst 
que le jambage vertical qui suit L'a offre à sa base des traces de la boade 
inférieure d'un b. — Moitié du f . d'une pet. pat. 



çmpmi V f w; 

Emp a. n, — L'avant-dernière lettre dont l'ensemble forme un sigle 
qui m'est inconnu, par rajiport à la barre qui la traverse , paraît 
être un s tourné en sens inverse et barré par un i. Faut-il lire ce nom 
M DALVisiv ou AMDALVisrv ? Ce qu'il y a de certain, c'est que la lettre x 
n'est nullement barrée de manière à former un a. Il est donc présumable 
que c'est pour indiquer un prénom qu'elle a été placée là. — Moitié 
d'une pat. de moy. dim. 




Emp, t. «. — F. entier d'une pat. de gr. dim. 

DAÎVO 
Car, p. — Emp, m. n, — F. presque entier d'une très-pet. pat. 



>'!!/£ "JS3 



DAVNO M 



Emp, n, , sauf la lettre o. Le jambage €uitérieur du d, ne parait pat. 
— L'a, qui est barré, ne forme qu'une lettre avec le v. — Frag. assa 
considérable d'un gr. vase ou bol en terre gris-rougeâtrc, tirant un peu 
sur la couleur mine de plomb peu foncée, et décoré de feuillages d'un 
goût pur. 

DIICMl M (deciu m) 

T, b, car, — Emp, t. n. — Plus de la moitié d'une très-jolie pat. de 
moj. dim. 

DECMI. MA... 

Car, a, b. — Emp, t, n. — L'm et I'a ne forment qu'une lettre ; ce dé- 
nier est barré. — Frag. du f. d'une assez gr. ass. 

DECV. 

Car, p, — Emp, unpeupdt. — La barre inférieure de I'e ne paraît pas; 
serait-ce un f? — Très-jolie pet. pat. en . terre très-iine de ooaleor 
jaunâtre avec quelques colorations d'un rouge tendre. 

DIOR. F 

Car, a. b,^-^ Emp, t, n, — Presque la moitié d'une jolie pet. pat. eo 
terre très-fine. 

DIORI 

Car. a. b. — Emp, t. n. — Frag. du f. d'une pet. pat. , ea terre très- 
fine. 



I 



— 353 — 

H5S^1 DITTAMl ? 

Emp, î. n. — fjes dcax tiers da f. d'une pat. de moy. dim. 

< 

DIVICA(TI M) ou DIVICATVS 

7*. 6. c€w. — Emp. t, n, — La cassure empêche de voir le 2^ jambage 
i de Ta. — Frag. considérable d'un gr. plat en terre très-fine. 

DON 

Car, p. — Emp, a, n. — L'n est placé à contre-sens. — F« entier d'une' 
pet. pat. 

DONI 

Car. p, — - Emp, a, n, — F. entier d'une pat. de moj, dim. en terre de 
couleur neire, genre mine de plomb. 

DVB ? 

Cnr. p. — Emp, a. n,, sauf le b qui est douteux, — Plus de la moitié 
d'une très-jolie pet. pat. en terre très- fine. 

DOVUCCVS 
B. car, — Emp, I. n. — F- entier d'une pet. pat. 




Mmp, t, n. — F, presque comp. d'une pat. de mo]r. dim. 

IIMOCI EMOGI 

Car, p. — Emp, a, /i. -— La légende est en partie ébréchée, mais pourtant 
lisible ; le c, qui est incliné en avant, touche par le haut à l'i et paraît 
former avec lui on d à contre-sens. — Frag. du f. d'une pat. de moj. 
dim. 



ÊSEM 



Evicrv 



Mmp, i, n. ^ F. entier d'une pat. d'assez gr. dim, 



rAM.p. 



Bmp. t. R.— La moitié du f. d'une pet. pat. 



23 



— 354 — 

T, b. car, — Emp, t. /i. — F. presque oomp. d'une pat. de gr. dim. 




FAYSTVS SAU!f4T0l SIAVIAS 



Eïïnp, f . /i. — > Le 2* jambage du v du mot sbryiak est accentué et posé de 
manière à ne pas laisser de doute sur cette lecture. — Avant de devenir 
potier^ FAYSTVS avait sans doute occupé quelque emploi dans l'exploi- 
tation des salines de la Servie ; c'est ce qu'il aura voulu rappeler en 
faisant graver ce cachet. — F. presqu'entier d'une jolie petit, pat. de 
forme profonde, avec port, du pourtour. 

FELICIS MAN 

Car, p, — Emp, un peu pat,, mais très-Usible, — La lettre a, comprise 
danf I'h, est barrée. — F. entier d'une ass. gr. pat. 

FELICIT 
Car. a. b. — Emp, n, — F. entier d'une pat. de moy. dim. 

OF. FIRMO 
T, b, car. — Emp. t. n. — - Moitié du f. d'une pat. de moj. dim. 

O. FIRMOiVIS 

Car, a. b, — Emp. n. — Le dernier jambage de l'if a plus de hauteur 
que le premier; par ce moyen le second i qui dépend de cette lettre se 
trouve indiqué. «- Frag. assez gr. du f. d'une ass. de m. dim. 




Emp. n, — F. entier d'une très-pet. pat. 

FECrr MALIVS PORTVITATTS 






Emp, t, n. — Plus de la moitié d'une très-jolie pet. pat. de forme profonde 
^ et en terre très-fine. Le galbe de ce pet. vase est d'une rare élégance et 
d'un gr. fini de travail. 

OF FRIM 

Car. a. b, — Emp, a. n,, sauf le second F, — F. entier d'une pat. de moy. 
dim. 

{F)VSCVS. F 

T. b. car, — Emp. t, n, — Le y ne paraît pas entièrement, mais il est 
tres-reconnaissable. — Petit frag. du f. d'une pa». demoy. dim. 



— 355 — 

GEMI(NVS] GEMliXI ou GEMINI M 
Car, a. b. — Emp, t. n, — Petit frag. du f. d'une pat. de moy. dim. 

GEM(INVS) ? 

Car, a. ù, -p- Emp. n, — Le g a la forme d'un c. — Cette marque figure 
sur un frag. du pourtour extérieur d'un bol assez gr. et peu profond, 
près d'une tête de lion dans laquelle existe un trou pratiqué à la place 
de !a bouche pour verser le liquide. 

GENETII M. 

Car, wî peu bar. — Emp. t. /t. — L'm n'est pas complet ; il y manque 
le dernier jambage. — Pat. d'assez gr. dim. aux deux tiers comp. 

GENETII M 

Car, un peu àar. — > Emp. m. n. — Une partie d« g manque. Cette 
marque présente la même particularité que l'autre quand à I'm, et 
doit avoir été produite par la même estampille. — F. presque compl. 
d'une pat. assez gr. 

GENI.ALIS. F 

Car, p. — Emp. a, n. — La barre du g ne paraît pas être indiquée, et 
Ta n'est ni barré ni ponctué. — F. presque comp. d'une ass. d'assez gr. 
dim. en terre très>fine. 



CIHMÎ) 



GKBlUtn ou CKBMANI 



Emp, t. n. — Près des deux tiers d'un assez gr. bol dont la décoration 
consiste en ime bordure très*élégante au dessous de laquelle sont re- 
pr^ntés des lièvres dans une série de médaillons ronds. ^ L'ensemble 
de cette ornementation est d'un bel effet. 

GRATVS. F 

Car, minuscules p. — Emp. un peu pdt, — Le g à la forme d'un c, et 
Ta paraît être ponctué. — Frag. du f. d'une ass. de pet. dim. 



HABIL1S.F 

B. car, — Emp. t. n. — Pat. de moy. dim. à laquelle il ne mapquepour 
être entière qu'un très-petit frag. 

HâBILIS... 

B. car.^Emp. î, /i.— La cassure ne permet de voir qu'un léger vestige du 
jambage vertical qui venait après l's : tout porte à croire que c'était un f 
qui se trouvait à la suite de ce nom. — * Moitié du f . d'une pat. de moy^ 
dim. — Ces deux empreintes n'ont pas été produites par la même 
estampille. 



— 356 - 



lABBA 

Car, bar, — Emp. I. pdt,^ mais Usible, — Le premier a n'est ni poodaé 
ni barré \ le deuxième est barré. — Plus de la moitié da fond d'ane 
pet. pat. 



iir^iSim^^Mj 



Emp. t. n, — Plus de la moitié d'une jolie pat. de mpy. dim. 

lAVRA F 

Car, a, b, — Emp, n. — Le premier a n'est ni ponctué ni barre \ quant 
au deuxième^ on dirait qu'il est pourvu de la cédille archaïque, ^ F. 
entier d'une pet. pat. 

ICCALVS F 

T. b, car, — Emp. i. n, — Frag. du fond d'une pat. de moj. dim. 



Emp, a, n. — F. entier d'une pet. pat. 

(IND)EGENI M ? 

T, b, car. — Emp. t. n. — Le deuxième k est accolé au jambage de 
gauche du dernier rr, et est tourné en sens' inverse ; le d ne paraît qa'en 
partie. — Port, du f. d'une ass. de pet. dim. 

IVAS 

Car, un peu bar, -7 Emp. t, n. — L'a n'est ni ponctué ni barré. - Pet. 
frag. du f. d'une pat. de moj. dim. 

IVC 
Car, a, b. — Emp. n, — F. entier d'une pet. pat. 

IVCVN 
Car, p, — Emp. a. n, — F. entier d'une pat. d'assez gr. dim. 

IVCVNDI 

B. car, — - Emp. t. n. — Le c n'a qu'une courbure très-faible, et le d est 
tourné à rebours. — Moitié du f, d'une ass. de moy. dim. 

IVC(Vi\DI) 
B, car, — Emp. t, n, — Une faible port, de la partie infiérieare liti 
deuxième v paraît. — Frag. assez considérable d'une ass. de |ict 
dim. en terre très-fine. 

IVIA 

Car. p, — Emp. faiblement venue. — F. entier d'une gr. pal, 

IVICI ou peut-être IVLLl 

Car, i. bar, — Emp, a. n. quoique pdi. — .Si c'est ivlli qu'il faut li(« 
ce nom, les barres horizontales des l ne sont pas indiquées. -*F« 
entier d'une pet. pat. 



— 357 — 






IVLIV8 



Emp. en. — Il n'est pas possible de lire ce qui était écrit à la deuxième 
Ugne de ce nom de potier que termine une étoile. — Moitié du f. d'une 
pat. en terre très- fine et de moy. dim. 

IVLLI 

■ 

Car. bar. — Emp. n. — L'i final a la forme d'un l. — Les trois quarts 
environ du f. d'une ass. de moj. dim. 

IVLLI 
C€ur, p, — Emp, a, /i. — Six ]K>ints se suivant, placés 1,2, et 3, figurent 
avant le premier i , les trois touchent cette lettre. La même chose existe 
pour les trois points superposés après le dernier i ; on ne distingue pas les 
trois autres points également placés 2 et 1 qui devraient les suivre. — 
Port, assez considérable d'une pet. pat. 

IVLLI 
Car, p. — Emp, t, n, — Un point se trouve avant le nom; deux autres 
superposés sont à la fin. — F. entier d'une ass. de peC. dim . en terre tr .-fine. 

IVLLI 

Car. bar, ^~ Emp, .i. — Le premier l touche le deuxième jambage du 
V comme s'il ne formait qu'une lettre avec lui. ^- F. entier d'une très- 
pet, pat. 

IVLLI 

Car, p. — Emp. ti. n., sauf le premier l. — Frag. du f. d'une pat. 
d'assez gr. dim. — Aucune des empreintes ci-dessus portant le nom 
de rvixi ne ressemble à l'antre. 

IVLLVI 

Car. p. — Emp, n, — Le dernier v est plus petit que l'autre, et se trouve 
placé au-dessus du jambage horizontal du deuxième l. — F. presque 
«t>mp. d'une pet. pat. 

IV.LL.VS. 

Car p. — Emp. n, — Le premier v, dont le jaipbage de gauche est de 
forme légèrement curviligne, a un point dans le centre de sa partie 
supérieure. — Plus de la moitié du f. d'une ass. de moy. dim. 

IVSTl. MA 

C€tr. a. h, — Emp. t. n, — Le haut des deux premières lettres manque 
pour une très-faible partie. — Pat. entière d'assez gr. dim. 

IVSTI MA 
C^ir. un peu bar. — Emp. a, n. — Le point qui figure sur l'exemplaire 
précédant manque à celui-ci. — F. entier d'une pat. de moy. dim. 



;vrm 



Emp. t. n. — Le nom du potier ivstvs, que le bois reproduit à la 
moitié de sa grandeur, figure sur un bol de moy. dim. que décoraient 



— 358 — 

des sujets de chasse, dont on voit encore quelques restes su» U portion 
du pourtour qui a survécu. L'inscription, qui a un fort relief, se troaTC 
placée à l'extérieur du vase, tout à fait au bas 4e la panse et aa- 
dessous d'un chien qui poursuit un animal dont on ne voit que les 
pattes de derrière. Le fond de ce bol est entier. 

(LAST)VCIS F? 
r. b. car, — Emp, t, n. — Frag. du f. d'une ass. de moy. dim. 

LASTVCISS... (Larch.) LASTVCISSA M ou OF 
Car. a. b, — Emp. t. n, — L'a est ponctué. — Frag. considérable d'nn 
plat de gr. dim. 




Emp. n. — * Frag. du f. d'une ass. d'asseï gr. dim. — Quoiqu'il soit écrit 
d'une manière un peu différente, ce nom doit évidemment ap])arteiiir 
au potier dont les deux marques précèdent. 

LEAVDV F 

Car. moins que p, — Emp. m. n., mais UsibU, — L'a réuni au v , paraît 

' être ponctué. L'inclinaison du d, pareillement joint à l'autre jambage de 

cette dernière lettre, donne tout lieu de croire que c'est bien le nom de 

ce potier. Les deux jambages du v final ne se touchent pas à leur partie 

inférieure. — F. entier d'une gr. pat. 

LIBE(RALIS) > 
Car. a. b. »• Emp, a, n. — Frag. considérable d'une ass. de moy. dim. 

OF LICLXUM 
H, car. — Emp. t. n. — Je cite ici cette légende telle qu'elle est inscrite, 
mais je dois faire une observation au sujet de son interprétation. Mai^ 
toute l'anomalie qu'il y a de trouver réunies sur la même marque les 
indications of et manv qui sont équivalentes, et quoique la lettre a , 
qu'une barre indique dans I'm , soit placée entre les deux premiers jam- 
bages de cette lettre, je n'hésite pas à c.x>ire qu'il faut lire OF LlCiXI MA. 
— F. entier d'un bol de gr. dim., dont je possède de nombreux fra|;. 
ornés d'une très-riche décoration. 

LITTERA F 
B, car. — • Emp. t. n. — - F. entier d'une pat. de moy. dim. 

LOSORI* 51 
Car. a, 6. — Emp, m. n. , mais très-lisible. — F. entier d'un bol d'asso 
gT; dim. 

LVCAN 
Car, a. b. — Emp. m. /i., mait très-lisible. — L'a n'est ni ponctue ni 
barré. — F. entier d'une ass. de pet. dim. 

LVPINl M (L arch.) 
Car. a, b — Emp. n. — F. entier d'une j>at. de gr. dim. 



— 359 - 



HM 



aiABYS ou MABVS ? 



Emp. légèrement pdt,^ mais très^apparente. — Sans la netteté relative 
avec laquelle cette marque bizarre dans son ensemble a été produite, 
on pourrait croire qu'elle est le résultat d'un estampillage manqué d'à- 
boni et repris à plusieurs fois. Je ne crois pas du reste qu'elle soit com- 
plète parce qu'elle s'arrête à la cassure au bord de laquelle un nouveau 
jambage paraît se montrer. Je laisse donc à des personnes plus ex- 
périmentées que moi le soin d'interpréter cette empreinte. — Près de la 
moitié d'une pat. de moj. dim. assez profonde. 

OFI MACCA 

Ciwr. p, — Emp, /i. — Le jambage gaucbe du premier a, qui n'est ni 
ponctué ni barré, a une forme curviligne très-prononcée ; le deuxième a 
est barré. * Tout pet. frag. du f. d'une pet. pat. 

OF. MACCAR 
C€w, p, — Emp, n, — L'm et Ta ne forment qu'une lettre indiquée par 
une barre placée entre les deux derniers jambages de Tu ; l'a est accolé 
au dernier a. — La moitié du f. d'une gr. pat. 

OF MAC (CAR) ou OF MACCARI ? 

Ccar, a. b. — Emp. n, — L'm et I'a ne fonnent qu'une lettre quoique ce 
dernier ne soit ni ponct. ni barré. — La moitié du f. d'une ass. de pet 
dira, en terre très-fine. 

OF. MACCARI 

Cor. a. h, — Emp, %, n. — Les lettres doubles sont agencées de la même 
manière que dans la marque précédente sans que néanmoins le premier 
a ait son jambage antérieur de forme curviligne. — Frag. du f . d'une 
ass. de pet. dim. en terre très-fine. 

MACRLVI 

Car, un peu bar.-^^Emp» <• n, — L'a qui est censé faire partie de I'm n'est 
ni ponctué ni barré ; l'a affecte presque la forme d'un a. — Frag. du f. 
d'ane pat. d'assez gr. dim. 




MADBITV M ou MAOBEV H ? 

Emp. a. A.— S'il faut lire cette marque madrev m les deux i formeraient Te \ 
mais la barre du jambage gaucbe du v qui s'étend sur le dernier i d'une 
manière caractéristique donne tout lieu de croire que c'est un t que l'on 
a voulu indiquer. — Frag. assez minime d'une ass. en terre rougeâtre 
qui a dû être de pet. dim. 




MAHFTIS 



Emp. n. — F. entier d'une très-pet. pat. en terre très-fine. 



— 360 — 

Emp, a, n. — F. entier d'une ass. de moy. dim. 

(MAI)ORIS 

Car, p. — Emp, n, — L's adhérent à l'i est incliné en avant comme dans 
la marque qui précède celle-ci ; l'o n'est pas complet^ mais il est très- 
reconnaissable. — Très-pet. frag. du f. d'une pat. de moj. dim. 

MAIGRIS 

Car. p, — Emp, t. n. — Les lettres m et a forment une série non inter- 
rompue de jambages. L'a est ponctué. — F. entier d'une pet. pat. 
Cette estampille est d'un genre complètement différent de celui des deux 
autres. 

MAIVF 

Car, p, — Emp, pdt., mais lisible, — L'a est compris dans I'm et 
barré. — F. entier d'une pat. de pet. dim. 




Emp, t, n, — F. presqu'entier d'une pat. de gr. dim. 

MALLEDO. F 
B, car, — Emp, n, — F. entier d'une pet. pat. 

MALLED.V... 

B, car, — Emp. t, n, — Ce nom doit être complet. — Un point est placé 
entre les deux l an dessus de la barre inférieure du premier. — Pel, 
frag. du f. d'une ass. de inoy. dim. en terre Ircs-fine. 

MALLVRO F 
T. b, car, — Emp, t, n, — F. entier d'une pat. de moy. dim. 



CM^J^^Sl 



mamavgni ou mamancni 



Car, a, b, — Emp, t, /i., sauf les lettres accouplées qui' cependant tont 
très^visibles, — Port, du f. d'une ass. de moy. dim. 

MAMMI, OF (A arc/i,) 

T, b, car, — Emp, t, n, -r- L'o est de forme beaucoup plus |>etile que les 
autres lettres. — La moitié du f. d'une pat. de moy. dim. en terre 
très-fine. 

MAM(MI.OF?) 

Car, p, — Emp, a. n, ^ L'a n'est ni barré ni ponctué. — La moitié da f. 
d'une ass. de moy. dim. 

MAINE 

Car, minuscules a, b, — Emp, n, — L'm et Ta, qui est barré, ne formcnl 
qu'une lettre. — F. entier d'une très-pet. pat. . 



— 361 — 

MARCELLI M... 

Car. p, — Emp. mal venue, maû lisible, — Les deux premières lettres 
n'en forment qn'une, et l'on dirait que Ta est ponctué ; I'm final ne pa- 
raît qu'en partie. — La moitié du f. d'une pet. pat. 

xMARCI F. 

Car, a, b. — Emp^ t, n, — Les deux premières lettres forment une série 
non interrompue de jambages ; I'a est ponctué et I'f final n'a pas la 
barre du milieu. ^- Bol presque comp. d'assez gr. dim., ayant une bor- 
dure très-saillante vers le milieu de sa hauteur. 

MARTI 

Car. p. — Emp. un peupdt. , mais lisible. — Une cassure empêche de voir 
le premier jambage de I'm dans lequel I'a qui est ponctué est compris. 
— Un peu moins de la moitié d'une pet. pat. en terre très-fine. 

MAR(TI) ? (A arch.) 

Car. p. — Emp. /t. — Celte marque est de forme circulaire autour d'un 
annelet central.-^ La moitié du f. d'une pet. pat. en terre rougeâtre. 

(MA)RTI M 

B. ONT. — Emp. t. n, —• L'm final est très-petit en comparaison des autres 
lettres ; la partie antérieure de l'a manque. — Très-petit frag. d'une pat. 
de moy. dim. 

MASG 

• 

Car. p.— Emp. a. n, — L'm et I'a ne forment qu'une lettre ; la barre dont 
ce dernier est pourvu est placée très^bas. — F. entier d'une très-pet. pat. 

MASCIVS. FF 

T. b. car. — Emp. p. /i., ma'is très- lisible, — Le dernier f de la légende 
remplace sans doute un e, afin de former l'abréviation du mot fecit. 
\Jx, c|ui est ponctué, fait partie de I'm. — Plus des trois quarts d'un 
gr. bol en terre rouge d'une finesse extraordinaire de terre et du plus 
beau vernis. Ce vase est orné d'une frise délicate au dessous de laquelle 
se trouve un courant uniforme et continu de feuillages d'un goût de 
dessin très-pur et d'un charmant agencement. La conservation de tons 
les détails <x>mposant la décoration de ce vase est parfaite , car elle 
a clé produite |>ar un moule entièrement neuf. 

OF MASSl 

Car. p. — Emp. on ne peut plus pat., mais cependant lisible. — L'm et 
l'A, qui paraît être ponctué, ne forment qu'une lettre. — F. entier d'une 
pet. pat. 

MASSILI ? 

B. car. — Emp. t. n. — L'a est indiqué dans I'm par une barre. Ce nom 
commençant immédiatement un peu après la cassure, on ne voit pas le 
premier jambage de I'm. 11 m'est donc impossible de dire si l'on doit 
lire MASSILI ou vassili \ cependant j'incline à croire que la première 
lettre était plutôt un m qu'un v. — Plus de la moitié du f. d'une pet. 
pat. en terre très- fine. 



— 362 — 

MATEIS 

Car, p. — Eny», m. n,, mais lisible, — L'a, qui est barré, liit partie de 
Tm -, icT et Te sont ]>areiUeinent liés ensemble.— Frag. dur. d'une ass. 
de pet. dim. 



C V^»8 M R3 Tf MATBBSi ou PATSam ? 



Emp, a. n, ^- Cette marque rétrograde, dont les caractères au Lieu d'être 
en relief sont en creux, figure sur un fragment ayant fait partie d'un 
vase de couleur noire et de moy. dim,, orné de sujets de chasse. — Ce 
fragment est assez considérable pour pouvoir donner une idée de la dé- 
coration. Quant à l'inscription elle est établie sur un cartouche entre 
deux chiens placés l'un au dessus de l'autre et courant en sens inverse. 
La première lettre et la moitié de la seconde manquent. 




ItATXaNUS PEC 



Emp. a, n, — La moitié environ du f. d'une ass. de moy. dim. en terre 
rougeâtre. — Le bois qui reproduit ici cette marque ne la représente 
qu'à la moitié de la grandeur de l'original. 

MATVRL M... 

B. car, — Emp. /. n. — Les deux premiers jambages ae I'm sont seols 
' apparents. ' — F. entier d'une pat. de moy. dim. 




MAX 



Emp, t. n, '^ Frag. du f. d'une pet. pat. en terre très-fine. 






xknopbilos 
m. pkbennis 



Emp, /!., quoique dépourvue de relief, — Cette marque, d'une rare élé- 
gance^ est imprimée sur un frag. assez considérable d'une ass. d'asseï 
gr. dim. en terre on ne peut plus fine et pourvue d'un vernis rouge très- 
brillant. Elle figure non dans le milieu du f . du vase, mais sur un des 
^ côtés, vers le bord. Le nom de MBNOPmLos, potier d'origine grecque 
sans doute , se trouve réuni ici . à celui de peeennis , que noos 
retrouverons bientôt, et prouve qu'il y a eu sous les Romains des asso- 
ciations formées par des potiers pour l'exploitation de leur industrie. 

MERCA. M 

Car, a, b, ^ Emp, t, n. — L'a est ponctué. »- Plat de très-gr. dim. aux 
deux tiers corop. et à bord très-bas. 

MICIS F 

Car. p. — Emp, i, n. — L's est tourné à contre-sens. — Pal de moy. dim. 
aux trois quarts comp. 



I 



/' 



— 363 — 




MnCÀTO 

Emp, n, — Cette marqae rétrograde figure à l'exlérîear d'un gr. bol en 
terre rouge très-fine orné de sujets de chasse. Elle est établie au bas de 
la panse et est placée sur une banderolle au dessus d'un chien qui court 
après un lièvre. Les caractères qui composent l'inscription sont en 
creux. Quant a la frise supérieure elle représente des oiseaux et d'autres 
ornements. — J'ai environ la moitié de ce vase dont la décoration est 
belle et d'une gr. netteté de moulage. 

MOBESI 

Car, p. — Emp, t. pdt,^ maû très^lisible, — Plus de la moitié du f. d'une 
ass. de moj. dim. en terre très-fine. 

OF MOM 

Car. a. b. — Emp, n., sauf la seconde lettre, — F. entier d'une pet. pat. 
en terre très-fine. 

OF MONDA 

Car. p, — Emp, m, n,, surtout pour la dernière lettre qui cependant pa- 
raît bien être un à., — Moitié du f. d'une pat. de moj. dim. 




Mp 



Emp, t, n. — F. entier d'une pat. de moj. dim. 

Nil 

Car. moins que p. — En^), peu n. , mais lisible. — ' F. entier d'ut.e très- 
|)et. pat. 

m 



NOMI 



Emp, n. -^ F. entier d'une jwit. de moy. dim. 

NVA F 

Car, t. bar. — Emp. pdt.^ mais lisible, — Frag. du f. d'une pat. de moy. 
dim. 



Emp. t. n. — Frag. considérable d'un plat de gr. dim. 

IVL NVM(I M) 

Car. a, b, »- Emp, t, n, — Comme dans l'exemplaire gravé qui précède, 
le point se trouve placé au-dessus du jambage inférieur de I'l. On ne 
voit que le commencement de I'm. — Pet. frag. du f. d'un plat de gr. 
dim. ; cette empreinte est identiquement pareille à la précédente, 



— 364 — 

(A arch.) 

Car. a. b, — Emp, t. n. — Frag. du f. d'une ass. de inoy. dim. en terre 
fine et de couleur noire peu foncée. 

OICOC... 

T, b car, — Emp. t. n. — On connaissait déjà le nom oico incomplet 
d'après une marque de potier rencontrée à Limoges : celle-ci quoique 
ne résolvant pas la question ajoute au moins une lettre à ce nom. — 
La moitié du f. d'une pet. ass. en terre très-fine. 




OLEGSISS ? 



Emp. t, /i. — F. entier d'une ass. de moy. dim. en terre rougeâtre. 




Emp. t, n, — F. presque comp. d'une pat. de moy. dim. 

OIRII ou DIRII ? 

Car. t. bar. — Emp. a. n. — La partie antérieure de la première lettre , 
que ce soit un o ou un d, n'est pas marquée. L'a est ponctué au 
milieu de sa partie inférieure et est également pourvu d'un point à l'ex- 
térieur de sa boucle du haut. Quant à la première lettre, c'efit, à mon 
avis, bien plutôt un o qu'un n. — F. presque comp. .d'une pet. pat. 



PAMMIVS F 

Car, p. — Emp, pdt. et un peu coupée en bas par la cassure , mais lisi- 
ble. — La boucle du p est très-petite , et un point placé entre les deux 
premiers jambages du premier m indiquent Va. — La moitié dû f. d'une 
pet. pat. en terre très-fine. 

PASSEE MA 

T. b. car, — Emp, t. n, et fort Usible bien quun peu ébréchée en tête par 
la cassure. — L'm et Ta, qui est barré, ne forment qu'une lettre. — La 
moitié environ du f. d'une ass. de pet. dim. 

M PERENNIS 
INCRATVS ? 

Emp, t. n. — Frag. peu considérable in f. d'une pat. de moy. dim. — 
M.PEREXNis doit être le même potier que celui dont le nom figure sur la 
marque de hexophilos décrite plus haut. Il s'agit donc ici d'une nou- 
velle association, et je crois ne pas me tromper en pensant que le nom 
incomplet qui figure à la seconde ligne doit être lu ixgbatvs. 




— 365 — 

PHIL (pmLippus ?} 

Car. p. - Emp, f* /i. — L'h est lié au p. — Frag. du f. d'une pat. de raoy. dim. 

PISTILLI M... (les deux L sont arch,) 

Car, un peu bar. — Emp. t. n, — F. entier d'une pat. de moy. dim. 

OF POLI 

Cew. a.b. — Emp, peu /i., mais lisible, — Frag. du f. d'une pat. de 
moy. dim. 

OF POL(I) 

Car, p. — Emp, a, n, — Frag. du f. d'une pat. de moy. dim. — Ces 
deux empreintes ont été produites par la même estampille. 

M.POaTICI 




Entp, n, — F. entier d'une pet. pat. 

(POS)TVMI MA ? 

dur. bar. — Emp, n, — Le v a une forme tout à fait curviligne ; I'm el 
Ta ne forment qu'une lettre , ce dernier est barré et néanmoins un point 
existe entre les deux jambages du milieu de I'm.— La moitié du f. d'une 
pet. pat. 

OF PRIM 

CUtr. p. — Emp, assez n, y sauf tif , mais lisible, ^ F. entier d'une pat. 
de moy. dim. 

PRIM(I) 

C€ar. p, — Emp, a, n. — Tout pet. frag. d'une pet. pat. — Cette marque 
est comp. différente de celle qui précède. 

PRIMI ou PRIM F. 

Car. p, — Emp, un peu pat., mais lisible^ sauf la dernière lettre. — S'il y 
a un F à la fin il n'a pas de barre supérieure, et un point se trouve au- 
dessous de celle du milieu. — F. entier d'une pat. de moy. dim. 




Emp, m. n,^ malt lisible ^ sauf les deux dernières lettres de la seconde 
ligne. — - Le bois ne rend pas exactement ces deux lettres qui sont, 
selon moi^ un i et un m. Quant au trait horizontal qui traverse la troi- 

, sième, cela ne m'empêche pas de la prendre pour un b ^ surtout lorsque 
je la compare à la cinquième, qui n'est pas un a : je lis donc kybodi h. 
S'agit-il encore ici d'une association de potiers ? — Frag. du f. d'une 
ais. de moy. dim. 

PRISCILLI MAN (les deux l sont arch,) 

Car. p. — Emp. a, n. — Les lettres m et a forment une série de jambages 
sans solution de continuité ^ Ta est ponctué. — F. presque compl. d'une 
ass. de pet, dim. 



— 366 — 

PRISGINI. M 

Car, un peu bar, — En^), t, n, — L'a a presque la forme d'un a. ^ F. 
entier d'une pat. de moy. dim. 

PRIVAT 

Car, a, b, — Emp. a, #i. — Les deux. tiers environ d'une jolie pet. pat. 

OF. PRM.V... 

Car. p, »- Emp. a. n. — Un peu plus de la moitié du f. d'une pet. pat. 
en terre très-fine. 

OF. PRM.\ ... 

Car. p, — Emp, a. n. ^Un petit éclat a enlevé la partie supérieure de 
Ta, et l'on ne voit que le premier jambage du v. — Un peu moios de 
la moitié d'une pat. de moy. dim. — Cette marque a été produite par 
la même estampille que la précédente. 

PVDENÏS 

B, car, — Emp, m, n,, mais très-lisible, — Frag. du f. d'une pat. de 
moy. dim. 

PVD(ENIS) 

B, car, — Emp, n, — Presque la moitié du f. d'une pat. de moy. dim. 
en terre très-fine. — - Cette marque a été produite par la même estam- 
pille que la précédente. 

PVGN(I M) 

T, b, car. — Emp, t. n. — La moitié du f. d'une pat. de moy. dim. 



Emp, n, , — Très-pet. frag. d'une pat. de moy. dim., ou d'une pet. ass. 

QVINTANI M 
Car, a, b, -r Emp. f. a. — Le t est indiqué au-dessus du troisième 
jambage de I'n ; I'm est plus petit que les autres lettres. — F. entier 
d'une pat. de moy. dim. 

QVINT(ANI M) 

Car. p. — Emp, m, «., mais lisible, — Le t et I'n sont liés comme dans 
l'exempl. précédent. — Presque la moitié du f. d'une pat. de moy. 
dim. — Cette empreinte est différente de l'autre. 

RE 
Car, p, «- Emp. n, *— F. presque ôomp. d'une pet. pat. 



«i1ïîEi!îttAL!Z1 



Emp. n, — F. comp. d'une pat. de moy. dim. 



— 367 — 

REBV(RR)I MâN 

Car. a, b, — Emp, m, n, — L'a, quoique non ponctué, est compns dans 
I'm, du quatrième jambage duquel part un trait vertical qui complète 
Tn^ agencé dans ces lettres. Les deux a ont été efiFacés par le frottement. 
Aucune lettre accouplée n'existe dans cet exempl. — Frag. considé- 
rable d'une ass. d'assez gr. dîm. 

REDIT(VS; ou REDin. M 

r. b. car. — Emp. t, n, — Frag. considérable d'un pat. de gr. dim. en 
terre très-fine. 

REGALIS 

Car. à. b. — Emf}. n, — L'a est ponctué. — Frag. considérable d'un plat 
de gr. dim«^ ' 

. R£GIN1. 

Car. a. b, — Emp. n. — Après le point qui termine ce nom est un jao)- 
bage vertical qui se trouve avant la cassure ; est-ce un m ou un f ? «- 
lia moitié du f. d'une gr. pat. 

RIIOGENI. M (REOGENI. M) 

T. b. car. — Emp. m. n., mais Uxible. — Le deuxième i est plus petit que 
les autres lettres. — Frag. assez gr. d'une ass. de moy. dim. 

REP. 
Car, p. — Emp. t. n. ^ F. presque comp. d'une pet. pat. 

! REPENT 

Car, a. b. — Emp. t. n. — Le p a une forme très-bizarre ; sa boucle est 
I fig^urée par un gros point, et au dessous d'elle il y a deux autres 

points qui se suivent. — Le tiers environ d'une pet. ass. en terre 
tzès-fine. 

REPENTI 

Car, un peu bar. — Emp. a. /i. — Le p n'a pas de boucle, et le t res- 
semble à un I. — F. presque comp. d'une pet. ass. en terre très-fine. 

: REPENTLX 

Car, p, — Emp. n. — La boucle du p est peu accusée , et le t est indiqué 
par une faible barre sur le dernier jambage du premier n. — Tout pet. 
P firag. d'une pat. de moy. dim. 

RIAND M 
Car. unpêu bar. — Emp. pdt,^ mais lisible. *- Presque la moitié d'une 
i pet. pat. 

^ RISPL M 

Ceu-, p. — Emp. n ^- L'm n'est indiqué que par son premier jambage et 
la tête du second : ce n'est pas une défectuosité d'empreinte. — Le tiers 
I environ d'une pat. de gr. dim. en terre très-fine. 

I 



l 




Emp, /. n. — Le tiers environ du f. d'une pat. de moy. dim. 



— 368 — 

RONT.V 

Car, a. b. — Emp. t. n. — Une barre indique le t sur le troisième jam- 
bage de I'n. — La moitié du f. d'une ass. de moj. diin. en terre tr.-fine. 

RV. 
B, car, — Emp^ n. — Frag. du f . d'une très-pet. pat. 

RVFI 

Car. un peu bar, — Emp, n, — F. presque comp. d'une très-pet, pat. en 
terre très-fine. 

OF RVM ou O FRVM 

Car, p. — Emp, m. /i., mais lisible. — Presque la moitié d'une gr. pat. 



mmï' 



SÀBINI 



Emp, t. n, — Port, du f. d'une ass. d'asses gr. dim. 




SÀBINI omciifA 



Emp, n. — Les deux tiers d'une jolie pet. pat. en terre très-fine. 

SAB. OF.F 

Car, a. b. ^^ Emp» a, .1. — Cette marque est tout à fait pareille à odle 
qui précède. — Port, du f. d'une ^ass. de pet. dira. — J'ai un troi- 
sième exempl. de ce nom ainsi figuré, mais un peu défectueux. Il est 
eofpreint sur le fond d'une assez gr. patère. 

(SA)BI\I 

Car, a, b. — Emp, t, n, — Port, du f. d'une ass. de moj. dim. en terre 
très-fine. 

OFF SA(BINI) 

B. car. — Emp, n, -^ L'a n'est ni ponctué ni barré ; le conunencemeat 
d'un jambage vertical qui le suit donne tout lieu de croire que c*est 
bien ce nom. — Les deux tiers du £. d'une pet. pat. 




Emp, i, /t.-~ Dans le rond autour duquel se déroule la légende, se troate 
figuré un signe que l'on peut prendre pour un marteau. — - F. entier 
d'une très-pet. pat. 



— 369 — 

SALVE 

B. car, — Emp. m. /i. — L'a est ponctué. — F. presqu entier d'une 
pet. ass. 

SALVE 

Car, a. b, — Emp, t, n, — L'a est barré très-bas. — F. entier d'une 
toute pet. pat. en terre très-fine. — Emp. différente de l'autre. 

(S)ALVE 

Car, a, b — Emp, /i. — La partie inférieure de l's paraît un peu. — 
La moitié du f. d'une ass. de pet. dim. en terre très-fine. 

SALVETV 

Car, p, — Emp, t, n. — L'a parait être ponctué. — Presque la moitié du 
f. d'une ass. de moj. dim. 

SALVETV 

Car. a, b, — Emp, t, n, — L'a est ponctué ; un point existe aussi tout à 
fait en baut, dans l'intérieur du v. — Frag. du f . d'une ass. de très- 
pet, dim. en terre excessivement fine. — Cette empreinte est tout à fait 
différente de celle qui précède. 

SALVI (A arch.) 

Car, a, b, — Emp. i, n. — Le tiers environ d'une jolie pet. pat. en terre 

très-fine. 

SALVI 

Car, un peu bar, — Emp, a, n, — Frag. du f. d'une pat. de moy. dim. 
— Empr. toute différente de la précédente. 

SAMILLI. M 
Car, un peu bar, — • Emp, a, n, — F. entier d'une pet. pat. 

SAMILLI. M 

Car, un peu bar. — Emp, n, — Plus de la moitié du f. d'une pat. de 
moy. dim. — Cette empreinte est un peu différente de celle qui 

précède. 

SANCTIAM M 

Car, p, — Emp, t, n, ^ Les deux a sont ponctués. — F. entier d'une 
pat. de moy. dim. 



(^îÇ^èr- 



Emp, a, n, -^ Frag. de la panse d'une amphore en terre rougeâtre et qui 
paraît avoir été d'une dimension assez considérable. — Le bois ne 
reproduit cette inscription qu'à la moite de la grandeur de l'original. 

(SAT)VRNINI 

Car, a, b, — Emp, m, n,, mais lisible, — Presque la* moitié d'une pat. 
de moy* dim. 

SCAP 

Car, p, — Emp, a, n, »- F. entier d'une très-pet. pat. 

24 



^ 370 — 

SCEVS 

Car, m, b, — Emp, m, n, , mais très-Usible, — Port, da f . d'une ass. de 
moy. dim. 

SCEVS 

Car, p, — Emp, m. n., mais lisible. — Frag. du f. d'ane ass. de pet. 
dim. 

SCEVS 

Car, a, b, »- Emp. n, — Presque la moitié d'une pat. de gr. dim. — 
Ces trois marques ont été produites par des estampilles différenles. 
Celle-ci est imprimée sur un assez ^and rond qui forme une saillie très- 
prononcée dans le milieu du fond de la pat. 

OFIC SCO 

C€W. a, b, — Emp, n, — Un point se trouve placé dans le centre dn pre- 
mier c. — Plus de la moitié du f. d'une ass. gr. pat. 

SCOTIVL. ou SCOT M 

Car, a, b, — Emp. t, n, — La cassure ne permet de voir que le haut du 
dernier jambage vertical \ ni lui ni celui qui le précède ne sont adhé- 
rents au V : c'est ce qui me fait croire que ce nom doit être lu sconvi. 
— Port, du f. d'une pat. de raoy. dim. 




Emp. /i. -» La moitié du f. d'une pet. ass.' 

SECVND M 

T, b. car, — Emp. t. /i. »- Le d est lié au troisième jambage de V\. — 
Frag. du/, d'une ass. de.moy. dim. en terre très«fine. 

SEDATI. M... 

T, b, car. — Emp. t, n. — On ne voit que les deux premiers jambages 
de I'm; Va n'est ni barré ni ponctué. — Frag. du f. d'une ass. de moy. 
dim., en terre très-fine. 



C^oilflffltf^ 



Emp, n, — Ce nom, que l'on a fait graver par rapport à sa singularité, 
est difficile à lire. L's renversé, qui se voit au commencement de la 
légende et que suit un point, indique-t-il un prénom ? Comme il y a 
d'autres points dans l'inscription, cela paraît douteux. Sauf meilleur 
avis, je prends pour un l le jambage qui suit les deux premiers points, 
et pour un e arch,^ les deux traits verticaux qui viennent immé- 
diatement après : de cette manière, je lis srfilrsk. — F. entier d'au 
plat d'assez gr. dim. 

SENIL.I. M 

Car, a, b, — Emp, t, n. — Le premier point est au-dessus du jambage 
horizontal de I'l. — Port, du f. d'une assez gr. pat. 



— 371 — 

SEML.1. M 

Car, p, ^ Emp. un peu pdt, •— Le premier point est placé comme dans 
l'exemplaire précédent. — F. presqu'entier d'un plat d'asses gr. 
dîm. — Quoique se ressemblant un peu^ ces deux empreintes sont le 
produit d'estampilles différentes. 

SENO MAN 

Car. a. b, — Emp. m. n. — L'a , qui est barré, fait partie de I'm ; I'n y 
est également adhérent, et son second jambage part de Ta en sens 
inverse de la manière dont il est placé d'ordinaire. — F. presqu'entier 
d'une pet. ass. 

SIIX(TVS) (SEXTVS ou SEXTl) 

Car, a, b, — Emp, n, — C'est bien ce nom qu'il faut lire , car l'extré- 
mité gauche de la barre supérieure du t paraît un peu. — La moitié 
environ d'une pat. de moy. dim. 

SILVANI 

Car. p, — Emp. n, — Un point est placé dans l'intérieur du y, tout à 
fait en haut. — Environ la moitié du f. d'une pat. de moy. dim. 



gOL^^iSS^MS^ 



Emp. t, n. — Frag. du f. d'une pat. de moy. dim. en terre on ne peut 
plus fine. 

SILVI. OF 

Car, a. b, — Emp, n. — Les lettres o e^ f sont en plus petits caractères 
que le reste. — Presque la moitié d'une pat. d'assez gr. dim. et de 
forme profonde. f 

SIOFCI ? 

Car, un peu bar. <-*• Emp, a, n, — La première lettre a une forme insolite 
et ressemble presque à un d de l'écriture cursive. L'f est renversé la tête 
en bas ; enfin un sigle très-peu apparent, placé à la fin de la légende, 
semble être un f tourné en sens inverse, -» F. presqu'entier d'une pat. 
de moy. dîm. 

SOLINL OF 

Car, a. b. — Emp, /i, — F. entier d'une pat. de moy. dim. 



STUDIOSI 



Entp. m. n, — F. entier d'une gr.patère. 

SVBI 

Car. p. — Emp. m. /i., surtout pour la boucle inférieure du b.— F. entier 
d'une très-pet. pat. 

SVCCVSXII ? 

Car^ a, b, — Emp. 4, pdt, — F. entier d'une pat. de moy. dim « 




— 372 — 



OBINEEiqB 



Emp, t. n, — > La decnière lettre serait-elle un e au lieu d'être un r P 
F. presqu'entier d'une très-gr. pat. 



(TA)LBVCIAN1 
T. b, car. — Emp. t. n. — Frag. considérable d'un platd'asses gr. dim, 




Emp. a. n. -— Frag. du f. d'une gr. pat. — Quoiqu'il soit écrit d'une 
manière un peu différente, ce nom doit être le même que celui qui figure 
sur la marque précédente. 

TAVD\CI (les deux a sont arch.) 

Car, p. — Emp. a, n. — Le premier a et le v sont liés ensemble. — Tout 
peti /rag. du f. d'une très-pet. pat. en terre très-fine. 



mm\i 



I 



Emp, t. n. — Plus de moitié du f. d'une assez gr. pat. en terre très-fine. 




Emp, t. n, — F. presqu'entier d'une ass. gr. ass. en terre tri*s-fine. — 
On considère généralement ces deux noms comme appartenant au même 
potier : ne seraient-ils pas ceux de deux associés ? 

TIBERI M 
M, car. — Emp. t. n. — F. presqu'entier d'une pet. pat. 

(TI)BERI. M 
B. car, — Emp. t. n. — Frag. du f. d'une pat. de mby. dim. — Ces 
deux empreintes ont été produites par la même estampille. 

TIGOTA (A arch.) 
Car, t. bar: — Emp, n. — Port, du f. d'une pat. de moy. dim. 



Wt®'^''^''^ 



Emp, a. /i. — > Ce nom est inscrit d'une manière rétrograde xur un très- 
petit fragment d'un vase de moy. dim. pourvu d'ornements asseï délicate- 



— 373 — 

ment exécutes et représentant des arabesques. 11 est plaQB à Textérieur, 
vers le milieu de la }>ansé. 

TIÏVSIVS. FE 
Car, a, b. — Emp, /i. — Frag. assez gr. d'une ass. de pet. dim. 

TONCVS. F 

Car. a. h. — Emp, m, «., mais très-lisible, ^- L'f n'est pas barré en haut. 
— Frag. assez gr. d'un bol de pet. dim. 

TOVTI OF 

• 

B, car.'- Emp, t, /i. — Ce nom commence de suite après la cassure et peut 
ne pas être comp. ; cependant, d'après la mSinière dont l'estampille est 
placée juste au milieu du rond, il ne doit lui manquer que peu de lettres. 
S'il est incomplet, ne serait-ce pas contovti qu'il faudrait le lire ? — La 
moitié d'une jolie pat. d'assez gr. dim. 

TRETIOS. F 
Car p, — \Emp, a, n, — F. entier d'une três-pel. pal. 

(rR)IBVi>fI M ? 
Cetr, a, b, — Emp, n, — Près du tiers d'un bol d'assez gr. dim. 



VALËRI 
Car. p, — Emp. a, n, — Frag. du f. d'une pat. de moy. dim. 

(VA)LERI 

Cart p, — Emp, t. n, — Le bas du jambage de droite de Ta paraît un 
peu. -» Tout pet. frag. du f. d'une pat. de moy. dim. — Cette empreinte 
est différente de la précédente. 

VATVCNI ou VAVCNI 

Car. p. — Emp, a. n, — L'a , qui est ponctué , a une barre sur son 
sommet. C'est donc plutôt vatvcni que vavgni qu'il faut lire ce nom. 
— Plus de la moitié du £• d'une pat. de moy. dim. 

VIIN (VEN) 

Car, bar, — Emp. n. — Le dernier jambage de I'n n'est pas apparent. — 
F. entier d'une pet. pàt. 

VI 

Car, p. — Emp. a. n, — Frag. d'une pet. pat. de forme assez profonde. 

VIAT 

Car, a, b, — Emp. î, n. — Cette marque est pourvue d'un filet circulaire 
comme encadrement. —F. entier d'une pat. de moy. dim. 

VICARI 
Car, p, '— Emp, n, — Frag. du f. d'une pet. pat. 

VICA(RI) 

Car, p, — Emp, assez n, — - L'a ne paraît être ni barré ni ponctué. — La 
moitié du f. d'une pat. de moy. dim. 



— 374 — 

VID(V}CVS F 
Car, a. b, <— Emp, m. n. — La moitié du f. d'une pet. pat. 

V(IDV)CV(S) ? 

Car. a. b. — Emp. t. n. — Cette marque, qui figure dans un encadrement 
carré dont la moitié manque, est composée de deux lignes d'inscription. 
Ce qui reste offre à la première ligne un v et à la seconde un c et un \. 
Il est probable q«'il y avait un f à la fin de la légende pour que chaque 

. ligne contînt quatre lettres. — Frag. du f. d'une pet. ass. en terre ex- 
cessivement fine. 

VLMV ? 

Car. t. bar. — Emp, n. — F. entier d'une pet. pat. — Le nom du potier 
vnrm est connu. 

VIRECV 

C€tr. a, b. — Emp. t. n, -r- Port, du f. d'une ass. de pet. dim. 

VIRECV 

Car. a. b. — Emp, t. n, — F. entier d'une toute pet. ass. — Quoi- 
qu'ayant une gr. ressemblance entre elles, ces deux marques paraissent 
aToir été produites par des estampilles différentes. 

OF VITAL 

Ciw. moins que p. -^ Emp. i, n. — L'a n'est ni ponctué ni barré \ la barre 
horiiontafe de Tl est à peine indiquée. — F. entier d'un vase ou bol de 
gr. dim. très-épais et qui a dû être orné de sujets de décoration. 

OF VITAL 

Car. moins que p. — Emp. pat. — Cette marque, qui est bien moins nette 
que l'autre, paraît avoir été produite par la même estampille. — Frag. 
très-considérable d'un gr. bol décoré de sujets de chasse et d'autres 
motife d'ornementation d'un assez bon goût, quoiqu'ayant un peu de 
lourdeur, 

VOBiVIL ou plutôt VOBANIL (L arch.) 

Car, a. b. — Emp. r. /i. — Le deuxième jambage de I'xN a une inflexion 
particulière qui donne tout lieu de supjxraer que c'est bien vobanil qu'il 
faut lire ce nom, quoique Ta, qui dans ce cas est compris dans IN, ne soit 
pas ponctué. — F. presqu'entier d'une pat. de moy. dim. . 




- XAMTIII 



Emp, I. n. — F. entier d'une pat. d'assez gr. dim. 




Emp. t. /i. — Plus de la moitié du f. d'une très-|>et. pat. en terre très-fine. 



375 — 



XAlTIHI 



Car. a, b, — Emp, a. u, — L'a forme une lettre séparée. — Frag. du f. 
d'une très-pet. ass. 



®!IEffi) 



XELLIV 



£mp, <./>.— On peut lire aussi xirlliv, si Ton tient compte du jambage ver- 
tical, qui touche l'x. — Pat. de moy. dim. et qui est entière. 

XELLIV ou XIELLIV 

Car. bar, — Emp, t. n, — F. entier d'une pat. de moy. dim. — Ces 
deux marques diffèrent un peu Tune de l'autre. 

XI VI... 

Car. bar, — Emp, m. n, , mais lisible. — Une faible portion du jambage 
du deuxième i paraît seulement. — Port, du f. d'une pet. pat. en terre 
tiès-flne. 



Je n'ai pas connaissance que Ton ait jamais découvert de fours 
à potiers * non-seulement ici ^ mais même dans un rayon assez 
éloigné. Jusqu'à preuve contraire, tout porte donc à croire qu'au- 
cun des vases sur lesquels se lisent les noms ci-dessus établis n'est 
de fabrication poitevine. En admettant, ce qui est très-supposable. 
que la majeure partie de ces vases provenait de fabriques éloignées, 
cela prouve combien les produits de l'industrie céramique romaine 
et gallo-romaine s'expoilaient à des distances considérables, même 
dans des temps oii les moyens de communication n'étaient pas, à 
beaucoup près, toujours très-faciles. 

Je ne dois cependant pas omettre de noter un détail intéressant: 
c'est que je me suis procuré une estampille rdmaine en bronze , 
qui a été trouvée à Poitiers et a dû servir à la décoration des pote- 
ries. Cette espèce de cachet est pourvu d'une tige haute de 6 centi- 
mètres, tandis que la bande, qui servait à mouler, n'en a que 3 de 
longueur sur i de largeur. La partie extérieure de cette bande , 
gravée en creux d'une façon très-accentuée, représente un courant 
de feuillages se déroulant eu spirale. 



— 376 — 

Il s'en faut de beaucoup que, dans la liste qui précède, j aie fait 
figurer, en rétablissant une partie de leurs légendes, tous ceux des 
noms de potiers que je possède, et qui sont incomplets soit au 
commencement, soit à la fin. J'en ai encore une bien plus grande 
quantité qui sont dans le même cas. Avec uii peu de patience et de 
recherches, je suis convaincu que la lecture d'un certain nombre 
d'entre eux pourrait être reconstituée, du moins pour ceux qui ne 
sont pas trop écourtés; mais je suis forcé de les négliger, parce que 
ce travail est déjà beaucoup plus long que je ne l'avais pensé. 

Qpmme spécimen curieux de certains caractères peu communé- 
ment employés par des potiers de l'époque romaine pour signer les 
produits de leur industrie, j'ai cru devoir faire graver quatre in- 
scriptions, dont trois ont entre elles un certain air de ressemblance 
quant aux sigles dont elles sont composées. J'avoue ingénument 
mon incompétence relativement au déchiflfrement des trois pre- 
mières; toutefois, j'ose espérer (|u'il se rencontrera dans le monde 
savant quelque linguiste assez habile pour pouvoir les interpréter. 

Voici la reproduction de la première , qui seule est bien com- 
plète : 



r^i^ù 



Elle figure, tout à fait au bas de la panse, sur un fragment con- 
sidérable d'un très-l>eau bol de grande dimension, dont je possède 
quelques autres morceaux qui ne peuvent se rajuster. La riche 
décoration de ce bol représente, dans un encadrement oblong, un 
cavalier armé d'une lance et galoppant. Dans les médaillons ronds, 
qui alternent avec le sujet dont je viens de parler, se voient divers 
animaux, tels qu'un lion, un tigre et un cerf que poursuit le chas- 
seur. Entre ces diverses décorations sont des cariatides repré- 
sentant des femmes. Le Catalogue du musée des antiquités de 
Londres, par M. Roach-Smith, reproduit un fac-similé de Tinscriptiou 
qui précède , et M. de Longuemar l'a pareillement fait figurer sur 
le dessin de ce vase restitué qu'il a joint à sa Notice sur quelques 
poteries antiques découvertes à Poitiers. Néanmoins, je crois utile 



— 377 - 

de la reproduire de nouveau, ne fût-ce cjue pour attirer sur elle 
l'attention des érudits. 
La seconde est celle-ci : 



II 




Elle est placée tout à fait au bas de la panse d'un bot plus 
petit que le précédent, et dont je possède un peu moins de la 
moitié. Ce vase est alternativement décoré par des animaux, des 
oiseaux çt des feuillages d'un assez bon goût de travail. L'ins- 
cription est interrompue du coté droit par la brisure. 

La troisième est ainsi figurée : 




Comme les autres, elle se trouve au bas de la panse d'un bol qui 
paraît avoir été aussi grand que le précédent. Je n'en possède qu'un 
très-petit fragment, sur lequel on voit quelques restes d'ornementa- 
tion. Ici c'est du côté gauche que la légende laisse une suite à désirer. 

Si j'avais à hasarder une opinion relativement à ces ti'ois vases, 
je serais porté à croire que s'ils ne sont pas d'origine Punique ou 
(leltibérienne, ils ont été fabriqués en Orient, et que leurs inscrip- 
tions doivent être lues 'de droite à gauche. 

En(m, voici quelle est la dernière : 




Cette inscription, en caractères (tursifs, ligure sur un fragment 



— 378 — 

d'un bol qui a dû être très-grand, si Ton en juge par l'épaisseur 
du morceau de poterie sur lequel elle est inscrite. Ce débris 
est pourvu d'une décoration de bon goût, qui laisse distinguer 
la jambe d'un personnage et -des feuillages disposés en ara- 
besques. De même que les précédentes, elle se lit tout à fait au 
bas de la panse du vase, et ne se compose que des trois lettres 
suivantes : 6RA ou CRA. 



TABLE GÉNÉRALE 



DES NOMS DE PERSONNES 



ET DE LIEUX. 



Vbo, p. 35, 36. 

Vbsie (!'), abbaye, 102, 133, 306; 
if^ de Moncouiemt^ Deux-Sèvres, 

— J. Beatoun , abbé de l'Absie, 
132. 

AMXxm^ 89 ^ Saini^ean-^^cre, 
Acelinî (GuiUebnus)^ 93. 
Acfredos , 45 3 -^ grammaticas , 25 ; 

— Macellarius, 37 ^--Panetas, 33, 
34. 

Acfridiis , filius Berengerii Pendil- 
les, 40. 

Acbardaus (boys aus) , il2 ; c^ 
de Bois-de^Céné^ c«"» de Challatvt, 
Fendée. 

.4cfaarie (Isabeau), femme de Jean 
Bmg^iers, seign. de Chaix, 427. 

Adam (M'.), secrétaire de la maison 
de la Trémoille, 239, 291 , 
292,293. 

\deIora, soror Pétri , clerici Sancti 
Pétri Puellensis, 41 . 

Vflemari (Guillelmus) ^ 26. 

Ademaras, 27. 

Adrian fM.), 323. 

^ffredus, sacerdos, 29. 

Vgnes , comitissa Pictavensis, 5, 10, 
12, 13, 15,18,21, 22,23, 24, 
25, 30, 33, 34, 33, 36, 37, 40. 

— imperatrix Romana, 10! 

— uxor B. Montis A cuti , 90. 
Agricîacus, Agrissiacus, Agriziaciis, 

6, 11, 33, 35, 36, 37,38, 39, 40, 
il, 46 ; Agressajr , c^ de Thura^ 
getut^ (fi^ de Mirebeau, Fienne. 



Agulias terra apud castruni Oiero- 
num *, salina de Aiigullis, 44. 

Aigret (Gauterius), archipresbyter de 
Auparesio, 62. 

Ailonensis (Isembertus), 11. V. Gas- 
tello Aillon (I. de). 

Airaarus^canonicus Sancti Nicolai ,28. 

— vicarius, 38. 

— de ^ameris, 25. 

— de Talnaico, 45. 
Aimeric de Rocba, 59. 
AimericuSyfilius Berengerii Astanova, 

40. . 

-— filius Gàuifredi, vicecomitis Thoar- 

ceusis, 9. 
— * frater Guinemanni, prioris SancUe 

Radegundis, 36. 

— decanus ecclesiae Pictavensis, 17, 
19. 

— prior Sancti Medardi, 62. 

— prior Sancti Nicolai, .'<8. 

— vicecomes, 63. 

— vicecomes Thoarcensis, 19. 

— de Arcellis, 44. 

— Bederreire, 85. 

— Brun, 84. 

— de Gaiviniaco, canouic)is Snncti 
Mcolai, 28. 

— Goeneas, 63. 

— FaiaB,38. 

— Godinellus, canonicus Sancti .Ni- 
colai, 28. 

— Grinberti, 60, 61. 62, 67. 

— Lemossinca, 74. 

— dominus Mauritanie, 80, 81. 



— 380 — 



Aiinericiis Menardi, 58, 61 , 63. 

— Pipaldus, 41 . 

— Poer, al. Poerii, 66, 67, 69, 70. 

— de Roauta, miles, 87. 

— Roeas, miles r 97. 

— Salinarius, 3i. 

— de Traiant, 82. 

Ainardns^ caDonicus Sancti Nicbolai, 

30 -, — Cocas, 28. 
Aino, miles, 42. « 

Airnidiis de Forgiis, 44, 45. 
A ira II. 37; Airaiinus, 25. 
Airaudi rWiflclmus^ 63. 
Airatidus Discapdclatus, 31 . 

— de Sancto Gregorio, 26. 

Airon , 262 , 282 , 283 ; c<»« de 

Fouillé, tienne, 
Alart fJ.), 183. 
AlbaPeIra, 100, 108; le Boupère, 

c-o" de Pouzauges , Fendée, 
Albericus, 31. 
Albertus, 27. 

— de Cambono, 42. 

— Talamunden&is, 46. 
Alboin, évcque de Poitiers, 299. 
Alboinus, decanus SanctiHilarii, 23, 

25. 

Albrct (Charles, cadet d'), 174. 

Albainus, miles, 39. 

Albya rA. de), 101. 

Aldeardis, uxor Berengerii Pendil- 
les, 40. 

— la Maîtresse, 75. 
Aldebcrtus, 44. 

— cornes, 14. 

Aldebur^is, fîlia Berengerii Pendil- 
les, 40. 

Aldoar, 41. 

Aleelmi f Guillelmus) , cpiscopus Pic- 
tavensis, 55. 56. 

Alexander pajia 11, 10, 15, 18, 30. 

Alienordis, uxor... Poer, 69. 

AUard (Claude), chanoine de Laval, 
204, 294. 

Alleaume, 323, ^ 

Allexendrye (viUaf;c de 1') , 313 ; 
près CL^sé, Vietuie 

Aliumnellus (Garinns), 105. 

Almarici (Guillelmns), 7. 

Alneia (domus Hospitalis de), 114 ; 
iMitnaYy c^ de Sainte-Cécile^ c»" 



deiEssarVs^ Fendée, 
Alnisium, 30 ; VJunis, 
Aloiensis (Ebaius), 30 \ de théui- 

aillon , près la Rochelle, 
Alon,al. Alun, al. Alum(Petnis),&l, 

100,102. • 
Alperusiensts, al. de Alpenisio iPe- 

trus),91,92, 102. 
Alpenisium, 91 92, 99, lOU iOi 

103; Auparesiuni, 62*, Pareds, 

cP^ de la Jaudonnière , c*" ée 

Sainte- lier mitte^ Fendée. — \lpe- 

rusienses archipresbyteri, V Gan- 

lerius Aigret, Guillelroos. 
Amatus, archiepiscopus Bardegikai- 

sis, legatus sedis apostolicse, 18, 

20, 21. 
Amblardus, 63. 
Amboise, 172 note, 173 note, 189 

Indre-et-Loire. 
Amelina, uxor Gaufîredi, \ioeco- 

mitis Thoaroensîs, 9. . 
Ameliiis, prior, 120. 
Amiens, 151, 173. 
Amori, al. Amorri , al Amauri» 

(Mauricius), miles, 81, 82, 86. ' 
Anagnia, 46 ; Anagni en Italie, 
Ancenis, 170 ; Loire- Inférieure, 
Andréas, filins Pétri Rustîci, 70. 

— canonicus Sancti Nîcolai, 31. 

— Brngali, 45. 
^ FiUun, 59. 

— de Malebrario, 82. 

— ToFPc, 113. 
Anet-sur-Eure , 165 ; ^irt^' 

Loir. 
Angers, 140, 141, U2.325î-(l< 

cardinal d'), 171. 
Angevin (Bernard), 147 note. 
Anglais (les), 145, 146, 147, 166. 

177 195. 
Angleterre (le roi d'), 165, 166,1'^ 

180, 200. 
Angncs, uxor H. de Boscbo, 96 
Angoulcme (comte d'), 193. 

— (Charles, comte d'), 314. 

— (évoques d'), V. Gerardus,LaiB- 
bertus. 

^ (Saint-AusonedV, 193. 
Angullis (salina de/ apud casinuo 
Oleronum , 44. 



381 



AnjoQ (!'), 176; comtes d'— , V. 

Ganfredos, Richard Gœarde-Lion; 

- (duc d'), 312. 
Anne, femme de Charles Schomberg, 

ducd'Halwia, 272. 
AnsoD, 298 ; (^ de Saint'Cxr-en^ 

Talmondais^ fendée, 
Ânsterias, 29. • 
Anterius, capellanusde Calleria, 62. 

— domiims Mauritaniae , 80. 
Aquitaine (ducs d'} , V. Poitou 

(comtes de). 

— (nation d'J , en l'université de 
Poitiers, 326. 

Aragon (roi d'), 312-. 
Arabers (Gaufredus), 9, 28. 
Arbergamento f Martin us de) , 64, 

65, 66, 67. 
Arbertus, 26. 

— (magister), templarius, 99. 

— de Sancto Jovino^ 37, 39. 
Arcellis (Aimericus de), 4i. 

Anroit, filius Garsiae de Macheco, 57. 
Arduinos^ 37 ; — canon icus Sancti 

!^icolai, 27, 29, 3i, 
Araibors la Ghotarde, 66. 
Ar;geotum (R. de) , miles, 71 . 
Armagnac (comted'), 157, 174 note. 

— (Anne d'), 174 note. 

— (Jacques d') , duc de Nemours, 
comte de la Marche, 151 note. 

Amaldus, 14, 26. 

— canonicus Sancti Nicolai, 29. 

— Calcri, 45. 

— Villanus, 41. 

Arnaudeau, avocat fiscal de f Airon, 

323. 
Arnaudus^ 28, 59. 

— decanus, 59. 

— presbyfcr, 45. 

— Bemers, 69. 



Arnaudus de Faolia, 58, 66. 

— Qui non ridet, archidiaconus, 55 . 

— Vigerius, al. Vigerii, 58, 64, 65, 
66, 67. 

Arnoidus, 55. 

Amulfus Jornal, 42. 

Aron, chapelle, c*^ de Saint-Cjrr^ 

en^Talmondai^^ Vendée^ 298. 
Arpinus (P.), <03. 

— (Radulphus), miles, 103. 
Arquencum (ripariad'), 104;/'>/r- 

canson, rivière^ c^ de la Chdtai- 

gneraie, Fendée, 
Arras, 166, 167. 

Artbenicus,canonicusS. Nicolai, 30. 
Artigia Exirema, villa, iO. 
Arveus, 39. 

Ascelin (Gaufridus), 60. 
A.stanova (Berengerius), 40. 
Ato, capellanus, 44, 45. 
Auberga ,mater G. Megne, 67. 
Aiibery du Maiiricr, 210. 
Aubigné (Agrippa d'), 324. 

— Constant d'), 2:27. 
Aubigny (i\U. d'), 282, 283. 
Anbreteria, 96 •, VAuhretière^ cP^du 

BreuU'Barret^ c^ de la Chdtai- 
* gneraie, Vendée. 
Audeart la Baudeia, 63, 64. 
Audebertus Posdrea, 64. 
Audemer (Land n'eus), procurator do- 

mus Hospitalis de Monte Acuto, 81 . 
Auparesium, V. Alperusium. 
Avrard , curé de Saint-Hiaire de 

Poitiers, 305 
Auxiensîs (Guillelmus^ archiepisco- 

pus), 19. 
Aygroncres (les), 112; (^ de Bois- 

de- Cén€\ c^n de Challans^ Vendée, 
Aymericus, Y. Aimericus. 
Ayrault (Madame) à Angers, 141 . 



B 



Balfiedi (Jobannes), 26. 
Baraeere(la),80*, la Bjaraire^ cP^ de 

Beaurepaire , c®» des Herbiers, 

Vendée. 
Barba Rnf« (Petrus), 70. 
Barbeuères (François de), s*" deChé- 

meraut, 2139. 



Barbotea (Guillelmus), 58, 59 , 61. 

— (Josbertus), 60. 

— (Petrus), 58, 62,63. 
Barbotins (Guillelmus) ,sacerdos, 86. 
Bardonis seu Bordonis (Girbertus), 

canonicus Sancti Nicolai, 44, 45. 
Barra, 56, 59, 63; Barra de Lu- 



— 382 — 



diai, 70 ; Barra do. Luxaio , Ti ; 
Barra Sancti Saturnini , 55 £a 
Barre de Saini-^uirey cP^de Sainte^ 
Hermine, Vendée. 

Barra (Radiilfus de), 71. 

Barrae Dorinî, 103 ,• lex Barres^ c^ 
de Pouzauges, Fendée, 

Barreteau, scribe du Cliapitre de Lu- 
con, 323. 

Barrette (la), al. la Barette ; Bar- 
retta, al. Baretta, 63, 65, 66, 67, 
70. V. Barra. 

Barris Dorynni (F. de), 92. 

Bartbolomeus, canonicus Sancti Pé- 
tri Pictavensis, 38. 

— de castello Mirabel, 33 ; arcliie- 
. piscopus Turonensis, 34. 

— de Viveona, 26. 
basagiae, V. Bazogiae. 
Bassins de la Ferre, 75. 
Bastardus (Guillelmus), 43. 
Baudan (Gaufridus), 88. 
Baude, al. Baudet (Boninus) , 64. 

— (Gaufridus), 64, 66, 69. 

— (Petrus), 64, 66, 67, 69. 
Baudeia (Audeart la), 63, 64. 
Bajonne, 192. 

Bazogiae , 104 ; Basagîae , 109 f 
110-, Bazoges-en-Pareds ^ c^de 
la Châtaigneraie y Fendée, 

Béarn (Pierre de), 147 note. 

Beauce (la), 154, 155. 

Beauclerc (Michel de), maître des cé- 
rémonies des ordres du Roi, 288. 

Beaujeu (Pierre de), 174 noie. 

Beau lieu, 166. 

Beauménil, acteur, 305. 

Beaumont (Jacques de) ,178. 

Beaune (Jacques de), 191, 192, 197, 
201. 

Beauregard (Mgr de) , évoque d'Or- 
léans, 304. 

Beauvais, 173. 

Becbet (Raginaudus) , 85. 

Bedarrere, al. Beidererei (Petrus), 
58, 65. 

Bederreire (Aymericus), 85. 

Bedis (Jobannes), 95. 

Bellasatis, ,al. Bellassatis, uxor G. 
vicecomitis Broceanim, 99, iOl, 
102. I 



Bellay (Zacharie du^ , s^ du Plcssis- 
Bellay, gouverneur d'Henri de U 
Trémoille, 250. 

Bellenave (le sire de), 196, 900. 

Belleville, 114 ; «^ du Poàré-MUS' 
la- Roche, Vendée, 

— (Maurice de) , chevalier, setgn. de 
Montaigu. de la Gamache et de 
Commequiers, 111, 114, 115. 
116. 

— (Olivier de Cltsson , sdgn. de), 
126, 307. 

Belvearium, 413, 114 i Beouvoir- 

sur^Mer^ Fendée, 
Benaventus deJCodonio, 29. 
Benedicta, filia Berengerii AstanoTi, 

40. 

— uxor Guillelmi de Petra, 29. 
Benedictus, discipulus Fulcbcrii, ab- 

batis Orbisterii, 55, 56. 

— prior Sancti Nicolai, 36. 
Beneventum, 46 *, Bénévent en lia- 

lie. 

Benon (forêt de), 218 ; c* df 
Courçon^ Charente^Inférieurt, 

Berardi (Martin us), prior, 121. 

Bercborium, 306 ; Bretsuire^ Deux- 
Sèvres. 

Bereau(J.),323. 

Berengaritts Calletea, 57. 

Berengerius Astanova, 40. 
— Pendilles, 40. 

Berlaius de Pasavanto, 9. 

Bernard us, canonicus Sancti Nioolai, 
27. 

— clericus Stirpensîs, 20. 

— presbyter de Faîolia, 85. * 

— Mesdiinus, 25. 

— (Willelmus),. senior de Golun- 
giis, 91. 

Berner (Amaudus), 69. 
Bernerius, 38. 
Bemo, 27, 37. 
Berrv (M. de), 152. 

— (nation de), en l'université de 
Poitiers, 326. 

Bersona (Jobannes de), 109. 
Bertbelemi (Geofl&t>y), écuyer, 306. 
Bertramnus, abbas Nobilîacensb » 

17. 
Bertnmdus dé Gbalon, pneepior 



— 383 — 



dooiiis Hospîulîs de Habitîs, 113. 
Besiy (Jean), 122. 
Bedmn ou Beatonn (Jacques de), 

archeTéquede Glascou, 131, 133. 
Béiiaa (Jacques}, 173. . 
Biberis flnvius, 6, 11, 24 ; ia Roivre, 

rivière^ affluent du Clain, 
Bîciacnm, 299. 
Bidault (Josias) , 226. 
Bigotière (Fr. Viète, s' de la), 132. 
Billette (PeCrns), 306. 
Bîscardus, decanus, 64. 
Bissâut (J.V 84. 
Bbtaidea (Guillelmus) , 85. 
Blanchardus Carnifex, 85. 
Blois, 187, 188, 190, 192, 193, 

195, 196, 197, 198, 199, 200, 

308. 
Blondellus (Jobannes^ scutifer ducîs 

Burgundiae, 309, 310, 31 1 . 
Bocbet (Gauterus)^ 70. 
Bodet, 94 ; d^ de la Chapelle- The^ 

mer y (fi^ de Sainte- Hermine ^ Ven- 
dée. 
fiodin (Paganus), 60. 
Boele (P. de), 95. 
Boers Grinbeiti, 60. 
fioet (Simon), 81 . 
fioilesve (Nicolas), 161. 
Boix (WilielniQs de), 104. 
Bommoisiz (prévôt de), 166. 
Bonar (frater Guillelmusj, templa- 

rius, 99. 
Boiiet (molendinuin), 95. 
Booeta, uxor Johannis Mareschalli ,' 

65. 
Boninos, 67. 
Baudez, 64. 
Bonitos Duridentis, 24. 
Bonivint (J.), clericus, 86. 
Bonnella , piscatoria, 121 ; /a Btm- 

nelle, c*^ de Fontenajr-le^Comtey 

f'endée. 
Bordeaux, 145, 146, 147 note, 148. 
— (archevêques de) , 46; V . Araalus, 

Gau£rîdus, Goscelinus. 
BordoDÎs (Girbertus), V. Banlonis. 
Borellus de Mosterioio, 7, 11. 
Bomeaeliuni, 94; Bourneteaa^ c9^ 

de Ckantonnaxi Vendée. 
Borsardus (GalfÊidus), miles, 91. 



Bosclienea , al. de fioscheneia (Re- 

naldus),62,63. 
Boscbo (Hugo de), dominus Gante 

Merule, 96. 
Bescum Rolandi, 99 ; Bois-Rolandy 

co» de Pouzaugesy f^endée. 
Boso, cornes Marchiae, 19. 

— yicecomes Castelli Ayraudi , 
19. 

Boteline (la), 109. 
Bottentret (terra de), 61, 62. 
Boucicaut (Jean le Maingre), 126. 
fioucœur, 223, 224, 288 ; c"» de 

Saint'f^arenty Deux-Sèvres, 
Bouhier (Lucrèce-Marîe) , marquise 

de Noirn]outiers,en secondes noces 

duchesse de Vitry, 272. 
Bouille (J. du Fouîlloux , seîgn. 

de), 134. 
Bouillon (le duc de) , 209, 220, 

226,230, 235, 251, 252, 253, 

255 262. 

— (Uuise de) , 232 , 281 , 285. 

— (M»* de), 290. 
Bouin (Pierre), 295, 296 

Boulay (Claude du), seconde femme 

de Jean Besly, 122. 
Bounin , famille de Fontenay-le- 

Gomte, 130. 
Bouquier, 323. 
Bourbon (le duc de), 152, 157. 

— (Charles de), comte de Soissons, 
230. 

— (Guischarde de), abbesse de la 
Trinité de Poitiers, 263, 264. 

— (Henri de) , prince de Condé , 
248. 

Bourbon-Montpensier (Charlotte de\ 
abbesse de Jouarre, puis femme de 
Guillaume le Taciturne, prince 
d'Orange, 204, 205, 294. 

— (Henri de), duc de Mnntpensier, 
207, 217, 226, 233. 

— (Jeanne de), abbesse de Jouarre 

et de Sainte-Croix ,206, 209, 21 2 ; 
désignée sous les noms de « Ma- 
dame, M® ma tante , notre bonne 
princesse i>, 215, 230, 231, 233, 
234,235,237,238,241,253, 
256. 

— (Louis, duc de), 205. 



384 — 



Bourbon-Vendôme (Ëléonore de) , 
abbesse de Fontevrault , 207 , 

23(K 
Bourbonnais (pays de), 457. 
Bourdilière(M"« de la), 243,244,245. 
Bourges, 201 . 
Bourgogne (le duc dej, 171, 172, 

173, 181, 183, 309, 310. 
— (Charles de), 178, 179. 
Bourguignons (les), 154, 155, 157, 

•183. 
B<iuron (M'. dej,232, 233, 234,237, 

240. 
Bovnet (Charles, s' du Piessis, 214, 

239, 240. 
Bran (Pierre), fabricîen de l'église 

INotre-Damc de Fontenay, 130. 
Branda, salina, ininsulaOleroni,45. 
Brandisner (M', de), 161 note. 
Bretagne (le duc de;, 152. 
Bretons (les), 154. 
Brettilio (Juliana de) , sanctimo- 

nialis Fontis Evraudi, 56. 
Bretunnere (la), 71 ; ^ Breionnière^ 

c^ de la Réorthe, d^ de Sainte- 
Hermine, Vendée, 
Breyes (f rater G. de) , preceptor mi- 

licie Templi in Aquitania, 99. 
Briceas (Stephanus), 66. 67. 



Briçoonet (Jean), 174. 

Briderio (Petrus de), 14*, dapifer 
comitis Pîctavensis, 42, 43. 

Brinon ^A.), 159, 160. 

Brocca (Ganfredus}, 39. 

Broci», 99; Broceae, 101, 102 ; Bra- 
ciae , 102. Brassex, d^ de Choillac, 
c^ de Saint-BenoÙ-df^Saultflndre. 

Broli Herbaudî abbas, V. Girudos. 

Brosiliis ^WiUelmus de), 86. 

Brousils (les), Î^IZ, à»^ de Saint-Fui- 
gent, Vendée, 

Brugali (Andréas). 45. 

Bnigière (Jean) , seign. de ChaiX; 1?I. 

Bruluet (Gaufridus de), 60. 

Brun (Aimericos), 84. 

Brun (Petrus), 60. 

Bruneleria 108; la Brunelière , <?* 
de Pouzauges^ Vendée. 

Brunus de Marolio , 60. 

Bubulcus (Radulfus), 66, 67, 68. 

Buch (le captai de), 147 note. 

Buignum, 42 ; le Bignon^ e^ de Sal- 
l^rtaine^ tf^ de ChaUeuu, Vendée. 

Buor (Jacques), écuyc»*, seigo. de U 
Mothe-Freslon, 134. 

Burgundio (Rotbertus), 19. 

Bye (Gaillanl de), receveur en Poi- 
tou, 126. 



Cacaud (Pbilppe), doyen de Saint- 
Hilairede Poitiers, 255. 

Cadillac, 145 ; Gironde. 

CaiUeau, 323. 

Calcri (Arnaldus), 45. 

Calleas (P.),dominusCallerie,83, 84. 

Calleria, 62, 83 ; La CaiOère, c<» de 
SaintC'Hermine^ Vendée. 

Calletea (Berengarius), 57. 

Calo, 14. 

Calviniachi (Gaufridus), 38. 

Calviniaco (Aimericus de), canonicus 
Sancti Nicolai, 28. 

Cambono (Albertus de) , 42. 

Cameliacum, 87; Chemillé , Maine- 
et-Loire. 

Cameris (Aimarus de) , 25. 

Camus ou Camois (le sire de), 146. 



Canchiola (pr|ita de), 59. 
Caudale (le sire de), 147 note. 
Cande (Saint-Martin de), 180,183; 

€^ de Chinon^ Indre^-et- Loire. 

Ganta Merula, 96 ; C/iontemerU^ c* 

^desAtoutiers-sous-Chaniemerle^ c* 

de Moncoutant , 'Beux'Sèvres. 

— (Willelmusde), 9i. 
Canutlus (Petrus), 82. 
Capellanus (Benedictus cognoma- 

to) , discipultts Fttlcherii , abbatis 

Orbisterii, 56. 
Capoue (prince de), 312. 
Caprarius (Frogerius), 39. 
Carnifex (Blancbardus), 85. 
Cartusia (ordo de), 55, 57. 
Casalibus (Hugo de) , prolessor io 

UniversitatePictayenBÎ, 317. 



385 — 



Casselias (Durant de), 41 . 
Castaneria, 37 ; la Chdtaigneiaie ^ 

Fendée. 
Caste], 148. 
Castellionis (Guiilelmus.iDÎics, iloiiii- 

nus), 46', CctstUlon , Gironde, 
Castello (Mabilla de) , sanctimonialis 

Fontis Evraudi. 5l>. 
Castello Aillon (Iseinbertus de) , 7 , 

li ; Chdtelaillon , c^* d* Angou- 

lin<,^d^ de la Rochelle. 
Castilie (la), 185. 

— (le prince de), 192. 

— (ie roi de), 148, 183. 
Castiilon, 145; Gironde, 
Castram Eraudi, 107 *, Chdielleraulty 

Fienne, ' 
Castmm Lebaud , 73 ; — Lebaudi , 

56, 60, 62 ; — Lebault, 71, 72; 

— Liebaudi , 57 ; V. Libaud. 
Castram Radulfi, 72 ; Chdteawroux, 

ifi^de la Réorthe , <fi^ de Sainte- 

Hermine^ Fendée, 
Catherine , sœar do Roi Henri IV , 

208. 
Catuis (Gailielmus), miles, 86. 
Cedlia, germana A. Roeas, 97. 
Gellator (Martinus), 28. 
Celles en Berry, 146 note. 
Cendrer (Gauhidus), 75. 
^ (Giraudas), 75- 
Geospolle (Guillaunie de) , ëcuyer, 

308. 
Ceres, 81 ; Serit , «?• des Herbiers , 

— (Hugo de), 80. 

— (P. de), 86. 

Owayo(WiUebniisde),clericu9, 106. 
CerpillDD (Jean), cheyalier, 308. 
Chabot (Guillelmus), 66. 

— (Theobaudus), 60. 61,96. 

— de Brioù (Marguerite), duchesse 
d'Elbeuf, 207. 

— de Chamj (Eléonore) , comtesse 
deRyé,218. 

— de Niolio, 66. * 
Chaicetel (Willelmus), 86. 
Chaille, 161. 

ÛMx, W\(f^de Ponteiu^4e^omtd^ 

findéè. 
ChaUntons (Petrus), 65. 



Chalaiiz, 112; Challans, Fendée, 
Cbalo de Mella , arcbidiaconus , 55. 
Cbalon (Bertrandus de) , preceptor 

domus Hospitalis deHabitis, 113. 
Chalunge (nemus dau), 71. 
Cbambon (Jean), 170, 179. 
Cbampenit (Gaufridus), 82. 
Chandor (M', de) , secrétaire du duc 

de la Trémoille, 212, 296. 
Chappeau (Laurent), s' de la Bour- 

dilière, 243, 244. 
Cbarbunnel (Gaufridus) .sacerdos,71 . 
Charente, rivière, 314, 315.* 
Charles (Monsieur) , frère d u roi , 1 67 . 

— Charles , comte d'Angouléme , 
314. 

— V, roi de Franee, 124, 125. 

— VII, roi de France , 148, 325, 
328, 330, 332. 

— de Bourbon, comte de Soissons, 
230. 

Charolais (le comte de), 154 , 155, 
166. 

Charroux, 185, 186 ; Fienne, 

Charrons (Guillelmus), 62. 

Chartres, 158, 167 ; évéque de —, 
V. Gaufridus.' 

Chasteau (Jean), à Fontenaj-le- 
comte, 132. 

Chasteau Regnault , IJBl ; Chdieau- 
Renault^ Indre-et-Loire. 

Chastegnerius ( W illelmus) , dominus 
Castanarie, 97. 

Chastelars (Gaufridus de), 85. 

Châtellerault, 107, 153, 208; vi- 
comtes de —, V. Boso, Hugo. 

Chauche (Durandus de) , sacerdos , 
86. 

Chaumetta, 59, 60, 63. 

Cheintres (jfraler Mauricius de), pre- 
ceptor domus Templi SanctiSaiva- 
toris de Malleone, 88. 

Chesneau, 153. 

— (Gilles) , s' de. la Motte , gentil- 
homme de la maison de la Tré- 
moille, 246, 266, 257, 273. 

Chévredens (Jehan), 165. 
Chiniciaco (Lozoicus de), 38. 
Chinon, 146 note; Indre-et-Loire, 
Chirnns (les), 59, 61. 

— (Renaldus), 58. 

25 



— 386 — 



Choe feodum^ 173 *, Escoué^ cP* de 

Montreuil , c^ de Pontenaf'le^ 

Comte, Vendée, 
Ghotarde TArenbon la), 66. 
Ghounes (Jean de), s' de Malicorne, 

220. 
Ghristianos, 6, 1 4 . 
Ciconta, 37, kSS\\a Cigogne , lieu 

détruit^ d^ de Thurageau^ <fi^ de 

MirebeaUy Vienne. 
Cissec, al. Cissiacus, Ctstcus, 6, iO, 

342, 313 ; Ciss^, &^ de NewiUe, 

Vienne. 
Givraj (sénéchaussée de), 324, 325, 

330, 331 , 332. 
Glarenbattdus, miles, 86. 
Clémenceaa, sénéchal de Luçon, 323. 
GlenDontrDaiDpierre (Claude- Cathe- 
rine de), duchesse de Retz, 22i . 
Cleruet (Vincentins), 102. 
CUchon (Gnillelmus de), miles, 86. 
Glinusfluvius, ^,M\ie Ciain, rivière^ 

affluent de la Fienne. 
Giisson (Olivier de) , connétable de 

France, 126, 307. 
Glocarius (Radulphus), 25. 
Cluniacensis (Hu^, abbas), 21. 
Gcxseio (Raginaudus de), 55. 
Cocfaefiiet (Rachel de), duchesse de 

Sully, 234. 
Cochinea, al. Cochunneas, Cocho- 

neas (Stephanus). 97, 98, 14, 

108. 
^ (Johannes],97, 98, 108. 
Cocus (Aîn ardus) , canonicus Sancti 

Nîoolai, 28. 
Codria, 93, 99, f 00 ; la Coudrie, 

M^\d^ de ChaUanf^ Vendée. 
Goeneas (Aimericus), 63. 
Coennea terra, 59. 
GoètiTy (de), 189 note. 

— (Pregentius de), nobilis vir, 317. 
Cohec (Hugo de), 25, 26. 

— (Iterius de), 26. 
Goles(GaufFidus),62. 

Coli^ny (Cbastillon, sire de), 135. 

— (Louise de), princesse d'Orange, 
203 , 207 , 208, 209, 212, 261 \ 
appelée « Madame ma belle », 215, 
219, 223, 224, 240, 250. 

Colinances (monasterium de), 56. 



Columbarium, 29 , 30 ; Cokmbiers , 
c<« de Chdtellerault^ Vienne. 

Compiègne, 173 ; Oise, 

Concressault (le sire de), 166. 

Condé (princede),V. Bourbon (Utan 
de). 

Conens (Jobannes), 61. 

ConsUnt, avocat du Roi à Poitiers , 

252. 
Constantin (Jean) , 147 note. 
Constantinus, decanns, 63. 
Constantinus monacos, 68. 

— prior, 26. 

— Milventns^ 36. 

— Morandus, 44, 45. 

— de Selena, 30. 

Contest (Rainaldus de), 6, 8, 24. 
Conzay (André de), 161, 162, 163. 

— (Hugues de), 162. 
Copecliaignère (la) , 1 10 ; la Cope- 

chagntère , (fi^ de Saint-Pulgent ^ 

Vendée. 
Copos (C. de), miles, 84. 
Corbeil,113,l53, 156; Seine^iOiîe. 
Cormerio fterra de), 65. 
Cornaire (puteus de), 113 ; t^ de 

Beauvoir-sur^Mer, Vendée. 
Corum (Ramnulphus de), 42. 
Coste-Maizicres (le s' de la), 319. 
Costenceau (Petrus), 87. 
Costencius Verdoilet, 95. 
Cotereau, 188, 190. 
Coton (le Père), jésuite, 260. 
Coucy (le sei^ieur de), 314. 
Coues (Petrus), saceraos, 7i. 
Couhé, 185; ff0/i/ie. 

— (Jeanne de), 193 note. 
Conrtin, 184. 

Cousturè (M', de la), 318, 319. 
Coutocheau, 323. 
Coutras, 191 ; Gironde. 
Couture-Renon (François dé la), 318 

note. 
Cracunius (Stephanus) , canonicus 

Sancti Nicolai, 28. 
Craon*(M. de)* 183 note. 

— (Pierre de), 314. 
Croizet (Michelet), 163. 
Crussol, 158 note, 164, 170^ 173, 

175. 
CuiUy (Jean de), écuyer, 307. 









— 387 — 



■î 



Comont (René de) , s' de Fiefbrun , 

274. 
Carsac (Léo de), 27. 



1 

Gurson , 2S98 ; c^ des Moutiers^ks.- 
Maufaits, Vendée, 



D 



Dallel, 323. 

Daucias, Daulces, villa, 36, 41 ; 
iMmcey c"^ de T/iurageau , c^ de 
MirebeaUy Vienne^ 
Dauron (Micbau), 149. 
Dari de Riaumo, miles. 99. 
Davieria , 102 j la ïïavière , c»« 
du Boupère^ c^ tle PouzaugeSy 
Vendée, 
Decanus (Johanne^), clericu8,70. 
Delartus (Robinus^, 106. 
Qemuseatt (Morlet), 199. 
Derbj (la comtesse de), 291 . 
DesfiM^es, séoécbal de Mauléon , 

279. 
Discapdelatiis (Airaudus), 31. 
Doadis (Gaîllelmus de), 39. 
Doctaco (Rainaldtis de), miles, 39. 



Dois (Girardus de), 25. 

Dorchère, 170. 

Dordogne, rivière, 313. 

Doyat (du), 186. 

Dreux, secrétaire du Roi , 248 , 

249, 258. 
Dreux du Radier, 204, 206, 207. 
Dubois (Josselin), 167, 168 note. 
Dunois (lecomtede), 176, 177, 181. 
Dupont (Nicolas), 132. 
Durafort(G. de), 185. 
Durandns de Cbauche^ saoerdos, 86. 
— Faiolis, 57. 

Durannus, prior Sancti Nicolai, 39. 
Durant de Cassellas, 41. 
Duras (Gaillard de), 147 note. 
Duridentis (Bonitus), 24. 



E 



Kbalus Aloiensis, 30. 

Ebbos, dominus de oppidp Partbe- 

nay, 19. 
EbloDus, 37. 

Bboris (fraterR.), templarîus, 100. 
Eiîiabeth, électrice palatine, 246. 
— - reine d'Angleterre, 206. 
Smalricus, 36. 

£nima, oomîtissa Aquitanonim, 30. 
Emmanrid (Fulco), 25. 
Eoraianricus, 11. 
Engelebnus, 14. . 
Engobaldi (Rotbertus), 25. 
Biigolisma(thesanrarius de), 23. 
Epemaj ^seigneur d'), 314. 
Epîsoopi (Petrus), dominas de Sanc- 

to Hermele, 7z ; *— dominus Sanc- 

te Hermine, 84, 94, al. doteinus 

BomeieUi, 95. 



Erbergraient (Martinus de 1'), 70. 
Erbertus, saoerdos, 86. 
Emaudus, 36. 
— Veierans, al. Veeras, 70, 71. 

Eschallart (Charles), s' delaBoulaye, 



Espagne (!'), 188. 

Espinée (r), 65. 

Essars (les), 93 ; Vendée. 

Estreveria^ uxor Pétri Barboteas, 

63. 
Eubles, 313 ; c»» de Charrax^ ^* 

de Neuville, Vienne, 
Etampes, 155, 161 ; Seine-et-Oite, 
Bu (le comte d'), 156. 
Eugène IV, pape, 325. 
Eutachia, domina Moritanie, 88. 
Evroinus, 59, 70. * 



Paliri(iiia!lre), 190, 191. 
Faiae (Aimerieos), 38. 



IFaiolia, 85; domos Hospi^lis de 
Faiole, 105', Féolette, c"* de 



— 388 — 



Saini^Éiienne^de-Brillouet, c^ de 
Sainte 'Hermine^ Fendée. 

Faioli8(Darandus), 57. 

Faolia(AmauduBdc), 58, 66. 

Fauquex (P.), 94. 

— (W.), 94. 

Faure (Hélie), i73 note. 

Faye (Jehan de), écuyer, 3iS, 313. 

Fenoillet (Pierre) , évéque de Mon- 
Uuban, 233. 

Ferrons [Renuslî), 68, 69. 

Fejdeau (Denis), s' de Brou, con- 
seiller du Roi, 240. 

Filletea (Hubertus), 72. 

Fillun (Andréas), 59. 

Flameng, 174. 

FUndina, i08. 

Flandre (comté de), 205, 206. 

Flandrine de Nassau, abbesse de 
Sainte- Croix de Poitiers (al. 
Charlolte-Flandrine ) , 203 — 
296. 

Flavigny (M' de), grand-vicaire de 
l'évéque de Luçon, 273 , 274. 

Floceleria (Gaufridus de) , mjles , 
108. 

Flocellariis (Willelmusde), miles, 89. 

Florentia, priorissa Fontis Svraudi, 
56. 

Fontainebleau, 438. 

Fontenay-le-Comte, f^endée, H 9, 
120, 424, 125, 126, 431, 433, 
134, 135, 139, 140; Fnnta- 
netum, 124 \ Fontaoiacuro; 422; 
Fontanetum, 423. — Jacobins 
(couvent des), 427. — Notre- 
Dame, 428. — Prévôt, 321. ~ 
Vice-sénéchal, 320. 

Fontevau, al. Frontevau, 69, 70, 74 . 
— Ecclesia Fontis Ebraldi, 57, 64 , 
69, 74 ; ~ Fontis Ebrardi, 64, 65, 
66, 67, 68 ; — Fontis Ebraudi, 56, 
58,59,60,64,62, 63, 67,72; 
— Fontis Evrardi, 66; — Fontis 

. Evraudi, 55, 56 ; FontevrauU , c<" 
de SaumuTy Maine^et''Loire ; — 
Abbcsses, V. Bourbon- Vendôme 
(Eléonore de) , Petronilla. 

Forcalquier (comte de), 3^2. 

Foresta super Separiam, 400; — 
super Separim, 405, 406, 306; 



la Forét'sur^vre , c^» de Cerùa)-, 
Deux- Sèvres. 
Foresters (Mattheus),88. 

— (P.), 408. 

Forgiis (Airaldus de), 44, 45. 

Forgis (uermundus de), 89. 

Formentin (le capitaine), 442. 

Fontiliarum terra. Forci lia, Fonil- 
lus, 7, 44,30, 303; Frouiilk, 
&"* de Saint'Geor^es^ Fienne, 

Fou (Marie du), damedelaBonlaye, 
222. 

— (Yvon du), 468, 172 note, 473 
note. 

Foucaut (seigneur de), 348 note. 
Foucaut (Gabriel), s"* de Saint-Ger- 

inain-Beaupré, 274. 
Fouilloux (Jacques du), seigneur du 

Fouilloux et de Bouille, 434. 
France (nation de), en l'université de 

Poitiers, 326. 
^ (prieuré de) , de l'hôpital de 

Saint- Jean-de-Jérusalem, 146. 
Francigena (Gosbertus), 43. 
François I, roi de France, 328. 
Francus de iJairet, 42. 
Frédéric IV, électeur palatin, 249. 
Fredericus, canoniciis Sancti Hilarii, 

35 , 36. 
Freevinus, 55. 
Frenunleria, 408; /a FreùmnièrtyC^ 

de Pouzauges, Fende'e 
Froger (l'abbé), 440, 441. 
Frogeriae, 403 ; Frogère^ c*^ de Ba- 

zoges-en-Pareds^ c9^de iaCkdiai- 

gneraÎB, Fendre. 
Frogerius, 39. 

— Gaprarius, 39. 

Frotgeri us, canon icus Sancii Nioolai, 

30. 
Fulcherius, abbas Orbisterii^ 55 , 

56, 57. 
Fulco, 6, 44. 

— canonicus Sailcti Nicolai, 34. 

— Emmanrici, 25. 

Funtanis (Gaufridus dej , miles, 

121. 
Furore (la), 96; ia Furaire, «.'* da 

Breud'Barrei^ t^ de ia Chdiai' 

gneraie, Vendée, 



389 



G 



G. Vicecomes Brooearum, iOi, iOâ. 

V, Guillelmus. 
Gabardi (Johann^), iiO, iU. 

— (Pelrus), HO, 111. 
Gabardières (les), 1 10 ; tP^ de Saint' 

Phiiheri-dU'Poni'Ckarraultj ffi^de 

Chantonnajr, Fendée, 
Gabriaa de Riparfont ( Etienne ) , 

jurisconsaUe, 228. 
Galant fGuillclroiis), 99. 
Galeaz Vîoecomes (Johannes), 308, 

309,311. 
Giilfridus Boraardus, miles, 91 . 

— Giraldus, miles, 91. 
Galleran (Maurice), 123. 
Galoboa (Johannes), 107.' 
Gunapia, al. Ganaspia, V. Garna- 

cfae (la). 
Garinus Aliumnellus, 105. 

— Ravauy 65. 

Gamache ( la ; , 1 15 ; Ganapia , 
85 , 86; Ganaspia, 114; la 
Gasnache, lli , 112; la Gas- 
naicbe, 111, 112 ; c^° deChallans^ 
Fendée. 

Garnerius, abbasSanctae Marias, 39. 

Gariierîus, camerarius, 36. 

— prior Sancti Nicolai, 28. 

— Saiictnntcensis, 44. 
Garnier (Loys), 164. 
Garsias de Macbeco, 57. 
Gascons (les), 146. 

Gasnache, al. Gasnaiche (la) , V. 

Garnacbe (la). 
Gaston, duc d'Orléans, 329. 
Gaarourr(de), 146 note. 
Gaudtneau, 323. 
Gaofredns, al. Gaufrîdus, 36. 

— filius Aufredi , 89. 

— filins Gaufredi, vicecomitis Tho- 
dtcensis, 10. 

— * archiepîscopûsBurdegalensis,55. 

— canonicus Sancti Nicolai, 27, 31 . 

— capellanus, 9. 

— conies Andegavorum, 33. 

— coides Pictavensis, filius Agne- 
ti%6, 7, 8, 12,15,16, 17, 18, 
21,22,24,25,26,40, 42,43. 



Gaufredus, episcopus Garnotensis, 
Sedis Apostolicae legatus, 55, 56. 

— foresterîus, 62. 

— praepositus, 34. 

.-* vicecoraes Thoarcensis, 9. 

— Arahers, 9. 

— 'Ascelin, 60. 

— Baudarz, 88: 

— Raude , al. Baudes, 64, 66, 
69. 

— Brocca, 39. 

— de Bruluet, 60. 

— Calvîniachi, ^38. 

— Cendrer^ 76. 
«> Cbampenit, 82. 

— Cbarbunnel, sacerdos, 71. 

— de Chastelars, 85. 

— Colez, 62. 

-^ de Floceleria, miles, 108. 

— Gauvegneas, 64, 67, 68. 

— Gormont, 57 . 

— Letgerii, 25. 

— de Lczigniaco , dominus Vol- 
venti, 98 ; — dominus Volventi 
et Mareventi , vicecomes Castri 
Eraudi, 107. 

— Malileonis^ 9. 

— Megne, 67. 

-^ de Molli Campo, miles^ 88. 

— Morre (frater),èacerdos^magister 
Hospitalis, 86. 

— Orris, 69. 

— Poer, al. Poerii, 66, 67, 69, 70. 

— Raelius, clericus, 105. 

— de Torgne, 82. 

Gaukerius, canonicus Sancti Nico- 
lai, 27. 

Gauterii , al. Gauters , al. Galterii 
(Raginaldus, al. Renaldus^ al.Re- 
naudus), prior de Castro Lebaudi 
et de Luchaio, 59, 60, 62, 63, 
64, 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71. 

Gauterius Aigret, arcbipresbyterde, 
Auparesio, 62. 

— Qorini, al. Gorrini, 62. 

— Losdunensis, 45. 
Gauterps Bochet, 70. 
Gauthier, 151. 



— 390 — 



Gauthier, homme d'affaires de Tab- 

besse de Fontevrault, 230. 
Gaavegneas (Gaufrîdus), 64, 67,68. 
Gédojn, 187, 195, 196, 198, 199, 

204. 
Geldoinus, dominus de o])pido Par- 

thenay, 19. 
Geldrau, frater Adelorae, 41 . 
Gendronnière (M', de la), 321. 
Genève, 136, 137. 
Geoi(Willeimus},70. 
Geraldus, abbas Monasterii Novi , 

21. 
.Gerardus, episcopus Engolismensis, 

56. 
-^ prior Sancti Nicolai, 20. 
Germundus de Forgis, 89. 
GeroarduH, cancellarius, 36. 
Gervain fJamet), 162. 
Gifardi (rrater Hago}, praeceptor do- 

morumTempli in Aquitania, 110. 
Gilduinus, eques, 44. 
Gilebertus Graduga, 34. 
Gilla, 26. 

Gilles (Nicolle), 179. 
Gilo, episcopus Tusculatietisis, 56. 
Ginemanis, miles, 39. 
Giraldi (Willelmus) , senescalius 

Willelmi de Malleone, 83. 
Giraldus, 39. 

— filius B. Montis Ai*uti« miles , 
90. 

Giraldus seu Giraudus, canonicus 
Sancti Nicolai, 28, 30, 36. 

— (Galfridus), miles^ 91. 
Girardus, 20, 37, 63. • 

— al. Gerardus, abbas Brolii ller- 
baudi, 55, 56. 

— canonicus Sancti Nicolai, 27, 29, 
30,31,41. 

— > dapifer, 25. 

— mercator, 60. 

— praBpositus, 29. 

— de Dois^ 25. 
Giraudus, clericns, 66. 

— miles, 63. 

— vicecomes Brocearum , 102. 
y. Guillelmus. (C'est par er- 
reur de copiste que la lettre G a 

' été prise pour l'initiale du mot Gi- 
raudus ; le vidimus, page 99 , 



prouve qu'il fallait lire Guillelmus. 
Giraudus Cendrer, 75. 

— de Grua, al. de Gruia, 58, 65. 
— ' de Gosum, 42. 

— Morandi, 66, 67. 

— Renoarz, 70. 

Giraut (Rolandus), miles, 100. 
Girbertns, 28, 37. 

— canonicus Sancti Nicolai, 44^ 45. 

— Bardonis , canonicus Sancti Ni- 
colai, 44, 45. 

Giroardus, canonicus Sancti Nico- 
lai, 27, 31. . 

Gironde, rivière^ 314, 315. 

Glascou (Jacques de Bethnn, arche- 
vêque de), 131, 133. 

Gocelinus de Sancto Pauk>, miles, 
87. 

Goderannus, abbas Malliacensis et 
episeopus Santonensis, 36. 

Godinellus (Aimericus) , canonicos 
Sancti Nicolai, 28. 

Gorfalia, monasterlum , 120 ; /er 
Gourfaillet , métairie , d^ de /*û- 
sotte, (fi^ de Fontenay, f^ende'e. 

Gorini, al. Gorrini (Gauterius), 62. 

Gormont (Gaufridus), 57. 

Gosberta, uxor Berengerii Astmo- 
va, 40. 

Gosbertus, 26. 

— canonicus Sancti Nicolai, 44, 45. 
~- Francigena^ 43. 
Goscelinus, thesaurarius Sancti Hi 

larii et archiepiscopus Burdega- 

lensis, 8, 9, 16, 17, 18, 20, i4, 

26. 
ûoscerannus, 31. 
Gouin, al. Gouini (Willelmus], ti5, 

68. 
Graduga (Gilebertus), 34. 
Graj, 183 note; HauteSaqne 
Gregorius papa VII^ 18, 21. 
Grenarius TPetrus), 59. 
Grésille (Pierre de la) , chevalier , 

307. 
Grinberti (Aimericus), 60, 61,62. 

— (Boers),6(). 

— (Johannes), 62, 67. 

— (Radulphus), 61 . 

— (Raginaudus), 67. • 

— (Renaudus), 61 ; 6i. 



— 391 — 



GrinbertiDoniJii, al. Griinberterie 

feodum, 60, 61,67, 69. 
Grinbertas (Stephanus), clericus, 70. 
Groleau, scriba, 318. 
Grua, ai. Gruia (Giraudus de), 58, 

65. 
^ (Ragiiiaudus de), SB* 
Grundiiii, ai. Grundîns (Stephanus), 

58, 61, 65, 67. 
Gaalcfaerius, miles, 39. 
Goalterius, subprior Orbisterii^ 56. 
Guascbus (Bertrananus), gul>ernator 
comitatus Virtutum, 309, 310, 
31 1 . 
Guelioas, 55. 

Gaernateria, 106 \ la Grenetière^ c"^ 
dArdelay^ c®" des Herbiers^ Ven- 
dée. 
Guerrî Ooliannes), 85. 
G!iesciin (Bertrand da), 124, 125. 
Guii>ertî (Rainaidus)^ 25. 
Gaicbart (Petras), 82. 
Guido, 14. 

— abbas Monasterii Aovi, 38 

— coUberttis,41. 

— dux Aquitanorum, 35. V. Gau- 
fredus. 

-7 grammatlcus, 26. 

— prîor Monasterii NQvi, 9. 
~- vicecomes Thoarciij, 108. 
~ dew Herbertis, 81, 82. 

— de Talio, praeceptor domonim 
Tempii in Aquitania, 93. 

Gniercbe (le vicomte de la), 319. 

Guillaume Fier-à-Bras, comte de 
Poitou, 303. 

Guillaume le Grand , duc d'Aqui- 
taine et abbé de Saint*Hiiaire, 
304. V. Guillelmus. . 

Gmllelmus, Guillermus, Willelmus, 
19, 36, 40. 

— fiiius Arberti de Sancto Joyino, 39. 

— filius Bernardi, 27. 

— • "filius Gaufredi Arahers, 9. 

— fiiius Guilielmi; ducis AquiCano- 
ram, et Pbiiippae, 8. 

— frater Hnherti Filletea, 72. 

— nepos praecentorîs Sancti Hilarii, 
25. 

— %rchiepi8copn8 Ânxiensis, 19. 

— archîpresbyter Alperusiensis , 1 03 . 



Guillelmus canoellarius Sancti Hilarii, 
26. 

— cornes Pictavensis, maritus Ag- 
nelis, 25. 

— cornes Pictavensis, fiiius Agnetis, 
6, 7, H, 13,23, 24,25. 

— dux Aquitanorum , fiiius Gau- 
fridi ducis, 8. 

— episcopus l^movicensis , 18. 

— sacrista Orbisterii, 56. 

— Aceliiii. 93. 

— Ademari , 26. 

— Airaudi, 63. 

— Aleehni, episcopus Pictavensis, 
55, 56. 

— Almarici,7. 

— Barboteas, 58, 59, 61. 

— Barbotins,* sacerdos, 86. 

— Bastardus, 43. 

-^ Bernardus, senior de (x>lungiis^ 
91. 

— Bistardea^ 85. 
.- de Boiz, 104. 

-^ Bonar (frater), templarius, 99. 

— vicecomes Brociarum, dominus 
Pozaugiarum, 99, 101, 102 ; do- 
minus Alpcrusiensb, 102. 

— > de Brosiliis, 86. 

— de Ganta MemU, 91. 

— miles, dominus Castellionis , 46« 

— Catuis, miles, 86. 

-^ de Cereiyo, clericus, 106. 

— Chabot, j66. 

— Cbaicetel, 85. 

— Cbarruns^ 62. 

— Cbastegnerius , dominus Gasta- 
narie, 97. 

— de Clichon, miles, 86. 

— de Doaciis, 39. 

— de Flocellariis, miles, 89. 

— dominus de Foresta super Sepa- 
riam, 100, 105, 106. 

— Galant, 99. 

— Geoi, 70. 

— Giraldi , senescallus Willelmi de 
Malleone, 83. 

— Gouin, al. Gouini^ 65, 68. 

— Jambuez. 68, 70, 71 . 

-^ Landri, capellanus, 70, 71. 

— de Malleone , dominus Thai- 
mundi, 82. 



— 392 — 



Guillelmusde Mirebello, 38, 46,83. 

— de Molli Carapo, miles, 88. 

— de Monte, 59. 

— Normandellus, 82. 

— Papin, 84, iOO, 402. 

— Paumer, 109, iiO. 
-* lî Petit, 64. 

— de Petra, 29. 

— Poers, 59, 69. 

— dau Pojzat, ilO. 

— Radulfi,8i. 

— Raimunt, miles, 99. 

— Ropardi, 66. 

— Rosea, miles, 84^ 

» de Sancto Georgio, 63, 64. 

— de Sarberge (f rater), 6i. 
«— Segebrandi, 62. 

— • de Sonaio ^frater), preceplor do- 
moram Templi in Aquitania, 105. 

— Tabaris, 59. 

— Tornamina, 9. 



Gaillelnms Travers, 61, 68. 

— de Vergna, 108. 

— Villani,65. 
Guilloys,113, 114. 
Guinemannus,priorSanctaeRadegan- 

dis, 36. 
Guion (G.), 89. 
Guischarde de Bourbon^ abbesse de 

la Trinité de Poitiers , 263, 

264. 
Gunbaldus, Gunbaudus, 27, 28. 
Gunterius, 6, It, 24, 300, 303, 

304, 305. 
Guron (M' de), gouverneur de Ma- 

rans, 254 . 
Gusum (Giraudus de), 42. 
Guyenne (pays de), 145, 147, 198, 

314,316. 
Gyraut, 323. 
Gyvès (l'abbé de), 141. 



H 



Habitis (domus Uospitalis dej, 113; 
Ux Habites , c"* d\4preinont, 
c^o de Palltiau, f'endee, 

lluhaliz de Mallcone, uxor Giiùlonis 
vicccomitis Tlioarcii , H)H. 

Hanioourt (le s' de), 156. 

Hameliiius (frater),preceptorde ban- 
da Alba, 93. 

Il an au , 237 ; ville d'Allemagne, 
' — (le comte de) , p. 242. 

— (Mite de), 281, 285, 287, 

290. 
Harpini (Theobaldus), miles, doiui- 

nus de Frogeriis, 103. 
• Hébert (François), 175. 
Hecfredus, abbas Lucionensis, 119. 
Heidelberg , 217 , 237 ; ^rand-du- 

chéde Bade, Allemagne, 
Heldra, 27. 

Heloys, filia B. Montis Acnti, 90. 
Henri III, roi de France, 294. 319, 

327, 328. 

— IV, roi de France. 135, 207. 
Herbertis (Guido de), 81, 82. 
Herbertus , filius B. Montis Acuti, 

90. 

Herbiers '^les), 82 ; f^endëe. 



Herveus, al. Arveus de Marolio, 60, 

61. , \ . . 

lîeustacbia , domina (>amilliad rt 

LMaurit«\niae, 87. 

Uiberni Piri praedium, .%7. 

ililairc (saint;, 298. 

liilaria, filia Berengerii Ast;MMMa« 

40. 

~ germa na A. Roeas, 97. 

Hilarius, ca()eUanus, 72. 

Hillayreau, 323. 

llisael, V. Isacl. 

Honorius pajja 111,93. 

Hospitalis Jerosolimitani domas . al. 
Sancti Jobannis JerosoUmitani, 80. 
81, 82, 85, 86, 90, 94, 95, 97, 
104, 115. — Pour les commao* 
deries de cet ordre, V. Alneia, 
Faiole . Habit» , Mons Aculus , 
Praeles. 

Hubelinus, filius R. de Argentan, 
71. 

Huborlus Fillelea, 72. 

Hugo, abbas Cluniacensis, 21 . 

— canonicus Sancti Nicolai. 27,31« 
36. 

— praB|>ositus, 43, 300,^04. 



393 



Hugo, prior Sanctî Nîcolai, 27, 29, 
3i, 41,43. 

— vicecomesCastelliAiraudi, 14,32. 

— de Boscho, dominas Gante Merule. 
96. 

— dp Gères, 80. 

— deGobcc, 25. 

— Gifardi (fraler) , praH:eptor do- 
moruoiTemplÎMi Aquitania, liO. 

— de Lizîniaco, 14. 

^ LunelH, miles, dominas de Bazo- 
giis, 104, 109. 



Hugo de Ozaio, 123. 

— de Tboarcio, al. de Tboarthio, 

dominas Montis Acuti, 8i , 82, al. 

dominas Montis Acuti et Ganapie. 

8S, 86. 
IIambcrtas,V. îlrpbertus.. 
Hanfredus, arcbidjaconus Thoarcen- 

sis, G2. ' 
lluraait (Anne), marqaisedeKoyan, 

en secondes noces comtesse de fia- 

ry, 227, 228,244. 



1 



Iderias, miles, 39. 

I^uerandum nemus, 57 ; ingrandcy 

ifl^de la Réort/te^ c» de Sainte- 

Hermine^ f^endtàe, 
lle-Boacbard ( 1' ) , 189 , 222 ; 

tndre-eUhoite, 
Imalricos , canonicus Sancti Nico- 

lai, 27,28, 31,36, 44,45. 
Ingolins, 7, 11 *, JngouUns, cP'^dela 

Rochelle^ 
lo^rande (P. d'), 72. 
Iniiocentius papa II, 56. 
Irland de Beaamont (Gbarlcsy, maire 

de Poitiers, 236. 
— (Jeaoy , conseiller au parlement de 

Bretagne, 236. 
Isael, al. Uisael, 27, 28, 31. 
Isembertus, filiusBeren^crii Astano- 

va, 40. 



Isembertus, episcopus Pictavensis, 
14, i6, 18, 19,25,35. 

— de GastelloAiilon, al. Ailonensis, 
7,11,30. 

Isle (le seigneur de 1'}, 147 note. 

Isle-Gbauvet (r), 112;c"«i20 Bois- 
de-Cëné^ c®» de ChaUans^ Ven- 
dée. 

Isle de Monz, 112 ; Notre-Dame-dé^ 
Monts, Saînt-Jean-de-Monts et la 
Ban- e-de- Monts ^ c9^ de Saint-Jean- 
de-Mont\y l'endée. 

Isle des Oyes, 1 1 2 ; lie d* Veu, Ven- 
dée. 

Isomc, 17H. 

Issoudnti , 146 note ; Indre, 

Iterius, 4*^. 

— de Gohci \ 26. 



J 



J. clericus, 86. 

J. prior de Gastro Lebault, 72. 

J. prior Gasiri Radulfi, 72. 

Jacoby , 208. 

Jambe tl'Asnes (terràgeriede), 313; 

près CLssé^ Vienne, 
Jambuez (\Villelmas),68, 70, 71 . 
Jamet (François) ,216. 
Jamin ^Etienne), 149, 150. 
Jamine (Louise), 149, 150. 
JanoiUac ^Jean de), 152. 
Jaonicîa, V. Jaunaia. 
Jarigia, villa, 36, 46. 



Jarries fies) , 1 12 ; près Challans, 

Vendée, 
Jaunaia, al. Jaitnacia, .^>0, 57, al. 

Jaonicia, 55,56. 
Jaurcguy (Juan), 205. 
Jean, duc de Berry, 125, 120. 
Jérusalem (roi de), 312. 
JezelUs villa, 36; (hézelle, c^ de 

T/turagcau^ c^ de Mirebeau, 
Jlierosolima , 65 ; Jérusalem. 
Joaneres (forte Jaonicia ?), 69. 
Johanna, 74. 
— uxor R. fie Ar^'cntum, 71. 



— 394 — 



Joli-iniies,archipresbyter, fSI. 

— caiioiiicus Sancli Nicolai,27, ^8, 
31,36,44,46. 

— canonîcus Sanctî Pctri Pictaven- 

sis, 38 • 

— capellanus Teiopli, 87. 

— diaconuscardinalisSaiicUeHoina- 
nas Ecdesiae,2:2. 

— > mercator, 63^ 64. 
-* pellitarius, 55. 
-— Balfredi, 26. 

— Bedis, 95. 

— de Bersona, 109. 

— Cochinea, al. Cochotieas, 97,98, 
108. 

— Coneus, 6i. 

— Dalancon , cancellarius Kicardi, 
régis Angliae, \û\. 

— Decanus, clericus, 70 

— Galobea, 107. 

— Grinberti, 6ii, 67. 

— Guerri, 85. 

— Isaelis, 28, 31 . 

— Mareschallus, 65. 

— Martin au, 95. 

— de Monte Gosmeri (fraler), prior 
Hospitalis in Francia, 104. 

— Morelliis, 113. 

— de Motas, capellanus, 70. 

— de Motis, 58, 59, 61 . 

— Papart, 82. 

— . Paumer, 109, 110. 

— Pistore, 97 . 

— Pulchras Manus, episcop'us Pic- 
tavensis, 64. 

— Racondet, 105. 

— ReEÎs,96, 100, 102. 

— Simon is, serviens, 41 . 



Jobaiines de Sotters, miles, 96. 

— lô Tamiser, 101 . 

— deTboarcio, servteosW. deMai- 
leone, 83. 

— Viviani, 25. 
Joia la Martinele, 94. 
Joigny, 181 *, Yonne, 
JoKleine fia), 109. 

Jorigni (M', de), 291,2^2, 293. 

Jomal (Àrnulfus), 42. 

Josbertus Barboteas, 60. 

Joscelinus, filius B. Montîs Acati, 
miles, 90. 

Josepb de Paris f frère), proTinctal 
des Capucins de Touraine, 25i. 

Josmarus, 44. 

Jouarre, 205, 209, 214, 215,230; 
c9^ de la Ferté-sous'Jouane , 
Seine-^et- Marne, — Abbesses de 
Jouarre, V. Bourl»on (Jeanne de), 
lt«urbon- Mont{>ensier ( Charlotte 
de ) , Trémoille-Royan ( Marie- 
Marguerite de la). 

Joyeuse (le cardinal de), 239 , 248, 
249, 255. 

•« (Henriette-Catherine de) , da- 
chesse de Montpensier, 250. 

Jucal (P.), 81. 

Judicael, 55, 56. 

Juigné de Locë, à Angers, Hl^ 
142. 

Juliana de Bretulio, sanctimonialis 
Fontis Evraudi, 56. 

Jure (Louis), 149, 150. 

J ussu n ( R anulf us de) , 85 . 

Juye (Fraiiciscos), professor in Uni* 
versitatc Pictavensi, 317. 



K 



Kamiquiers, 89, al. Quamiquiers, 

90, et Queraiquiers, 111, 112; 

Commequiers^ c®" de Saint- Gilie^^ 

sur ^ Fie ^ Vendée, 
Karalouet (Jehan de), écuyer, 308. 
Karimel fGeoifroy de) , chevalier, 

308. 



Rateri.na, 56. 

— filia.., Poer, 69. 
Kathcrina, filia B. Montîs 4cnti , 

90. 

— uxor Willelmi, dominî de Foresla 
super Separiam, 101. 

Kinschot (G. de), 280. 



— 395 — 



I 



Laoq (le), 315; le Lac ^ près f^ illier s ^ 

yienne, 
Laidet (Pierre), 175. * 
Laigoeau (Pierre), 458, 161 note. 
Laigneron, al. f^igneron (l'aigtie 

dau), 111, 112: le Ligneron, ri-- 

vière^ affluent de la f^ie, renâée, 
Lairet (Francas de), 42. 
Lalain (Jacob), écuyer, 308. 
Lalande (le seigneur de) , 147 

note. 
Lambert us, episcopus Engolismensis, 

55. 
— Papinus, 59. 
1^ Mote (le capitaine), 135. 
Landa Alba. (domus Templi de), 

93 ; Lande^Blanche, c^ de Belle- 

-viUe^ (f^ du Poiré-smut'la-Roche^ 

Fendee, 
Landri (Willelmcis), capellanus, 70, 

71. 
Landricus Audaner, procurator do- 
mus Hospilalis de Monte .\cuto, 

81. 
Lansac (le seigneur de), 147 note. 
Lardeyria, ai. la Lardcre, 1)6 ; lex 

LardièreXy c"* dex Sioutierxsoux- 

Chantetnerle, c^ tle Moncoutant, 

Oeu±'Sèvrex. 
Lateranenseconciliuni, 50. 
lingerie. 175; cf^ de HouiHe\ cP^de 

Lusigtion^ tienne. 
Laval, 228. 251, 257, 29o. 
Layné (Jacobus), professor in Uni- 

versitate Pirtavensi, 317. 
Lectoure, 174 noté; Gers, 
Legonz, 179. 
Le Mercier (Jehan), trésorier des 

gnerres, 307. 
Le Mire (J), 126 
Leoiossinea (Aymericus) , 74. 
LeiDoyne (Richart). 196, 200. 
lieoviile lès Marcillac, 148; t^ de 

MareiUac- Lanville^t^ de Rnuillac, 

Charente, 
Léon (le roi de) , 1 83 . 
I^n de Cnrsac, 27, 



Le|)orariu terra, 1 20 ; /a Lévrier e , 
village, c"» de PiswttCy c^ de 
Fontenay, Fendee, 

Loprévost, 149, 154. 

Lesignein (Gaufridus de), 123.. 

Lespines (iM'de), 267. 

Lelardi (Rainaldus), 25. 

Letgerii (Gaufrcdus), 25. 

Letgerius de (lufiaco, 26. 

Lcvesque (Pierre), sire de Saint- 
Hermyne, 84. 

Lezigniaco (Gaufridus de), doininus 
Volventi, 98; — > doininus Vol- 
venti et Mareventi, vicecomes 
Castri Eraudi, 107. 

Libaud, 57, al. Libâudi vel Lebaudi 
domus velcastellum vei prioratus, 
55, 57, 58, 72 ; V. Castrum Li- 
bâudi. Libaud^ c^ de la Réorthe^ 
(fi^ de Sainte- Hermine^ F endce. 

Liboume, 145 ; Gironde, 

Liège, 172; l'cvôque de — , 171. 

Limoges (évêquc de), 16, 20; V'. 
Guilielmus. 

Lisous , canonicus Sancti Nicolai , 
31. 

fJziiiinco (Hugo de), 14. 

Locke(J.), 140. 

l/xloicus, 35. 

Lodonoiium, Lodonium, 6, H, 20; 

. LouneuU, c"® de Jaulnay, c*"* de 
Snint^Georges, Fienne, 

Loduînus, 34. 

Locre (delà), 151,167. 

Loges de Fontcnay-le-Gomte (Ics^. . 
324. 

Lobers (Kaginaudus), 82. 

Loire, rivière, 155, 313. 

Lombard, famille de Fontenay-le- 
Comte, 130. 

Umbez (l'évêque de), 183, 184. 
185. 

Loménie [ de) , secrétaire d'Etat, 

248.,, 
Londigny (M' de), "Î63. 
Longe Reyc ^Pas de), 112. 
ix>ngwv ^Maflclciiio de), abbcssc du 



— 396 — 



Pararlet d'Amiens, 200, 294. 

Loochrisry, dépendance du monas- 
tère de Saint-Bavon de Gand, 
206. 

Lormont, 446; c^du Carbon-Blanc, 
Gironde, 

Lorraine (Charles de) , duc d'Elbetif , 
207. 

-— (Jeanne de), coadjutrice de l'ab- 
besse de Jouarre, 238. 

ïjosdiinenis (Gauterius), 45. 

Lostanges (François de), s' de Pal- 
liiez , •22tj. 

Loudun, 273 ; Fiemie \ V. f^sdu- 
nensis. . 

Louis, duc d'Anjou, 342. 

— duc de 6ourbon-Mont]>eusier , 
205. 

— (saint), roi de France, 123. 

— VII, roi de France et duc d'Aqui- 
taine, 56. 

— XI, roi de France, 148, 449, 
450, 454, 452, 154, 456, 457, 
158, 459, 160, 162, 463, 465, 
167, 470, 472, 474, 475, 476, 
479, 180, 482, 483, 484, 48o, 
4^6. 

— XÏI, roi de France. 487, 488, 
190, 194, 492, 193, 195, 496, 
498, 201 327, 328, 330. 

— Xlll, roi de France, 296, 322, 
323. 327. 328. 



Louis XIV, roi dc,France, 327,328, 
329,330. 334. 

— XV, roi de France, 329, 330. 
332. 

Lozoicus de Ghiniciaco, 38. 
Lucaiura , 58 ; Lucbaium , 61 , 

62/ 63 f 66 -, Lathaiom, 63 ; 

Lucai ^ 68 \ Luchai , 69. V. 

Barra. 
Lucas, 401. 

— de Salebon, 84. 
Lucia, uxor P. Villani, 66. 
Luchec (Petrusde) , 37. 

Luco (terra de), 6, 40: 34 ; — de 
duobus . Lucis, 9, 44 ; ^ Pur de 
Luc, territoire, c"« de Mignéy prêt 
Poitiers, 

Luçon, 324, 322, 323-, Fendée, - 
(abbé de), V. Uecfredus ; — (cvê- 
que de), 320, 322; — (chapitre 
de), 324,323. 

Lude (du)^ gouverneur du Poitou, 
433. 

Lugres (Jeanne de), 427. 

Luneau (J.), 323. 

Lùnelli (|lugo), miles, dominas de 
Bazogiis, 404, 409. 

— (Theobaldus), miles, 409. 
Lûsignan, 489; V. Lesîgnein, Leii- 

gniaco (G. de), Liziniaco (H. de) ; 
— (capitaine de) , 453, 172 
note, 473 note. 



M 



I 



Mabilia de Caslello, sanclimoninlis 

Fontis Evruudi, 56. 
Vlacheco fGarsias de). 57. 
Maillay , 282 ; MaiUe , t^« de 

rouillé^ f^icnne, 
Maillezais, V. Malleacensecœnobiiini ; 

— (évoques de), V. Masle (Jean le;, 
Teodeiinus. 

Maine (le), 175, 200. 

— (W. du), 262. 

— (lecomiedu), 453, 459, 101, 
312. 

Maingaudus, 25. 
Maingodus de Metlo, 19. 
Maingoti (Simon), 38. 



Mairac ti rra de) in itisula Oleriolo, 
43 ; Meré, d^ de Dolus en tSe 
d'Oléron. 

Maireventi castrum, 123; Merwity 
con de Saitit' Hilaire-dex'Lo^ei j 
f'endée, 

Maison-Neuve ('le sieur de la), 230. 
286. 

Maitresse (Aldeardisla), 75. 

Mala Lepora, 87; MaUièvrey t^de 
Alortagne^sur-Sèvrey Fendée, 

Mala Sorex (Bobertus), 56. 

Malebrario (Andréas de), 82. 

— (B. de), maritus Eutachîe, do- 
mine Mauritanie, 88. 



— 397 — 



Maleâtroil (Jeban de), chevalier, 307. 
Halicorne (J. de Chourses, seigneur 

de), 220. 
Mahleonis (Gaufredus), 9. 
MaUeace.osis(cœnobium Sancti Pétri), 

35, 36 ; MaiUezais^ Vendée. — 

Abbas, V. Goderannus. 
Malleone (casirum de), 83 *, Malus 

Léo, 89 ; Mauléon , aujourd'hui 
' C7idtiilon-sur-Sèvre , Deux-Sè- 

vres, 

— (domus Templi Sancti Sa 1 valons 
de), al. prope Malleonem, al. de 
Maleonio, 84, 87, 88, 104, 106, 
107, 108, lO.*, 111; le Tem- 
ple , €fi^ de Chdtillon-sur-Sèvre , 
Deux-Sèvres, 

^- (Ûahaliz de) , uxor Guidonis, 
vicecomitis Tboarcii ,108. 

— (Willelmus de), domtnus Thaï 
mûndi, 82. 

Malo Leone (Savaricus de)^ domînus 
Alperusiensis. 91, 92, 97. 

— (Willelmusde),122. 
Malus Sangis, 59. 
Manignus, 36. 

Mans (le), 196. 

Marans, !40; Charente-Inférieure, 

Marche (œmte de la), 123, 151 ; V. 

Aldebertus , Armagnac (Jac(|ues 

d'), Boso. 

— (gouverneur delà basse), 319. 
Marches (lieutenant du roicsb:isses), 

307. 
Marcherius, prior Sanctae Radegun- 

dîs, 19. 
Marciaco (Thomas de), miles, 39. 
Marcus, abbas Monasterii ^ovi , 9, 

39, 46. 
Marescballus (Johannes), 65. 
Mareventuœ, 107 ; Mer vent ^ c*" du 

Saint - Hilaire -^des - Loges , f^en- 

dée. 
Margarila, uxor lliigonis de ïboar- 

tio, 85, 86. 

— Montis Acuti, 82. 

Maria, uxor Stephani Gochunneas, 

104. 
Mariau, fermier de la maison de la 

Trémoille, 267. 
Marie de Médids, 272. 



Marie Stnart, reine d'Ecosse, 132, 

133. 
Marmoutiers (l'abbé de) , 190. 
Marolio (Brunusde), 6U. 

— (Ilerveus, al. Arveusde), ê0,61 . 

— (decanatus de), 71, 7i 
Maniuct (GuiUaume) , commis à la 

recette des aides en Poitou, 124. 
Marr|uisia, uxor G. Gauvegneas, 67, 

68. 
Marsilia, uxor A. de Faolia, 58. 
Martin (André), notaire, 314. 
Martinau (Johannes), 95. 
Marti neie (Joia la), 94. 
Martini (Stcphanus), 63, 64. 
Martinus, cellerarius Orbisterii, 56. ' 

— cellator, 28. 

— nionachus Monasterii Novi, 39. 

— de Arbergamento, al. de TErber- 
gement, 64, 65, 66, 67, 70. 

Martinus, salinarius, 44. 

Masle (Jean le), évâque de Maille- 

zais, 129, 130. 
Masseuil, 313; d^ de Quinçaj, c-®» 

de rouillé^ rienne. 
Masure (M', de la), secrétaire de la 

maison de la Trémoille , ^46 , 

247, 273, 280. 
Le Masurier, maître des requêtes, 

250, 254. 
Mathildis, subpriorissa Fontis Evraû- 

di, 56. 
Mattbeus Foresters, 88. * 
Maudurîe (M'., de la), 224. 
Mauge, a). Maugie (frater Salomon 

de) , ' preceptor Templi Sancti Sal- 

vatoris de Malleone , 84, 87, 88. 
Maugendre (VV.), 84. 
Mauricius, îilius B. Montis Acuti, 

90. 

— canonicus Sancti Nicolai , 27 , 
30,31. 

Mauritania, al. Moritania, • 80, 81 , 

87 , 88 ; Mortagne-sur-Sèvre , 

Fendée, 
Mausiacum, 7, 11 ; Mauzé^ Deux^ 

Sèvrex. 
Maxirailla, uxor A. Berners, 69. 
Meaux, 172 ; Seine-et-Marne, 
Mediolani cornes, 308, 310. V. 

Milan. 



— a98 — 



MédcK (ïe)^ i>ays, 445. 

Megne (Gauf ridas), 61. 

Melmn, 157 ; Mehun^ur-YètTe ^ 

Cher, 
Meillcraie (iM'. de la), 283. 
Meinnarl (A.), 84. 
Mella (Clialode), archkliaconus, 55. 
Menurd, aU Menardi /Aimericus) , 

58,61,63. 
Men ardus de Ognetis, 58, 62, 63. 
Mervent, V. Maireventuin, Mareven- 

tum. 
Meschinus (Bernardus), 25. 
.Mesme (J.), i80. 
Met lo ( Mai ngod us de) ,19. 
' Metiayer (Jean), imprimeur 6t li- 
braire, 136. 
Meun -sur-Loire, 163*, Meung-sur^ 

Loire, Loiret. 
Meurin, 162, 163, 172. 
- MiChael , sacerdos de Sancto Georgio , 

al. de Sancto Jurio, 58, 70, 71.* 
Milan, 324 \ — (comte de), 308, 3iO; 

— (duc de), 182,183. 
Milliaco (Petrus de), sacerdos, f rater 

Fontis Evraadi,57. 
Mile, 37. 

— eleniosinarius Ricardi, régis An- 
gliae, 121. 

Mi Ion (Pierre), médecin de Henri IV 

— et de Louis XIII, 260. 
Milventus (Constantin us), 36. 
Mirabel, Mirabellum, castellum, 33, 

34, 35 , 45 note. Mirebeau, 
Vienne, 
Mirebello (Guillelmus de), 38, 46, 
83. 

— (Rotbertus de) , 25. 
Misère, 133. 

Mollerum, al. Moleron, 108, 109^ 
MouilleronrethPareds^ (fi^ de la 
Châtaigneraie ^ Vendée, 

Molli Campo (Gaufrîdus de), miles, 
88. 

— (Guillelmus de), miles, 88. 
Monasterium Novum, ecclesia Sancti 

Joliannis Evangelistae, 9, 17, 18, 
19, 20; 2! , 38, 46 ; abbaye de 
Montierneuf^ à Poitiers, Abbates , 
V. Creraldos, Guido, Marcus. 
Alonceau (M^ du) , secrétaire de }SP^ 



de la Trémoille, 273. 
Monciacum, 123^ Monzaj^ t^de 

VilUers-^n-Plaine , c^ de Cou- 

iongesy Deux^Sèvres, 
Moncontour (forteresse de), 307; 

Vienne. 
Mons Acatus, 81, 82, 85, 90, 114; 

Mont Agu, 115, 116. Mon- 

taigUy Vendée, — Domus Hos- 

pitalis,al. burgum, al. tîcusHos- 

pitalis, al. bore de l'Hospital la 

Mont Agtt, 81, 85, 86, 90, lllv 

115. 
Mons Beraudi, 68. V. Podium Be- 

raudi. 
Monsieur, frère de Louis Xtll) 

295. 
Moos Tamiserius, 8 ; Montamiser, 

ecclesia sancte Marie, 28 ; Monia>- 

misé^ ifi'^ dti Saint-GeorgeSyVieMie, 
Montagnes (le bailli des), 168. 
Monuigu, 273, 299 \ Vendée. V. 

Mons Acutus. 
Montargis, 159, 160, iGl *, Loiret, 
Montauban (évêque de), V. FenoO- 

let (Pierre). 
Monte (Guillelmus de), 59. 
Monte Acuto (B. de), dominus de 

Quamiquiers, 89, 90. 
— (Margarita de), 82. 
Monte Gosmeri (frater Johannesde), 

prior Hospitalis in Francia, 104. 
Montferrant, 146, 147 note -, £^ da 

Carbon-BlanCy Gironde, 
Montferrat (Pierre et Bertrand de), 

147 note. 
Montfort (le sire de), 190. 
Montik-lès-Tours, 170. 
Mont Léon (Guillelme de), chanoine 

de Saintes , archiprêtre de la Ro- 
chelle, 84, 85. 
Montlhéry , 154 , J55 , 156 , 157; 

<fi^ àArpajon , Seine^^t-Oise. 
Montluçon, 146 note ; Allier. 
Montmorency (Jeanne de), dndiesK 

de la Trémohle, 213. 
^- (Marguerite de), duchesse de 

Ventadour, 251. 
Montmorillon , 151 , 168 note: 

Vienne, 
Montpellier ( université de), 335. 



I 

I 



— 399 



MoDtpensier, V. Bourbon-Montpeii- 

sier. 
Montreuîl-fionnîn, i24', V. Mos- 

terîolo (B. de). 
Morandi, al. Moranz (Giraudus), 

66, 67. 
Morandiis (ConstantÎDUs), 44, 45. 
MoreUus (Jobannes), 113. 
Morineaa, 323. 
Morilania, V. Maarît^nia. 
Mornar, 315, 316 ; c*» de Royan^ 

Charente-inférieure, 
Morre (frater Gaufrîdiis), sacerdos, 

niagtster Hospitaiis, 86. 
Mosteriolo (fiorellus de), 7, 1 1, 43 ; 

MonireuU^Bonnin. c9^ de FouiUé^ 

Vienne, 



Mota, villa in insula Oleriolo, 43. 
Motes (Jehan des), garde du s<:el, 

314. 
Mothe (la), 194; /a Mothe-Saint^ 

Hérajre^ Deux -Sèvres, 
Mothe-Frcslon (la), 134. 
Motis (Johannes de), 58, 59, 61 ; 

capellanus, 70. 
Moulin-Billaud (Aulbin Kapin , < 

du), chanoine de Luçon,321. 
Moulins (Anne de), daroe de Villou- 

treys, 250. 
Moulins (Jehan dé), 141), 150, 157, 

158, Ifio. 
Mouraut (Colas), 164. 
Malonnier, 323. 



N 



Nalier, 105 ; NaUiers, t^» de i Her- 

menault, Vendée, 
Nanteil (frère Ytbier de) , prieur de 

rHôpîtal de Saint-Jean en France, 

115. 
illantes, 313. 

.Narbonne (rarcbevéquede), 166. 
Nassau (Amélie de), duchesse de 

Undsberg, 217, 285. 

— (Anna de), comtesse de ^^assau, 
205. 

— (Catherine-fielgie de) ^ comtesse 
de Hanau, 232, 242. 

— (Charlotte- Brabantine de), du- 
chesse de la TrémoiUe, 203. 

— (Elisabeth de) , duchesse de Bouil- 
lon, 309, 211, 212,294; dési- 
gnée par ces mots : c la bonne 
sœur à nous deux», 215,217, 
218 ,219, 220, 221 , 222, 226, 
232 , 234 , 236, 238 , 240 , 241 , 
247 , 249, 250, 252, 254, 259, 
266, 274, 275, 285. 

— (Flandrine de) , abbesse dc^Sain te- 
Croix de Poitiers, 203-296. 

— > (Guillaume*- Louis , comte de ) , 
205. 

— (Henri de) , 215 , 268 , 280. 

— (Jean de), 208. 



\assau (Louise- Julienne de) , femme 
de Frédéric IV, électeur palatin, 
219. 

— (Maurice de), 205 , 207, 268. 

— ( Philippe-Guillaume de ), 205. 
Neelle, 166. 

Xemours (le duc de), 156. 

Nestor i us, 297, 298. 

Neuville (de), 138. 

Nevers (le comte de), 156. 

Ncuilly, 226 ; Seine. 

Nicholaus, sacerdos, 56. 

Niolio (Chabot de), 61 ; NleuU-xur- 

VAutise, <f^ de Saint- Hilaire^des- 

Loges^ Vendée, 
Niort, 91, 124, 135, 146 note, 164. 
Noer (lij, al. les Noes, al. Nois, 

57, 63, 65 ; les Noyers, c^ de la 

Réorthe^ tfi^ de Sainte- Hermine y 

f^endée. 
Nogent-le-Roy, 150. 
Nonetensis (frater Thomas), templa- 

rius, 91 . 
Normandellus (Guillelmus),82. 
Normandie (le sénéchal de), 155. 
Normand us, 38. 

Nouaillé (abbé de), V. Bertramnus. 
Noue(Odetdo.la), 324. 
Noyon, 173; Oise, 



— 400 



() 



Oda. uxor Bernard î, :27. 

Odelinus, 26. 

Odiln, ranonicus Saticti .Nicolai, 27, 

29, :n, 41 ; — cantor, 43 
0|;gisius, seii Otgisius, praeccntor 

Sancti Hilarii, 23. 
O^netis (Menardusde), nS, 62, 63. 
Oleriolum insula, 43 ; ile dOléron, 

Charente^ Inférieure . 
Oleronum casirum, 44 ; ecclesia 

Saiictae Mariae, 45 ; le Château 

(VOléton. 
Oliaruin terra, 123 ; les Oullièrex^ 

village^ d^ de Mervent, tfi^ de 

Saint • UUaire - des - Loges , Ven^ 

déè. 
Orange (Guillaume le Taciturne, 

prince d'), 204, 203. 
— (Frédéric , prince d'), 208. . 
— ' (Louise de Colligny , princesse 



d;), 203, 207, 212. 
Orbisterîi monasterium , 33 , 56 : 

Saint-Jean d'Orbestier y c"* du 

Chdteau-d^Olonne, c^ des Sabla- 

d'Olonne, Fend^. — Abbas, Y. 

Fulcberius. 
Orceau (S.), procureiir fiscal de 

Luçon, 323. 
Orfeuille(JeanrPierred'), cheTaLier, 

318 note. 
Orléans, 158, 162; uoiTentté, 

325. 
Orris, 58, 63, 65. 
— (Gaufridos), 69. 
Otbertus, 29, 30. 
Otgerius, praepositus Sancti Martini, 

36. 
Ouïmes, 135 \ <f^ de Sainte ffilairt' 

des-Loges^ Vendée, 
Ozaio (Hugo de), 123. 



P. ncpos Germundi de Forgis, 89. 
Paganus Bodin^ 6Ô. 

— Raganers, al. Raguener, al. Ra- 
goini, 58, 59, 68. 

— Triqueng, 60. 

Paillers ( Willelmus) , burgensis, 

306. 
Palttdellus, 74. 
Panetus (Acfredus), 33, 34. 
Papart (Johannes)> 82. 
Papin (Willelmus), 84, 100. 102. 
Papiaus (Lambertus), 59. 
Parabère {W, de) , gouverneur du 

Poitou, 323. 
Paracinsis (Slephanus), 37. 
Paris, 153, 154, 155, 156, 157, 

158, 160, 167,168,176, 201 î— 

(université de), 325,327. 
Partbenay, 19, 122, 170, 177, 181 ; 

Deux-Sèvres. 
Partbenay-l' Arcbe vesque (Jean de) , 

324 note. 
Pasavanto (Berlaiusde), 9. 
Pascalis papa II, 45. 46. 



Pâtis (le), 122^ <f^ de Fontenaj, 

Vendée, 
Patrault (Pierre), 172 note. 
Paumer (Jobannes), 109, 110. 

— (Guillermus), 109, 110. 
Peletul molendinum , 57 ; PoéU- 

feu^ (^ de la Réorthe, c« de 
Sainte^ Hermine^ Fendée, 

Pelegrinus, 92, 100. 

Pendilles (Berengerius) , 40. 

Perala (Gerardus de), miles, 12i. 

Peregrinus Rogenitellt, 102, 103. 

Perer (Tomas do), 88. 

Péronne, 171, ÏVi\Sonune, 

Pcrraudière(le8'),295. 

Petit (Guillelmus li), 64. 

Petra (Guillelmus de), 29*. 

Petronilla, mater P. Rustid, 70. 

— abbatissaFontb£vniiidi,55,56. 
57. 

Petrus, 31 . 

— archidîaconus Pictavensis, 17, 
18, 19 ; episoopus Picûvensis, lH. 
21,46. . 



— 401 



Petrus archidiaconus Thoarceosis, 
305. 

— clencus Sancti Pétri Pueliensîs, 
41. 

— - subdecanos Sancti miarii, 25. 

— vices tenens decani, 121. 

— Alon^ al. Alan, al. Alum, 91, 
100, 102. 

— Alperusiensis, al. de Alperusio, 
91,92, 102. 

— Barba. Rufa, 70. 

— fiarboteas. 58, 62, 63. 

— Banderai. Baudet, iil. Baudez, 
64, 66, 67, 69. 

— Bedareren, al. Beidarrere, al. 
Beidererei, 58,65. 

— de Bnderio, 14, 42, 43. 

— Bruns, 60. 

— Canut tus, 82. 

— Chalantuns, 65. 

— Gostenceau, 87. 

— Gouez, sacerdos, 71. 

^ Episcopi, dominus Sancte Her- 
mine, al. de Sancto Hermete, 72, 
84, 94 ; al. dominus Borneielli, 

95. 

— dominas de Ganaspia, 114. 

— Grenarius, 59. 

— Guichart, 82. 

— de Lnchec, 37. 

— de Milliaco, sacerdos, frater Fon- 
tis Evraudi, 57. 

— de Raorta, 58. 

— de Rialmodio, sutor, 74. 

— Rusttcus, 70. 

^- de Sancto Jobanne, 25. 

— Seguinos, decanus de Marolio, 
71 , 1^. 

— de Tire, 63. 

— de Torgne, 69. 

— de Traiant, miles, 82, 86. 

— Travers, al. Traversus , 58, 61 , 
63, 64,65,66,67,68,70,71. 

— Troneas, 60, 61 . 

— Tronellas de Raorta, 57. 

— Veers, 82. 

— delà Venderie, 109. 

Peux de Gssec , cbâteau, 312 ; <i 
Cissé^ 4fi^ de Neuville j Fienne, 

Philippa , uxor Guillelmi , ducis 
Aqiûtanomm, 8. 



Philippe 11, roi d'Espagne, 207. 

— lef, roi de France, 26, 35. 

— Auguste, roi de France, 122. 

— le Beau, 188 note , 192 note. 
Piau (J.j, 84. 

Picardie (la), 173. 

Pictavis, 56, 318; Poitiers.-^ Pic- 
tavensis ecclesiae archidiaconi , 
V. Petrus, Radulfus ; — decanus, 
V. Aimericus. — Pictavense forum 
seu mercatum, 7, 8, 10, 13, 14, 
23, 32,33,35, 42,44,45..-- 
Pictavensis moneta, 6, 11 , 299. 

Piémont (comte de), 312. 

Pierre-Blanche (la), 139. 

Pigrea (Stephanus), 74. 

Pipaldus (Aimericus), 41. 

Piri Hiberni pnedium, 57. 

Pise (Joseph de la), 208. 

Pistore (Johannes), 97. 

Plantas (terra ad) , 66 , 70 ; les 
Plantes^ c*» de la Réorthe, ifi^ de 
Sainte-Hermine y Vendée, 

Plentiva, uxor G. Baude, 64. 

Ple8sis(M"«du), 281. 

Plessis du Parc (le), 174, 182, 184, 
K^\TprèsTours^ 

Poaut (frater Michael de), 58, 59, 61 , 
65. 

Podium Beraudi, 58. ' V. Mons Be- 
raudi. 

Poer, al. Poerii, al. Poers (Aimeri- 
cus), 66, 67, 69, 70. 

— (Gaufridus), 66, 67, 69, 70. 

— (Guillelmus), 59. 

— (Radulphus), 59, 61, 63, 66, 
67, 70. 

— (Willehnus), 69. 

Poitiers, 145-201. V. PicUvis. — 
Évéqu^7 iS9, 299; V. Alboin, 
Guilielmus Aleelmi, Isembertus, 
Johannes Pulchras Manus, Petrus, 
Saint-Belin (Geoffroi de), —-Par- 
lement, 325.— Université, 317, 
318,324, 332. -;-y. Monasterium 
Novum, Sanctaè Crucis, Sanctaa 
Mariao Majoris, Sanctae Radegun- 
dis, Sancti Cjpriani, Sancti Uila- 
riî, Sancti Nicolai, Sancti Pauli, 
Sancti Pétri Pnellensis ecclesiae rel 
monasteria; Trinité (abbayedela). 

26 



— 402 — 



Poiden-Saint-Vallier (lamiUe de) , 
218. 

Poitou, Pktavas pagus, 23, 303, 
313. Comté, 432, 133. — Com- 
tes, V. Gaiilndas, GuîUelmiu. 
— Sénéchal , 151 , 158 note , 
161 note, IM, 170, 172,175, 
188.— Sénéchaussée, 194.— Gou- 
verneur , 323. — • Bas- Poitou , 
134. 

Poldniacus, locus, 38. 

•Pommiers (le sire de), 147 note. 

Pons (François de)^ li^. 

Pont-Habert, {i± , d» de Sal- 
iertaine , c^ de ChaUanx^ Fen^ 
dée. 

Porhouet (Olivier de Clisson, sei(|;n. 
de), 126. 

Porte (Charles de la), s' de la Meil- 
leraie, 282, 283, 284. 

Posdrea ( Audebertus) , 64 . 

Pougues en NiYemab), 222. 

Pouiile(dncdela),312. 

Ponpinoourt (Jehan de), 166. 



Poosiait du Vigcan (Anne), dame de 

Saint-Germain-Beaupié, 274. 
Poysat ^GuiUermuB dan), 110. 
Poiangifle, 91, 92, 99, 101, 102, 

109. Posaugium, 84 \ FomzoMges, 

Fendég. 
Praeles (domns Ho^talM de) , 81 ; 

Praiites, e^ de Saint-Mtwim de 

Sanz€tjr, tfl^ de TAoïiari, Detu- 

Sèvres. 
Prégent (Philippe), 173 note. 
Prézeau, juge de paix de MailWnii, 

119. 
Prou , fermier de Sainle-Groii , 

288. 
Prouillé ( M"* de ), religieuse <k 

Jouarre, 253. 
Provence (comte de), 312. 
PuteoHs (terra de), 6, 10 ; Positioux, 

€P^deFouneuU^out»Bieudy ^ de 

Poitiers, sud. 
Puj (le), 181 ; Haute^Loire. 
Pjcbard, 133. 



Q 



Quadruvio (masurau de), 63, 64. 
Qnamiquiers , 90 ; Quemîqaîen, 
111.112. V. Ramîquiers.* 



Quercu (terra de), 60. 
Qui non ridet (Aroaudua), arcfaidU 
oonus, 55. 



R 



Rabault, médecin, 281 . 
Racondet (Johannes), 105. 
Radegiindis, oior Guillojrs , 113, 

114. 
Radulfi(WiUelmus},81. 
Radulftts seu Raduiphua, fiiius Gar- 

siaede Macbeoo, 57. 

— fiiius R. de Argentnm, 71 . 

— archidiaconus Piclavensîs. 17 , 
18. 

— cultor, 64,65. 

-~ Arpinus, miles, 103. 

— de Barra, 71. 

— Bubulcus,66, 67, 68. 

— Clocarius, 25. 

— Gnnberti,61. 



Radulftts Poera, al. Poerii, 59, 61. 

63, 66, 67, 70. 
Raelius (Gaufridus), clerîcus, 105. 
Raganers, al. Raguener, al. Ragoini 

(Faganus), 58v 59, (>8. 
Raginaldus, Reginaldus^ Raynaldiis, 

abbas SanctiCrpriani^lO, 17, tô. 

19, 21. 
Raginaudus, fiiius Uugonia de Geroi* 

80. 
— * capellanus de Gères, 81. 

— Bechet, 85. 

— de Cooëio, 55. 

— al. Renaldus, aU Renandus Gto- 
terii, al. Gaberiî, al. Gaokai. 
prior de Castro Lebaodi et deLo- 



— 403 



Huûo, 59, 60,62, 63, 64, 65,66, 
67, 68, 69, 70, 71. 
Raginaudus Grinbertî, 67. 

— de Grua, al. de Groia, 58. 

— Lofaen, 82. 

— de Vinosa, 85. 

Raîmiint (Guillelinus}, miles, 99. 
Rainaldos^ Raînaudns, 38, 39. 

— filitts Berengerii Pendilles, 40. 

— canonîcas Sancti Nicolai, 36. 

— deGontest,6, 8, 24. 
-* de Docîaoo, miles, 39. 

— Gaiberti, 25. 
-* Letardi, 25. 
Rainaadiis de Seneciaco, 38. 
Rainerias, caoonicos Sancti Nîcolai, 

31. 

— Rnfns, 38. 

Ramrnoîii (J. de), miles, 99. 
Ramnulfus, canonicus Sancti Nicolai, 
27,31,41. 

— capicerios, 26. 

-> episcopas Santonensis, 46. 

— meditarius, 43. 
«- de Corum, 42. 
Ranfray (G. M. et P.), 323. 
Ranulftis de Joasun, 8*5. 

Raorta, 57; Roorta,72; Roorte, 74; 
Roote, 71 ; la Réorthe ^ c^ de 
Seùnte- Hermine y Vendée, 

— (Petros de), 58. 

Rapin (Aulbin), s' du Monlln-Bil- 
laud, 321 . 

— (Nicolas), 321. 

Raslomm' terra, 57; la Rallière^ 
i^ de la Réttrthey c^ de Sainie^ 
Hermine^ Vendée, 

Ravan (Garinus), 65. 

Ré, 112; R'usz^ d^ de Samt-GilleS' 
sur- Vie, Vendée. 

Reginaldos , filius Willelmi, do- 
mini de Foresta saper Separim, 
106. 

— Ridierii, miles, 91. 
Renaldus, capellanus Sancti Hermi- 

nii,63. 

— Boschenea, al. de Boscbeneia , 
62,63. 

— Cbiruns, 58. 
Renaiidas Grinberti, 61, 62. 
Rennes, 273. 



Renoara (Giraudus), 70. 

Renulfus, ferrerius, 59. 

Reniis li Ferruns, 68, 69. 

Reolbac(J. de), 150. 

Réty (Jeban), i,64. 

Rejnaut, 156,161. 

Reas (Jpbannes), 96, 100, 102. 

Rialmodio (Petrus de) , sutor , 
74. 

Rîaumo (Davi de), miles, 99. 

Richard Cœur-de-Lion, roi d'Angle- 
terre et duc d'Aquitaine, 120. 

Ricbardus, cantor, 36. 

Ricbelieu (Armand-Jean Duplessis 
de), évéque de Luoon, 322 ; -^ 
(cardinal de), 289. 

Ricbemont (Artus de), 128. 

— (le connétable dej, 146 note. 
Ricberii (Reginaldusj, miles, 91 . 
Riparfont ( N. de ) , religieuse de 

Sainle-Groiz , 228, 232,279. 
Riveria, sanctimonialis Fontb Evrau- 

di,56. 
Roauta ( Airaericus de ) , miles 

87. 

— (Symonde), 87. 
Robertet, 190, 191, i 92, 193. 
Robertos Mala Sorex, 56. V. Rot- 

bertus. 

Robin (Marie), dame de Beaaclerc, 
288. 

Robinus Delartus, 106. 

Rocha, 108 ; la Rocke^ é^ deMouil- 
leron-en-Paredîy c^de la Châtai- 
gneraie^ Vendée, 

<— (Aimcricde), 59. 

— Amatoris , . 59 ; Rocamadour , 
tfi^ de Gramaty Loi, 

— Eboli, molendinum,121 ; moulin 
de la Roche, sur la Vendée^ i^ de 
Fontenay, Kendée, 

— Super Yonem, 415; /a Roche- 
SUT' Yon, Vendée, 

Roche ( N. de la ) , religieuse de 

Sainte- Croix, 228. 
Roche- aux-Enfants ( Hélie de la ), 

214. 

— fils du précédent, 213, 275, 
277. 

Rochefort, 142, 315, 316; Charente- 
Inférieure, 



— 404 — 



Rochefoucauld (Benjamin de la), ba- 
ron d'Estissac, 250. 

-*- (François de la), comte de Roye, 
285. 

Rochelle (U), 84, 140, U2. 

Rochereau, 323. 

Roeas (Atmeric:nB), miles, 97. 

Rogenitelli ( Peregrinus ) , 102 , 
i03. 

Rohan (Benjamiade), sire de* Sou- 
bise, 138. 

— (Henri de), duc deRohan, 439, 
323. 

Rolandns Giraut, miles, 100. 

Rolle (Jean), à la Rochelle, i42. 

Rolent, 148, 182. 

Roméage, 172. 

Romorantin (seigneur de), 314. 

RoorU (Simon de), 81, 88. 

Ropardi (Willelmus), 66. 

Rorgo, filius Teimari, militis, 39. 

Rosea (Willelmus), miles, 84. 

Rosny, doc de Sullj, 233. 

Ross, 133. 

Rossay, 295 ; c^ de Loudun^ Fienne, 

Rosselères (les), 112 ; c^ ^ Saint- 
GervMSy c^ de Beauvoir^sur-Mer^ 
Fendée. 

Rosseria, 108 \ ta Rousxière^ c» de 
Pouzauges^ Fendée. 

Rostaing (Charles de), comte de Bu- 
ry,244. 

Rotbertus, filius Phromontis, 38. 



Rotbertus caoonîcos Sancti PHooUi, 

27,28,30,31. 
-» prior Sancti Martini, 36. 

— Burgundio, 19. 

— Engobaldi, 25. 

— de Mirebello, 25. 

— Pictavensîs, 38. 

Rotgerius, canonicus Sancti Nicolti, 

27,31. 
Roucy (comte de), 312. 
Rouen, 165. 
Rouillé, 175 ; (f^ de LmsignoM^ 

Fienne, 
R<msseau, 134. 

— ( René ) , s' de la Pirisière . 
224. 

Roussillon (le comte de), 166. 

Roustière (le sire de la), 15t. 

Rouvet (Gérard), orfèvre de Paris, 
128. 

Roux (Olivier le), 166. 

Royan, 315, 316; Charente- Infé- 
rieure. 

Roye (le s' de), 156. 

Rover (le s'j, 269, 270. 

Hoyrand (Nicolle). 177, 178 

Rue (Jehan de la), 187. 

Rufiaco (Letgerius de), 26. 

Rufus (Rainerius), 3o. 

Rupe(G. de), 81. 

Austicus (Petrus), 70. 

Ryé (Christophe de), comte de Kyé, 
218. 



S 



Sables-d'Olonue (les), 178, 209 ^Fen- 
àée. 

Saint-Belin (Geoffroy de), éve<|ire de 
Poitiers, 217, 218, 219. 

Saint-Christophe (Mr de), 247. 

Saint-Cloud, 154, 155. 

Saint-Cyr-en-Talmondais, 298; (fi^ 
dex Moutiers-leX'MaufaitSy Fen- 
dée. 

Saint- Denis (l'abbé de), 183. 

Saint-Hermine, 73 ; Saint-Her- 
myne, 84 ; Saucta Hcnnina, 84, 
85, 94 ; Sanctus Herminius, 60, 
61 , 63; Sanctus Hermès, 72, 95 ; 
Sainte- Hernune, Femlee. 



Saint-Hilaire le-Grand (église dej « 

Poitiers. 25:2, 255, 258. 300, 

303, 304, 305. V. Sancti UiUrii 

ecclfisiA 
Sainl-Hilàire de U Celle (abbé de;, 

206. 
Saint-Hilaire de Loulay, 299; <^ 

de Montaigu^ fendée. 
Saint- Laon de Thouars (ahbajr 

de), 295. 
Saint-Maixent, 314 ; Deux-Shra. 
Saint-Maur, 313; t^ de Cixse\ ^ 

de Neuville^ Fienne, 
Saint-Pol ( le comte de ) , 154 . 

155. 



3! 
i 



— 405 — 



Saine-RomaÎD^ 264 ; c^ de Leigné- 

sur^Usseau^ Vienne, 
Saint-Seurin {doyen de) , f 47 note. 
Saint-Tbierrj-lès-R einis, \ 66. 
Sainte- Bazeiile (le sire de), 174 note. 
Sainte- Croix (l'abbé de), 447 note. 
Sainte-Croix de Poitiers, 30, 493, 
303. 296. Abbesses , V. Bourbon 
(Jeanne de), IVassau. (Flandrine 
de), Trémoiile-Royan (Catherine 
de la). 
Sainte -Radegonde de Pommiers, 
267, 288; d^ de Thouars, Deux- 
Sèvres. 
Saintes, 84 ; — (concile de), 20,- — 
(diocèse de) , 317 ; — (évêques 
de), V. Goderannus , Hamnulfiis. 
Sainlonge (la), 315,316. 
Saix, 295 ; c^ dex Trois -Moutiert, 

Vienne, 
SaUrs, 440. 
Salarteina (P. de), 86. 

Salât (Jehan), 496, 499. 

Salebon (Lucas de), 84. 

SatinarÎQs (Almencus), 34. 

Salle (Claude de la), 329. 

SiilenoveLa Mongie(de), maître des 
requêtes de la reîne-racre, 323. 

Samuel, filins Gaufredî \rahers,9,28. 

Sanctae Crucismonaîsteriura,30 *, ab~ 
haje de Sainte-Cm^x de Poitiers. 
V. Sainte-Croix. 

Sanctae Mariae Majoris ecclesia, 19 ; 
NotrC'Dame'la'Grandc^ église col- 
légiale â Poitiers. Abbas, V. Gar- 
nerius. 
Sanctae Radegundis ecclesia, 6, 23, 
2i ; égUse colléyiale de Sainte- 
Radegonde à Poitiers. Priores, 
V. Guinemannus, Marcherius. 
Sancti Cjpriani abbas, V . Uaginal- 

dus. 
Sancti Georgii villa, 27 ; Saint-Geor- 
ges, Vienne. 
Sancti Hilarii ecclesia , 23, 24, 25, 
26, 30, 36, 55, 252, 255, 258, 
300, 303, 304, 305 \ église col- 
légiale de Saint- ffilnire à Poi- 
tiers. — Decani, V. Alboinus, Ca- 
cao It (Philippe) ; — thesaurarius , 
V. Gosœlinus. 



Sancti Jobannis Evangelistae ecclesia, 

17 ; V. Monasterium Novum. 
Sancti Martini praepositus,V. Otgerius 
— Prior, V. Rotbertus. 
Sancti Nicolai monasterium, 5, 46 ; 

priores, V. Aimericus, Benedictus, 

Diiraniius, Garnenus, Gerardus, 

Hugo, Simon. 
Sancti Pauli abbatia, 303 ; abbaré 

de Saint- Paul à Poitiers. 
Sancti Pétri Puellensis ecclesia, 41 ; 

égUse collégiale de Saint'Pierre- 

le-Puellier à Poitiers. 
Sancti Pétri ecclesia Roinae, 43. 
Sancto Georgio (Willelmus de), 63, 

64. 
Sancto Gregorio (Airàudus de), 26. 
Sancto Johan ne (Petrusde), 25. 
Sancto JoTino (Arbertus de), 37, 

39. 
Sancto Paulo (Gocelinus de), miles, 

87. 
Sanctonicensis (Garnerius), 44. 
Sanctus Georgius, 85, 90 ; Saint- 

Georges de HfontaigUy c<*" de Mon- 

taigu, Vendée, 
Sanctus Georgius , 63 , 64 , 70 ; 

Saint-Georges de la Plaine y nom 

ancien de Saint- Juire. V. Sanctus 

Jurius. 
Sanctus Hennés, Sanctus Herminius, 

V. Saint-Hermine. 
Sanctus Hilarius, 62; Saint- Hilaire- 

du-BoLty c«* de Sainte- Hermine^ 

Vendée, 
Sanctus Jurius^ 70; Saint-Juire- 

ChampgUlnn^ <f^ de Sainte- Her- 

mintf^ Vendée, 
Sanctus Medardus, 62 ; Saint'^Mars- 

des-Prés^ t^» de Chantimnar , 

Vendée. 
Sanctus Porcharius, 37. 
Sanctus Valerianus, 75 ; Saint- Va- 

lérien^ c®" de l'Hermenault, Ven- 
dée. 
Sanglier (Antoinette), baronne de 

CreuiUy, 278. 
Sarberge (frater Guillelmus de), 64. 
Saugeon (Léon), 198. 
Sauniur, 153, 308 ; Maine-et-Loire. 
SavaricuK vicecomcs, 14. 



— 406 



Savariciis de Malo Leone, doiniiiiis 
Al j)erusiensi8, 9 1 , 92, 97 . 

— Segebrant, 60. 

Saxe (Anne de), seconde femme de 

Guillaume le Taciturne, prince 

d'Orange, 205. 
Sedan, 209, 840. 296 ; Ardeimts. 
Segebrandi (GuiUelmus},62. 
Segebrandas, al. Seibrant, miles, 

frater Willelroi, domini de Foresta 

super Separim, lOi, 406. 
Segebranr (Savarii!us), 60. 
Seguinos(Pctruâ), decanus deAforo- 

lio,71.72. 
Seine, rivière, »56. 
Selena villa, 29, 30; Salennes, d^de 

Colombiers, "c«» de ChdteUeraïUt, 
Selles (Notre-Dame de), 175 ; Celles , 

DeuX'Sèpres, 
Seneciaco (Rainaudus de), 38. 
Senecbé (Saint- ViAcent de), 313; 

Cheneché^ tfi^ de Neuville^ Fienne, 
Senlis (le bailli de), 156. 
Semîacus, 121 ; Sérigné^ <f^ de 

l'Oermenauity f^endée, 
Seuldre, rivière, 314, 315. 
Sexte (Alexandre), 166, l67. 
Sicile (roi de), 312. 
Sillans (Antoine de) , baron de 

Creuilly, 278. 
Silvèstris (R.), gerens vices archi- 

presbyteri Alperusiensis, 104. 
Simon, 38. 
~ (frater), 58, 39, 63 i 64, 65, 

6H, 67, 68, 69, 71. 

— prior S.i\it'olai,28, 30,41 ,44,45. 

— Boct, 81. 

— Main^^oti, 38. 

-- deUoorla, 81, 87, 88. 
Simonis ^Joliannes), ser viens, 41. 



Solendea, 112 i Soullans, tf^ et 

Saint-Jean-de-MontSy Feiidée, 
Solier (le Père), jésuite, 203, 209^ 
Solms (Amélie de), femme de Henri 

de Nassau, 280. 
Sonaio (frater Guillelmus de), pie- 

ceptor domorum Templi in Aqui- 

tania, 105. 
PoUers (Johannes de), miles, 96. 
Soubise (Jean de Part lienay-l' Arche* 

vesque, sieur de), 324. 

— (Benjamin de Rohao, sire de), 
138. 

Stanley (James), romte de Derby, 

280. 
Stepbanus, 14. 

— filius Gunbaudi, 28. 

— bubulcus, 74. 

— (frater), preoeptor Hospitalis de 
Codria, 93, 99, 100. 

— prior Orbisterii, 55, 56. 

— Briceas, 66, 67. 

— G)cbinea, al. Gcx;boneaa^ 97, 98, 
104,108. 

— Cracanius,canonîca8 S.Nîoolaî,28. 

— Grinbertus, clericus, 70. 

— Gnindini, al. Grundîns, 58,61, 
65,67. 

— Martini, 63, 64. 

— Paracinsis, 37. 

— Pigrea, 74. 

— Venditor, 27. 
Stberifenetrea domus, 109. 
Stîrpensis (Bernardns, clericus), 20; 

abbaye de Lesterp^ c** de Çonfo' 

lensy Charente. 
Suisses (Ù!s), 181. , 

Susanna, domina de lo Roote, 71. 
Sweerts (Robert) , homme d'affûm 

en Hollande, 249, 268. 



T 



Tabarie ^mulier dicta la;, 104. 
Tabaris (Wiltelmus), 59. 
Tacharon, 323. 
Taillebourg (comte de),- 314. 
— (Madame de) , 189. 
Talamundensîs (Albcrtus), 46. 
Talmond, V Tbalmundum. 
Talmondais (le), 298. 



Talnaico (Aimanis de)^ 45. 

Tamiser (Johannes lo), ICI. 

Tayraud, 323. 

Tecelînus, 36. 

Temerius, 59. 

Templi domus Jhenisalem, al. Hye- 
rosolimitani, al. Salomonb, 83, 
87, 88, 89, 91 , 92, 93, 96, 97, 



— 407 — 



98, 99, iOO, 401, 102, 405, ÎIO. 
— Poor les commanderies de 
cet ordre, V. Godria, Landa Alba, 
Malleone (Sanctus Salvator de^ 

TeolMildiu Chabox, 96. 

Teodelinus, abbas Malleacensis, 35, 
36. 

Tetbaldiu, 44. 

— dericos, 40. 
Tetmarus, miles, 39. 
Tey^l (J. de), miles, 99. 

Teyiiau feodam, 99 ; le Teil, c"« du 

Rreuil-Barretj (fi^ de la Chdiai- 

gneraie, fendée. 
Tbalmunduro, 82, 83; Talmond, 

Vendée, 
Thebaldus, miles, 421. 
Theobaldiis Harpini, miles, dominus 

de Frogeriis, 403. 
-«> Lanelli, miles, 409. 
Tlieobaudus, iilius la ChoUrJe, 66. 
— > Cbabot, filius Hervei deMarolio, 

60, 64. 
Thoarcio, al. Thoaitbio (Hugo de), 

dominas Montis Acuti, 84, 82 ; 

al. dominus Montis Acuti et Ga- 

napie, 85, 86. 

— (Jobannes de), serviens W. de 
Malleone, 83. 

Thoarcium , 408 , 4 40 *, Thouart , 
Deux^Sèvres, — Thoarcensis ar- 
chidiaconus, 306. V. Thonars. 

Thoioard (M.), 440. 

Thomas, 60, 63. 

— - clerîcus, cancellarius W. de Mal- 
leone, 83. 

— > (frater), al. Tomas , sacerdos , 
86. 

— de Marciaco , miles, 39. 

— Nbnetensis (frater), lemplarius, 
91. 

— - do Pcrer, 88. 

Thomasa^uxor Simonis Maingoti,38. 

Thonars, 408, 440, 454, 152, '473 

note. Vicomtes de — , 305 *, V. 

Aîmerictts, Ganfredas', Savari- 

eus. 
lire (Petrus de), 63. 
Tisiciacus, villa, 35. 
ToUet, 295 ; ThoUet, t^ de la Tré- 

mouille^ tienne. 



Tordue (Gaufridus de), 82. 

— (Petrus de), 69. 
Tornamina (Guillelmds), 9. 
Torre (Andréas) ,413. 
Touche-Beaurepaire (le s' de laj , 

295. 

Toulouse, 449 ; uiiiversité , 325. ■ 

Tour (Frédéric - Maurice de la^ , 
380. 

Tour (Julienne- Catherine de la), com- 
tesse de Roye, 285. 

—- (Marie de la), duchesse de la 
Trémoille, 212, 267, 281. ' 

Touraine (comte de), 312. 

*- (nation de) , en l'université de 
Poitiers, 326. 

Tours, 126, 169, 173 note, 176, 
177, 180, 185, «92, 201, 319. 
Archevêque de — , V. Bartho- ' ^ 
lomeus. — Saint- Martin de — ^ 
183 note. 

Toustain, 152, 158, 167. 

Traiant (Aimericus de), 82. 

— (Petrus de), miles, 82, 86. 
Tra.l (pratumde), 60. 

Travers, al. Traversus' (Petrus), 58, 
61, 63,64,65, 66,67,68,70, 
71. 

-- (Wilielmus), 61, 68. 

Trémoille (le duc de la), 140. 

— ^Madame de la), 189. 

— (Catherine- Marie de la) , reli- 
gieuse de Sainte-Croix, 285. 

r— (Charlotte de la), comtesse de 
Derby, 280. 

— (Claude, duc de la), 203 , 208, 
212,216, 219, 221, 222, 223, 
224. 

^ (Elisabeth de la), 212. 

— (Frédéric de la), comte de Laval, 
264, 268. 

^"^ (Gilbert de la), marquis de 
Hovan 227 

— (Gui de la), 309, 310, 344, 
344. 

— (Henri de la), duc de Thouars, 
242,250,267. 

— (Henri-Charles de la), prince de 
Tarente, 274 . 

— (Louis de la), duc de la Tré- . 
moiUe, 213. 



— 408 — 



TrémoîLie-Ko;|raa (Catherine de la), 
abbesse de Sainte-Croix , :204 , 
209, 21i,«227, 229, 232, 2Rt, 
295 ; appelée «la chère cousine de 
Koyan», 233, 234, 244, 262, 263. 
267, 270, 272, 276, i82, 285> 
287. 

— (Marie -Marguerite de la), ab- 
besse de Jouarre, 21 2. 

Trinité (abbaye de la) , à Poitiers, 
263. Abbesse, 295, 296; V. Bour- 
bon (Guischarde de). 

Triqueng (Paganus), 60. 

Troneas (Petrus), 60, 61 . 

Tronellus (Petrus) de Raorta , 57. 



Truana, 69. 

Tmnx, villa, 8 *, Trens, 28 \ Tron^ 

€^ de MonUunUé^ c^ de Sami- 

Georges^ Vienne, 
Tues (Vîncentius), iCfO. 
TuUo (Gttido de) , preceptor domo- 

ruiu Templi in Aquitania, 92. 
Turenne, 209, 220 ; c«» de Mejssac, 

Corrèze. 
Tuscha Giffonis, 120*, la Tousche, 

ancienne maison de campagne de 

Nicolas Rapin^ près Sérigné^ c^ 

de tHermenault^ Fendée. 
Tusculanensis episoopus, V. Gilo. 
Tyndo (Louis), 185. 



u 



Uleco (P.), miles, "99. 
Ulgerius, eques, 44. 
Umbertus, canonicus Sancti .Ni«:olai, 
36. 



Umbertus meditartus, 43, 44: 
Urbanus papa II , 20, 46. 
Usa (le seigneur d'), 147 note. 



Vacaria, Vacheria , 6, 11 , 25; la 
Fâcherie^ c** de Poitiers. 

Vadi Pinchon inolendinum , 122; 
moulin de Pilorge^ sur la Fendée^ 
près du Gué-Pinson, cP* de Fonic 
nay. Fondée, 

Valanson, 298; valUe, d»^ de Saint- 
C/r-en-Talmondais, Fendée. 

Valois (le duc de), 193. 

Valpergne (Raoulet de), 164. 

Varvic (le comte de), 165. 

Vassaud (Geoffroy) , archevêque de 
Vienne, 127. 

- (Marie), 127. 

Veers (Petrus), 82. 

Veierans, al. Yceras (Ernaudns), 70, 
71. 

Velsa castellum, 42. 

Venderie (Petrus de la), 109. 

Veneur de Tillières (Anne le), com- 
tesse de Fiesque, 286. 

Verdoilet (Costencius), 95. 

Verger (M'.), 233. 

Vergna (Willelmus de), 108. 



Vermandois (le bailli de), 156. 
Vernède (Henri) , s' de U Pierre- 

Blai^che, 139. 
Vetula Mortua, locus, 59; 
Vexains (M"« de), 282. 
Veyerie(la), ii%\ la Férie^t^de 

ChaUans, Fendée, 
Victoire-lè^Senlis (Notre-Dame de 

la), 179, 180. 
Vienne (archevêque de), V. Vassaud 

(Geoffroy). 
Vienne (Jehan de), 314. 
Viéte (François), s' de la Bigotièrt, 

132, 136, 137. 
Vigau (terra dau), 58. 
Vigeannus, al. Vigennos, saœrdos, 

85,90. 
Vigerius, al. Vigerii(Amâadas),5B, 

64, 65; 66, 67. 
Vilauns (frater), miles, 86. 
Vilhers, 313 ; Fiiliers^ d» de New 

juilff Fiewie 

ViUani'(Gailldmas),65. 
— (P.), 66. 



409 — 



Villaniis (Arnaldus). 41. 

Villîen de la Groslaye (Jean de) , 1 85 

note. 
ViUoutrejs (Nîcoias de, , 350, 253, 

257. 
Vimeu (le prévôt de), 166. 
Vincent (saint), 299. 
Vinœnt (Laurent) , procureur de la 

nation de Berry, 326. 
Vinosa (Raginaudus de), 85. 
Viridis ValLis mansio , 121 ; les 

Faux-Ferts , c"* de Fontcnajr , 

Fendée, 
Virfutuin cornes, 308, 310, 311 ; 

Fer lux ^ Marne, 
Vitralla, 121; la Fitrelle, c^ de 



PUsotte^ c®" de Fontenay^ Fen^ 
dee. 

Vitré, Ille-et-Filaine, 296. 

Viveona (Bartholomeus de), 26. 

Viviani (Johannes), 25. 

Vivianus, subcantor Sancti Hilarii, 
25. 

Vivonne (André de), 194. 

Voltion, 7, 11 ; Foutron^ cP^dYves, 
c«n de Rocheforty Charente- Infé- 
rieure. 

Volventum, 98, 107; Fouvant^ (fi^ de 
la fjkdtàigneraie, Fendée, 

Vouilhé, 313; FouiUé, Fienne. 

WiUelmus,*V. GutUelinus. 



Xainctonge (pays de) , V. Saintoage. 



Yvon, 323. 



27 



TABLE DES MATIÈRES 



CONTENUES DANS CE VOLUME. 



»o< 



Pages. 

Statuts et organisation de la Société des Archives 
historiques du Poitou v 

Liste des membres # . . . . ix 



I. Cartulaire du prieuré de Sain^NicoIas de Poitiers, pu-* 

blié par M. Rédet 1 

n. Cartulaire du prieuré de Libaud : par MM. Marchegay 

et de la Boutetièi*e. 53 

m. Dons d'hommes en Bas-Poitou au xiii<^ siècle : par 

M. de la Boutetière 79 

lY. Extraits des Archives historiques de la ville de Fon- 

tenay-lé-Comte : par M. B. Fillon 117 

V. Lettres des rois de France, princes et grands per- 
sonnages,* à la commune de Poitiers : par M. B. 
Ledain. 143 



• 



— 412 — 

VI. Lettres de Charlotte-Flandrine de Nassau, àbbesse de 

SaiiUe-Groix de Poitiers : par M. Marchegay. . . 201 

YII. Miscellanées : par MM. Beauchet-Filleau , Bonser- 

gent, Fillon, Marchegay et Richard 297 

YIII. Epigraphie romaine et gallo-romaine. Sigles figulins 

trouvés à Poitiers, par M. Bonsergent. ..... 333 

Table générale des noms de personnes et de lieux. . 379 



>* • . • 



Puitien. ~ Tj-pographie de Henri OUDIN, rue de TÉperon. 4. 



SOCIÉTÉ 



DES 



ARCHIVES HISTORÏOLIKS 



DU POITOU. 



f- i ^ . 



AHCHIVES HISTOKIOIES 



DU POITOU 



POITIERS 

IMPRIMERIE DE HENRI ODOIN, 

SUE DB L'iPBBON, 1. 



LISTE GENERALE 



DES MEMBRES 



DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHIVES HISTORIQUES DU POITOU. 



Membres titulaires : 

MM. 

AuDiNET^ ancien recteur, à Poitiers. 

Barthélémy (â. de), membre du Comité des travaux historiques, 
à Paris. 

Beaughet-Filleau, correspondant du ministère de l'Instruction pu- 
blique, à Chef-Boutonne. 

Beaudet (A.), licencié en droit, à Saint-Maixent. 

BoNSERGENT, associé correspondant national de la Société des 
Antiquaires de France , à Poitiers. 

Chamard (Dom), religieux bénédictin, à Ligugé. 

Chasteigner (C^ a. de), membre de plusieurs Sociétés savantes, à 
Ingrandes (Vienne). 

Clervaux (C^ de), membre de plusieurs Sociétés savantes, à 
Saintes. 

Délayant, bibliothécaire de la ville, à la Rochelle. 

Delisle (L.), membre de Tlnstitut, à Paris. 

Delpit (J.), secrétaire de la Société des Archives historiques de la 
Gironde, à Izon. 

Desaivre, docteur en médecine et maire, ù Champdeniers. 

FAVRE(L.),àNiort. 

FiLLOX (Benjamin), à Fontenay-leComte. 



VI 

MM. 

Frappier (P.). membre de la Société de Statistique dei Deux- 
Sèvres, à Niort. 

GouDUN DE LA Lande, à Moutmorilion. 

GouGEr, archiviste de la Gironde, à Bordeaux. 

Ledain, membre de l'Institut des provinces^ à Poitiers. 

Lièvre, pasteur, président du Consistoire, à Angouléme. 

Ménard, ancien proviseur, à Poitiei*s. 

Ménardière (de la), professeur à la Faculté de Droit, à Poitiers. 

Orfeuille (C*® h. d'), membre de la Société des Antiquaires de 
l'Ouest, à Poitiers. 

Palustre (Léon), conservateur du Musée, à Tours. •^ 

Port (C), arcliiviste de Maine-et-Loire, à Angers. 

Rédet, ancien archiviste de la Vienne, à Poitiers. 

Rencogne (de), archiviste de la Charente, à Angouléme. 

Richard (A.), archiviste de la Vienne, à Poitiers. 

RiCHEMOND (L. de), archiviste de la Charente-Inférieure, à la 
Rochelle. 

RocHEBnocHAii!) (L. DE la), membre de la Société de Statistique des 
Deux-Sèvres, à Niort. 

TouRETTE (L. DE la), docteuT en médecine, à Loudun. 

Membres honoraires : 

MM. 

AuBER (l'abbé), chanoine de la cathédrale, à Poitiers. 
BARDONNEr (AJ, membre de plusieurs Sociétés savantes, à Niort. 
BouTETiÈRE {O^ DE la), membre de la Société des Antiquaires de 

rOuest, à Chantonnay (Vendée). 
Brosse (de la), membre de la Société des Antiquaires de TOuest, à 

Poitiers. 
Chérl'el, recteur de l'Académie de Poitiers. 
Corbière (M** de la), à Poitiers. 

Mgr CoussEAU, ancien évcque d' Angouléme, chanoine de St-Deois. 
Deschastelliers, curé de Notre-Dame, à Poitiers. 
Desmier de Chenon (W*), à Domeiac (Charente). 
DuBEUGNON, professeur u la Faculté de Droit, i Poitiers. 



— vu — 
IIM. 

Férand, ingénieur eu chef du département de la Vienne, ù 

Poitiers. 
GuiGNARD, docteur en médecine, à Poitiers. 
JanvUe de Bernay (¥*•), à la Touche-Poupart (Deux- Sèvres). 
Lecointre-Dupont père, membre de plusieurs. Sociétés savantes, à 

Poitiers. 
OuDiN, imprimeur, à Poitiers. 
Ressayre. libraire-éditeur, à Poitiers. 
RooflEiAQUELEiN (M** DE la}, député des Deux-Sèvres, à Clisson 

(Deux-Sèvres). 
RoGHETHULON (M*^ DE la), député de la Vienne, à Beaudiment 

(Vienne). 
TRA.NGHANT, conseiller d'État, à Paris. 

Tribert (G.), conseiller général de la Vienne, à Marçay (Vienne). 
Tribert (L.), député des Deux-Sèvres, à Champdeniers. 



Bureau : 

MM. 

RÉDETy président. 

Richard, secrétaire. 

Ledain, trésorier. 

BoNSERGENT, membre du Comité. 

Bardonnet, ' id. 

BOUTETIÈRE (de La), id. 
AUDINET, id. 



CHARTES POITEVINES 



DE L'ABBATE 



DE SAINT-FLORENT 



PRÈS SAUMUR 



(DE 833 A 1160 ENVIRON.) 



Pour la belle époque des Archives bénédictines, c'est-à-dire 
antérieurement au treizième siècle, Tancien diocèse de Poitiers 
forme Tun des meilleurs chapitres du Cartulaire général de Saint- 
Florent, puisque, sur un total d'environ huit cent vingt articles, 
il se compose d'au moins cent soixante. On ne trouvera ici qu'un 
peu plus des trois cinquièmes du dernier nombre. Il est, en 
effet, inutile d'ajouter à ce recueil les titres de la Chaise-le-Yicomte, 
près la Roche-sur- Yon , imprimés depuis plusieurs années et qui 
seront bientôt livrés au public ^ ; puis il n'y a pas lieu de com- 
prendre, dans une série exclusivement poitevine, des prieurés 
situés en Anjou ^^ sur lesquels l'autorité de leurs puissants et 
illustres comtes^ les Foulques et les Geoffrois, a toujours été plus 
forte, en fait comme de nom , que le pouvoir spirituel des évoques 



1. La charte de Guillaume le Grand, comte de Poitou, août 994, qui donne 
Saint-Michel en THerm à Saint-Florent de Saumur , a été imprimée plttsieuTB 
fois. V. Chroniques des églises d'Anjou, p. 259. 

2. La Fosse de Tigiié, Meigné, Montilliers, Passavant, Trémentines, Trémont» 
Triangle et le Yau-de-Lenaj. Toutes ces localités sont dans le département de 
Haincï-et-Loire. 

1 



— 2 — 

de Poitiers. Ainsi toutes nos chartes se rapportant au Haut-Poitou, 
ne dépassant, au sud, que pour trois paroisses, les limites actuelles 
du diocèse formé par les départements, de la Vienne et des Deux- 
Sèvres. 

De la province où Tantique et vénéré monastère a eu ses trois 
différents sièges, — le Mont-Glonne sur la Loire (Saint~Florent-le- 
Vieil), la citadelle de Saumur (Saint-Florent-Siu-Château),et,à 
peu de distance, la rive gauche du Thouet (Saint-Florent-le-Jeunè 
ou près Saumur), — nous entrons sur le sol poitevin par le Lou- 
dunois. 

A son ancienne viguerie, ricaria Lausdunensis. se rapportent les 
documents I à VI , le premier de l'an 866 environ , et les autres de 
976 à 1011. 

Viennent ensuite , n®* MI-XXII , seize pièces de 1020 à 1156. 
concernant Louilun. Lausdunum, et le prieuré de Notre-Dame de 
Veniers, Venezum, Venetinm, doui la paroisse pénétrait au centre 
de la ville. 

Les dix chartes n^^ XXIII-XXXII, de 1040 à 1155, sont relatives 
aux églises voisines du Bouchet, Bosculum ; de Morton, Mùrtm; 
de Sammarçole. Samarcholia , et de Veziers, Sanctus Cittronius el 
SanctHS Petrus de Vareza^, 

Thouars et sa circonscription, vicecomitatus Toarcensis. pagm 
Toarcinsis, ont huit pièces, n®» XXXfll-XL. La plus vieille, un peu 
antérieure à la destruction de l'abbaye du Mont-Glon ne parles 
Normands, est du mois de décembre 833 , et la plus récente de 
Tannée 1107. 

Le prieuré de Saint- Clémentin , Sanctus Cfementinus, pr^s 
Argenton , en offre vingt-quatre, n®* XLI-LXIV. de 1051 à 1160 
environ^. 

Ne nous arrêtant au Pin, Pinus^ près Cerisay.et à Fenîoux. 
Finiacujf, près Coulonges, que pour y lire deux chartes, n»* LXY 
et LXVI, de la seconde moitié du onzième siècle, nous arrivons, 



1. Pour plusieurs des localités nommées ici , voir Chraniqvrt de* êgliêet i'A^r 
jon^ p. 293 et Ruiv. 

2. Voir no LXTV. C'est la plus moderne de nos pièces, aucune n'ayant été décou- 
verte pour la période comprise entre 11C() et 1201, date à laquelle nous avons ces» 
de rpcucillir les chartes de Saint-Florent. 



— 3 — 

par Melle, au plus riche de nos prieurés, Saint-Nicolas de Coutures 
d'Argenson. 

Pour ses tlépendances, Villa iVora, Fossœ anciennement Bel- 
tronum, Culiurœ et Longui Relis ^ n»» LXYII-LXXIX, il y a vingt- 
cinq pièces, de lOiO environ à llâO, presque toutes de grande 
dimension, surtout la Pancarte de Longré. 

Sept-Fonts, Septem Fontes^ près Aunay, et Saint-Just de cette 
ville, Sanctus Justus de Odenaco, de Oenaio^ n^» LXXX-XGYI, sont 
les deux dernières églises pour lesquelles le monastère angevin 
nous donne des documents, au nombre de dix-sept et de 1072 à 
1140 environ. 

A part celui qui porte le n* XL , dont l'intercalation est justifiée 
par le précédent, tous proviennent des Archives de Maine-et-Loire. 
Pour un assez grand nombre, on a pu suivre le texte des chartes 
originales , souvent aussi remarquables par leurs belles et singu- 
lières écritures que par leur conservation. Concurremment avec les 
copies contemporaines , et de préférence à celles qui sont posté- 
rieures , c'est surtout dans les quatre précieux Cartulaires de Tab- 
baye de Saint-Florent que nous avons puisé. Le Livre Blanc, le 
Livre d'Argent et le Livre Rouge ^ existent toujours à Angers, mais 
il n'en est plus ainsi du Livre Noir. Son ancienne reliure ne ren- 
ferme qu'une copie faite récemment, en Angleterre, à divers inter- 
valles, et résultant du travail de trois personnes, dont Tune, on le 
reconnaîtra facilement, n'a pas reproduit l'orthographe originale^. 

En note de toutes les pièces sont désignés les manuscrits aux- 
quels est emprunté leur texte*. En tête de chacune d'elles est 
ajoutée une analyse dont les termes sont pris dans la charte elle- 
même, les sommaires qui se rencontrent étant parfois peu exacts 
et surtout incomplets. On a imprimé en italiques la restitution 
probable des parties mutilées ; les mots entre crochets sont des 
additions fournies par une au,tre copie ou indispensables pour le 
sens. 

Disséminées dans divers dossiers et dans les quatre Cartulaires 
indiqués plus haut , les quatre-vingt-seize chartes qui forment ce 



1. V. Architrs éTAnj&u^ vol. I, p. 202 et suivantes. 

2. V. Bibliothèque de V École des Chartes, 4« série, vol. I, p. 97, 98, 127-131. 



— 4 — 

recueil n'ont pas été classées sans peine ni sans hésitations. Après 
les avoir groupées par localités , on aurait voulu que chacune 
•arrivât à peu près dans son ordre chronologique.- On n*y est 
parvenu qu'imparfaitement, surtout ppur Saint-Clémentin, quatre 
seulement des vingt-quatre pièces qui s'y réfèrent étant datées. 

Les deuK extraits qui suivent contiennent la liste authentique 
des églises et prieurés du Poitou auxquels se rapportent ces très- 
vieilles et très-intéressantes chartes de Saint-Florent, que nous 
croyons toutes inédites. 

Dans sa Bulle-Pancarte datée de Vérone, le 5 des calendes de 
janvier 1186. le pape Urbain III confirme notamment à Tabbé 
Mainier et à ses religieux, 

IN RPISGOPATU PlCTAVEiNSI : 

Ecclesia S. Citronii cum ecctesia S. Pétri de Varedia^ 

— S. Pétri de Samarcoîiacum pertinentiis suis , 

— S, Marie de Venetio cum antiqua possessione et perti- 

nentiis suis^ 

— S. Clementini cum capellis S. Marie et de Batonel d 

S. Audoeni et S. Marie de Pretnart^ 

— S. Marie de Pinu^ 

— S. Johannis de Combrennio *, 

Monasterium S. Nicholai de Casa [vicecomitis] cfim ecclesiii 

S. Joannis et S. Marie de Lemozinaria et S. Flo- 
rentii et S. Laurentii cum pertinentiis suis^ 

Ecclesia S. Justi de Oniaco, 

— S. Martini [ejusdem ville] , 

— S, Hillarii de Septem Fontibus, 

— S. Nicholai de Culturis cum ecclesia S. Georgii et 

pertinentiis suis, 

— S. Pétri de Longo Rete, 

— de Car>is'^. 



1 . Noua n'avons tFouvé aucune charte sur Combrand. 

2. Dans les BuUes- Pancartes d'Innocent II (1142) et d'Eugène m (1146), où 
la désignation et l'énuraération sont moins bonnes qu'ici, on donne à cette églix 
le nom de Chavi». 



— 5 — 

Ce qui suit est tiré du Fouillé dressé, vers 1271 , par un sous- 
prieur de Saint-Florent. 

HIC CONriNENTLR NOMINA PR10It\TUUM NOSTROHUM ; ET NUMERUM 
MONACHORtM, SEDULUS SGRiKrOR , MIGHAEL HURTAUT EXPRESSIT 
ET DIOCESES. 

IN EPISCOHATU PICTAYENSI : 

In prioratu de Chesa Vicecomitis /uibenms duodecim monachos una 

cum priore ejusdetn loci ; et débet decensa ^ X libras. 
In prioratu S. Nicholai de Culturis luibemus duos monachos ; et débet 

de censa, tam dbbati quam camerario, XV libras. 
In prioratu de Septern Fontibus prope Onay » qui antiquitus fuit in 

eodem Castro, habemus duos monachos; et débet de censa L solidos. 

Valet LXXX libras. 
In prioratu B. Marie de Pinu habemus très monachos ; et débet de 

censa C solidos. 
In prioratu S. Clementini prope Argentonium habemus quatuor 

monachos ; et débet de censa XL solidos et camerario C solidos. 
In prioratu S. Marie de Venez habemus très monachos ; et débet de 

censa L solidos. 
In prioratu S. Citronii de Vareda habemus duos monachos ; et débet 

de censa L solidos. 
In capeUa de Moreton habemus duos monachos ; et débet de censa 

L solidos. 

Au Chapitre, général tenu à Saint-Florent le i mai 1519, afin de 
réunir les 300 livres nécessaires à la réparation du cloître et de 
l'infirmerie du monastère , les huit prieurs poitevins souscrivirent 
pour la somme de 46 livres 10 sous , savoir : celui du Pin , pour 
4 livres ; de Saint-Citroine , 5 livres; de Coutures, 20 livres; de 
Norton, 3 livres; de la Chaise-le-Vicomte, 5 livres; de Sept-Fonls, 
1 livre 10 sous ; de Saint-Clémentin, 5 livres ; de Veniers^ 3 livres. 

Les quatre derniers prieurs étaient commendataires. 



1. Tribut annuel payé & l*abbé. 



— G - 



Afin (le bien connaître rabbayed^où proviennent nos documents 
et les localités auxquelles ils se rapportent, on devra recourir aux 
nombreux dossiers et volumes des Archives de Maine-et-Loire.- Elles 
possèdent notamment le manuscrit original de l'excellente Histoire 
de Saint-Florent ^ par dom Jean Huynes, bien préférable à la 
copie, plus belle que correcte, déposée à la Bibliothèque d'Angers. 
Gomme la liste des abbés de. ce monastère, contemporains des 
chartes qui suivent , est souvent la seule ressource pour assigner à 
beaucoup d'entre elles des dates approximatives, nous la donnons 
ici, atin d'épargner au lecteur des recherches multipliées. 

Hëlie . premier abbé au château de Saumur , 

mort le H mars 956. 

— le 11 avril 985. 

— en 1011. 

— le 8 avril 1013. 

— en 1022. 

Frédéric , élu le 26 août 1022 ; mort le 28 septembre 1055. 
(Il avait transféré en 1025 le siège de labbaye au bord du Thouet.) 

SiGON , élu le 30 octobre 1055 ; mort le 12 juin 1070. 

Guillaume, — 28 juin 1070; — 30 mai 1118. 

20 juin 1118; — 7 avril [1128?] 

en 1128 [?] ; élu évcque d'Angers en 1155. 

en 1156 ; élu la même année évéque de 
Rennes. 

en 1156 ; mort 26 jours après son élection. 

en 1156; — le 12 mai 1160. 



Amalbëut, 

Robert, 

Adhebert, 

GiRAUD , 



élu eu 950 

— 956 

— 985 

— 1011 

— 1013 



Etienne !«' , 
Mathieu . 
Etienne H. 

Oger, 
Philippe , 



1. Pouf le Poitou, voir principalement aux folios 64, 65, 74, 121, 123, 14â, 177, 
87, 217 et 306. 



CARTE PICTAVENSES 



MUKASTBRII 



SANCTI FLORENTII SALMURENSIS 



i. 



Commutatio inter Hecfridum abbatem S. Florentii et Drogonem 
de villula Miron cum capella S. Cesarei pro manso dicto Anezon et 
pratis in insula Catv6r ^ 

Si aliquid de rébus nostris vel loeis sanctorum vel sus- 
tentationi pauperum conferimus^ hoc nobis procul dubio 
in eterna beatitudine retribui a Domino confîdimus. Idcirco 
ego Drogo et uxor mea Sanelia^ considérantes gravitudinem 
peccalorum nostrorum et reminiscentes pietatis et miseri- 
cordiae Domini dicentis : ce Date elemosinam et omnia munda 
eruntvobis; » et iterum : aFacite vobis amicos de mammona 
îniquitatis » et cetera^ par banc epistulam^ que voeatur pre- 
carîa^ donavimus donatumque in perpetuum esse volumus 
ecclesie Sancti Hilarii que vocatur Criptas ^^ seu ad locum 
Sancti Florentii^ ad quem pertinet ipsa ecclesia^ quendam 
mansum nostrum quem habemus in pago Andegavo in vi- 



1. Livre d'Argent, fol. 29 v». Avant 866. 

2. C'csl le lieu où fut transférée Tabbayc après Tinccndie du château de 
Saumur par Foulque Nerra , en 4025. 



— 8 — 

caria Castri Carnonis^ scilicet qui dicitur Anezon ^^ super 
fluvium Toarum^ sicut constat cam domibus^ edificiis^ viri- 
dariis^ terris cultis et incultis^ clausis viDearum^ aquis aqua- 
rumque discursibus^ mobilibus et immobilibus et omnibus 
quecumque ad eum pertinere videntur ; additis quoque 
pratis que habebamus in insula noncupata Calver : ita ut 
deinceps sine ulla contradictione domination! et poteslatl 
reclorum monasterii Sancti Florentii et omnis congregationis 
in ipso monasterio consistentis per omnia subjaceat, sicut 
eadem ecclesia Sancti Hilarii subjacet cui îsta tradidimus. 

In recompensatione quoque hujus faeti concessit nobis 
abbas Sancti Florentii^ nomine Hecfridus ^, et reliqua congre- 
gatio ex ipso monasterio viUulam quandam noncupatam 
Miron, in vicaria Laudunensi^ habentem capellam in ho- 
norem sancti Cesareii constructam ^, sicut est circoncincta^ 
cum domibus^ ediGciis^ orto^ puteo^ terra culta et inculta, 
necnon brausica que de proximo est cunctisque suppositis : 
tali pacto interposito ut quamdiu adviveremus ambo^ vide- 
licet ego vei uxor mea ^ vel post nos Iilius noster Odo no- 
mine ^ libère et quiète teneremus omni anno^ solventes 
censum solidorum sex ad festivitatem sancti Hilarii; et post 
decessum nostrum^ mei scilicet et uxoris et filii^ cum om- 



1 . Jneton , dans un très-ancien Catalogue des abbés de Saînt-Florent. 
V. Chroniques des églites tjt Anjou ^ p. 198. 

2. Avec le présent échange^ on ne connaît, pour cet abbé, que la dona- 
tion à lui faite par Charles le Chauve (16 janvier 8G6) de l'église de Saint- 
Gondon en Berry, pour y établir ses religieux chassés de Saint-Florent-le- 
Vieil, Glomna, par les Normans. V. Dom Bouquet, Recueil des Uitioriens 
de France, vol. VIII, p. 597. 

3. Saint- Florent possédait ecclesia sita in pago Piciavo^ in vicaria 
Ludunensi^ que dicitur Miron^ cum uno manso ibidem pertinente^ en vertu 
d'un échange passé avec Gaubert, fidèle du roi Charles le Chauve, et avec 
l'autorisation de ce prince, consignée dans un diplôme du 15 janvier 849. 
V. Dom Bouquet, vol. VIII, p. 504. 

Cette église est encore portée comme domaine de Saint-Florent dans la 
Bulle-Pancarte de Jean XVII, du mois d'avril 1004. V. Chron. des églises 
ijtjnjou^ page 257. 



— 9 — 

nibus rébus super additis vel melîoralis, nnllo obsislente, ad 
jus ecclesiasticum de cujus benelieio acceperamus rediret. 
De eensu verp reddendo, eummuni assensu utriusque partis, 
decrevimus ut si aliquando négligentes ad solvendo statulo 
tennino fuerimus, eonventi de hoe^ in duplum reddamus et 
de ipsis rébus minime ex poliemur. 

Et si fuerit ullus qui hoc seriptum, quem nos eommuni 
animo nostra spontanea voluntate (ieri decrevimus^ refragare 
vel calumniare presumpserit, illud quod repetit non vindicet 
et insuper cui litem intulerit^ coactus judicaria potestate^ 
sexcentos solidos multa componat. Et ut precaria ista, uno 
tenore conseripta, omni tempore firma et stabilis valeat per- 
manere, manu propria subter firmavimus et qui post nos 
firmaverunt scripto annotavimus. 

Signum Drogonis qui banc precariam fecit; S. * Sanctiane 
uxoris ejus cui complacuit ; S. Odonis filii eorum ; S. Frau- 
nerii ; S. Ricardi ; S. Berlaldi ; S. Guntarii ; S. Frutini; 
S. Grinbaldi ; S. Adalberonis ; S. Geiboni ; S. Aiconi ; 
S. Armcnarii ; S. Rainarrii ; S. Odonis ; S. Adderti ; S. Laus- 
berti; S. Dutulgi ; S. Fulculdi; S. Beroldi; S. Walnerii; 
S. Attonî; S. Alfridi; S. Arnulfi. 



U. 



Donum Ermentrudis, viduaB Manegaudi , quatinus alodus dictas 
Sanctenou, sibi in dotalitium tradltus, post mortem suam lu 
S. Floreutii deveniat potestate ^. 

Qui rémunéra tionem aeternae vilse liabere desiderat, ne- 
cesse est ut faciat sibi amicos de mammona iniquitatis, dum 



I . Pour éviter des répétitions , après avoir reproduit le mot Signum 
la première fois ([u'il est écrit, on le remplace ensuite par un <$ suivi d'un 
point. 

2. Livre Noir, fol. 13. Octobre 976 ou 977. 



— 10 — 

adhiic vacat et in hoc corpore sumus^ qui eum i-eeipianl io 
aelerna tabernacula. Diini ergo tempus habemus, ut aps- 
tolus ait^ opereniur bonum. Quaerendi igitur suiit nobis ad 
praesens adjutores^ dum in bac peregrinamur vita^ qui in 
futura advocati existant^ illi maxime quos jam cum Deo 
regnare nandubitamus; fiatque quoddicitur: nonliabentes 
vel amen amplexentur lapides. 

Hae itaque ratione ego Ermentrudis^ in nomîne sancls 
et individuHe Trinitatis^ cupiens thesaurizare quod in cœlis 
inveniam^ in haereditatem qua; michi a seniore meo Mane- 
gaudo relicta essedinoscitur et in dotalitium tradila quaraque, 
per divinam gratiam^ hactenus jure haereditario possideOj 
sanctum ac beatissimum Christi confessorem Florentium, ul 
ipse michi pius advocatus et perpetuus intercessor pro pec- 
catis meis ad Dominum fieri dignetur^ ipsiusque loci rectores 
post obitum meum ha^redes relinquo : quatinus dumadvixero 
exinde usum fructuarium percipiam^ post mortem vero meam 
in ipsius sancti et fidelium ejus statim deveniat |x>testale 
atque perenni dominatume. Hoc est videlicet alodus qui di- 
citur Sanctenou, qui est in pago Pictavo^ in vicaria Laus- 
dunensi^ super fluviôlum Divae^ cum farinario^ terris cultis et 
incultis^ aquis aquarumque decursibus et ex omnibus quîe 
ibi tenere visa sum medietatem ' , pi*o anima senioris mei 
Manegaudi^ Sancto Florentio trado atque condono. De hac 
autem donatione testamentum firmitatis fecimus et tam pa- 
rentum nostrorum quam ètiam nobilium virorum manibus 
roborari et subterfirmari decrevimus. Si quis autem contra 
hoc testamentum^ quod fieri non credo, aut nos ipsi aut 
ullus de haeredibus vei cohaeredibus nostris seu qualiscumque 
intromissa persona^ aliquid agere vel repetere aut calumniam 
inferre praesumpserit^ sua repetitio nuUumobtineat eflëctum^ 



i . Ce mot explique pour(]uoî la charte suivante a ctc dressée en même 
temps que celle-ci. 



— Il — 

sed însuper^ cogeiite judiciaria polestale y aiiri libras w et 
ar^enti pondéra l coaclus exsolvat^ et hrec cartalis firmitas 
omni temporé firma et inconvulsa permaneat. 

Signum Ermentrudis \ quap hoc testamentum fieri rogavit > 
S. WiUelmi Pictavorum comitis ; S. Adraldi vîcecomitis ; 
S. Ilugonis; S. Ebbonis; S. Fuleonis; S. Achardi; S. Ade- 
lardi; S. Amelii; S. Ingelberti; S. Aimeriei; S. EngeUx)ldt; 
$. Gerl3ertî abbatis ; S. Arnusti abbatis. 

Data mense octobri^ anno x\ni régnante Hlothario rege. 

Actum Pictavis civitate^ publiée. 



ur. 



Donum ejusdem Ermentrudis S. Florentio de medietate supra- 
dicti alodi, alia medietate ad Hugonem fratrem suum relicta*. 

Cum omnibus in commune fidelibus karitatis bonum im- 
pendere debeamus y maxime domesticis fidei nos ortatur 
apostolus id ipsum largire. His igitur qui nobis propinquitatis 
nexibus sociantur providendum est^ ut non negemus quod 
exiernis a sanguine nostro pro Deô est impendendum. Qua- 
propter ego Hermentrudis^ notum volo esse omnibus fide- 
libus sanctœ Dei ecelesiae quia alodum meum^ mihi a se- 
niore meo Manegaudo in dotaiieium eoncessum^ fratri 
meo Hugoni cum Sancto Florentio partiendum^ post niortem 
meam relinquo^ eo tenore ut vel ipsi Sancto Florentio vel 
cuicumque voluerit pro anima sua relinquat. Est autem ipse 
alodus situs in pago Pictavo^ in vicaria Lausdunensi^ in villa 
quaï dicitur Sanctenous^ super Divam fluviolum. Habeat 
igitur in communia ut dixi^ cum Sancto Florentio^ cum terris 



1 . X>^'^bel original , dont l'initiale offre un Chrismc ; et Livre Noir, 
fol. 13 V*. Octobre 976 ou 977. 



— 12 — 

cultiset încultis^ pratis^ aquis aqiiarumquediscursibus^ cum 
molcndino superposito. De hac aulem donatione lestamenlum 
firmitatis conslituo^ iit nullus de heredibus vel pro lïeredibus 
ipsius seiiioris mei ac meis propinquis habeat licentiam re- 
petendi vel calumpnîandi. Quod qui fecerît libras quatuor 
auri et argent! pondéra quînquaginta^ coactus a judice, ex- 
solvat^ et sua repetitio nullum optineat effedtum^ sed aucto- 
ritas hujus testament! omni tempore fîrma permaneat* 
\ Signum Ermentrudis qui Fioc testamentum fieri rogavit; 
S. Guilelmi Piclavorum comitis; S. Adraldi vicecomitis ; 
S. Ilugonis; S. Ebbonis; S. Acbardi. 

Data mense ocrobri, anno x\in régnante Lolbario rege. 

Âctum Piclavis civitate^ publiée. 



IV. 



Donum Rohonis, tradentis se ad servicium S. Florentii^ de alodis 
suis Bernegonno, Fous Clusa et Sayniacus; Drocone^ fratreejus, 
addente alodum Montls Àlfredi, si legitimum filium haeredem non* 
habuerit^ 

« 

Qui remunerationem œternorum premiorum a Domino 
desiderat percipere illud débet adtendere ut , dum potest, 
faciat sibi amicos de mamona iniquitatis qui eum recipiant 
in aeterna tabernacula. Ad hoc namque Dominus juvenem^ 
cupientem ad vitam intrare^ provehere exhortando digna- 
batur dum suadebat dieens ut^ si vellet perFectus esse, ven- 
deret omnia sua daretque pauperibus, et veniens sequeretur 
illum. Iline alias protestatur^ quia non solum de lai^ datione 
elemosinarum verura etiam de kalice aquae frigidae mercedem 
est, qui dederit, reeepturus. Unde etiam. Salomon ail : 
€[. Quodeumque potest manus tua facere instanter operare, 

i. Bel original, et Livre Noir, fol. 15 vo. Entre 985 et 1009. 



— 13 — 

a quîa nec tempus nec locus nec ratio est apud inferos^ 
<x quo tu properas. y> Dum ergo tempus habemus^ ut 
ait' apostolus^ operemur bonum. Querendi igitur sunt 
nobis ad presens adjutores^ dum in hàc peregrinamur vita^ 
qui in futura advocati existant^ illi maxime quos jam eum 
Deo regnare non dubitamus; fiatque quod.dieitur ut non 
habentes vel amen amplexentur lapides. 

Hac itaque ratione ego Rolio^ in nomine sanctaE; et indi- 
viduae Trinitatis^ cupiens tesaurizare quod in cœlis invenitur 
et relinquere mundo ea quœ sua sunt et voluntatemhabendi^ 
monachicum habitum suscipere deliberavi^ tradens me do- 
mino Deo et Sancto Fiorentio perpetualiter serviturum^ una 
eum hereditate qua^ michi a parentibus meis relieta esse di* 
noseilur quamque frater meus Droeo sponte mecum partitus 
est : lioc est alodus totus de Bernegonno qui situs est in pago 
Pictavensi , in vicaria Lauzdunensi , eum terris cultis et 
incultis^ vineis^ pratis^ aquis aquarumque deeursibus^ exi- 
tibus et redditibuS; eum molendino et maneipiis utriusque 
sexus et quicquid ad ipsum alodum pertinere videtur^ que- 
situm et ad inquirendum; et in alio loco alodum alium in 
ipso pago et in ipsa vicaria^ in loeo qui dieitur Fons Clusa ; 
et alium alodum in pago Andegavensi in vicaria Salmurensi^ 
in loeo qui dieitur Sayniacus. Quicquid pater meus Roho 
ibi habere visus est^ totum et ad integrum loeo Sancti Flo- 
rentii et monachis ibi Deo servientibus trado. Ipse autem 
frater meus Droco alodiim suum quem vocant Montem 
Alfredi ipsa die Sancto Fiorentio tradidit : tali videlicet tenore 
ut si filium de muliere sua qui post eum viveret non haberet^ 
post mortem ejus Sanetus Florentins et ejus famuli perpe- 
tualiter absque uUa contradictione possiderent. 

- De hac autem donâtione quam facere disposui^ tesla- 
mentum firmitatis feci^ et tam fratris mei Drochonis quam 
etiam parentum meorum nobiliumque v^vorum manibus ro- 
borari et subterfirmari decrevi, ut ipsi servi Dei quibus 
ho'c tradidi in loco jam dicto quiète et libère teneant ac 



_ u — 

possideant nemine inquiétante aut contradicente. St quis 
autem contra hoc testamentum^ ex parentibus meis aut de 
heredibus sive coheredibus vel etiam qualiscumque intro- 
missa persona^ quod fieri non eredo^ aliquid agere vel repe- 
tere seu calumpniam inferre voluerît^ sua repeticîo nulium 
obtineat eflectum^ sed insuper^ ceinte judiciaria potestate, 
auri libras triginta e( argenti pondéra centum coactus ex- 
solvat et iram Dei omnipotentis incurrat; pro cujus amore 
banc meam hereditatem tradere volo ; et h.xc cartalis fir- 
mitas omni tempore fixa permaneat. 

f Signum Roho ; f S. Drochonis fratris ejus, qui hanc 
cum ipso donationem fecit. 



V. 



Yenditio Herbert! de alodo suo in villa An^ pretio x solidorura *. 

Cum incerta sit humanae mortalitatis conditio et labente 
seculo cum eo quotidie, volens nolensque^ labatur^ summo- 
père unicuique providendum est quid de sibi commissis 
rébus agere debeat. Igitur ego in Dei nomine Herbertus no- 
mine^ alodum quoddam^ quod ex parte matris meae habere 
dinoscor^ venundo Sancto Fiorentio , accipiens ab abbate 
ioci ipsius^ nomine Rotberto^ simul cum monachis ibidem 
Deo servientibus^ solidos x : ita ut ab bac die in hsereditate 
propria habeant et quicquid ex illo facere voluerint licentiain 



1. Livre Noir, fol. 15. Vers 1006. 

La charte préoédente du Livre Noir, et trois de celles qui suivent, con- 
statent l'acquisition, par Tabbé Robert , de quatre alleuds dépendant tie 
la Villa An , laquelle est dite, dans les deux premières, située m /mi^» 
Turonensif in vicaria Caynonenn ; et in pago Turonico^ in vicaria ciain*>^ 
nensi. De ce qu'elle n'est pas nommée dans la Bulle-Pancarle du pape 
Jean XVII (avril 1004), on peut conclure que l'acquisition de cette FiUa 
eut lieu entre cette année et 1011, date de la mort de l'abbé Robert. 



— 15 — 

babeant^ sive tenendi seu venundandi. Est aiitem ipse alodus 
in pago Pictavensi^ in villa quae vocatur An^ in vicaria I^us- 
dunensi. Si quis autem fuerit^quod fieri non credo ^ ex 
filiis seu filiabiis vel parentibus meis^ qui contra kartalem 
liane firmitatem prassumserît^ auri libras xxx et ai^enti 
pondéra centuin coactus e\soIvat et repetitio ejus nuUum 
effèctum obtineat. Et ut heec mands firma omni tempore 
inconvulsa |)erinaneat^ manu propria rol)oravi manibusque 
nohilium virorum roborandam tradidi. 



Vf. 



Donum Bertranni , de sua hsereditate sita in villa Haii^ 

Qui rémunéra tionem aeternap vilae habere desiderat ne- 
cesse est ut^ quamdiu in hoc seciilo vivit^ de iniquo ma- 
mano * amicos sibi faciat qui illum in alterna tabernacula^ 
cum defecerit, recipiant. Quapropler ego Bertrannus 
cupio ^ ibesaurizare thesauros in cœlum et adquirere remis- 
sionem omnium peccatorum meorum^ Deo et Sancto Flo- 
renlio bereditatem meam trado atque eondono^ ut ipse 
Sanctus Florentins advocatus^ cum suprema dies advenerit^ 
apud pium judieem michi existere dignetur. Est aut?m ipsa 
hsereditas sita in villa quae dicitur Han^ partim in pago Tu- 
ronico et in vicaria Cainonensi^ partimque in i^ago Pictavo 
et in vicaria Lausdunensi ^. Omnia ergo quae in prefata villa 
habere visus sum in terris cultis et incultis^ pralis^ vineis^ 



i . Uvre Noir, fol. 18 y\ Vers lOU . 
â. Sic, pour itiamona, 

3. Sic, poar cupiens, 

4. Au fol. 18 V® du Livre Noir se trouve une charle, datée du cliiiteau 
de Sauniur, au mois de juin , la xvi* année du roi Lotliaire (970) , dans 
laquelle f^îUa quœ vocatur Fontaniacus , in flimolo Clonno, est dite située 
in p€igo Pîctavensi, in vicaria Caynonensi, 



— 16 — 

totum et integrum^ pro anima mea et anima uxoris meae 
Lebildis et animabus parentum meorum^ dono jam diclo 
Sancto Florentio donatumque in perpetuum esse volo^ 
exeepto dimidio juncto vineae; simulque vineas quas tenere 
YÎsus sum in villa quae dicitur Bosza^ prefato Sancto Flo- 
rentio trado. Si autem aliquis fuerit^ quod fieri non credo^ 
sive ex parentibus meis aut ego ipse sive aliqua intromissa 
persona \ qui contra banc kartalem firmitatem aliquamca- 
lumniam inferre praesumserit, in primis iram Dei omnipo- 
tentis et omnium sanctorum ejus incurrat et quod petit non 
evindicet; sed insuper^ cogente judiciaria potestate^ auri 
libram unam multatus componat.et haec karta donationis 
omni tempore stabilis permaneat. 



VIL 



Notitia qualiter, in castre Lausduno, ecclesia Sanctœ Mari» et 
Sancti Leodegarii ad canonicum ritum fuit exaltata^. 

In nomine sanct^e et individuae Trinitatis Patris seilicetet 
Filii sanctique Spiritus. Notum sit omnibus fidelibus sandre 
Dei aecclesiae^ tam presentibus quam etiam et futuris, tam 
laicis quam etiam clericis, ut sit firmiter in memoria sucees- 
sorum nostrorum per hujus scripturae noticiam, qualiter in 
Castro Lausduno aecclesia sanctae Maria? sanctique T..eode- 
garii in bonore constructa ad canonicum ritum fueril 
exaltata. 



1. La charte qui suit, dans le Livre Nfitr^ contient le legs fait à Saint- 
Florent par les susdits époux de tous leurs biens , avec l'approbation du 
comte Odon, c'est-à-dire £udes II, comte de Blois et de Tours et seigneur 
de Saumur dès l'an 1004, qui hérita de la Champagne en 4019. Si notre 
charte n'est pas contemporaine de l'abbé Robert, elle suivit de près sa 
mort. 

2. Double cyrographe, dont l'écriture semble postérieure de près d'un 
siècle à la date de cette notice. Vers 1020. 



— 17 — 

Ergo quidam presbiter^ Othbaldus nomine^ parvulam 
primitus illam tenebat aecclesiam ab Alberico Monte Jo- 
bannis^ tempore comitis Fulconis^ sine uUa aliorum parti- 
eipatione. Ad quem presbiterum^ in extremo suae aetatis jam 
positum^ alii très presbiteri eonvenerunt sciticet Isembertus^ 
Bernardus^ Vivencius : dicentes ae nimium hortantes qua- 
tenus illam suam aecelesiam^ per eoncessum sui domini 
Aiberici optimorumque virorum illius pagi^ in canonicum 
honorem elevaret quatuorque eanonicos ibi die ac nocte 
servientes Deum omnipotenlem^ pro ipso omnique populo 
supliciter precanles^ constitueret. Qulbus postulantibus ille 
vir bonus^ saluti animse suae providens^ libenter annuit ac 
simul dominum suum adiens Alberieum , îpsis presentibus^ 
liaec omnia illi indieavit. Quibus ille auditis toto corde con- 
cessit^ pro redemptione animarum suorum parentum atque 
suse animae et filiorum omniumque suorum successorum^ 
praedictam ecclesiam exaltari ibique quatuor eanonicos 
constitui. Ille quidem nichil nisi tantummodo aecclesiam 
dédit ; quam praenotati presbiteri suis rébus construxerunt 
ac suas terras e1 plurima bona tradiderunt^ accepta ab Albe- 
rico conventione ut omni suae progeniei in |)erpetuum re- 
maneret. Quibus vero perhenniter eoncessum est ut viginti 
solidatas sui census aecclesiae construendae unusquisque^ 
cum moreretur^ dimitteret : tali pacto quod ejus filius vel 
nepos vel quilibet propînquus illius prebendam haberet. 
Quod si ipse moriens utpote pauper non valeret ^ hères 
futunis ex suo proprio tantumdem aecclesiae componendae 
tribuens prebendam similiter possideret. In bac vero aecclesia 
tenere capitale ministerium Otbaldo jus fuit^ per jussionem 
Aiberici sui domini^ et post obitum ejus Durando suo 
nepoti^ deinde omni suae progeniei^ si talis fuerit quae illud 
officium adimplere possit. Hujus autem aecclesiae institu- 
tionem Fulco comes sua auctoritate firmavit pluresque boni 
vtri : ipse videlicet Albericus^ auctor^ cum Milesende uxore 
sua et iiliis eorum Goflredo et Petro^ GofTredus iilius comitis 

2 



— 18 — 

Fulconis, qui adhuc puer erat *, Isemberlus Pictaveiisb; 
ppiscopus, Gariniis de Fonteniis^ Fulco ejus filiasler, Eli- 
nannus, de Clinomanne^ qui tune suam gardam in Castro 
Lausduno faeiebat^ Alo Silvanus^ Girorius filius Gosceliai^ 
Ugo villieus^ Aimericus de Faia et omnes vavassores ipsius 
easlelli. 

Per supradielam convenlionem postea crevîl cTCcle^a^ 
eui |K>stea Iradila sunt plurima l)enefieia. Si nosmet ipsi aut 
ullus.heredum nostrorum surrexerit qui hane elemosinam 
iuquietare presumpserit^ in primis iram Dei altissimi seu 
sanclœ Mariae virginis necnon et omnium sanelorum offen- 
sionem incurrat neque ad iinem angeli Dei obviam ei adve- 
niant, sed diaboli dimergant eum in profundum inferni. 

Tempore eomitis Fuleonis, régnante Roberto rege, Hu- 
bertus seripsit, in tempore Isemberti episcopi Pictavis, 
ne|)Otis Gisieberti episeopi. 



VIII. 



Confirmatio Gerorii railitis de Losduno, de doiio quod Tesceliuus 
clericus S. Florciitio fecerat Fredaldi coliiberti « quein de benoticio 
dicti Gerorii tenebat; et iterum conlirmatio Fulconis Normaiiui^. 

Qui condignos se alterna remuneratione (iert desiderant, 
de temporalibus bonis debent mercari sempiterna, ut cum 
ista quandoque amiserint illa inveniant quae fînire non 



1. Né le 14 octobre 1106, Geoffroi Martel, fils de Foulque Xerra^ 
comte d'Anjou, atteignit sa quatorzième année et cessa d'être appelé enfant 
en !020 

Ainsi il résulte de notre charte qu'Iseinbert I*' a été évéque de Poitiers 
un an plus tôt qu'on ne Ta imprimé. 

2. Livre Noir^ fol. 132. La charte y est intitulée : Donum domrù Girorii 
militif de Lo^dunn; analyse sinon inexacte, damoins incomplète, mais qui 
fait connaître le pays de Geroiro, Vers 1050. 



— 19 — 

poterunt. Oportet igitur ut^ tam in vita qiiam eliam in fine^ 
soUiciti consideremus quia qubdcunque seminaverit homo 
haec et metet; et Dominus dicil : « Date elemosj^nam et ecce 
a omnia munda sunt vobis. ï> 

Quapix)pter ego Gerorius, miles ^ peeealorum meorum 
consideratione perculsus^ extremum etiam judicii diem in 
quo unusquisque^ prout gessit , sive bonum sive malum 
reeepturus est pertimescens^ quendam collibertum meum^ 
nomine Fredaldum^ quem Tescelinus clericus de meo bene- 
ficio tenuisse et^ faventibus filiis siiis^ Sancto Florentio^ 
accepte aliquantulo precio^ donasse manifestum est^ assen- 
tientibus similiter eonjuge mea Witburge et filiis meis 
Rodulfo atque Walterio, eidem Sancto Florenlio, ut ipse pro 
peccatis nostris ante Deum pius intercessor assistere dig- 
netur^ per hujus nostre auctoritatis testamentum concedo 
atque monachorum in ejus sancto cœnobio Deo militantium 
servituti subicio : ita ut ab hodierna die et deinceps^ tam 
ipse supradictus coUibertus^ Fredaldus seilicet^ quam omnis 
fructus ex eo genitus vel adhuc generandus^ ipsius Sancti 
Florentii atque monachorum ejus ditioni sese subjectos esse 
recognoscant.et débitas servitutis pensum reddere non ne- 
gligant. Si quis autem de nostris sive de Tescelini heredibus 
hujus nostrae donationis testamento aliquam ealumniam ali- 
quando inferre presumpserit^ judiciaria potestate coactus^ 
auri X libras exsolvat et ejus appetitus^ sicut decet^ ad nichilum 
redeat. Ut autem haec karta firmior inconvulsaque perma- 
neat^ manu propria firmavi idoneorumque testium manibus 
corroborandam tradidi. 

Signum Gerorii militis qui hanc kartam auctorizavit -{- ; 
S. Witburgis uxoris ejus; S. RodulPi et Walterii iiliorum 
ejus; S. Tescelini clerici; S. Frederici abbatis; S. Letardi 
prioris; S. Fulcodii monacbi; S. Bencelini monachi cella^ 
rarii; S. Othgerii monachi; S. Gosfridi monachi^ S. Gun- 
duini monacbi. 

Hanc igitur cartam de qua sermo est^ longo post tem* 



— 20 — 

pore^ propter quorumdam calumnias quse insui^bant ad- 
versus eundem Fredaidum rursus illum reclamantium , 
precatu domni Sigonis abbalis aliorumque moDachorum 
Saiicli Florenlii^ rursus eam auctorîzavit domnus Fulco cog- 
nomento Normannus^ filius Rotgerîi de Monle Revello^ apud 
Sanctuin Florentium qui dicitur VeUis^ firmans eam propria 
manu hoc sancUe \ signo : eo pacto ut super patris ei matris 
ejus tumulos ponereiit monaehi duos lapides^ pro eorum 
diuturna memoria. 

Testes hujus confirmationis hii sunt : ahbas Sigo^ fierne- 
garius monaehus, Tetbaldus monachus, Albaidus monachus^ 
I^urentius monaclius^ Warnerius monachus ; et ex laicis : 
GosPredus Rufus, Walterius filius Bernerii Monaciii, Gos- 
fredus elericus, Andréas, Johannes, Morinus, Witberlus. 



IX. 



Donum LeuUi de Volort omnium quae habebat in ecclesia de 
Venezo *. 

Audite présentes atque futuri. Vobis dico, ad quos per- 
tinet vel pertinebît, quod I^ulfus de Volorlo fecit talem 
conventîonem de ecclesia Sanctae Mariae de Venezo cum 
monachis Sancti Florentii, per consilium Jobannis presbileri, 
fratris sui, ut monacbi quendam puerulum iilium LeuIR, 
nomine Wallerum, susciperent et monacum facerent et 
I^ulfus daret Sancto Florentio omnia qua; in bac eecle^a 
babebat, hoc est omnem obbtionem ipsius ecclesiae et 
terram quae ad altare pertinet et sepulturam. Hoc auetori- 
zavit Aimericus Junior, filius filii Aimerici Senioris de Castro 
quod Faia vocatur, de cujus casamento est, accipiens pro 



4 . Original. Fin da xi* siècle. 



— 21 — 

hac re a monacliis Iriginta solidos et caballum quatuor li- 
braruin luimmorum ; teslihiis : Bernardo Mactatore Bovis, 
liCagardo filio Bernardi Caiide de Vacca , Bosone de Fur- 
nolis, Fuleherio de Maxîmiaco, Aîmerico Hlio Slephani sinis- 
calli^ Rotlierto Robelino, Aimerico de Volorlo, Odone ca- 
merario, Hugone Crasso Lepore, Martino de Venezo, Erfrido 
Bercbinnol, Willelmo vicario de Celsis, in ciijus curte acta 
siinl haec. Ecce et aliî testes : Aalo de Losduno, Radulfus 
Jilius Giroriî, Frotgerîus Barba Torta, Ilerbertus de Sancto 
Jovino, Leulfus supradietus et Jojiannes frater ejus, Aime- 
ricus Carruçeilus monachus^ Artialdus Crispiniis presbiter. 



X. 



Donum Aimcrici de Faia , de uno joito prati apud Venetum , et 
judicium de calumnia Radulfi S. Generosi ^ 



Notiim sit omnibus fidelibus quod Aitnericus de Faia dédit 
Deo et Sanetœ Mariae de Veneto et monacbis Sancti Florentii, 
et Jolianni priori ejusdem obedientiae, unum joitum prati^ 
prece et monitu Leulfi fratris ejusdem Jobannis^ cujus 
Leulfi erat idem pratum qui et ipse erat prefectus ipsius 
Aimerici. Ex hoc sunt testes : ipse Leulfus et Odo camerarius 
et Aimericus filius Stephani dapiferi^ Goslenus de Clœnai^ 
Benedictus Isnel et Radulfus clerieus^ famulus monaehi. 

Post longum tcmpus^ calumniatus est idem pratum Gal- 
terius Sancti Generosi ; sed inde difinitum est^ coram ipso 
Aimerico qui illud dederat, quia recuperare non poterat, eo 
quod ilie ex cujus parte hoc clamabat servus Aimerici fuerat^ 
et sicut pratum dederat ita etiam ipsum servum dare po- 
tuisset. Et huic judicio alTuerunt monaehi :. supradietus 



! . Original. Fin du xif siècle. 



— 22 — 

Johannes el Gosfridus Taie Peitit, Odo de Cuderiis, Ful- 
cherius de Maximiaco et Radulfus famulus monachorum el 
Hubertus de Silinniaco. 



XI. 



Concordia de villa Origniaci inter monachos et Âimericum 
filium Longonis^ 

Miles quidam Iseml>ardus nomine^ de Origniaco, heredi- 
tatem desiderans habere in cœio, pro i*edemptione pecca- 
torum suorum et pro anima patris sui matrisque suae, dedil 
Saneto Fiorentio neenon monachis Christo in ejus monas- 
terio servientibus^ post obitum suum^ quiequid in villa de 
Origniaeo habebat^ annuente domno Longone de I^usduno 
qui censum terrae^ undeeunque exibat, tenebat. Et quia ipse 
Longo cognatus ejus erat et de progenie sua nullum pro- 
pinquius parentem habebat^ filium illius, nomine Âimericum, 
de suis rébus heredem esse [statuit] exeeptis bis qu«e Saacto 
Fiorentio dimisit. Aimerieus autem donationem quamlsem- 
bardus fecerat monachis annuere noluit et saepe a paire 
admonitus auctorizare reeusavit. Postea vero taetus amore 
divino; et maxime pro eo qCiod Isembârdus eum heredem de 
omnibus suis fecerat^ quod ille Saneto Fiorentio dederat et 
pater suus annuerat ipse etiam libenti animo annuit ac bene- 
ficium monasterii a domno Willelmo abbate et ceteris fra- 
tribus in capitulo reeepit censumque terrse et vinearum^ 
defuneto patre^ Deo Sanctoque Fiorentio^ pro salute aaimae 
suae^ donavit. Si vero monacl)]^ necessitate cogente^ terram 
vendere voluissent et ille vel hères ejus emere voluissel 
preciumque quod alii dare vellent donasset ^ reeuperarel ; 



!.. Original. Fin du xi" siècle. 



— 23 — 

sin alias monaclii terram et tolum censum secure omnino 
absque ulla calumnia {K>ssiderenl. 

Quando supradictus Isembardus ex hae vila exierit, mo- 
nachi illum ni eorum cimeterio sepelient^ si tamen ipse ad 
monasterium adduci fecerit. 



XII. 



Doriuin Frederici de Lausduno de rcbus apud villani Charde 
sitis, ut filius ejus nutriatui* et ad dtvinurn serviciuni iiistruatur 
apud S. Florentium, ubi corpus Frederici sepulturse traditum est ^ 

Omnibus siinclae Dei ecelesiie fidelibus, tam clericis quam 
laicis, tam posteris quam prcvsenlibus^ hoc esse notum vo- 
lumus quatinus quidam homo de Lausduno^ nomine Frede- 
ricus, (ledit Saneto Florentio monachisque ejus novem jugera 
lerrae arabilis perpetualiter habenda in parroeliia Sanetae 
Mariae de Venecio , apud villam quœ voeatia» Charde, pro 
quodam suo fdio^, tali paeto quod ipsum insinuare faciant 
atque victui necessaria praebeanl ; necnon pro eodem puero 
contulitquodannis xvi sextaria frumenti vel fabarum. Post- 
quam vero ipse puer ad a^tatis perfectionem pervenerit, 
atque ad saeerdotalis oflicii dignitatem accedere polerit, si ab 
ipsis monachis se velle accipere moniulem habitum humiliter 
postulaverit, ejus petitionem, si idoneus fuerit, libenter ae- 
cipiaht; si autemboc renuerit, aliquam ecclesiam ubi se ad 
Domini servitium exercere valeat ei conférant. Post ejus vero 
obitum omnia quœcumque possederit Saneto Florentio atque 
ejus monachis remaneant. 



1. Livre Noir, fol. 522. Vers HOO. 

2. L'enfant dont il est question dans cette charte serait-il Matliieu de 
Loadnn , éla abbé de Saint-Florent en i 1 28 , puis cvêque d'Angers en 
1155, et qui mourut en 1162 ? 



— 24 — 

Praeler haec supradictus Fredericus; pater ipsiiis pueri, in 
monachorum beneficîo compulatus, tertiam parlem totiiis 
possessionis sua'^ |K)stquaiii a saeeuio migraret^ eis spontanée 
dimisit^ et ipsi congruentibiis exeqiiiis corpus* ejus sepul- 
turse tradere procurarunt. 



XIII. 



Testificatio Eusebii, Aiidegavensis episcopi, qualiter judicatum 
est contra raonachosTornocienses ecclesiam S. Nicolai de Lausdono 
sedificari non in parrochia castelli sed in illa Venetii '. 

Eusebius Dei gratia Andegavorum episcopus^ omnibus ad 
quos hec scriptura pervenerit, si quid ponderis habere polesl 
humiiitatis nostre testificatio. Pateat autem quandoquidem 
quod vidimus et audivimus^ hoc testamur, testîmonium 
damus clericis Losdunensibus in controversia quam contra 
monachos Tornotienses jam diu habent ; testimonium vero 
nostrum hujusmodiest. 

Tempore Fulconis comitis ^, proposuerunt litem utrique 
Andegavis présente me, Eusebio scilicet episcopo And^* 
vensi, et Anacdo Cenomannensi et domnô Sigone abbate 
Salmurensi , bone memorie viro *, et aliis quos nominarr 
longum est nec multum refert. Questi ergo sunt monachi 
quod clerici ecclesiam edificare cepissent Losduni, juxla 
castellum, in alodio quidem comitis sed in suo ut putabant 
jure, quoniam parrocliia castelli ad ipsos pertineret, et iileo 
injuste absque licentia ipsorum edificari. Ad hec clerici quod 
sibi visum est responderunt. Tandem auditis partibus judi- 
catum est licuisse et licere clericis incipere ibi consuminare 



i. Lîpre Noir^ fol. 81, et Livre Rouge ^ fol. 81. Vers 1075. 

2. Foulque Réchin^ comte d'Anjou. 

3. Sigon mourut en 4070, et révé(|ue Eusèbe Brunon en 1081 . 



25 — 



ecclesiam^ testificante Sigone abbale locum illum in quo 
ediiicabatur non ad parrochiam caslelli sed ad parrochiam 
ville que vocalur Ventium pertinere, que parrachia non 
Tornocensium * sed Salmurensium monachorum essel. 
Hujus rei testes veridicos nos esse profitemur. Valele. 



XIV. 



JudiciumcoiiciliiEngoIismensis contra mouachos Trenorcienses, 
de ecclesia S. Nicolai Lausdunensis 2. 



Ego Girardus, Engolismensis episeopus et sanetae Ro- 
mana? aecclesise legatus^ presentibus et futuris notum fieri 
volo quod fraler noster Slephanus abbas Sancti Florentii 
Psalmnrensis^ eum monachis suis, et Franco Trenorciensis 
ablias, eum monachis suis, pro querela quam inter se habe- 
bant de secclesia beati Nicholai de J^ausduno, ad concilium 
Engolismense venerunt. Predictus siquidém abbas Sancti 
Florentii conquestus est quod Trenorcienses monachi aufe- 
rebanl ei secclesiam beati Nicholai deLausduno^, que in par- 
rochia béate Mariae de Venez fundata est, et parrochianos 
circum circa a^cdesiam existentes ; quae omnia juris Sancti 
Florentii esse dicebal. Ad haec Franco, Trenorcrennus 
abbas, respondebat quod luec controversia canonico juditio 
Pelri, bonîE mémorise, Pictavensis episcopi deHnita fuerat, 
atque cartam sub persona ejusdem episcopi inde factam os- 
tendit. Dicebat etenim carta quod tercia pars décime œc- 



1. Pour le très-long procès entre Saint-Florent et Tournas, voir l'His- 
toire de cette dernière abbaye, par Ckifflet. 

2. Original jadis scellé, signé par révê(|ue d'Angoulême, et Livre étAr- 
Çent.ioX, 93. En il 18. 

3. Cette contestation paraît avoir été aggravée par le souvenir de ce qui 
s'était passé à Tournas , au sujet des reliques de saint Florent. V« Chron, 
des églises cP Anjou, p. 222 et suiv. 



— 26 — 

clesice bealae Mariae de Veneiz ad ecclesiam beali Pelri de 
Laiisduno jure parrochiali pertinebat, in ciijus tWîelesia 
beati Nicholai fundata erat ; et ideo predictus episeopus de 
eadem aecclesia eos investivit et concessit. Prelerea continebat 
carta quod ad hoc astruendum plures testes probare paratos 
produxerant. Prétendit etiam corroborationes Romanorum 
l^atorum^ Brunonis Signini^ Richardi Albanensis^ eandem 
cartara confirmantium. 

His igitur diligenter auditis utriusque partis rationibus^ 
judicavimus eandem cartam non esse delinitivamy tum quo- 
niam tantum dicebat : ce investivinms et eoncessimus ^ d 
tum quia non referebat quod lestes producti aliquam proba- 
tionem fecissent neque quod monachi Saneti Florentii judi- 
cium subterfugissent ; utque ideo judicavimus quo de fundo 
causae agere deberent. 

Hoc autem juditium una nobiscum judicaverunt : W. Pie- 
tavensis episeopus^ Gislebertus Turonensis archiepiseopus, 
Bernardus Auxiensis archiepiscopus^ Gregorius Begorrensis 
episeopus^ W. Petragoricensis episeopus , et plures aliae ve- 
nerabiles persona^. Inlerfuerunt autem huic nostro juditio : 
Guillelmus Petragoricensis archidiaeonus^ Ugo de I^varzino^ 
Guibertus Andegavensis, Ivo, Boso et plures monachi 
utriusque partis^ et plures alii clerici et laici. 

Et ut hoc nostrum juditium firmum et ratum permaneat, 
propria manu nostra subscripsimus et auctoritatis uostrâ? 
sigillo muniri fecimus. 

Ego Girardus, Engolismensis episeopus et sanclie Romana^ 
ecclesie legatus, subscripsi. 

Actum est autem hoc nostrum juditium Engolisme^ anno 
incarnationls dominice MCXVIII^ indictione \i ; régnante 
Lodovico rege Francorum. 



— 27 — 



XV. 



Auctoramentum Calixti II papse de pra3dicto judicio, et pras- 
ceptum de controversia inter Salmurenses et Trenorcienses mona- 
chos penitus sopienda^ 

Calixtus episcopus^ servus servorum Dei^ venerabili 
fratri G. Engolismensi episcopo^ apostolice sedis iegato^ 
salutem et apostolicam benedictionem. De querela que inter 
Salmurenses et Trenorcienses monachos super ecclesiam 
beati Nieholai de Lausduno fuerat^ fraternitas tua cum ar- 
ehiepiscopis^ episeopis et aliis venerabilibus |>ersonis judi- 
cium prbmulgavit^ quod domino predecessori nostro sancte 
memorie pape G. ^, sicut ejus scripto comperimus^ ratio- 
nabile visum est. Utergo deinceps controversia iila penitus^ 
per Dei gratiam^ sopiàtur^ de veritate rei et fund] causa^ 
quemadmodum et vos judicastis et predictus dominus lit- 
terarum suarum. auctoritate manda vit , absque dilatione 
agatur. 

Datum Beneventi^ x"* kaiendas marcii. 



XVI. 



Judicium Engolismensis episcopi.qualiter monachi Trenorcienses 
jus suum non probaverunt^. 

Ego Girardus Engolismensis episcopus^ sancte Romane 
ecclesie legatus^ noticie succedencium tradere volui^ et ideo 

1. Livre tt Argent^ fol. 51, et Livre Rouge ^ fol. 6 v<^. 20 février H20 ? 
3. Gélase II, mort le 29 janvier 1119, à Cluny. Calixte II, qui y fut 
élu trois jours après, ne se rendit à Rome que Tannée suivante. 
3. Livre cC Argent, fol. 85 v<^, et Livre Rouge, fol. 67. En 1120 ? 



— 28 — 

scrihere p^ecepi, quod ciim monaehi Salmurenses el Tre- 
nortîenses in presenlia nostru venissent , siij)er quoi-elam 
ecclesiarum de Laiisduno^ Saucte Crucîs et Sancti Nicholai^ 
quam^ e\ precepto domini pape Qilixli^ diDiniendani susce- 
peramus^ Trenorcienses monaehi quoddam seriptum protu- 
lerunt in quo taie eapitulum eontinebatur : a Sane difliui- 
a tionem que inter monasterium vestrum et Sancti Florenlii 
a de eeclesia Sancti Nicholai et Sancte Criicis^ a predecessore 
(c nostro sancte memorie Url^ano papa *, Turoni facla est, 
a nos apostolice sedis auctorilate confirmamiis. d Cujus 
diflinitionis munimentum cum inquisissemus^ Trenorcienses 
quandam narrationem ^ ostenderunt que nec sigillé munita 
nec titulo alicujus persone titulata erat; verum super 
Seriptum Domini nostri manum imponere veriti siunus '^ 
et sic infecto negocio utraque pars discessit. Super hoc ergo^ 
consilio accepto^ domino {>ape insinuare curavimus. Scri- 
bere etiam volui quod monaehi Sancti Florentii pro certo 
asseverabant diflinitionem illam nunquam Turonis aut alibi 
faclam fuisse^ nec se unquam a justicia hujus negocii defe- 
cisse; immo tam de Sancti Nicholai quam Sancte Crucis 
eeclesia el de parrochianis Sancte Marie de Veneto, quos 
Trenorcienses monaehi eis auferebant^ et in multis coneiliis 
conquesti erant et adliuc conquerebantur et necdum justi- 
ciam consequi poterant. 



4. Urbain II, auquel Pascal II succéda le 13 août 1099. 

2. Ainsi les cliartes-holices , en général si iin{iortantcs ]K>ur l'iiistoire 
locale, n'avaient aucune autorité devant les tribunaux. 

3. Sic, pour sunt^ si, comme je le crois , ce passage veut dire c|ue les 
moines de Tournus ont refusé de jurer sur TËvangile la vérité des faits 
consignés dans la susdite cbarte-noticc. 



29 — 



XVII. 



Prœceptum Calixti II papae, de querela inter Salmurenses et 
Treaorcieoses monacbos deûnienda ^. 



Calixtus episcopus , servus servorum Dei , venerabili 
fratri G. Ëngolismensi episcopo^ apostolice sedîs legato^ 
saliitem et apostolicam benedictionem. Querelam inter Sal- 
murenses et Trenorcienses monachos^ super eeelesia Sancte 
Crucis et l)eati Nieholai de Lausduno^ miramur prudentiam 
tuam quod ^ pro litterîs née bône memoric Urbani pape 
sigîllo née nostro munitis^ sieut tam a me quam a prede- 
eessore meo y bone memorie^ papa Gelasio tibi preeeptum 
fiierat^ non definisti. Unde tîbî precipiendo mandamus ut 
querelam iilam ^ absque dilatione vel aliqua subtrafugii ap- 
pellatione de fundo cause et de rei veritate , quando 
utraqiie pars ante presentiam tuam appellata fuerît defînias. 

Datum Lateranis^ x^ kalendas decembris. 



XVIII. 

Concordia monachorum Sancti Florentii cum canonicis Sanctaî 
Crucis de Lausduno, ut eos adjutores habeant contra raonachos 
Trenorcienses *. 

Quoniam preteritorum oblivionem instîtutorum innu- 
meras inter membra sanetae eeelesia^ diseordias seminasse 



\. Livre tTJrfrenty fol. 14, et Livre Rouge ^ fol. 6 v**. 22 novembre 

U20? 

2. Cyrographe original, avec signature autographe, endommagé dans 
sa partie inférieure de droite. Les mots détruits ou mutilés sont remplacés 
en italiques. En ii2i. 



— 30 — 

nulli dubîum est dum^ aliis affirmantibus sic esse aliis vero 
non sic esse^ nullum falsitati confiitanda? occurrit veridicse 
cartae testimonium, ad taie periculum in posterum preca- 
vendum^ id est ad repellendas si quas aliquando emei^ere 
contigerit calumpnias , vigilanler monimentis litlerarum 
tradere curavimus convenientiam seu concordiam quae facta 
est inter monachos Sancti Florentii et canonicos Sanclse 
Crucis de Lausduno. Sed ut res apertior sit^ causam etiam 
hujtis concordiae paucis [verbis] enerrare dignum duximus. 

Diu igitur monachis Sancti Florentii ac Trenoreiensibus 
contendentil)us pro aecclesia Sancti Nicholai et Sanetae Crucis^ 
quae sitae sunt in parochia Sanctae Mariae de Veneth, cum 
monachi Sancti Florentii^ licet justam causam haberent^ 
nicbil tamen^ adversantibus sibi clericis ipsius castelli^ pro- 
ficerent^ habito super bac re consilio^ adierunt supradictos 
canonicos^ eos suppliciter orantes ut sibi consilium darent 
qualiter clericos castelli possent non habere contrarios^ et res 
tandem ad effèctum posset perduci. Ad haec canonici : a Si^ 
« inquiunt^ nobiscum pactum concordias firmare volueritis^ 
ce et nos et omnes derici in bac vobis causa donec, Deo 
dc volente^ finis ei imponatur, adjutores et consiliatores 
<c erimus adeo ut^ si opus fuerit^ ex nobis ipsis unum vel 
oc duos quos utiliores ad hoc negotium noverimus paratos 
à habeatis y vestris tamen expensis et equitaturis , pro bac 
<c causa Romœ^ cum cartis nostris ad hoc necessariis^ papam 
dc adiré vel ubicumque volueritis ire. » 

Hac itaque canonicorum promissione eorum in omnibus 
voluntati monachis assentientibus^ facta est inter eos hujus 
modi concordia : ut videlicet monachi unam prebendam 
habeant in aecclesia Sanctae Crucis ^ postquàm canonici vel 
monachi eam invadere et de manu Trenorcensis ahbatis 
auferre poterint^ ita ut de omni quantulacumque re quam- 
cumque vel duo canonici inter se partiti fuerint^ tertiam 
seque partem monachi inde accipiant; necnon ut canonici 
unam domum postquàm^ ut vulgariter dicitur^ exierit^domno 



— 31 — 

abbati irihnant^ vel secundum qualitatem seu oportunitatem 
silus ipsius aecclesiae unam aream in qua domum facial ubi 
honeste sttam personam hospitari possit. Haec a canonicis 
monachis concessa sunt. 'A monacbis vero mutuo itidem 
fédère eoncordiae canonicis concessum est ut habeant parae- 
ehiam sui proprii burgi et oinnia quàe ad sacerdotale ofliciiim 
pertinent necnon et elemosinariam domum ^ visitationem 
seîlicet pauperum et sepulturam. Âdvenae autem quos al- 
i)anos vocamus ad quoscumque^ sive monachos sive cano- 
nicos^ voluerint se portari sepulturae mandandos in ipsorum 
erit electionis arbitrio. 

f Ego Stephanus abbas propria manu subscripsi. 

Haec eonvenientia concessa est m capitulo SanctaeCrucisde 
Lausduno, Olgerio priori Sancti Florentii , Silvestro mo- 
nacho^ David monacho^ Valentino monacho^ a canonicis 
Sanetie Crucis Aimerico^Johanne^ Elia^ Stephano^ Aimerico^ 
Willelmo, Drogone, Bosone, Tetbaldo. 

Haec eonvenientia item est et concessa supradictis canonicis 
in plenario capitulo Sancti Florentii y présidente abbate 
Stephano^ audientibus istis monachis : Mauricio^ Gisleberto^ 
Petro Bernardo, Mainerio, Johanne^ Petro Dinannensi^ Sa- 
varico et aliis quos enumerare longum est. 

Actum est hoc anno ab incarnatione Domini MCXXI , 
indictione \uii, epacta xxix; régnante Ludovico rege Fran- 
corum^ Fulcone Andecavensium comt7e. 



XIX. 

Praeceptura Innocentii II papae^de supradicta discordia a judi- 
cibus quos delegat terminanda ^ 

Innocenlius episcopus^ servus servorura Dei, venera- 
bilibus fratribus G. Carnotensi episcopo^ apostolice sedis 

I, Lii^re iTJrgeni, fol, 44, et Livre Rouge, fol. 9. V février 1433. 



— 32 — 

legato^ et Hu... Autisiodorensi episcopo, salutem el apos- 
tolicam (beaedicUooein]. Inter dilectos filios nostros Salmu- 
renses et Trenorcienses monachos super eeelesia beau Ni- 
cholay de Lauduno diu controversia est agitata ; sed quoniam 
sieut dilecto filio nostro M. * abbate Salmurensi conqiierente 
didicimiLs^ nundum est fine debito terminata^ per presenlia 
vobis scrîpta mandamiis quatinus eongruo loco el tempore, 
utraque parte ante vestram evocata presentiam^ de verilate 
rei et fundî causa^ quemadmodupi a predecessore nostro 
Ijooe memorie pape Calixto preeeptum fuisse dignoseitur, 
veritatem bine inde studiosius inquiratis et eidem contro- 
versîe finem debitum imponatis. De eeelesia quoque Sancte 
Crucis et de parroehianis Sancte Marie de Veneto prefati 
filii nostri querimoniam adversus eosdem Trenorcienses di- 
ligenter audiatis et fine debito tenninetis. 
Datum Lateranis^ kalendis februarii ^. 



XX. 



PnBceptum aliud ejusdem papœ de eadem judicum delegatione K 

Innocentius episcopus^ servus servorum Dei^ dilectis filiis 
abbati et monachis Trenorciensibus salutem et âposlolicam 
benedictionem. Inter vos et dilectos filios nostros Salmu- 
renses monacos^ super eeelesia beati Nicholai de I^uduno, 

• 

diu controversia est agitata. Sed sicut dilecto filio nostro 



i . Les noms incomplets dans cette Bulle et les suivantes sont : (Tau- 
fridus, Hugo, Matheux y Petrus, 

2. Elu le 15 février 1430 , Innocent II ne se trouva à Rome le premier 
jour de -ce mois, d'après VArt de vérifier les Dates, qu'en 1133, et de 
1139 à li43, année de sa mort. 

Nous présumons que cette Bulle et la suivante se rapportent à la pre- 
mière date. 

3 Livre et Argent, fol. 13, cl ïivre Rouge, fol. 9. i^ février 1133 ? 



— 33 — 

M. abbate Salmurensi conquérante didicîmus^ nundum est 
fine debito termînata. Quia igitur singuUs suam volumus 
exhiberi j[ustieiam^ per presentia vobis scripta mandamus et 
mandando precipimus quatînus cum a venerabilibus fra- 
tribus noslris G. Carnotensi episcopo ^ apostolice sedis le- 
gato^ et Hu... Autisiodorensi episcopo^ evocati fueritis^ eorum 
presenttam adeatis atque de veritate rei et fundi causa pre- 
fatis. Salmurensibus monachis respondeatis^ niehilominus de 
eeclesia Sancte Crucis et de parrocliianis Sancte Marie de 
Veneto eisdem monachis respondeatis et quod ab eisdem 
fratribus super boc statutum fuerit firmiter observetis. 
Datum I^teranis^ kalendis februarii. 



XXI. 



Praeceptum Eugenii III papae, de saepe roemorata controversia a 
judicibus delegalis judicio vel concordia iinienda ^ 



Eugenius episcopus^ servui servorum Dei^ dilectis filiis 
M. abbati et monachis Sancti Florentii^ salutem et aposto- 
licam benediclionem. 

Venientes ad presentiam nostram dilecti filii nostri Tre- 
norcienses monachi^ in presentia nostra questi su ni quod 
décimas in suis parochiis constitutas et ad jus ecclesiarum 
suarum {pertinentes de manu laïcorum suscipitis et^ quasdam 
terras eorum invadentes^ possessionem ipsorum perturbatis et 
alias eis injurias facitis. Quia igitur ipsorum justicie déesse 
nec possumus nec debemus^ per apostolica vobis scripta 
pi^ecipiendo mandamus quatinus cum a venerabilibus fra- 
tribus ndstris P. Bituricensi archiepiscopo et Hu... Auti- 
siodorensi episcopo vocati fueritis^ eorum presentiam adeatis 



1. Uffre et Argent, fol. 21 v^ 22 janvier 1146 ou 1150. 

3 



— 34 — 

et quod ipsi^ auditis ulriusque partis rationibus^ înter vos et 
ipsos judicio vel concordia statuerint suscipialis etobservetk 
Datum Lateranis^ ii® idus januarii ^ . 



XXII. 



Concordia de lite quas antiquitus et diutissime agitata fuerat 
in ter Salmurenses ac Trenorcenses monachos'. 



Ne in inrinitum lites extendantur sed pottus conquiescanl, 
sepe, sua gratia^ divina apte oj)eratur eiementia^ quod e\ 
antique atque multiplicis decisione litis Salmurensium ae 
Trenorcensium liquide palet ; que quamvis antiquitus diu- 
tissime fueril agitata^ modo tamen pia^ omnipotentis Dei 
provisione, penitus est sopita^ et inter quos longique tem- 
poris regnavit discordia^ modo summam ac perpetuam^ e\ 
opposilo, constat esse concordiam. Cujus concordie formam 
et modum pacis presenti scripto conmiitendum et ad pos- 
terorum noticiam transmittendum duximus^ ne rei tam ne* 
cessarie veritas posterorum memorie subtrahatur. 

Hec itaque rata et incorivulsa atque inviolabilîs inter Sal- 
murenses et Trenorcbienses concordia manet quoniam Tre- 
norcbienses in pace^ quiète et absque calumpnia in perpe- 
tuum possidebunt ecclesias Sancte Crucis et Sancti Nicolai 
de Losduno et duas partes décime quam ipsi habebant in 
parrocbia Sancti Jobannis de Danazeio^ et quartam partem 
terre de Fabricis^ in quibus omnibus controvei'sia fuerat ; 
Siilmurenses vero similiter in |>ace quiète et absque calump- 



4 . D'après VJrt de vérifier les Dates ^ Eugène III ne se trouva à Rome 
au mois de janvier qu'en 1 146, 4150, 4452 er 415«). Hugues lU, ém|ue 
d'Auxerrc , étant mort en 4 1 5 1 , la Bulle ne peut ôtre que de l'une des 
deux premières années. 

2. livre (VArf^ent^ fol. 77, et Liire Rouge^ fol. 34 v«. En 1456. 



— 35 — 

nia possidebunt decimam de Venezio et très partes prediete 

lerre de Fabricis et tereiam partem décime quam Trenor- 

chîenses in parroehia Saneli Johannis de Danazeio aecipiunt^ 

ubicunque scilicet eam aeeipiant^ sive in amplificationibus^ 

sive in aliis loeis ; et sive Salmurenses sive Trenorchienses 

deinceps in ea de Danazeio décima aliquid adquisierint ^ 

suam utrique eandemquam diximus portionem possidebunt^ 

Salmurenses scilicet tertiam partem et Trenorchienses 

duas. 

Hujus rei testes sunt^ ex parte Sancti Florentii : domnus 
ahlias Philippus , Guillelmus prior^ Johannes supprior^ 
(luilielmus cellararius^ Giraldus^. Adelelmus^ Laurentius ^ 
Daniel, monaehi Sancti Florentii ; de laïcis : Gaufridus^ 
Barillcr^ Guillelmus Giraudi^ Johannes^ Laurentius^ Johannes 
Bergeria ^ Golcelmus Guillelmus de Braiosa ^ Guillardus 
Sollens, Paganus Perche ; ex parte vero Trenorchiensium : 
Hugo prior Cunaudi^ Petrus prior de Lausduno^ Gaufridus 
de Rochis^ Guichardus^ Rotholandus^ Adam^ Gaufridus^ 
Guillelmus Trenorchienses monaehi ; Gosbertus presbiter , 
Engressus^ Lambertus major de Saugreio , Radulphus^ 
Malheus Soldans^ Rainaudus Chalot^ Ripaudus^ Gaufridus 
Brethel, Gervasius^ Garinus. 

« 

Ego Matheus^ Dei gratia dictus Andegavensis episcopus^ 
subscripsi et concessi f. 

Hec autem concordia ab ulroque abbate^ Philippo vide- 
lîcet Salmurensi et P. Trenorchiensi, et ab eorum capitults 
unanimiter approbata y concessa et confirmata est. Actum 
est hocanno ab incarnatione Domini MCLVI®, indictione iv", 
epacle xxvi^ byssexto vu; in sede apostolica présidente 
Adriano^ Ludovico rege Francorum, Henrico rege Anglo- 
rum. 



36 — 



XXIII. 



Donuiu Aimerici Rigaldi et aliorum, de ecclesia S. Pelri de 
Bosculo ^ 



Notum esse volumus omnibus sancl% Dei ecclesiae fide: 
libus^ lam fiituris quam presentibus, quoniam miles quidam 
de Castro Losduno^ nomine Aimerions eognomenlo Rigaldus, 
et Rigaidus suiis palerterus et Berta mater Aimerici^ \x\ov 
Rigaldi^ et Bartholomeus filius Bertse^ frater Aimerici Rigaldi^ 
pro animabiis suis^ dederunt Deo et Sancto Florentio ec- 
clesiam sancti Pétri de Bosculo, cum terris et vineis ad allare 
pertinentibus, et duo viridaria et unam sommam ligneariam 
quotidie in suo bosco proximo, ad focum faciendiim. El 
huic dono concessit Hugo frater Bartholomei. Et Aimericus 
filius Lomni dédit sepulturam, et in capite monasierii aream 
unam ad hospitendum et unum junctum terrae: cum sepiliis. 
Et Aimericus Saporellus dédit absque censu, in alodo, vineale 
quod fuit Gosleni prefecti, et ipse Aimericus quiète possi- 
debat quia a prioribus possessoribus in frostum déciderai; 
et ulmetum quod est anteecclesiam juxta viam. Et Rotgerius 
frater Aimerici donum hoc fieri concessit. Horum autem do- 
norum concessionis et absque ulla calumnia confirmationis 
testes videntes et audientes legitimi affuerunt isti : Gallerius 
filius Gerorii, Ivo de (^onducto, Aimericus de Vallibus, 
Fulcherius frater ejus, Tetbaldus Bernuinus, Hugo Rigal- 
dus. 



1 . Original. Seconde moitié du xi® siècle ? 



— 37 



XXIV. 

bonum Aimericî de Vallis, Heruisii, Lisabet et Rainaldi de Ripa, 
de feuo presbiterali ecclesise Mortensis ^. 

Notum sit omnibus^ tam presentibus quam futuris y quod 
Heruisîus et Lisabet mater Ramelini^ coneedentibus filiis 
suis Ramelino et Ganilone^ propter decem solidos quos pro 
hoc ab Âimerico de Valiis habuit^ et Rainalduh de Ripa^ qui 
et viginti solidos similiter habuit et mater ejus decem ; 
omnes isti supradicti^ et Aimericus de Vallis in primis, de- 
derunt Deo et Sancto Florentio unus quisque partem suam 
quam habebat de feuo presbiterali et ecclesie Mortensis et 
altaris et sépulture. Testes autem hujus rei fuerunt, ex parte 
quidem Lisabelh et liliorum ejus : Auduinus Ferronus et 
filius ejus Goslenus, necnon ipse Aimericus de Vallis, qui 
eensum eis dabat ut hoc Sancto Florentio darent. Et de 
parte Heruisi fuerunt testes : Albuinus deGraibeetGofFridus 
Malum Minât et Gosbertus Terram Tenet ; et de parte Ray- 
naldi : Guillelmus frater Gailerii de Monte Sorel. et Gau- 
terius^ Bernardus famulus ipsius Aimeriin de Vallis. 



XXV. 

Emptio terrarum pro constructione molendini apud Morton et 
ejus translatione. 

Notum sit posteris quod Airaldus de Balgentiaco vendidit 
monachis Sancti Florencii apud Morton tantum de terra sua 



1. Les six chartes de Morton ont été transcrites au %y^ siècle, sur un 
double feuillet de papier, intitulé par dom Huynes : Copùss de tilires 
anciertJf ; et jiar une autre main : Prioré de Morton, Elles paraissent toutes 
appartenir à la période comprise entre il 20 et li45. 



— 38 — 

quantum suflicerel ad unum molendinum faciendum. 
Precium autem quod accepit quinquaginta solidî fuerunt. 
Insuper de censu debent eî semper reddere monachî sex 
denarios ad Nativitatem Domini. Promiserunt etîam ei be- 
neficium suum se in eapitulo daturos pro hoc, si vellet acci- 
pere. Hoc autem donum concessit Juliana uxor ejus^ acceplis 
inde duobus solidis et uno caseo a Radulplio prefati Saneti 
monacho. Coneesserunt etiam fiKus Airaldi, Robertus no- 
mine^ et filiaster suus Raynaldus, vidente Huberto predicli 
famuli * monacho et Berneario atque Odone. Coneesserunt 
hoc idem Alo de T^ausduno et Gilbertus^ qui ob hoc quinque 
solidos habuit, atque Bertrannus^ fratres ejus. 

Postquam autem factus fuit molendinus^ non fuit visum 
utile monachis ut ibi remaneret. Quapropter adierunt mo- 
nachi Matheum Potosum et novercam ejus Batehilde et 
Rainaldum de Ripa^ et emerunt ab illis tantum de terra sua 
quantum opus esset ad molendinum faciendum. Itaque pre- 
dictus Matheus hac de causa habuit unum equum, Batlie- 
hildis vero quinque solidos et Rainaldus de Ripa duodecim 
solidos^ Aimericus quoque frater Mathei duodeefm solidos; 
que omnia dedil eis Aimericus de Vallibus Sancti Florenlii 
monachus. Testes hujus emptionis hi sunt, de Rainaldo: 
Aimericus atque EflTredus atque Christophorus clericus ; de 
Matheo : Fulcherius de Vallibus et Aimericus nepos Ik^sonls 
de Rocha, id est de Chillo^ atque Artusus filius Algerii et 
Aimericus famulus monachorum. 



XXVI. 

Donum Hugonis et Guillelrai fratris ejus, de décima de Mortou. 

Notum lieri volunius quod Hugo de Morton et Guillelmus 
frater ejus, monachî Sancti Florencii, largiti sunt abbacie 



i . Sic, pour Sancti ? 



— 39 — 

nostre decimam de Morton, Gîrorio de Lausduno^ de cujiis 
feodo erat, Pelro Letardi et uxore sua Lelicia^ et Ilugone 
de Vaus, qui fuit pater Leticie, annuentibus. Pro coneessione 
isla predietus Petrus Letardi trecenlos solides habuit^ et se 
nostrum monachum concessit, et Leticia uxor sua uiium 
palefredum habuit. Donum istud firmatum est in presentia 
Slephani abbatis et Mathei prioris. Hujus rei testes sunt : 
Petrus Girorii, Aimericus Rabaste^ Adelinus de Chaillo^ 
Hugo Vaslin, Aimericus Mieta, Aimericus de Bernezai, Boso 
de Signi ; Fulcone comité Andegavis, qui postea fuit rex 
Jerosolimor it m . 

XXVII. 

Donum Pagani et fratrum ejus, de Câmpo AutVedi. 

Noverinl tam présentes quam futuri quod Paganus Auiredi. 
dedil in perpetuam helemosinani , post finem vite sue, Cam- 
pum Aufredi Deo et Sancto Fiorentio, concedenlibus fralri- 
bus suis Sarraceno atque Normanno. Cujus concessionis 
gralia^ ut stabilius permaneret, domnus abbas Stephanus 
dédit predicto Pagano filio Aufredi trecentos solidos et uxori 
ejus Grole, que eidem coneessioni assensum prebuit, unam 
pelliciam, et Sarraceno fratriejusdemPagani, triginta solidos, 
et Normanno fratri terciomulam unam. Huiodonationi inter- 
fuerunt et eam concesserunt : Aimericus Rabaste et Aimeri- 
cus Junior, filiusejus, de quorum feodo ferrailla erat. Hujus 
rei testes sunt : Boterius, Enardus de Monte Sorello , Vivia- 
nus Rosel, Rollandus Baudin, Paganus David, Josbertus de 
Rujje, Gaufridusmarescalluset fraterejus Popardus, Benedic- 
lus lo Chamberlain, Herbertus quoque Passerellus et alii muiti ; 
anno ab incarnatione Domini *..., tempore Fulconi comitis, 
qui fuit rex Jherusalem. 

I. On a effacé MCXX.VII dans le texte , et MGXXVI en marge. 



— 40 — 



XXVIII. 

Oonum Aimerici de Bernazeio , de Prato Beraudi , pro qno 
c solidos accepit. 

Notum sit omnibus tam futuris qiiam presentîbus quod 
Aimericus de Bernazeio^ pro anima patris sui aliorumque 
parentum suorum^ dedil Deo et Beato Florentio^ Matheo 
abbate^ pralum Beraudi^ unde tanien duos solidos censuales 
quolannisaccipit. Reddunt etiam pro eodem prato duodecim 
*nummos monachi Saneti Florentiî Girardo Baudoini^ et 
duodecim Gaufrido de Loira^ die prenominata; unde tameo 
Aimericus habuit celitum solidos , présente domno MalheO; 
abbate Saneti Florentii. Hujus rei sunt testes : Radulpho 
monacho^ Fulgerio monacho^ Hugone priore de Varezio^ 
Guilleimus de Mortone, Stephanus prior, Herveus presbiter, 
Gaufrido Nerone^ Guilleimus Girardi Halabraum, Matheo 
Fantin^ Famuli domni Mathei abbatis supranominati. Ex parie 
vero sepedicti Aimerici, et filius ejus aflfuit, Hugo de Vone, 
Gosbertus de Montello, Quarterius, Lambertus, Gabriel, 
Normandus de Voone^ Guilleimus de Voone et muiti alii 
fuerunt. 

XXK. 



Donum terrsB apud Norton , pro absolutione Bosonis de Signeio, 
in domo sua combusti. 



Noverint présentes* et futuri quod quidam homo, nomîne 
Boso de Signeio, in discordia et guerra * que inter vicecomi- 



i. Proliablcmcnr celle de l'année 4 145, dont les Cfunniques des égUs& 
a ^njou se bornent à dire : Guerra ùaronum cwiin r K.iùem Gaufridum. 



— 41 - 

I 

temToardi el comitem Ândegavis fuît^ in donio sua vulnera- 
tus fuil et combustus. Pro cujus anima uxor ejiis Rentia et 
filius ejus Boso piurimum formidantes ^ sepius cum domna 
^bbate Matheo consilium postulaverunt. Tandem cum consi- 
lio archipresbiteri Theobaudi Bernoini el Pétri Letardi, 
patris prediete Rentie^ ipsa Rentia et iilius ejus Boso in ea- 
pitulum Sancti Florentii venerunt et quandam terram juxta 
domum monaehorum de Morton Deo et Sancto Florentio, pro 
anima predieti Bosonis^ donaverunt. Domnus vero abbas 
Matheus predictum Bosonem in eodem eapitulo absolvit et ei 
beneficium eceiesie nostre sicut monaeho concessit^ scilicet 
quatuor missas de singulis sacerdotibus^ de reliquis centum 
quinquaginta psalmos, deconversis totidem Pater Noster^ et 
marlirologio fecit scribi ad Requiescant in paee^ die sancti 
Blasii*. Abbas autem Matbeus^ pro dono predicto^ dédit 
puero Bosoni; filio defuncti^ nnum equum^ et virgultum 
fecit in predicta terra plantari. Hoc viderunt et audierunt : 
Stephanus prior et Gaidonus de Canda et omnis conventus, 
Guillelmus de Culturis, GofTridus de Verrun, Guillelmus 
Mareschal^ Aunet de Marcise, Herveus presbiter, Guillelmus 
de Veon et muiti alii. Hoc autem factum est die Nativitatis 
sancte Marie in septembri. 

Jussit etiam abbas Matbeus ut singulis annis anniversarium 
ejus et in abbatia et apud Mortum liât. 

XXX. 

Donum Guillelmi Pictavensis episcopi, de ccclesia S. Pétri de 
Samarcholia ^. 

Willelmus Dei gratia Pictavorum episcopui^, dilecto fratri 
Stephano abbati venerabili monasterii Sancti Florentii et ejus 



1. Le 3 février, jour de la mort de Boson. 

2. Livre tSoir^ fol. 114 V. 14 juillet 1119. 



— 42 — 

successoribus canonice substituendis^ in |)erpetuum. Ponlifi- 
calis nos bortatur providencia omnium servorum Dei, et pre- 
cipue religiosorum conventuum, utilitatibus stiidiose concur- 
rere et in quantum ratio suppetit adjuvare. Cum ei^o sanctae 
conversationis intenlio pontiticalibus studiis semper sît adju- 
vanda^ cura sollicitudinis adhibenda est ne ea quae i^ecle 
fuerint ordinata ulla valeat in posterum presumptio pertur- 
bare. Per banc igitur nostne auetoritatis paginam posteritatis 
mémorise tradimus nos dédisse et concessisse monasterio 
Sancti Florentii , quod tua sanctitas, Deo auctore , gubernal, 
Stepbane frater in Christo karissime^ eeclesiam Sancti Pétri de 
Siimarcbolia^ cum omnibus que ad ipsam pertinent : ut dein- 
ceps fratres monasterii Sancti Florentii predictam eeclesiam 
in perpetuum quiète possideant^ i>ine infestatione alicujus 
ecclesiae vel personae ; censum vero quinque solidorum An- 
degavensis monetae monachi Sancti Florentii pro predicta 
ecclesîa sanctae Pictavensi matrici ecclesiae annuatim persol- 
vent^ medietatem ad sinodum Pentecosten et aliam medie- 
tatem ad alium sinodum. Ut autem haec nostra constitiUio 
(irma et illibata permaneat^ manu propria subscripsimus et 
presentem cartam auctoritate nostri sigilli muniri preee- 
pimus. 

Ego Guillelmus^ Pictavensis episeopus, subscripsi f. 

Ego Aimericus, Pictavensis ecclesiae decanus, suhseri{>si |. 

Ego Hylarius, Beali Peiri capieerius, subscripsi-}-. 

Ego Audebertus subdecanus subscripsi f. 

Ego Heclor canonicus subscripsi f. 

Ego Airicus subscripsi -j*. Ego Guillelmus subscrîjisi f . 

Datum Pictavis^per manum magistrillilarii^anno ab incar- 
natione Domini MCXVIIII®, indictione xu, e|>iicla vu, pridie 
idus julii, luna tercia. 



— 43 r- 



XXXI. 

Donum Giroriî Losdunensis, de loro S. Cîltroiiii et ecclesia 
S. Pétri de Varezia, multis additis in stipendium monachorum ^ 

Notum esse volumus omnibus fidelibus sanctae Dei eccle- 
sîae curam gerenlîbus, precipueque siiecessoribus nostris 
videlicel Sancti Florentii monacbis y quod postiilavit nos 
homo quidam Losdunensis oppidanus^ nomine Girorius^ et 
uxor ejus, nomine Wldburgîs, ut ab eis acciperemus locum 
Sancti Ciltronii et ecelesiam Sancti Pétri ; sed quia ipse locus 
nudus atque indigens l)onis omnibus nobis videbatur^ vix 
illorum postulationibus assensum pra^buimus. Tandem vero^ 
ne sanetorum locus ineultus et sine habitatore remaneret^ 
illis multa promittentibus^ locucn suscepimus; et haec sunt 
qua^ ab eis^ in stipendium mon^ehis illic habitantibus^ per- 
cepimus : ambas ecelesias praeter quinque festivitates, id est 
Natale Domini , Pascha , Purificalionem sanctae Mariap , 
Vincula sancti Pétri ^ festivitatem sancti Ciltronii; dimidium 
arehagium ambarum ecclesiarum ; medietatem sepultune; 
decimam omnem de propriis omnibus; dimidiam consuetu- 
dinem de omni burgo — et est conventus quod, si forte 
aliquando de aliqua re clamor evenerit, prœfectus domni 
Girorii minime œquumfaciatsine monacho; — terram ad quat- 
tuor boves quittam; alodum totum de Tesiaco absque aliqua 
calumnta, et post obitum ejus lotas vineas quae in eo alodo 
sunt; duos junctosde pratiset duos de vineis; totum feuum 
presbiteral^m; unamareamad faciendum molendinum; in fes- 
tivitate sancti Ciltronii forum; in eodem die duodecim dena- 
rios de censu. 



1. UvreNoir,lo\.m. Vers i 040. 



— LL — 



Et est convenlus quod si aliquis sancto Ciitronio quicquam 
dare voluerît, sive lerra sive aliquid pecuniae^ nullam partem 
inde accipîet domnus Girorius; si vero qiiis moriens, pro 
absolutione animae suae Sancto quicquam reliquerit, monacho 
totum prit; sepultura vero partietur. De proprio ovîli habebit 
monachus omnem decimam^ tam de suis quam de aliorum 
ovibus quîfî ibi cubabunt^ exceptis bis qua? de parraechia 
sunt. Adlractns quem monachus ibi faciet caveat Girorius 
vel haeres ejus ne per eum dissipetur. Si quis de bis qui 
terram Sancti tenent in feuum illi relinquerit^ domnus 
Girorius partem inde non habebit; si vero quis eorum sîae 
heredibus mortuus fuerit, convenlus est ut domnus Girorius 
feuum accipiat et sine ullo lucro Sancto reddat. Est etiam 
conventus^ut quando omnis terra burgi fuerit domibus re- 
pleta^ in cultura subjacente^ dispositione atque ordihatione 
monachi, constructio atque aedifieatio iterum iîat bui^i; et 
in omni lerra Girorii^ a Sancto Ciitronio usque ad ecclesiam 
Sancti Petri^ in reddilione consueludiniun monachus partem 
habebit. 

Signum Girorii militis, qui banc donatirmem fecit -j*. 
S. Witburgis uxoris ejus f. S. Rodulphifilii sui -J-. S. Wallerii 
clerici, fralris ejus f. S. Rotgerii de Berriezaico, pre|K)Hili 
ejus. S. Bosonis Rabastati.S. Frogerii BarbaTorta.S. Willelmi 
de Vieriis. S. Ix)ngi del^sduno. S. Ayraerici de Vareza,ser- 
vus ac gubernator omnium rerum Rodulplii supradicti, post 
obitum patris ejus. 

Actum est autem hoc tempore Frederici abbalis et Letanli 
prioris et Fulcodii monaclii Sancti Martini^ qui primus ipsum 
locellum Sancti Cil tronii adconstruendum suscepil ; Gauzfrido 
comité et Agnete comitissa consulatum Pictavorum et And^- 
vorum siveTuronorumagentibus. 



— 45 



XXXII. 

Confirmatio Galterii filii Girorii , impetrata venîa molestiarum 
quas fecerat in obedientia de Yareza ^ 

Sciant qui sunt quique futuri sunt quia Galterius y filius 
Girorii^ penitens molestiarum et inquietudinum quas mona- 
chis Sancti Florenlii in rébus obedientiee de Vareza fecerat, 
die constituta^ cum presens esset abbas Guillelmus et mona- 
chi^ in capitulum venit et y pro his quae in eos commiserat^ 
humiliter satisfecit veniamque exoravit. Qua impetrata^ con- 
cessit eis firmiter et perpetualiter ea de quibus illis molestus 
extiterat, scilicet ulriusque ecclesiae de Vareza, Sancti Pétri 
et Sancti Ciltronii, sepulturam et oblatioaem, et culturarum 
suarum dominicarum decimam, et burgum Sancti Ciltronii 
ita solidum et quietum et omnibus exactionibus liberum ut 
neque herbergare neque manducare indomo cujusdambur- 
gensium qui in eo manent, née etiam in domo coliberti sui, 
nisi annuente monacho illius ohcdieniiœy nunquamprœsumiiX.. 
Burgum vero exteriorem communem habebunt inter se et ex 
equo dividendum esse concesserwn/. In parte quœ erii mona- 
chorum pepigit se nichil sive per se sive peralios reclamare; 
aat si casu forfecerit, cum forfactumad curiam suam acrtderit, 
infra quindecim dies postquam ad se chkmaverint monachi 
afïidavit emendnturum. Masuram qaoque Frotgern Barba Torta 
aequictandam monachis usque ad Petitecos/(?;7t aut dominica 
mediœ Quadragesimae promisit. Actumhoc annoab incarna - 
tione Domini MLXXXir, ui. nonas aprilis, dominica Media? 
Quadragesimae. Affuerunlque ex monachis omne capitulum; 
ex laïcis isti : Effredus de Vallibus, Aimericus frater ejus, Ivo 



1 . Original mutilé , dont les restitutions sont imprimées en italiques. 
3 avril 1082. 



— 46 — 

de Conduictu^ Aîmericusde Bernezai^ Johannes deBalgiaco^ 
Bodinus prepositus^ Johannes frater ejus et Jacobus canonicus 
Saneti Martini. 

xxxin. 

Donum Deodati basilics S. Florentii quœ Glomna dicitur de uno 
inaiiso in villa quae dicitur Boscus^. 

Si aliquid de rébus nostris locis sanetorum nobis voluntas 
est tribuendi^ mente devotaviribus omnibus impertire debe- 
mus studiosc. Quamobrem ego igitur in Dei nomine Deo- 
datus^ tedens diem mortis et extremitatem dierum^ ut miclii 
miserans pius Dominus non in Tartaro , eum malis , sed in 
numéro electorum soeiare dignetur^ caedo ad basilicam Sancli 
Florentii, ubi ipse humatus corpore quieseit^ quse Glomna 
dicitur^ hoc est mansum meum qui est in pago Pictavo , in 
vieecomitatu Toareensi^ in villa quae Boscum dicitur in 
re proprietatis^ et est ipse mansus circumcinctus ; cum omni 
integritate vel omni supraposito cum curte et pervio et orto, 
cum vineis et pratis^ terris^ silvis^ exeniis^ adjacentiis et cultum 
et incultum^ quaesitum et ad inquirendum. 

Omniaex quibus quantumcunque in supradicta villa visus 
sum habere et in ea cernitur esse possessio vel dominatio, 
totum et ad integrum a die presenti supradictœ basilicae ejus- 
que rectoribus volo esse concessum atque confirmatum utab 
hodierna die quicquid pars ipsius ecclesiae ejusque congrega- 
tio in eorum congregando dominio facere voluerint^ lil)eram 
et firmissimam in omnibus habeant potestalem faciendi quic- 
quid eligerint, nemine contradicente. Si quis vero heredum 
meorum seu quislibet homo aut ulla emissa seu opposita 



i. Livre Noir, fol. 53. Décembre 833. — Cette charte et les siiiTaiite&» 
jusqu'au n* LXVI, concernent Thouars, Saint-Glémentin, le Pin el Fe- 
nioux. 



— 47 — 

persona * qui contra hanc cessionem aliquid agere aut ulla 
calumniarefragaretemptaverit, illud quod repetit non vindi- 
cet; insuper qui hoc fecerit auri libras duas componat et ar- 
gent! pondus quatuor coactus'. Proesens hsec cessio a me facta 
omni tempore firma permaneat eonstipulatione subnixa , 
manu propria subter lirmavi et viris bonis signare hoc 
scriptum feci. 

Signum Deodadi^ qui hoc donum fecit. 

S. Arnulfi; S. Adifardi; 

S. Petroni ; S. Bertarii vicarii ; 

S. Achardi; S. Adalgarii; 

S. Adaberti ; S. Armenberti ; 

S. Leolberti; S. Gendranni; 

S. Raunulii ; S. Adalgrimi ; 

S. Hamonis; S. Rateardi . 

S. Sainardi. 

Data in anno xx imperante Clodovico imperatore , in 
mense deeembrio. 

XXXIV. 

Commutatio intor Rotbertum abbatem et Aymericum vicecomi- 
tem Toarcensium de terris apud Monbrim sitis, quaè post inorlein 
illius et uxoris Eluis ad S. Florentium revertentur ^. 

In Dei nomine , Aimericus vieecomes Toarcensium. 
Notum esse volumus omnibus fidelibus sanetae Dei ecclesiae 
pnesentibus scilicet et futuris, praecipueque suceessoribus 
nostris^ quoniam placuit atque convenit inter me et al)batem 
Sancli Florentii^ nomine Rotbertum^ uti ex rébus nostris 
aliquid ad invicem concederemus. Dédit ergo ipse michi 



i . Ajoutez fuerit, 

2. Ajoutez exsolt>at. Ut autem, 

3. Livre Noir ^{oX.'li. Août 994. 



— 48 — 

atqae uxori meae £luis terram illam quam quidam clericus, 
nomine Walterîus^ Sancto Florentio moriens reliquii : eo 
videlicet tenore ut quamdtu advixerimus teneamus alque 
possideamus ^ post mortem vero nostram in dominatione 
loci Sancti Florentii revertatur. Est autem ipsa terra sita \n 
pago Toarcinse ^ in vicaria ipsius castri , sub monte qui 
dieitur Monbrim. In recompensalîone quoque hujus (àcti 
ego eum uxore mea dedimus ad loeum Sancti Florentii, pro 
remedio animarum noslrarum y tantum terrse quantum ab 
ipso abbate supradicto aceepisse visi sumus : eo tenore ut 
supra^ sciiieet ut in vita nostra eam teneamus atque possi- 
deamus , post mortem vei*o nostram ad iocum Sancti Flo- 
rentii sine uUa contradictione revertatur. Est autem ipsa 
terra sita in loco jam dicto superioris terrce quae dieitur 
Monbrim, et in ipsa vicaria. Si quis vero ex parentibus vel 
ex successoribus nostris banc conventionem , firmationem 
vel etiam coneessionem repetere, sive terras jam dictas a 
loco Sancti Florentii abstrabere voluerit, in primis omnipo- 
tentis Dei iram incurrat et quod repetit non evindicet, sed 
insuper, coactus judiciaria potestate, auri libras très exsolvat 
et bsec carta omni tempoi^ firma permaneat. 

Signum Aimerici Toarcensium vicecomitis. 

S. Saverici avunciili ejiis. 

S. Saverici fratris ejus. 

S. Radulfi fratris ejus. 

S. Tetboldi fratris ejus. 

S. Gauzfridi fratris ejus. 

S. Hildegardis matris ejus. 

S. Eluis uxoris ejus. 

S. Simonis. S. Aimerici. 

S. Giraldi. S. Saverici alterius. 

S. Rainaldi. S. item Rainaidi. 

S. Teodemari. 

Data mense augusto, anno vu r^ni Hugonis. 



49 — 



XXXV. 

Donum Aimerici, vicecomitis Toarcensis, de alodis Piri Bos- 
leni, Tortiniaci et Han ; teinpore Rotberti abbatis^ 

Qui rémunérât ionem œternorum premiorum a Domino 
desiderat percipere, illud débet attendere ut , dum polesl, 
Faeiat sibi amieos de mamona iniquitatis^ qui eum recipiant 
in aeterna tabernaeula. Ad hoc namque Dominus juvenem, 
cupientem ad vitam intrare^ provehere exhortando digna- 
batur^ dum suadebat dicens ut, si vellet perfectus esse, ven- 
dere * omnia sua daretque pauperibus, et veniens sequerelur 
illum. Hinc alias protestatur, quia non solum de larga 
datione elemosynarum, verum etiam de calice aquae frigidae 
mercedem est, qui dederit, recepturus. Unde etiam Salomon 
ait: a Quodcunque potest manus tua facere instanter operare, 
«c quia nec opus nec tempus nec ratio est apud inferos, quo 
a tu properas. » Dum ergo tempus habemus^ ut apostolus 
ait, operemur bonum. Quaerendi igitur sunt nobis adju tores 
ad praesens, dum in bac peregrinamur vita, qui in futurum 
advocati existant, illi maxime quos jam cum Deo regnare 
non dubitamus; fiatque quod dicitur ut non habentes vel 
amen amplexentur lapides. 

Hac itaque ratione ego Aimericus, oQicio vicecomes Toar- 
censiuni, in nomine sanctae et individus Trinitatis, cupiens 
thesaurizare quod in cœlis inveniam, in haereditatem qua^ 
michi a parentibus meis relicta esse dinoscitur quamque 
per divinam gratiam possideo, sanctum ac beatissimum 
Christi confessorem Florentium, ut ipse michi advocatus et 
perpetuus intercessor pro peccatis meis ad Dominum fieri 



i. Livre Noir, fol. 19 v«. Vers 995. 
2. Sic, pour venderet. 



— 50 — 

(lignetur^ ipsiusque loci rectores post obitum meiim haeredes 
relinquo : quatinus^ dum advixero^ usum frucluarium per- 
cipiam^ post mortem vero mea*^ in ipsiiis sancti et fideiiiun 
ejus statim deveniat potestate atque perenni dominatione. 
Hoc est alodus quLdicitur Pirus Bosleni^ qui est in pago 
Toareensi^ cum ecelesia inibi constituta^ villulis, terris cultis 
et ineultis^ pratis^ silvis^ aquis aquarumque discursibus^ 
molendinis et omnia quae ad ipsum alodum pertinent^ partem 
quam cum parentibus meis hue usque tenui et tenere videor^ 
totum et ad integrum Sancti Fiorentii rectoribus trado; item 
alium alodum qui est in eodem pago situm^ in villa quae 
dicitur Tortiniacus^ quantum ad mea ^ dominationem per- 
tinere videtur; item alium alodum situm in pago Pictavo^ in 
villa quaediqitur Han. 

Quantum illic ad me pertinere videtur^ jancidicto Sancto 
Florentio condono et post mortem meam haeredem con- 
stituo. De bac autem donatione testamentum firmitatis Tacio 
et tam parentum meorum quam etiam nobilium vironim 
manibus roborari et subter firmari deerevimus. Si quis vero 
contra hoc testamentum, quod fieri non credo^ aut ego 
ipse aut aliquis de haeredibus vel cohœredibus aut parentibas 
meis seu qualiscunque intromissa persona^ alîquid agere 
vel repetere aut calumniam inferre prsesumserit^ sua repctitio 
nullum optineat effectum sed insuper, cogente judiciaria [)o- 
testale, auri libras xx coactus exsolvat, et bec kartxilis firmitas 
omni tempore firma et inconvulsa permaneat. 

•{• ^ Signum ipsius Aimerici vicecomitis ; 
S. item Aimerici ; 
S. Ugonis ; S. Walcherii ; 
S. Ademari. 



1. Sic. 

2. Sic. 

3. La croix du vicomte est en forme de Chrisme. 



— 51 — 



XXXVl. 

* 

Carta Daniel, de dono duorum molendinorum constructorum 
în loco qui dicitur ad Prata , super fluvium Touuerii *. 

In Dei nomine^ Daniel ex Castroarcensi * aeternis bonis 
inhians. Notum sit omnibus sanctae Dei eeelesiae fidelibus 
quia impetravi a seniore meo Saverico, vicecomite Toar- 
censi^ quandam aream ad duos molendinos construendos^ 
coemptionis precip^ quantum ipsi placuit vel quantum inter 
nos convenity michi et sHceessoribus firmissimo conees- 
sionis jure possidendam seu dandam vcl venundandam. Est 
autem ipsa area sita in vicecomitatu Toareensi ^ super flu- 
vium Touuerii^ in loco qui dicitur ad Prata^ ex qua area in 
censu persolvere annis singulis... ' et amplius ab ullo ho- 
mine non requireretur^ sed sine calumnia haec légitima con- 
cessio firma et intacta maneret. 

Ego itaque^ reminiscens peecatorum meorum et sollicitus 
pro sainte animae meae^ istam ipsam manum* firmam meam 
pro remedio animae senioris mei defuncti Aimerici et pro 
salute domini mei jam dicti Saverici^ per ipsius voluntatem 
et eoncessione^ neenon et pro redemptione animae mevd, 
oflero Deo et trado ad locum Sancti Florentii Salmurensis 
castri et monachis ibidem Deo servientibus^ ipsis molendinis 
a me obtime conslruells. Et banc donationem coram cunctis 
nobilibus seu popularibus Toarcensis castri ego vel ipse senior 
meus Savericus agimus : tali tenore ut in vita mea michi ma- 
neat^ et post decessum meum firma et inviolata atque intégra 
in perpetuumad locum supradicti Sancti Florentii concédât ; 



i. Livre Noir, fol. 20 v*. Vers l'an 1000. 

2. Sic, pour Castro Toarcean. 

3. La quotité du cens est restée en blanc. 



— 52 — 

ita ut censum quantum supradîctum est persolvant cujus 
beneficium fueril^ et amplius eis non requiratur neque con- 
tradicalur. Quod si quisquam huic concessioni contrarias 
extiterit^ primum habeat Deum conlrarium et omnes sanetos 
ejus^ et coactus a judieibus mille argenti solidos et eenlum 
pondéra auri persolvat , et quod repetit irritum fiât, hac 
donatione firmissima in perpetuuin manente ad profectuin 
anima; nostrae, beato Florentio pro nobis iulercedente. » 
Signum Danielis •}-; Signum Saverici vieecomitis. 



XXX VTI. 

Venditio Widonis de S. Clementino, oppidani Toarceiisis, de 
Hildrico colliberto cum proie sua genita et gencranda, pretio 
XXII solidorum ^ 

Ego Wido^ Toarcensis oppidanus, veudens abbati monas- 
terii Saneti Florentii Salmurensis Frederico et suis monachis 
unum maneipium nomine Hildricum^ colonili michi servi- 
tute obnoxium^ accepi ab eis xxn solidos denariorum. Et ne 
unquam illis ex hoc commercio damnum vel controversia 
surgat^ hujus venditionis scriptum fieri jubens cum bac 
eadem cartula manus meae caractère roborata , predictum 
collibertum eis^ cum uxore mea Eimengarda et filîis et filia- 
bus meis^ contrado ita ut cum omnibus filiis et filiabus suis 
genitis vel generandis ex lioc nunc usque in sempiternum 
eis serviat. Quod si aliquis meorum successorum bunc ipsum 
deinceps repeterepresumpserit^ quingentorum solidorum mo- 
nacliis Saneti Florentii tune temporis presentibus multam coin- 
ponatet quod concupivit non obtineat. 



\ . Livre Noir y fol. 134. En tête on lit : ff^icU» miles tle Sancin Clcinen- 
tino, ce qui complète le texte, en désignant Gui de Vaucoiileur. Voir plus 
loin^ n"* XLIII, la charte constatant qu'il était à Thouars en f051 . Celle-ci, 
de date {leu éloignée, établit la différence qu'il y avait entre un coUibert et 
un serf. 



— 53 — 



XXXVIII. 



Donura Achardi Toarcensîs, monachicum habitum suscipientis, 
cujus uxor Berta et ejusdem filius Durandus moiiachos et res eorum 
a Toarcensibus et Monasteriolensibus acquietabunt ^ 



Praesens litterarum assertio notât et tam praesentium quam 
et postèrorurù memoria commendat qiiod Achardus, Toar- 
censis încola^ quando monasterio S. Florentii ad monachi- 
cum habitiim suscipiendum venit^ loeiipsiusmonachis duos 
arpennos [vinearum] et unam domum cum omni suppellectile 
sua in perpetuum tenorem tali conventione concessit ut 
conjui sua nomine Berta^ eo quod dotalicii ejus erant prae- 
dictae vineae une cum domo^ cum filio suo Durando^privigno 
domni Achardi^ in vita sua possideret nullique alii haeredi 
nisi Sancto Florentio post obitum suum relinqueret. Hoc. 
autem maxime abbas Sigo et monachi illis permiserunt quod 
a Toarcensibus et castri Monasterioli habitatoribus illos sua- 
que omnia acquietarent ; et haec convenientia in capitulo 
Sancti Florentii firmata fuit^ ubi et ipsi societatem in orationi- 
bus et eleemosynis fratrum susceperunt^ donumque super 
altare Dei et ipsius sancti solemniter posuerunt. 

Hujus conventionis testis est omnis conventus Sancti Flo- 
rentii qui praesens affuit. Testis abbas Sigo y testes caeteri fra- 
tres^ testis Durandus supranominatus, testis Stephanusqui 
interfuit huic conventioni^ consobrinus eorum. 

Notandum autem quod quamdiu praedictus Durandus su- 
perstes fuerit^ domus supranominata inter nos et illum erit. 



i. Lwre Noir, fol 53 v*. 4055-1070. 



— 54 — 



XXXIX. 

Donum Pétri II, Pictavensis episcopi, deecclesia S. Launi.in 
Castro Toarcensi, post mortem clericorum qui eidem ecclesi» 
deserviunt ^ 

Ab antiquis sapientibus sagacîter est provisum res gestas 
quae memoria dignae judicantur, sub honestarum attestatione 
personarum scriptis inserere et^ ut absque falsitatis nevo 
recoli valeant cum descriptae fuerint, servandas reponerc. 
Cujus provisionis utilitatem ego Petrus^ ecelesiae Pictavensis 
episeopus^ perpendens et in his quse ad utilitatem sanctx 
ecclesiae gereredispono miehiquoque esse servandam intuens, 
donationem et eoncessionem quam in praesentia multorum, 
clericorum vel monachorum seu etiam laicorum^ monasterio 
Sancti Florentii iacio^ scripto volui commendare^ ne quis 
futuroFum rationabiliter id scire volens possit ignorare. 

Dono igitur et concedo monasterio Sancti Florentii et fra- 
tribus in eo Deo servientibus ecclesiam Sancti Launi quxia 
Castro Toarcensi sitaest^ cum omnibus ad eampertinentibus: 
ilatamenut clerici.quieidem ecclesiae nunc deserviunt qu% 
habent de rébus ecclesiae in vita sua habeant^ nisi forte sua 
sponte monasterio id supradicto dimiserint aut habit nm 
monachicum susceperint. Post mortem vero eorum omnia 
quae de rébus ecclesiae habuerant in dominium monasterii 
supradicti redigantur ; ea vero quae a potestate ecclesiae et cle- 
ricorum ipsorum negligentia vel impotentia defecerunt et in 
potestatem extraiieorum injuste devenerunt^ si monachi in- 
dustria sua^ justicia sufFragante^ juri ecclesiae vindicare potue- 
rint^ absque participatione clericorum^ ipsis etiam viventibus^ 
propria habeant. Hanc itaque donationem^ sicut exposita est a 



!• Grand original, provenant du cabinet Grille. 7 mars 1096, N. S. 



J 



DO 



me factam^ scribi volui^ et scriptam signi mei impressione 
roboraviet a lestibus qui aflfuerunt signari praecepi. 

Signum Pétri \ Pictavensisepiscopi. 

Signa clericorum : S. Slephani Sicef, S. Leilgerii de Turre, 
S. Pétri archidiaconi^ S. Rainaldi Brilonis. 

Signa monachorum : S. Wiilelmi abbatis, S. Samuelis prio- 
ris^ S. Mauricii cellararii ^ S. Akeimi monachi^ S. Ingenuiti 
monachi; S. Isambardi monachi^ S. Drogonis monaehi^ 
S. Pétri eognomenlo Samuel monaehi Saneti Jovini , eujus 
culteilo nigri manul)rii revestivit episeopus abbatem Willel- 
inumde eeclesia Saneti Launi. 

Signa laicorum : S. Âinulfi famuli^ S. Benedieti famuii^ 
S. Rainaldi famuli. 

Actum anno ab incarnatione domini MXCV , nonis 
martii^ apud monasterium Saneti Florentii^ in locutorio ; Phi- 
lippo Fraucorum rege, Willelmo Aquitanorum duce. 



XL. 



Notitia judicii de querela monachorum S. Florentii contra cano- 
nicos S. Launi Toarcensis quibus eeclesia sua remaiisit ^. 

Rerum gestarum memoriam lilterarum servari custodia 
non solum veneranda praedeeessorum sanxit prudentia verum 
etiam solers modernorum comprobavit astutia. Quorum 
ulili nos Saneti I^uni [canoniei] adquiescentes consilio ne^, 
non scribendo quse gerimus^ nostra negligentia eulpae vin- 



1. Cartulaîre de Saint-Laon de Thouars , Bibl. Nat., fonds latîn , 
n® 5484 ; d'après la copie de dom Chamard. 

En lisant cette charte, de l'année 4107, on comprendra facilement pour- 
quoi les moines de Saint-Florent ne lui ont pas donné place dans leurs 
archives. Son importance comme son objet devaient la faire admettre dans 
notre recueil. 



— 56 — 

culum incurramus^ quaedam in diebus nostris gesta hujus 
scripti testimonio tam futuris quam presentibus iotimamus. 

Noverint itaque universi sanctae matris ecclesia; filii quod^ 
tempore beatae memoriae viri Pétri Pictavorum episcopî, 
nova quadam et praesumptuosa querela^ nos cœpere vexare 
monachi Sanctî Florentiî. Adeo autem adversum nos insur- 
reiii ambitiosa illa monachorum querelatio ut elamorem 
facerent de nobis supradicto pastori nostro Petro Pîctavensis 
episcopo urbis ; ex eujus elamoris causa certo die a praefato 
presule nos ad judîcium vocati , dum ad respondendum 
monachis urgeremur^ fultî persônarum iilarum auxilio qux 
ad defensionem nobis neeessariae videbantur^ Pielavis épis- 
copali nos curiae praesentavimus. Sane e\ hac parte fuimus 
nos Saneti Launi canon ici : Guillelmus videlicet Adelelmi 
archidiaconus Pictavensis^ magister Caleardus archidiaconus 
Bituricensis^ Gosbertus archipresbiter Toarcensis , Paganus 
Arrivalus^ Reginaudus de Orbeiaco, Guillelmus Guillotus 
atque Aimericus de Oironio. Ex altéra vero parte fuere : 
Guillelmus abbas Saneti Florentii et Alo monachus^ Acardus 
monachus^ Guillelmus Gaudis archidiaconus Andegavensis,> 
qui et ipse monachorum querelam prœdixit in judicio^ ma- 
gister Uigerius atque Ardoînus capellanus de Passavanto. 

His itaque cum plurimis aliis^ tam ex parte nostra quam 
ex parte monachorum^ in curia episcopi cii'cumstantibus^ 
aperientes querelam suam^ monachi in omnium audientia 
praedictum antistitem nostram sibi dédisse ecclesiamdicebant, 
atque idcirco donum quod dederat ab eo sibi reddi summo- 
père exposcebant. 

Verum mox ut audita est haec monachorum querela, ca- 
nonici Beati Petri^ matricis ecclesiae Pictaven^is : Aimericus 
videlicet decanus^ Guillelmus Gisleberti archiaconus Toar- 
censis^ Arveus Forlis archidiaconus^ Hainerius capicerius, 
GofTredus pnecentor^ Guillelmus magister scholae^ Johannes 
Meschinus^ magister Hilarius^ Reginaldus Talpae^ Guillelmus 
prior Sanctae Radegundis^ Sicmarius^ Petrus de Sancto Sa- 



— 57 — 

turnino et Guillelmus de Mortuo Mari ; omnes isti^ cum plu- 
ribus alîis suis canonicis quos longum est numemre^ una 
simul voce calumpniari cœperunt illud donum episcopi. 
Calumpniantes ad defensionem nostram plenariam^ ratio- 
cinati sumus ecclesiam nostram^ ab Isemberto P épis- 
copo pridem in canonico fundatam ordine y per totum 
quoque Isemberti II' episcopi tempus in canonico ordine 
pennansîsse; ratiocinati sumus capitulum nostrum nunquam 
monachis nostram ecclesiam concessisse. 

Audita igitur utriusque partis ratione^ ad faciendum judi- 
eium, jussu pontificis^ perrexere Leodegarius archiepiscopus 
Bituridensis^ domnus Robertus de Arbrisselio^ Marcherius 
abbas Novi Monasterii^ abbas-Sancti Cypriani, abbas Sancti 
Maxentii^ abbas Sancti Johannis de Augeliaco, abbas Sanctae 
Marias Garnerius et Guillelmus Sancti Hilarii thesaurarius. 
Hii discernendo judicium^ hinc monachorum querela illinc 
ratîone nostra cum canonicorum matricis ecclesie Pictavensis 
calumpnia considerata^ judicavere donum quod sine con- 
silio capituli Pictavensis^ cujus scilicet^ ut prœdictum est^ 
nostra ecclesia censiva eral, pra*sul fecerat stabile fore non 
posse ; judicavere quamdiu nostra; ecclesîae canonici lé- 
gitime et honeste divino vacarent servicio, canonicum or- 
dinem institutum in ecclesia nostra juxta primam funda- 
tionem stabilem Tore debere. Sicque tandem tam autenticarum 
personarum judicio^ largiente Domino^ factum est ut quia 
quasi de nichilo venerat querelatio monachorum^ tanquam 
nichil reverteretur in nichilum. 

Nos vero cum eadem nostrae ecclesiae obtentione quam 
prius habueramus a curia redeuntes^ hujusmodi finem que- 
relae monachorum Fuisse impositum^ ad posterorum notitiam^ 
scriplo tradere non ncgle\imus. Quisquis igitur cartam banc 
falsilicare temptaverit^ anathema illi sit. 

Actum Pictavis^ anno ab incarnatione domini MCVIP 
epacta xxv^ indictione xv ; Pascali n^ in papatu sanctœ Sedis 



— 58 — 

Romanae universali ecclesiae praesidenle , Petro Pictavorum 
pontificatum tenenle^ Philippo super Francorum gentem 
régnante el Guillelmo in ducatu Aquitaniae agente. 



XLI. 



Comparatio, pretio xui solidorum et dimidii, sextae partis molen- 
diiii quam conjui David presbiteri apud S. ClemeiUinum pos- 
sidebat ^. 

Notum sit omnibus quod presbiter quidam^ David nomine, 
vendidit nobis^ scilicet monachis Sancti Florentii^ partem 
suam de quodam molendino^ super Argentum fluvium apud 
Sanclum Clementinum sito^ et aceepit a nobis inde precium 
quadraginta et duos solidos et dimidium. Et quia eundem 
molendinum per eonjugem suam habere videbatui* , nos 
timentes ne post ejus obitum^ si forte mulier superstes fuis- 
set^ per eam in eodem molendino contra nos aliqua calump- 
nia nasceretur^ ad Sanctum Petrum Aureae Vallis, mansionem 
jam dicti presbiteri petentes^ perreximus ibique annuente dod 
solum conjuge presbiteri^ Girberga nomine^ verum eciam 
matre ejus^ vocabulo Odda^ nuru suprafati presbiteri^ fiiiis 
quoque suis GofTrido atque Aimerico^ de jam dicta conjuge 
natis , pactum de molendino confirmavimus et^ persoluto 
|>alam omni precio^ partem quam presbiter habebat in 
molendino , scilicet sextam ^ in nostix) recepimus proprio. 
Tune autem vinum quantum opus fuit comparavimus et, 
facto in commune quod vulgo dicitur beuragio ^ y discessi- 
mus. Hujus rei tôt sunt pêne testes quot Aureag Vallis habi- 
tatores. 



i. Livre Noir^ fol. 54 vo, et Cartid.de Sainl-Clémentin, n» 3. Eu 1051. 
Voir ci-devant, n® XXXVII. 

2. Plus loin, n^ XGI, ce mode de conclusion d'un contrat est appelé 
biberagium. 



— 59 — 

Aliam vero convenientiam de comparatione molendini 
fecimus^ nam ad Toarcium cum supradicto presbitero per- 
reximus ibique in plenario mercato fidej assoies Widonem 
militem^ cujus beneficio ecclesîam Sancti Clementini tenere 
videmur^ et Gauzcelinum de Marnis ab eo accepimus : ea sci- 
licet racione ut si undecunque talis ealumnia in eodem mo- 
lendino contra nos insurgeret unde ilium nobis liberare et 
absolvere non potuisset^ precium a nobis receptum absque 
ulla contradictione nobis restituisset. Et quia omnium istius 
convencionis testium nomina memoriter retinere non possu- 
mus^ paucorum^ sed veracium^ huic scedulae inserere equum 
judieavimus qui présentes fuerunt : Hubertus de Campis^ Ai- 
mericus filius Giraldi^ Lambertus^ Oidelardus^ Drogo ^ item 
Aimericus. 

Facta est hsec vendicioanno incarnacionis Dominice MLr, 
Frederieo abbate adhue vivente^ Mainardo monaeho reetore 
et preposito Sancti Clementini. 



XLII. 

Comparatio medietatis molendini Constancii, pretio xxiv soli- 
dorum <. 

Rerum gestarum notieiam edax solet oblivio consumere 
et temporibus futuris preteritorum obducere facla. Proinde 
neapud posteros priorum penitus vel dicla vel acta depe- 
reant^ Tugax rerum memoria litterarum est vinculis reti- 
nenda et, ne vetustate nocio obsolescat, quod tempore 
elabitur scripto retinendum. Nolum sil igitur universis veris 
Dei cuItor*d3us, et maxime noslris quibus hoc pocius est reti- 
nendum suecessoribus ', quod quidam homo Constancius 



!. iAvre Noir^ fol. 54 v», et Cartulaire de SaUit- Clément in, n* 2. 
Vers 1051. 

2. Dans une petite Pancarte contemporaine , charte première, ce qui 



— 60 - 

nomine^ moriens^ sue soi'ori Hîldegardî vocabulo dereliquil 
medietatem [area*] * unius molendini quam vendidit ipsa 
[Hildegardis], cum suo conjuge, cuidam suo ncpoli Ailh^- 
maro ; et iste Adhemarus [eam] vendidit Sanctx) Florenlio 
et domno Mainardoetaliis monachis viginti quatuor solidos. Si 
quîs igitur hanc vendieionem inquietare voluerit^ centum 
solidos solvat et quod repetit non vindicet. 

Signum ipsius Adhemari^ qui hanc vendieionem fecit ethas 
litteras exinde fieri rogavit f ; S. Arnaldt et sui fralris; 
S. Hilduini Viridunelli ; S.'Morini. 



• XLItl. 

Confîrmatio Widdonis de Yalle Coloris bonorum et rerum qua? 
ab aliis data fuerant monachis S. Florciitii apud S. Clementinum. 
vel ipsi de illius casamento emerant <. 

Omnium legalium conventionum rationes^ |)ostquam ad 
purum quadam disceptatione examinatae fuerint^ valde ratio* 
nabile et perutile videtur litterarum scripto memoriae com- 
mcndare^ ne damnosa oblivione succedente annuUari valeant 
sed firmissime omni tempore perdurare. Ego igilur miles 



précède est ainsi conçu : Satà utiiiier est provisum notitiœ poiterorum 
monumentum litterarum, ne res memoriœ digruts absctmdereî oblmo et 
Htccedens ignoraret precedentLt acta generatio, Notificetur igùur par 
hajus scr^ture indicûUun ctmctis fidelibus et maxime istius ccenMi succès- 
soribus, etc.^ etc. Outre cette picce, la Pancarte, qui a été écrite au com- 
mencement du XII*' siècle, sur un feuillet de parchemin haut de 11 centi- 
mètres et large de 9 , en contient trois autres , imprimées ci-après sous les 
numéros 45, 60 et 62. En tête du feuillet on lit : Cartuie Sancti Clemen- 
tini confesxoris ] quas quicumque sibi quoquo modo abxtulerit anathema 
sit, 

1 . Les mots entre crochets sont ajoutés d'après le texte de la {letiic 
Pancarte. 

2. Livre Noir, fol. 53 v*, et CartuL du prieuré de Sniitt-CU'mentin 
(Manuscrit du xv® siècle), n* {. Vers 1065. 



— 61 - 

quidam de Valle Coloris^ Widdo nomine, sanctae Dei eccie- 
siae fidelibus tam posteris quam presentibus notam esse volo 
eonveneionem quam cum monachîs Sancti Fiorentii habuî^ 
de rébus videlicet ipsis quas apud Sanctiim Clèmentinum 
sive aliis quibuseunque ioeis mea quidem vel aliprum quo- 
rumeunque possident , seu juris ratioiie possidere debent^ 
elemosinaria lai^tione^ sive de illis quœ ad easamentum 
meum pertinent et ipsi habent vel habere sua quidem coemp- 
tione debent. Hujus namque conventionis adimpletione 
altereatio illa quae inler me et illos relroaetis temporibus 
inde habita fuerat in bona pace et firma amieitia finem 
faeit^ legitimis viris testimonio adhibitis quorum numina 
placuit subnolari. Conveni quidem eis et ratione firma spo- 
pondi sua omnia quae a me vel ab aliis^ mea auctoritate^ 
illis data fuerant vel ipsi de easamento meo^ me annuente^ 
emerant^ ila libéra ut ab omni ealumpnia absoluta reddere 
sicut liberius et absolutius per unum annum et diem 
possederant dum simul mecum in pacis amieitia ma- 
nebant. 

Sunt autem quse Deo et Sancto Florentio ejusque mona- 
cbis habendaeoncedo. ApudSanctum Clèmentinum eeclesiam 
ipsam cum allari et bis quae ad altare pertinent et sepultu- 
ram de tota paroechia et duae mansurae de terra cum omnibus 
consuetudinis redditionibus ; et molendinos qui sunt duo in 
una domo sub écelesia^ in capite burgii^ et medietas furna- 
tici de tota villa; et burgum quod est in viridario Rainaldi de 
Sancto Clementino et quantum ultra ego Widdo adcrevi ; et 
omnes consuetudines de hominibus qui in suo burgio habi- 
tant, sine ulla injusta exaetione et omni ealumpnia absolute;et 
molendinum de villa Argentaria et quantum terre et prati 
habîierunt cum ipso ; et molendinum Hamenonis de Dolo^ et 
vineas quas monachi possederunt. 

Ilaee quae ista conventione ad Sanctum Florentium et ejus 
monaehos pertinent ego Widdo cum uxore mea^ Ermengarde 
noinine^ et Widdone filio meo et Alexandro et Hugone et 



— 62 — 

Walterio filiis meis^ absque omni calumnia quae per me seu 
per successores meos imponenda sit^ ab hac hora et dein- 
ceps usque in perpetuum libéra et absoluta relmquo; et 
adhuc quae in calumnia rémanent^ in quibuscumque mona- 
chi suum jus approbare poterunt^ illis omni calumnia ahsol- 
vere et libéra reddere convenio et firma ratione promitto, 
sicut ea quae liic denominata sunl ipsis monachis libère pos- 
sidenda concedo. 

Signum ipsius Widdonis -}- qui banc donationem Fêcit; 
S. Ermengardis uxoris ejus; S. Widdonis, S. Alexandri, 
S.Hugonis, S. Gualterii, filiorum ejus; S. Girardî et Hunberti 
qui banc conventionem contulerunt; S. Giraldi monacbi; 
S. Âymerici monacbi, prepositi ejusdem cellae ; S. Gumberti 
monacbi. 

Facta est baec litterarum conscriptio A} merico Toarcensium 
vicecomite, Sigone Sancti Florentii abbate. 



XLIV. 

Confirmatio Widdonis de Yalle Coloris, de emptione quarts 
partis molendini de Ratonello^ 



Quando domnus abba Sigo et monacbi Sancti Florentii 
fmem conventionis fecerunt cum domino Widdone de Valle 
Coloris de omnibus illis querelis quas miserat in rébus eorum 
de Sancto Clementino, convenit atque promisit eis ipse Widdo 
acquietare et ab omni calumnia absoluta reddere qmnia in 
quibus suum jus approbare possent, tanquam ea quae in 
litteris quas inde babet et nos babemus denominata erant. 
Hac ergo conventione adimplenda, petierunt postent domnus 
Aymericus et domnus Ebroinus, monacbi, ab ipso Widdone 



i . Lii>re Noir, fol. 55, et Cariid. de Saint^Clémentin, n^ 4. Vers 4068. 



— 63 — 

quod quartam partem molendini de Ratonello y quani Aime- 
ricus et u\or ejus et filius vendiderunt et pro animabus suis 
Deoet Sancto Florentio dederunt^ ipsammonachis acquietaret 
et ab omni calumpniae iinpedimento liberam et absolutam 
clamarel. Quod ipse Widdo sicut petîerant fecit^ nam si ali- 
quis calumpniatus fuerit^ ipsam calumuiam injustam esse 
ratione probavit. Huic rei testes videntes et audlentes af- 
fuerunt : Haimo^ Âlehèrius^ Ainbertus , Gilio^ Gauziridus^ 
Aroaldus et plures alii quorum nomina longum fuit subs- 
cribi. 



XLV. 



Comparatio sexta; partis molendini apud S. Clementinum pretio 
c solidorum, et lxxx pro autreiamento ^ 



Unum hal)emus molendinum apud Sanetum ClemeQtinum 
de quo non habebamus sextam partem ; istam eomparamus 
cenlum solidos de Bartholomeo. Ideo habuit Wido de Valle 
Coior sexaginta solidos^ quod autreiavit ipse Wido et suacon- 
jun\ et sui infantes. 

Teseelinus etSavaricus Ruben ealumpniabant hanc partem 
Bartholomei nobis; sed quia societatem nostram eis dedi- 
mus^ et viginti solidos^ reliquerunt calumniam et placaverunt 
quomodo babuissemus. Signum Fulconis monaebi; S. Hil- 
duîni monachi. 



i . CartuL de Saini-Clémemin, n» 11, et Pancarte n» 2. Vers 1070. 



— 64 



XLVI. 

Convenientia Widdonis de Valle Colori» cum monachis S. Flo- 
rentii , de ecclesia et medietate burgi S. Clementini et de illoram 
hospitibus suscipiendis et vilHinis judicandis^ 

Convenientia inter nos et Widdonem^ militem^ talis [est]. 
iEeclesiam Sancti Clementini^ exceptis dieimis frugum et pri- 
mitiis pecorum, cum medietate tôt i us burgi ipsius ecclesiae^ 
diu rogati ab eo accepimus ; et quandam terrulam duobus 
arpennismensuratam^ quamut hospitibus vestire nobis liée- 
ret^ vi\ ab eo impetravimus. Aliquandiu autem in bac suppli- 
catione persistentes ^ tandem pretium^ quindecim solidos 
vaiens^ a nobis accepit et in onini terra nostra suscipiendt 
bospites licentiam nobis tribuit^ tali tamen tenore ut de siio 
easamento neminem reciperemus; adjecta alia conditione ut 
vicarius ejus in jam dictam terram nequaquam ingrediatur 
justiciam faeturus^ sed clamorem ad monachum faciat el 
ipse suos villanos^ justiciam faciendo^ distringat. Qiiod si 
facere neglexerit^ nec tune tamen in supradictam terram 
vicarius domni Widdonis intrabit, sed cum ipsos bospites 
extra eam ubi ubi reperierit legaliter illos distringere pra^ 
valebit. 

XLVIL 

Dimissio calumniœ quam Gofiredus de Ja Trocbea monachis 
interebat apud Maisnilum. 

Gofiredus * de Trocbea dimisit monachis Sancti Florencii 
caliunpniam quam inferebat eis in boscum et decimam de 



i . Livre Noir^ fol. 55 vo, et Cariul. de Saint-Clémentin , n® 6. Vm 
1070. 
2. Upre Noir^ fol. 56 yo. Vers 1080. 



— 65 — 

Maisnili^ que Guiddo de Valle Ck)loris et Ermengardis^ uxor 
ejus^ dedei*ant Saneto Floreneio in elemosinam ; suscepitque 
de habereSaneti centum soiidos^ et coneessit ipse et uxor 
ejus Aldeardis et filîi ejus Âldebertus et Guillermus^ et Rainal- 
dus frater jam dieti Gaufridi. Et hii sunt testes : Gauterius^ 
Gaudîeus^ Herbertus de Trementinis et Fulcherius nepos $u- 
pi-adicti Gaufredîet Bertrannus deBusseria et Johannes filius 
Ingelbaldi et Rainaldus Ruil et Gauscelinus filius Otbranni 
et Gauterius presbiter et Rotberlus presbiter Sancti Cle- 
mentini. Abbas Guillermus; Samuel prior^ Laurencius 
cellararius. 

Noverint ' suecessores noslri quia Goffredus de la Trochea 
caluinuiatus est nobis^ monachis Sancti Florentii^ boscum et 
decimam de Maisnili quae Guidode Valle Coloris et Hermen- 
gardis^ uxor ejus, dederant nobis in elemosinam. Qui 
tandem, exoratus tam a nobis quam ab aliis amicis nostris, 
de Sancti habere asolidos a nobis accepit et, calumnia di- 
missa, pra^icta; elemosinie factus est nobis concessor et 
iestis; uxoremque suam Aldeardem filiosque suos Alber- 
tum et Willelmum, fratrem êtiam suum Rainaldum conce- 
dere fecit. AfTuerunt quoque testes et alii qui sunt subno- 
tali : Galterius, Galdicus, Herbertus de Trementinis, Ful- 
clierius ipsius GofTredi nepos, Bertrannus de Buxeria, 
Johannes filius Ingebaldi, Rainaldus Ruilz, Goscelinus 
lilius Otbranni, Gallerius presbiter, Rotbertus presbiter 
Sancti Clementini. Abbas Willelmus, Samuel prior, Mauri- 
cius cellararius tune erant. 



I . CartiU. de Sainte Clémentin^ n» 7, et Petite Pancarte, n® 3. 



5 



— 66 — 



XLVITI, 



Calumnia Uuidonis Juvenis, de vicariaS. Clementini quam dede- 
rat Guido de Valcolor paler ejus *. 



Notum sil omnibus quod Guido de Valcolor dedil Deo 
et Sancto Florentio monachisque ejus eeelesiani Saneti Cle- 
mentini^ cum una parte burgi^ et vicariam; et hoc filii sui 
eoncesserunt et fiiia. Sed posl aliquantiun temporîs Guiddo 
lilius, stimulatus persuasione injurise, vicariam illam... 
Cœlera désuni. 



XLIX. 

. Donum Guidonis Seniâ de Valle Coloris, de omnibus rébus quas 
monachi in feodo suo acquirere possent et de justitia honiinain 
eorumdem *. 

Quia mortalibus est impossibile jura mortts frangera^ 
equo pede turres regum pulsantis et tabernas pauperum ', 
placuit adamantine litterarum libertati tradere que volumus 
conservari longa vetustate. Sciant igitur quibus est scien- 



4 , Uvre Noir, fol. 56 v°. V ers 1080. 

â. Cariul. de Saùti-Ciémentin, no 8. Vers 1090. 

3. En 1145 , Thibaut, comte de Blois, corainepçak ainsi une cbaile 
contenant donation d'un four à Tabbaye de Fontevraud : Quoniamy ut ait 
Oratius, debemur niorti nos nostraque facta, ideOy majoruni àuctoritatem 
feqitentes, eaque firmiter memoriterque teneri volumuv,,^ litterarum Nioni» 
mentis commendamus. Archives de Maine-et-Loire , original. 

Guillaume I^' , archevêque de Bordeaux, vidimant et confirmant, en 
1184, une charte de Caion, évêque de Poitiers (Livre Rouge de Saint-- 
Florent , fol. 43 v**} , dit de ces préambules de chartes , souvent sî hono- 
rables pour le moyen- âge , que pntius ad ornatum verborum quam ati 
substantiam negocii spevtabant. 



— 6T — 

dum quatinus Guido Senex^ de Valle Coloris^ dédit Deo et 
Sancto Florentio et monachis commorantibus in ecclesia 
Saneti Clementini quicquid ppssent in feodo suo de rébus 
sîbi perlinenlibus aequirere, sive dono sive empcione vel 
qualibet alia condieione^ solide alque quiète absque uUa 
cousuetudine. Quod si aliquis hominum prefatis monachis 
pertinentium alieui injuriam iaeeret^ sive domino sive 
prefeeto vel cullibet alio, non esset aliquis ausus super eum 
manum imponere nisi prius facto priori clamoreet a justicia 
déficiente. Hoc viderunt et concesserunt fiiii illius, Guiddo 
videlicet et Gauterius^ illorum famulus Arengerius/ Rober- 
tus Saneti Clementini capelianus^ GofTredus de Clereo^ 
Gofliredus de Rupe et alii plures. 



L. 



Donum Goffredi Laiidrici, de consuetudine in terra Beraldariae ^: 

m 

Notum sit omnibus quod GofTredus Landrici perdonavit 
el concessit Sancto Florentio et ejus monachis consuetu- 
dinem quam habebat in terra ejus apud Sanctum Clementi- 
num^ in terra illa scilicet quae vocatur Beraldaria^ id est duos 
sextarios sigale et duodecim denarios^ pro anima fratris sui 
Girorii^ eo die quo idem frater ejus humât us est apud monas- 
terium ejusdem Saneti Florentii^ vi^ idus maii^ anno incar- 
nationis Domini MXCIV^. Testes hujus rei sunt : Berlaius 
de MosterolO; Ursio^ Radulfus Florent! nus^ Gofredus Rosce- 
lini, Rainaldus Papozet frater ejus GirardusRastel^ Mainardus 
Rufus^ Benedictus^ Stephanus^ Girardus Chimene^ Aimericus 
frater ejus^ famuli^ et Mauricius Rotundardus. Supervenit 
Seibrannus Fatot. 



i. Original. iO mai 4094. 



— 68 — 



LI. 



Confirmatio Uzbaldi de bordaria terrae prope furnum Argentun. 
quam raonachi probare parati erant, lege judicîi, se accepisseab 
Aimerico ejus patre^ 



Noverinl praesenles et posteri quod Airaericus, monachus 
Sancti Florentii^ dum praepositus esset ol)edienliae Sancli 
Clementini^ partim prelio comparavît partîm dono accepit 
ab Aimerico paire Uzbaldi borderiam unam terrae qu% est 
inter furnum Argentun et Profundum Rivum. Quam cum 
jam fere quindecim annis monaehi quiète tenuissent^ calum- 
niatusest Uzbaldus; unde cum tam ipse quam monaehi in 
judicium issent^ assumpserunt monaehi legem, judieium 
scilicet^ probaturi Aimericum patrem Uzbaldi terram pre- 
dictam sibi vendidisse et dédisse^ ipsum Uzbaldum conoes- 
sisse. Quod cum constitutodie jamportandum esset^ venerunt 
ad finem et concordiam cum Uzbaldo^ qui et calumniam 
dimisit et super altare Sancti Clementini guerpum et doniim 
terra? posuit. Ejus rei gratia eum Aimericus et alii monaehi 
in beneficiimi susceperunt et quinque sex taries sigulae ei 
dederunt. Hoc viderunt : Ermengardis domina ipsius villœ^ 
Rotbertus et Galterius presbiteri^ Arraldus prepositus, 
Durandus de Liners^ GofTredus de Clareto^ Daniel &ber, 
Rainaldus medietarius^ Alboinus et magna pars parrochia^. 



!. Livre Noir, fol. 56. Vers ilOO. 



09 — 



LU. 



Restitutio Gofridi Advisis et Maiiiardi de Liiiariis . de jure 
monachonim in molendino Ralonclli . campionibus ad duelliim 
roiitra usurpatores jam paratis ^ 

Sciatur a successoribus nostris quia molendînî de Rato- 
nello* medietas una est Sanctî Clementini et monachorum^ 
Aimeriei quoque famuli^ altéra Gofridi Advisis et Mainardi 
de Linariis^ qui aequalem in eo babent dominium et aequa- 
Hier dividunt emolumentum. Factum est autem^ cum 
inscitia tum desidia monaehorum, ut predieti Gofredus et 
Mainardus majorem in eo dominationem sibi usurparent^ 
et juxta velle suum molendinarium quemque vellent aut 
mitterent aut ejieerent^ et pro arbitrio suo molendinum dis- 
ponerent. Cum vero Aimerieus monaehus obedientiam 
illam iterum procurandam suscepisset^ qui molendinum 
illud aequaliter possideri a quattuor particibus sciret^ illorum 
injastitiae non cessit^ ad Widonem de Valle Coloris clamo- 
rem fecit^ contra bellum arramivit. Die autem quo bellum 
futurum erat^ cum campiones monaehorum paratos ipsos- 
que monachos contra se viderunt constanter acturos^ ab 
injusta dominationis exactione destiterunt totumque jus 
suum monachis ad integrum dimiserunt. Actum est hoc 
aote ahare Sancti Clementini^ vidente Guidone de Valcolor 
et simul istis : Gosfrido de Chirol^ Aimerico de Sanciaco^ 
Samuele de Argenton vel de Pino, Galterio et Rotberto 
presbiteris^ Arnaldo campione et aliis pluribus. 



1. Uvre Noir, fol. 56. Vers HOO. 

3. En marge du Livre Noir^ on lit Moulin du Mesnil, 



— 70 — 



LUI. 



Goncordia de parte decirncB de Maisnili quam AiTaldus piiepo- 
situs monacbis abstulerat ^ 



Sciant qui sunt quique futuri sunt quia Wido de Valcolôr 
et Ermengardis^ uxor ejus^ dederunt Sancto Florenlio et 
Sancto Clément ino et monachis totam decimam de Maib- 
nili^ pro anima Hugonis filii sui, qui in cimiterio Sancti 
Florentii humatus est. (lujus decimae |>artem unam Arraldus 
prseposit\is monachis aliquandiu abstulit; qui tamen semper 
calumniati sunt el ad Widonem Juvenem, filium Widonis 
Senioris^ elaroorem inde feeerunt; qui tandem Arraidum 
eis distrixit adeo ut de praedictà décima concordiam cum 
monachis faceret et eam illis quietam dimitteret. Monachi 
tamen^ vincere malentes gratia quam violentia^ de suo ei i\ 
solidos [dederunt] et de servicio quod eis débet pro domo 
et horto quem ab eis tenet, in vita sua^ eum suflerrent. 
Testes hujtis rei sunt : ipse Wido et mater ejus^ Goifredus 
de Nigra Terra^ Aimericus famulus^ Aimericus el Goflfredus 
monachi^ qui ha ne conventionem feeerunt^ Galterius et 
Rotbertus presbiteri. 



l.IV. 



Donum Aimerici de \ sextarîatis ten*» [apud Brullum?] quassi 
quis calumniaverit, monachis reddendo xxx solidos habeat'. 

Satis utiliter est provisum notitie |K>sterorum monimen- 
tum litterarum, ne res memorie dignas absconderet obli\îo 



1. Livre Noir, fol. 56. Vers il 00. 

2. Livre Noir^ fol. 55 y*, et Caritd, de Saint^démentin ^ no 5. Vers 
4100? 



— 71 

et succedens ignoraret precedentis acla generatio. Notiii- 
cetur igitur per hujus scripture indiculum cunctîs fidelibus, 
et istius maxime cenobii suceessoribus^ quod quidam homo, 
nomine Aimerieus, donavit Sancto Florentio et suis mo- 
Q3chis octo sextariatas in una parte et duas in altéra terre 
arabilis, pro anima sua ac patris et matris ejus atque fratrum 
suorum vivorum et mortuorum^ ut remedium inde anima- 
bus eorum, largiente Deo et orantibus ipsis monachis^ 
proveniat. Si quis hoc donum inquietare voluerit^ reddat 
triginta soiidos monachis et habeat terram; nos autem 
adhuc tenemus eam. 

Signum Aimeriei de Brullo f ; S. Archembaidi ; S. Gauz- 
leni ; S. Ebraldi et aliorum plurium quorum nomina longum 
est enumerare. 

LV. 

Donum Ubeliiii iilii Thetmari, de terra Spiiietse et medietate prati 
Faschau ^ 

Pater Ubelini Thetmarus terram de Coldra, que vocatur 
Spineta^ habuit quamdiu vixit et in dominio tenuit; et post 
mortem illius Guiddo de Valle Coloris cepit terram iilam 
inmerito et tenuit eam^ ideo quia infantes Themarii parvi 
erant^ atque dédit illam cuidam preposito suo Girberto 
Barbebunta. Postea vero Guiddo rectitudinem Ubelini reco- 
gnovit et terram illam Ubelino reddidit que fuit patris ejus; 
et sine uUo servicio, excepto hoc quod quando Guiddo iret 
ad villam suam que vocatur Fenils * Ubelinus cum eo per- 
geret et ibi cum Guidone uno die vel duobus staret atque 
eum et equos suosproctiraret. 

Denique banc terram Ubelinus quadraginta annis sine 



f. Cartttl. de Saiitt'Ciémcntm, ii« 12. Vers 1122. 
2. Voir no LXVÏ. 



— 72 — 

calumpnia tenuil ; et quando Guiddo liane terram Ubelino 
reddidit hoe vidil et audivit Girbertus Barbebunta etRainau- 
dus Bastart. Itaque Ubelinus istam terram habuit de pâtre 
Guîdone et de filiis ejus^ quam ten'am^ videlicet Spineta^ 
Ubelinus monaehus Sancti Florentîî dédît Sancto Floreatio 
et Sancto Clementino^ pro amore Dei et remedio anime sue 
et peccatorum suorum ; et medietatem prati Faschau — de 
quo prato Arbertus Beruoinus karrelam feni habet quam- 
diu vixerit et post mortem suam erit Sancti Clementini atque 
domini Aimerici Bodofli — dédit Sancto Florentio. Quod 
donum concessit GoflTredus de Argentone et duo nepoies 
Ubelini; Alexander et Pinellus^ et Hilaria uxor Ubelini, de 
cujus dotalicio terra est. 

Hujus cartule testes sunt : Gofiredus de Ai^entone*, 
cujus* Ubelinus istam terram commendavit ut eam ad utili- 
tatem monachorum Sancti Florentii custodiret atque ab 
omnibus inimicis defenderet, et est testis Arbertus de Castro 
Muro et Aimericus Meschinus et Rainaudus de Seuaco et 
Arbertus Bernoinus atque Goffredus Audehaudus et Rai- 
naudus Pugnet et alii complures. Ex parte monachorum 
testes sunt : Goflredus monaehus^ prior Sancti Clementini, 
atque Matheus monaehus et Girardus monachorum (amulus. 

LVI. 

Donum Gualterii de Yalcolor, de dimidia parte furnagii S. Cle- 
mentini et de prato Balduciaî^. 

Notum sit omnibus ecclesie Dei^ tam presentibus quam 
futuris; fidelibus quod Guaiterius de Yalcolor dimidiam 

1. Deux personnages de ce nom interviennent dans les cbartesdcla 
Rémonnière (dépendant de Fontevraud) en H 22 et 1143. fx; premier, dont 
il est ici question, eut pour femme Adie, et fut père du second, qui épousa 
Marguerite, héritière de Chemillé. 

2. Sic, pour cui, 

3. CiwtuL de SMat-Clémentin, n» 18. Vers 1125. 



— 73 — 

partem furnagii de bui^o Sancti Clementini, efiam si in 
alio loco mutaretur — monaohi vero reliquam partem quie- 
tam habebant — et pratum de Baldueia , pro salute anime 
filie sue Ermengardis^ in manu Mathei priorîs, Deo et Sanclo 
Cleméntino libère et absolute dédit. Matheus autem^ prior 
tune temporis Sancti Clementini^ ut hoc omninô donum 
firmum esset^ palefredum suum ei dédit. Hoc donum con- 
firmaverunt Poncia uxor ejus et Vilana filia illius. Hujns 
rei testes sunt : Matheus monachus^ Unebaldus monachus 
et Mauricius monachus; de famulis : Thebaudus Garini^ 
Giraudus et Girardus Sancti Clementini. 

Hujus etiam rei testes sunt : GofTredus Nigre Terre, Guil- 
lermus de Clareto, Vaslinus pretor et Gofiredus de Rocha et 
alii multi. 

LVII. 

f 

- Donum Arberti de Castro Muro, de nemore mortuo d'Estuchon 
ad raonachos calefaciendos ^ 

Pateat omnibus, tam presentibus quam futuris, quod 
Arbertus de Castro Muro dédit Deo et Sancto Florencio 
atque monachis apud Sanctum Clementinomcommorantibus, 
pro sue anime parentumque suorum remedio, nemus mor- 
tuum d'Estuchum ad monachos calefaciendos, et ad furnum 
et ad omne opus domus illorum, in manu Mathei Merni 
monachi, qui prior erat Sancti Clementini. Et hoc donum 
concessum est in domo Pagani Danielis, eo vidente; Aime- 
rîco Meschino, Reginaido de Sanzay, Isamberdo Limocen , 
Radulfo ipsius nemoris foristario , Gaufrido de la Rocha , 
Girardo atque Stephano, monachornm famulis, aliisque 
quam plurimis videntibns. 



I. Cartid. de Saint'Clémentin, n° 9 Vers Wl^ 



— 74 — 



LVIU. 

Concessio Pétri filii supradicti Arberti , de eodem nemore 
mortuo ^. 

Iterum Arberto mortuo ^ Constancia Filesac el Aimericus 
Loellus monacho Matheo sîcuti Arbertus dederat, io domo 
ipsius Arberti^ vidente Giraudo Calot, concesserunt. 

Postquam vero regnavit Petrus , ipsius Arl^erti filius , ira 
instimulante, nemus quod paler suus in elemosinam moDa- 
chisdederateis vetuit. [Propter] quod factum Matheus mona- 
chus, pace restituta, ipsi Petro quinque solidos dédit in domo 
Pagani Danielis, et hoc sicut pater suus concesserat con- 
cessit : videlicet ut in unaquaque die duo asini nemus mor> 
tuum déferrent , vel una bestia cum qyadriga; in Natali 
Domini et in aliis magnis festivitatibus boves cum quadriga. 
Hoc vero ita coram barones definitum est quod monachi pro 
aliquo vetito nulio modo istud . perderent. Viditque et au* 
divit : Paganus. Daniel, Matarat, Raginaldus de Sanzay et 
frater suus RoifTet, Josmerius , Radulfus foristarius , qui ad 
hec omnia supradicta fuit, aliique quam plures. 



UX. 



Kestitutio decimse S. Cletnentini, quam dederat Gosfredus de 
Profundo Rivo et frater filiusque ejus calumnîabant 2. 

Quoniam senescente mundo refrigescil caritas multorum 
et, ipsius fine jam appropinquante , pax et concordia que 



1. Cariul. de Saint- Clémentin, ii» 10. Vers 4130. 

2. Cartid. de Saint^Clémentin^ ii» 16. En 1135. 



— 75 — 

olim vigebant in génère mortalium pêne adnichilantur et 
pereunt^ statutum ab antecessoribus nostris approbamus 
quod si aliquid in elemosina ecclesiis attribuitur, dona- 
tionum intersignal super altaria ponantur et eoram testibus 
si quid controversie fuerit sopiatur. Unde nos eommoniti^ 
donum quod a quodam milite ecelesie Saneti Clementini et 
monachis Saneti Fiorentii est attributum seripto mandare 
euravimus. Firmissime igitur habitatores hujus ecelesie 
teneant quod Gosfredus de Profundo Rivo^ miles claris- 
simus^ presentem vitam morte determinans , ut securius ad 
eternam transiret^ omnem decimam quam in feuo vel in 
|)arochia Saneti Clementini obtinebat y pro anime sue 
remédie y Deo sanctoque Clémentine^ eujus saeratissimum 
corpus in liac basilica continetur et colitur^ dédit : quam * 
idem piissimus Christi confessor ^ quem suum heredem de 
pretaxata décima faciebat y Dei filium y qui omnes salvat et 
neminem vult deperire , deprecaretur ut y sui misertus y suis 
innumerabilibus peccatis indulgeret ne cum dampnatis pecea* 
toribas audiret : u: ite maledicti in ignem eternum ! » Ad hanc 
donationem duo aflfuerunt presbiteri quibus^ vice Christi^ 
sua confitebatur peccata'^ Guillermus videlicet Lumbardi y 
Irater ipsius y et Mauricius de Buxia y qui propriis manibus 
vadimonium infirmi susceperunt; qui^ ut et illud monachis 
et ecelesie traderent^ dextras dederunt. 

Eo defuncto^ supradictus Guillermus^ cupiditate tactus^ 
quippe cui omnia que defuncti fratris fuerant remànebant 
quia sui filii adhuc teneri erant et pueruli^ elemosinam 
sub silentio tenuit et aliquandiu reddere distulit. Quod 
Mauricius presbiter audiens^ occultare veritatem noluit^ illum 
sepe commonefaciens ut elemosinam redderet^ ne sui suique 
fratris dampnator existeret. Qui ad diem mortis non multo 



I . Sic, pour quatinux. 



— 70 — 

post vcniens^ de |>atrata fraude peniteiis y supramemoratam 
elemosinam prediete ecelesie reddîdîl par manum Mauricii 
jam dieti sacerdotis^ oui et ipse confessas est. Mauricius ven) 
idem^ filios GoATrediconvocans, omnia quomodo gesta fue- 
rant exposuît et ut elemosinam redderent commonuil. Qui 
patris elemosinam lîbentissime concedentes y ante altare 
Saneti Clementini venîentes^ sicuti pater îllorum dederal 
concesserunt ae exînde tueri etservare se promittentes suis- 
que manlbus cum cutello super dominicam mensam depo- 
suerunt : unde quidem îllorum major natu , Savaricus 
nomine, septem libras denariorum^ a Rotrodo monaehô et 
priore hujus obedientie^ ob concessionem et donum accepit^ 
minor vero cappam. 

Acta sunt autem hec.anno ab incarnatione Domîni nostri 
MCXXXV% i*egnante Ludovico rege Francorum, GuUleimo 
eonsule Pictavorum ^ coram oppositis testibus : Rotrodo 
monacho^ Benedicto monacho y Rainaldo Montiglesii priore, 
Adeleimo presbitero y Girardo presbitéro , Pagano Agnes y 
Rainaldo Vilanie filio aliisque quam plurimis utriusque 
sexus. 

His ita finitis^ iterum a Savarico surrexit calumpnia quod 
decimam Richarderie et Brolii non coneesserat. Sed monachis 
habentibus légales testes •;— GofTredum de Rocha qui manu 
propria hoc juraret^ et Paganum Agnes et alios — qui insimul 
testificabant iUum omnem suam decimam in ipssi parrochia 
undecumque jam dédisse monachis^ quo audito herum 
coram i|)sis testibus , et Richardo bulellerio et Petro Borio 
et Otiverio fratre ipsius^ hoc totum firmiter concessit Sancto 
Clementino et per iidem osculatus est monachos^ Mauricium 
videlicet et Guidonem et Rol>ertum, qui pro hac concessione 
quindecim solidos ei dederunt. 



— 77 — 



LX. 



Donum Stephani Hunbar et uxoris ejus, de décima Arableie ^. 

Iterum notum sit tam futuris quam presentibus qiiod ego 
Stephanus Hunbar , cum uxore mea Calma ^ dono dilîgenter 
Sancto Florenlio et Sancto Clementiuo et monachis partem 
deeime terre et domus Arablee , que juris est uxoris mee , 
quam hodie in pace possidemu». Coram Deo et omnibus 
sanctis donamus ego et uxor mea Calma et filii sui^ videlieet 
Giraudus^ Audoinus et Andréas^ atque in perpetuum possi- 
dendam concedimus. 

Hujus rei testes sunt : Aelelmus sacerdos et Paganus de 
I^ngleia tune pretor et muiti alii; de monachis : Mauricius 
prior, qui quatuor sextaria siliginis propter hoc dédit et 
(hiodeeim que monachis debebat [Stephanus] condonavit 
[elj unieuique de filiis suis quatuor denarios^ et Robertus 
monachus. 

Hoc donum Petnis de Aceia , ad quem perlinet defensio, 
concessit atque in perpetuum^ fide sua^ monachis defendere 
promisit. Hujus rei testes sunt : Guillelmus Travail et Gi- 
rardus Nosils et Mauricius prior , qui Petro propter hoc 
ddodecim nummos dedit^ et Robertus monachus. 



LXI. 

Concordia inter priorem S. Clementini et Rainaldum Mosnil, de 
terra et prato apud Maisnil ^. 

Sciant quibus est sciendum quatinus Goffredus de Trochia 
dédit Deo et Sancto Florcntio et monachis de Sancto Cle- 



i. Cartul. de Saint-Clémentin , no 14. Vers il 40. 
2. Cartul de Saint -Clémentin^ no 17. Vers 1140. 



— 78 — 

mentino dimidiam partem cujusdam borderie terre quam 
habebat ad Maisnil^ quam lenuerunt longo tempore soluté el 
quiète. Aliam partem habuerunt monachi Sanctî Jovini. 
Deinde venit quidam miles ^ hères videlicet ^ Rainaldus 
Mosnil [qui] abstulit monachis Saneti Jovini partem eorum. 
Monachis vero de Sancto Clementino calumpniavit divi- 
sionem et concordiam quam prior prefate ohedieolie eun^ 
priore de Argentonio feeerat. De qua ctflumpnia fecit coq- 
cordiam cum Rainaudo Mosnil Mauricius^ qui Saneti Cle- 
mentini obedientie prior erat^ dando illi quinque solidos et 
unum sextariumavene. Hujus rei testes sunt : Pet rus de Toca, 
GofTredus de Rupe^ Paganus Agnes. 

Item finito anno calumpniavit prefato Mauricio pratum 
quod erat infra terram. Fecit iterum Mauricius pacem cum 
eo^ dans duos solidos. Hoc videruht et audierunt : Rainaudus 
de Sanziaco^ Materac^ Paganus Daniel. 

Item di.vit quod talionem retinuerat in terra predicta ; 
unde fecit pacem cum eo et concordiam Mauricius mona- 
chuS; quem prenominavimus^ dando quinque solidos tali 
conditione quod neque ipse Rainaudus neque hères illius in 
^terra sepe predicta aliquid quereret amplius. Hujus rei 
testes sunt Materac^ Savaricus de Profundo Rivo, GofTredus 
Pauper. 

LXU. 

Dimissio calumniarum quas GofTredus Panet inferebat apuii 
Piiietam et alibis 

Notum sit tam futuris quam presentibus quod ^o Gof- 
fredus Panet, cum uxore mea Colora et filio meo Gauterio ^ 
lil)ere et absolute concedimus quicquid Gùiddo pater de 



1. CarttU, de Saùii'CUfmentin. no 43. Vers 1140. 



— 79 — 

Vaucoior^ cum Bliis suis^ et Gauterius de Vaucolor filius 
ejus^ cum filiabus et nepotibus ejus^ dederunt Saneto Flo- 
rentio et Saneto Ciementino et monachis. Firmiter enim 
concesserunt ut ea que donabant et illa que monaehi de suo 
feodo quocumque modo^ sîve per elemosinam seu emptione 
aliqua seu dono^ adquirere possent^ libère et absolute y sine 
servicio quod sibi vel successoi ibus suis facerent y in per- 
{>etuuin possiderent. Ego ^ instigatus malorum consilio^ de 
terra dePinala ^ eaballum querebam de servieio^ in ochia que 
sub monasterio Saneti Clementini jacet ealumpniam facie- 
bam, eonsuetudines quas super homines suos habebant ali- 
quando eontradieebam^ unam deeimam quam de Gaufrido 
de Presmart et (iliis suis adquisierant ealumpniabam. Omnes 
istas ealumpnias ego cum uxore mea et filio meo dimit- 
timus; et quiequid ad hune diem de/eodo nostro possède- 
runt et in antea monaehi adquirere valebunt cum eartula 
ista^ manibus nostris in eeclesia Saneti Clementini super- 
posita^ Deo teste et omnibus sanetis^ libère et diligenter 
donamus et in perpetuum firmiter eoneedimus. Hujus rei 
lestes sunt : Guiliermus Roboam et Paganus de Langlea qui 
tune pretor erat^ et Paganus Agnes et filius suus Gofiredus 
et GoflTredus de Roeha et filius suus GofTredus et multi alii. 
De monachis , Mauricius tune prior Saneti Clementini , qui 
Qien tum solidos et oeto sextaria frumenti propter hoc illis 
dédit ^ et Âimericus et Maînerius hujus rei testes sont. 



1. Ce lieu paraît le même que celui apjiclé Spineta dans la charte pré- 
cédente. 



— 80 — 



LXIil. 



Confirmatio Goffridi domini Trochiœ, de bosco quem proavas 
ejusdederat tam ad calefaciendum monachos quam ad dormito- 
riuin et clocherium faciendum ^ 



Sciant omnes^ tam futuri quam présentes, quod Goffiridus 
Trochie dominus ^y eum uxore sua Maria et filio suo Petro 
de Trochia et filia sua y helemosinam GoATridi y illorum 
proavi^ reeognoverunt et , corain Deo et ejus sanctts , eam 
Beato Florentio et Sancto Ciementino et ejus monaehis coq- 
cesserunt ; et de iila concessione ipse GofTridus deeem habuit 
solidos et ejus filius sex denarios necnon et filia duos dena- 
rios. Videamus igitur que est illa nenioris eiemosina : 
cothidie quidein asinus ad calefaciendum monachos pergere 
débet; et vu^idum boscum ad dormitorium et clocherium 
ecclesie faciendum. Hujus concessionis testes sunt y de mo- 
naehis : Radulfus de Ripa prier et Guilielmus NormaDiii- 
gêna; de milîtibus : Theobaudus Gascbet, Normannus fores- 
tarius et Fùlcherius Sore. Hoc factum fuit anno ab 
incarnatione Domini MCLII. 

O cartule lector^ aliam require cartulam^ titulus cujus 
Goffridus est de la Troche ^, in qua datum elemosine antique 
invenies. 



1. Cartut. de Saint'Clémentiny nP f5. En i452. 

2. Vers il90, vivait Gaufridus de Trochia^ dominus de PatsavantOy 
dont une charte, en forme de lettre-missive, fut dressée /iis tesiibus : Slt- 
phano priore de Montiglesia^ R. priore de Passavant y P. Priore de Sancto 
Ciementino y Bibl. Nat.^ Mss. Coll. Housseau, n^ 2527. 

3. Cette charte n'a pas été retrouvée. 



— 81 — 



LXIV. 



De Josmero , qui dédit se et sua , specialiter terrain apud 
S. Albinuia*. 



Notum sit tam presentibus quam futuris quod Josmer 
dédit se et sua Deô et Saneto Florentio^ et specialiter terram 
quam habebat apud Sanctum Albinum^ in manu Andrée tune 
prioris de Saneto Clementino^ qui eum recepit cum filio 
Roberti privini sui. Hujus rei sunt testes : Andréas prior , 
Pelrus Borre, Petrus Guerri, Robertus de Coché, Rainaudus 
de Vaucolor, Guillermus de la Codre, Guillermus Sèche- 
linus, Aimericus Gauler, Johannes presbiter de Saneto Cle- 
mentino, Aimericus Ardre , GofTredus Basile , Josbertus 
Gelodoie, Fulcherius Vulceginus 



LXV. 



Confîrmatio Iseinbcrti II , episoopi Pictavensis , monasterio 
S. Florentii de ecclesia dicta Pinus in qua, pro canonicis. monachi 
posîti fuerant *. 

Isembertus Dei gratia Pictavensis episcopus. 

Quoniam ad hoc subditis preesse jubemur ut^ cum pace 
maia corrigendoet dirigendo bona, eorum in utroque utilitati 
pervigili sollertia consulere debeamus, justum est ut litem 
quae inter nos et monachos Sancti Florentii diu habetur 
componere curemus. Namque idem monabhi , saepe a nobis 



i. Cartui, de Saint-Clémentin^ n» 19. Vers 1160. 
2. Original. Vers 1080. 



— 82 — 

in sinodis vocatif quarundam querimonianim causa culpa- 
haiitur et maxime propler ecdesiam illam qua; Pinus 
dieitur^ in qua pro canonicis monachos contra canonum 
décréta posuisse videbantur. Sed tandem vir venerabilis 
Willelmus abbas^ quae mala erant bene fieri cupiens^ nos 
supplex adiit; rogans quatenus querimonias omnes preteriti 
temporis dimitteremus et ecclesiam illam eos habere slatue- 
remus. Cujus nos petitionibus annuentes , cunçta quae 
expostulaverat fecimus et in bis omnibus nostrum eis auii- 
lium. promisimus; de illis autem quae in nostra diocesi 
sunt deinceps adquisituri ad nos référendum decrevimus^ et 
quid inde sit statuendum consilio deliberabimus. 

Factum est autem hoc a nobis apud cellam illorum qux 
Mons Ecclesiasticus dicitur^ ubi in capitulo^ accepta cum 
clericis nostris societate benefacti eorum^ nostri etiam parti- 
cipes eos fieri decrevimus. Ut vero firmius hoc et durabilius 
' |)ermaneret j jussimus inde testamentum fieri , quod factum 
et coram nobis delatum ipsa propria manu fîrmavimus et ut 
a clericis nostris qui aderant firmaretur obtinuimus : Maingoto 
archidiacono , Gauzfrido Bernardo y Aimerieo Plancardo , 
Fulcone Malrico. De monachis autem y cum domno Wil- 
lelmo abbate^ Bernerius prior , Rotbertus monachus, Gaus- 
bertus^ Eflredus^ Mauricius^ Deodatus aflfuerunt; de laicis: 
Willelmus de Passavant, Rotbertus Wittonus, Alexander, 
Girardus Viti*arius, Jolielinus, Stephanus filius Alberli , 
Hubertus Brunellus, Saturhinus, Widdo. 

\ Signum Ysenberti episcopi Pictavensis. 

f Signum Renaudi abbatis cenobii Sancti Cypriani. Ipse 
scripsll. 



83 — 



LXVI. 



Carta Widonis de Valle Colorata, de ecclesia Finiaci violenter 
ablata monachis S. Florentii^ quibus eam dederat ^ 



Ego G. de Valde ' Colorata dictus, cum mei terram patri- 
monii^ quae estapud Finiacum ^, a Parteniacensibus dominis 
recepissem^ pro meîs et mei patris delîctis aecclesiam quae 
ibi eral Sancti Florentiî monachis condonavi : Geldoino Par- 
teniaci domino coneedente^ Guidone Sanctae Crucis canonico 
existente leste, et Petro Pictavensi episeopo se concessurum 
libenter promiltente. 

In sequenti vero, dum domnus Ebo Veteris Partiniaei 
aecclesiam Sancti Rotberti Dei Casa^ monachis dedisset et de 
suis proprlis nimium atlribuisset, ut potens dominus, mihi 
suo homini precepit quatinus Finiaci aecclesiam Sancti Rot- 
berti monachis faverem; quam Sancti Florentii monachis 
me douasse respondi. Qua de causa nimium mihi infestus et 
me expuisurum a patrimonio asserens nisi suae voluntati obe- 
direm , constrictus sic ah Ebonis inimicia et nolens ejus 
frui tristicia, quod coneedere poteram Sancti Rotberti mona- 
chis seculariô concessi ; me bene Petro, Sancti Rotberti mo- 
nacho, dicente nunquam sibi hoc donum per me aliquo 
concilio defensurum. Et cum hoc baculo domnus Geldoin us 
donum istud concessit et hoc donum supradictum Willelmus 
filius Simonis et Svmon frater Willelmi et Radulfus filius 
Geldoini concesserunt. 



1 . Original Vers 1090. 

2. Sic, pour FaUe. 

3. Au dos (le Toriginal a clé écrit vers la même époque : Carta de 
FeniliLf, 



84 



LXVII. 



Donum Agnctis comitissœ Pictavensis , de ecclesia Villae Novae, 
cujus medietas monachis S Florentii in dominium continget. 
alteram vero de iliîs in fœuum Bernardus tenebit^ 



Quisquis ab omnium largilore bonorum temporalium 
accepit abundanliam rerum^ ne datori videatur ingratus 
existera si commune bonum solus malit relinere^ débet 
neeessaria ministrare pauperiljus et opem ferre, juxta vires, 
indigentibus. Quoeirca ego Agnes comitissa, multis Dei 
donis ditata, divitiis et illius ultra meritum prsevenla bene- 
ficiis, pensans meorum sarcinam peccatorum, metuens 
futurae retributionis judicium, cum omnium pauperum 
decreverim curam habere, tum eorum maxime dignum duxi 
indigentiam supplere qui, ob Christi amorem vel abjectis vel 
spretis divitiis, voluntariam subiere paupertatem. 

Fratribus igitur qui in cœnobio Saneti Florentii sub 
abbate Frederico Deo militant omnipotenti do ecdesiam 
quamdam, Villam Novam cognomine, in memoriam sancts 
Radegundis constructam et ad ejus abbatiam pertinentem, 
in pago Pietavensi infra vicariam Metulieensem sitam : ut 
ipsos amicos habere merear a quibus, cum defecero, in 
œterna tabernacula recipîar eorumque precibus particeps 
efficiar beatitudinis illius qua miséricordes ab ipso miseri- 
cordice fonte Bëatifieantur cum dicitur : a Beati miséricordes 
quoniam ipsi misericordiam consequentur. » 

Hanc de beatae Radegundis sanctimonialibus antiquitus de 
Roca Gosfridus necnon ab eo in fbeuo tenel Berlaius, a qao 



1 . Livre Noir, fol. 41 v». Avant 1043 ? — Les chartes n«* LKVII à 
LXXIK concernent le prieuré de Saint-Nicolas de Couture d'Argenson et 
ses dépendances. 



— 85 — 

etiamGoscelinus ad postremum vero^ et in fœuo et in dominio^ 
tenebat Bernardus. Itaque primitus ecclesise illius medie- 
tatem a Bernardo^ postea totam a Gauzcelino^ annuentibus et 
confirmantibus Gosfrido atque Berlaio^ dominLs primoribus^ 
ab iilis ergo redemptam trado Saneto Florenlio libère et 
quiète possidendam : ea videlieet ratione ut Bernardus iile 
a quo primum empta est medietas ecclesiae^ alleram medie- 
tatem a monaehis teneat et si vendere voluerit illis vendat. 
Pars itaque contingat monaehis in dominium^ partem de 
illis teneat Bernardus in fœuum nisi forte >t pro ipsa ab 
ipsis aeceperit precium. Hoc autem donationis meae bene- 
ficium^ ut ratum per saecula maneat et firmum^ scripto 
mandari feci^ kartain manus. propriae signo firmavi filio- 
rumque meoruin' necnon fidelium nostrorum manibus 
corroborandam tradidi^ quorum etiam nomina * ad perenne 
testimonium kartae subarari curavi. Si quis vero, vel 
calumniator subdolus vel testis falsus vel raptor violentus^ 
insurrexerit qui donationem banc infringere tenlaverit, 
digna pro praesumptione vindieta castigetur et convictus 
injusticiae auri talento multetur j. 

LXVIII. 

Donum Agiietiscoinitissse, de villa sita in pago Pictavo. in vicaria 
Metulinse, quae ab antiquis vocabatur Beltronum nunc vero 
Fossas nuncupatur '. 

Quanto quisque majori.exaltatur hoc in seculo sublimi- 
tate, tanto attentius et sollicitius formidare débet ne rerum 



f . Leur omission par le compilatear du Livre Noir nous empêche de 
dooner à cette charte une date plus approximative. Quoique copiée après 
celle qui suit^ nous la croyons antérieure^ et présumons que cette donation 
a été faite peu de temps après le mariage d'Agnès avec GeofiFroî Martel, 
fiU de Foulques Nerra . comte d'Anjou, qui eut lieu en l'année 1030. 

2. Original mutilé et Livre Noir, fol. 41. £n 1043. 

La date de cette pièce et de la suivante est donnée par la charte 
co LXX. 



— 86 — 

opulentia pro bonis^ si qua forte egît^ fiât eî in prsesenti 
iremuneratio. Unde non oportet eum negligere quiri paupe- 
pibus et assidue Christum interpellantibus procuret impea- 
dere^ ubicumque invenerit^ quanta valet adjutorii 
solacia^ ne in extremis arguatur totum ad curam corporis 
expendisse. Igitur ego in Dei nomine Agnes comitissa^ 
reminiscens peccatorum meorum ingentia pondéra necne 
quae peccatoribus debentur horrenda supplicia^ et ut parti- 
ceps effici mei*ear illis qui pro Christi amore pauperibus sibi 
data largiuntur henefieb, simulque ut (ihristi elementia 
meis filiis salulem animarum et eorporum eum amplissima 
pace longe vet, trado monasterio Saneti Florentii^ oonfessoris 
Christi^ sito in pago Ândegavensi^ et monacbis ibidem Deo 
servientibus, quandam terram proprietatis meas sitam in 
pago Pietavo^ in vicaria Metulinse^ de abbatia Sanetae Crucis, 
hoc est villam quae ab antiquis vocabatur Beltronum nunc 
vero Fossas nuncupatur. 

Ipsam villam totum ad integrum ad locum supradictum 
trado et transfundo^ videlicet per consensum et voluntatem 
iiliorum meorum^ Aquitanici limitis ducatum gerentiuiD; 
auctoritate quoque venerabilis abbatissae domnae Petronillx^ 
ex monasterio ejusdem Sanctie Crucis^ eum Iota congi^a- 
tione sanctimonialium sibi subjectarum : ea videlicet ratione 
ut annis singulis pnefati monachi in eodem monasterio 
Saneti Florentii consistentes censum persolvant solidos très 
supradictis sanctimonialibus. Si quis autem extiterit qui 
banc kartam, a nobis libentissime factam^ inquietare prae- 
sumpserit^ in primis iram Dei omnipolentis iucurrat et 
omnium sanctorum ejus sitque extraneus a eonsortio 
omnium bonorum et particeps cunctorum maloriun, nisi 
resipuerit et digna satisfactione ipsam inquietudinem emen- 
dare studuerit; insuper coactus exolvat centum libras. Ut 
autem hsec traditio rata et inconvulsii permaneat^ manibus 
propriis subter firmavimus et filiis meis nobilibusque vîris 
ac sanctimonialibus ad roborandum tradidimus. 



— 87 — 

f Signum Âgnae comitissae; S. Guillelmi Pictavensis 
comitis; S. Gaiizfridi fratris ejus; S. Gauzfridi comitis 
And^vensis ; S. Isemberti episcopi Pictavensis ; S. Girardi 
episcopi Engolmensis ; S. Teodolini * abbatis ; S. Ansegisi 
abbatis^; S. Acfredi vicecomitis; S. Haimerici de Rançon; 
S. Willelmi de Partanio ; S. Berlai militis ; S. Gisleberti mi- 
lilis; S. Constantini de Melto; S. Hildeberti de Roca Matildis ; 
S. Rannulfi Raioiis; S. Hademaris Maiae Capsae; S. Pétri 
abbatis^; S.. Petronillae nobilissimae abbatissse Sanctae 
Crucis; S. Ëufemie sanctimonialis; S. Rainsendis sanctimo- 
nialis; S. Adbenoris sanctimonialis. 



LXIX. 

Auctorizamentum Petronillae abbatissse S. Crucis Pictavensis et 
caeterarum sanctimonialium, de praBdicta villa ^. 

In nomine summi salvatoris Dei^ Petroniila Sanctae ac 
reverendae Crucis Pictavensis cœnobii abbatissa. Notum imo 
et percognitum esse volumus cunclis fidelibus sanctae Dei 
ecclesiae, presentibus sciiicet ac futuris, quia convenit humi- 
litatem nostram serenissima domina nostra Agnes comitissa^ 
postulans ut villam quandam infra pagum Pictavum cousis- 
tentem^ antiquitus Beltronum nunc vero Fossas nuncupatam^ 
ad abbatiam SanctcP Crucis^ in qua volente Deo abbati^sas 
ministerio fungimur^ pertinentem^ quam etiam dono et lar- 
gitate majorum nostrarum ipsa domina nostra in suo dominio 
retinebaty pro remedio animae suae fiiiorumque suorum pace 
et salute^ ad locum Sancti Florentii^ egregii confessons 
Christi^ in pago Andegavo situm^ cui abbas Fredericus 



I. De MaUlexais, mort en 1045. 
â. De Saint-Cyprien de Poitiers. 

3. De NoaiUé, abbé dès i040. 

4. Livre Noir, fol. 42. En 1043. 



— 88 — 

pra^sse videtur^ ad utilitatem servorum Dei inibi degentium 
illis condotiandum per hujus nostrae anctoritalis testamentum 
concederemus. Cujusjustis petitionibiis assensum prsebentes 
concessimus praedictam viliam memorato Sancli Florenlii 
loco : ea tamen ratîone et tenore ut monachi memorali loci 
annis singulis, in fe^slivitate sancta; Radegundis quae idusau- 
gusti celebratur^ censum solidos très exsolvanl ; et eis amplius 
non requiratur aiit exigatur^ sed sub tali censu, tam per 
donum jam dictae dominae nostrae quam per nostram lar^i- 
tionem et per assensum nostra" congr^ationis^ libère ac quiète 
teneant ac possideant. Quod si de eodem censu tardi aut 
négligentes extiterint^ id ipsum emendare studeant et quod 
tenuerintnon amittant. 

De hujus ergo decreti^ nostro statuto^ testamentum 
perennis roborationis firmitate subnîxum consUtuentes, 
rogamus et obsecramus omnes sanctimoniales quas Dominus 
post obitum nostrum huîc abbatise Sanctae Crucis preesse 
voluerit^ et bbtestamur pèr tremendum Domini judicium ubi 
nos omnes o()ortet astare ante tribunal (^hrîsti^ ut nullius 
estu avaritiae sive eujuscunque personne improbo consilio 
stimulatae, haec nostra statuta înfringere prsesumanl^ sed 
sicut sua desid^rat quisque, post obitum suum^ ineonvulsa 
maneredeereta ila et haec nostra perpetualiterconservent. Quod 
si quis^ quod absit quod neque venire eredimus^ contra hoc 
decretum aliquando insurrexerit^ sua repetitio nuUum obti- 
neat eflectum sed, procurante Aquitanorum ducum seu 
primariorum sub eis ducibus regionem Aquitanicam dispo- 
nentium principali dignitate^ haec nostra instituta inviolabilem 
obtineant vigorem. Hoc autem firmitatis testamentum^ ut 
firmius sit veriusque credatur^ manu propria firmavimus 
manibusque sororum nostrarum in communi capitulo 
corroborandum tradidimus. 

\ Petronilla abbatissa huic manui iirmae , hortanlibus 
sororibus^ subscripsi. 



-89- 



LXX. 



Remissio Constanlini, Metulensis vicarii, de tota vicaria ejusdem 
villae, quam tenebat de seniore suo Aquitanico duce Willelmo '. 



Quanta et quam benignissima circa humanum genus Dei 
existit pietas^ nemo inortalium vel corde cogitare vel verbis 
aperire potest. Invitât enim nos ut^ post multa perpetrata 
scelera ^ ad eum redeamus^ pie et misericorditer dieendo : 
« Venite ad me omnes qui laboratis et onerati estis y et 
eff} vos reficiam. » Et in alio ioeo Evangelii hortatur nos * 
inquiens : oc Facile vobis amicos de mammona iniquitatis , 
ut ciun defeceritis recipiaflt vos in aeterna tabernacula. t> 
Quapropter ego Constantinus , Metulensis vicarius^ divinis 
adhorlationibus commonitus^ totam vicariam quam in villa 
quadam^ antiquitus Bethronum nunc vero Fossas nuncupata^ 
infra pagum Pictavum consistente^ de meo seniore Aquita- 
nico duce Willelmo hactenus tenere visus suin y per consi- 
lium et voluntatem ejusdem senioris mei *Willelmi atque 
fratris ejus Gosiridi necnon ppseclarissimae domina; matris 
eorum Agnae comitissae^ pro redemptioneanimarum parent um 
meorum sive pro meae animae absolutione y peccatorum 
quoque remissione^ ut misericordiam ante piissimum Do- 
minum invenire possimus , indito Christi confessori Flo- 
rentio atque in ejus cœnobio in pago Andegavensi sito^ cui 
abbas Fredericus praeesse videtur y monachis Deo militan- 
tibus relaxo et de mea in eorundem monachorum potestate 



1. Copie contemporaine mutilée, et Livre Noir, fol. 43. Juin 1043. 

2. Dans la copie contemporaine , il y a une ligne de plus , mais il n'en 
reste que les mots suivants : ut de terrenû rebm atque caducix . . . 



— 90 — 

transfundo : ita ut a die presenti in antea homines eandem 
villam incolentes neque michi neque ulli de beredihus meis 
de aliqua vicaria ullo modo respondere cogantur^ sed solam- 
modo sub antedictorum monachorum ditione permaneanl et 
eorum dislrictioni subjiciantur. Hane autem relaxalionem 
sive perdoaalionem si quis successorum nostrorum, quod 
fore non arbitramur , per industriam infringere forte temp- 
taverit^ deeem libras auri eoactus exsolvat et ipsius prae- 
sumptio ad nuUum effectum proveniat. Ut autem hxc 
cartula firmior inconvulsaque permaneat^ manibus eam 
propriis Brmavimus atque dominorum nostrorum Wilielmi 
atque Gosfridi fratris ejus et aliorum nobilium virorum ma- 
nibus corroborandam tradidimus. 

\ Signum Constantini qui banc donationem fecit et fir- 
marerogavit; S. Wilielmi comilis ; S. Gosfridi fratris ejus; 
S. Agnetis comitissae ; S. Aimeriei de Ramcon ; S. Johannis 
monachi; S. Harduini monaehi; S. Froini; S. Ebbonis; 
S. Haimerici ; S. Raimonis ; S. Wilielmi ; S. Gauzfridi. 

Data in mense junio, anno \u régnante Hainrico rege '. 
Hubertus saeerdos scripsit. 



LXXI. 

Âuctorizaraentuin Wilielmi, Aquitaiiiœ ducis, et Gauzfridi fratris 
ejus, tiliorum Agnetis comitissœ, de saepe dicta villa ^. 

In multa i*erum opulentia curarum multiplicitas r^^at , 
in mullis vero curis de administratione temporalium oblivio 



1. Henri !•' succéda à Robert, son père, le 20 juillet 1031 

2. Iwre Noir, fol. 43 vo. Avant i054: 



— 91 - 

frequens surrepit seternorum ; porro de aeternitatis oblivione 
nascitur erga Dei cultum devotio minor, peccalorum pul- 
lulât frutex densior. Eapropter quisquis lerrenis occupatur 
vel divitiis vel honoribus medelam suis non negligat adhi* 
bere vulnerîbus quae, mundana tractanti, varius fréquenter 
infligît exeessus; audiatque* prophetam régi Babylonico 
dicentem : <c Consilium meum plaeeat tibi rex^ et peccata 
c tua elemosynis redime et iniquitates tuas misericordiis 
c pauperum. d 

Proinde ego Willelmus, Aquitaniae dux, pensans meonun 
sarcinam peceatorum^ considerans cursum vitae praesentis 
inoertum^ futurae quoque vel in bonos vel in malos retribu- 
tionis attendens aequilibrium^ beneficiis praesentibus futura 
promereri et temporalibus perpétua mercari miserationibus- 
que largitionum amicos comparare a quibus^ cumdefecero y 
in aeterna recipiar tabernacula commodum duxi. Fratribus 
îgitur qui in eœnobio Saneti Florentii^ prope Salmuruin cas- 
trum sito^ cœlesti militant regi^ qui propria relinquentes et 
ut soli Deo vaearent^ sœculi cura vaeare volentës^ ab ejus se 
cireumeiderunt impedimentis et aflèetibus ducuntque non 
necessitate miseram sed voluntate beatam spiritus humilitate 
paupertatem , trado quandam terram sitam in pago Picta- 
vensi^ videlicet in vicaria Metullensi ^ de abbatia Sanctae 
Crucis^ hoc est viilam quae antiquitus vocabatur Bethronum 
nunc vero Fossas nuncupatur. 

Hane ergo viilam in proxinxe nominati transfundo domi- 
nium cœnobii^ annuente abbatissa monasterii Sanctœ Crueis^ 
Petronilla voeata , cum tota congregatione sanctimonialium 
sub ejus regimine Domino universorum gloriosa libertate 
ancillantium ^ assensu quoque et auctoramento matris mea; 
Agnetis comitissae fratrisque mei nomme GauzFridi. Hanc 
autem possessionem quam Dei famulis impertio^ ab omnibus 
vel meis vel aliorum consuetudinibus liberrimam et absolu- 
tissimam reddo et* ut ipsorum sint quaecumque^ tam meae 
quam aliorum^ fuerant volo. Deniqne et pedaticum et pas- 



— 92 — 

qiierium et pasnagium încolarum terrap illius, tam jam ibi 
manentium quam posthac associandorum, necnbn el ciba- 
ticum el rreseengaticum, quin etiam et vicariam quae fuerat 
Constantin i^ ipso fa vente, omnesque omnino redhibiliones, 
exactiones, dominationes vei si qua ultra dici possunl con- 
suetudinum pensionumve débita, fratribus eisdem |)erenniler 
concedo. Nec enim decet ut quod Dei familiaribus et ei 
quiète servire desiderantibus, pro animae me<e salvatione 
tribuo, quaerelis plénum et ealumniarum inquietudÎDÎbi» 
obnoxiumrelinquam; ne hominibus silentio et supernorum 
vacation! deditis non tam adjumenta ministrasse subsidionun 
quam litigiorum causas et a Dei opéra avocamenta adbi- 
buisse videar. 

Siquis vero presùmptor insurrexerit qui donaiionis dictae 
firmament um , sive subdola calliditate seu violenta tyran- 
nide, nisus fuerit cassare , divinae districtionis animadver- 
sione vel ad suam vel ad aliorum correctionem corripialur 
et , temptata jion obtinens improbique conatus ineffi- 
caces rePerens impetus, auri talento pro presumptiooe 
multetur et cum, alienis irruens, damûum facere conabitur, 
in propriis ruens , damnum pati cogatur. Hujus ad pos* 
tremum privilegii kartam manus propriae caractère corro- 
boro, matris meae simul ac fratris, sanctimonialium quoque 
Sanctae Crucis , sub testimonio multorum manibus confir- 
mandam trado et nominibus signisque depingî facio, ul 
sqorum descripta auctorum testiumque vocabulaet impressa 
signacula, tam evidenti roborata munimine, nulli Facile 
pateat calumniae. 

Signum -j Willelmi ducis Âquitanorum. 



- 93 — 

Archembaldus Burdegalensis archie- 
piscopus 

WillelmusPetragorisensis epi&copus ^ 

Iteriiis I^emovicensis episcopus 

Gauzrridiis cornes Andegavensis 

Agnes comitissa , uxor ejus et mater 
Willelmi dueis 

Hildebertus cornes / maniifirmavit ^ 

Willelmus de Parteniaco 
Savericus vicecomes 
Willelmus de Roea 
Ingelelmus de Mortuo Mare 
Kodulfus de Formioso 
Gislebertus de Talniaco 



LXXII. 



Item uiide supra , aliud lirinamentum dicti principis Willelmi , 
de eadeiu ve ^. 



Quanto quisque majori exaltatur in hoc saeculo sublimitate, 
\anlo attentius et sollicitiiis pensare débet quia cui plus 
committilur plus ab eo exigitur : unde non oportet eum 



1 . Sic% pour EngoUsmensts, Périgacux n'a eu qu'en 1060 un évdque du 
nom de Guillaume. Voir la charte suivante. 

2. L'abréviation de ce mot est écrite à la suite de chaque nom. 

3. Original et Livre Noir^ fol. 44 v^. Nous en reproduisons -textuelle- 
ment le sommaire. i*à mai 1054. 



— 94 — 

negligere quin paiiperihus et assidue Christum interpellao- 

tibus procuret impendere ubicumque oporlunum fuerit 

quanta valet adjutorii solatia^ quatînus amici ex mamona 

inîquitatis conquisiti aeternum sîbi tabernaculum quandoque 

procurent aperire. Proinde ego Willelmus, Âquitaniae Deo 

donante dux^ trado Saneto Florentio et fratribus servieati- 

busqué illî in cœnobio quod est situm prope menîa castri 

quod vocatur Saimurum^ trado inquam et per hujus nostrae 

auctoritatis testamentum transfundo in dominium eorum, 

quandam , terram sitam in pago Pietavensi , viddicet in 

viearia Metulinse^ de abbatia Sanctae Crucis; hoc est villam 

quae antiquitus voeabatur Betbronnum ^ nune vero Fessas 

nuncupatur. Hanc eis villam prius mater mea Agnes y me 

favente , per consensum venerabilis abbatissae Petronillx 

omniumque sanctimonialium Sanctae Crucis donaverat ; sed 

ministris meis aliquas postea ab eis exigentibus consiietu- 

dines^ ad hoc usque ventum est ut ego ipse^ annuente itidem 

matre mea Agnete et fratre meo Gausfrido ^ eandem villam 

ab omnibus meis vel aliorum consuetudinibus lilierrimam et 

absolutissimam eis reddiderim. Sanctimonialibus vero supra- 

dicli cœnobii Sanctae Crucis, sicut in priori donatione cens- 

titutum est^ quotannis censum monachi supradicti reddant 

in festivitate sanctae Radegundis, quae caelebratur îdus au- 

gusti^ videlicet très solidos. Si autem per aliquam negligen- 

tiam hune àliquando minime reddiderint censum^ non id- 

eirco quod tenuerunt amittant^ sed potius reddendo solitum 

pensum suum studeant corrigere heglectum. Vicariam 

quoque quam Constantinus tenuit^ et vivente illo atque hoc 

ipsum deprecante illis concessi , etiam nunc eo mortuo 

iterum concedo. Si quis autem hanc voluntariam nostne 

liberalitatis elemosinam aliquando temerare praesumpserit , 

desiderata non optineat et insuper auri geminum lalentum 

heredi meo sive régi coactus solvat. 

Ut autem hujus cartaein nuUo deinceps vacillet aucloritàs, 
manu propria huic sîgnum sanctae crucis imprime eamque 



— 95 — 

manibus praesentiiim iidelium nostrorum fînnandam roix) 
randamque trado. 



Wil 


num 
lelmi 


du 

Aqui 

no 


cis 

ta 

rum. 



mamifirmavit. 



Archembaldus Burdegalensis archie- 
piscopus 
Willelmus Engolismensis episcopus 
Iterius Lemovicensis episcopus 
Hildeberlus cornes 
Willelmus de Parleniaco 
Savericus vicecomes 
Willelmus de Roca 
Ingelelmus de Morluo Mare 
Rodulfus de Formioso 
Gisleberlus de Talniaco 

Data quarto idus mai^ die videlicet Ascensionis domini 
nostri Jhesu Cliristi^ annoab incarnatione ejusdem MLIITI ^ 
indictione vu; imperante Hainrico Francorum rege. 

Actum publiée in urbe Pictava. 

LXXIII. 

Donum domni Adbemari , Maguntiae uxoris, Widonis fratris 
Adhemari et tiliorum ejus, de alodis septem et de medietate eccle- 
si» S. G^rgii de Culturis, in pago Briesensi ^ 

Quibus cor eondilum inesl norunt^ quique fidèles^ quia 
homo^ ad Dei imaginem faclus, a dialx)lo per anguis vo- 



1 . Original parfaitement conservé, véritable cbef-d'œuvre de la calli- 
^apliie du xi* siècle. Voir aussi Livre Noir^ fol. 45 v**. 28 mars 1059. 



— 96 — 

lumina postea deeipitur; deceptus jiisle a justo Deo incœ- 
iiosi hujus seculi exilium mox Iraditur ; trusus in erumnîs» 
calamitatibus et adversis immorans perturbaturmalisa quibus 
omnegenus mortalium^ pro dolor^ inficitur; iiifectum, ex- 
ceptis octo per lignum salvis^ per aquam perimitur ; pe- 
rempto malo ab istis octo istud eonficitur ; confectum maie 
adhuc degens^ missio patris filio^ carnem ex Vii^ioe sumpto 
non in carne resoluto^ per crucem redemptum per aquam 
abluîtur; redempto et abluto ultimum judicium,(uturum 
promittîtur , quod ab omnibus Deum diligentibus vaide 
vehementerque pertimetur. Nam sicut quos extra arcbx 
lignum aqua reperivit peremit^ ita quos extra erucis Christi^ 
domini nostri^ mysterium viventes aqua baptismatis langit 
|>erimit. Quod credendum est ; nisi enim sancto baptismo 
consona fuerit vita christiana^ salvus esse credendus non est 
aliquis. 

Ideo talium conseil^ sapientium monitu^ dîscussionemque 
qua; futura est nimis timentes^ quae sempiterna laetitia^ qux 
gehenna fuerit praevidentes^ mortem quoque nulii parceotem 
per' oculos suscipientes y bona presentia transitoria aspi- 
cientes, saintes corporum varias prospicientes^ fluctus secuii 
modo perversos modo tranquillos modo perversos colli- 
génies, multa deinceps inenarrabilia pravorum prava cod- 
siliorum gênera passi et patientes, mundi terminum appro- 
pinquantem ruinis crebriscentibus jam certis signis mani- 
festantibus, Widdo ego et Adhemartls ego et conjux mea Ma- 
guntia et Arnaldus fratres, iilii, nepotes, gravitudinem pec- 
catorum nostrorum considérantes, et bonitatis Dei dieentis 
a Date elemosinam et omnia munda sunt vobis n remiais- 
centes, de misericordia^ et pietate Domini confisi, in Dei no- 
mine patris et filii et spiritus sancti per banc episloiam dona- 
tionis ' donatumque in perpetuum esse volumus ad bafi- 



I. Sic, pour donamtu. 



— 97 — 

licam sanctissimi ac preciosissimi Florentii confessoriâ^ ubi 
ipse precioso corpore requiescil , et omnî congrégation! 
' motiachorum ibidem consistenti vel consistendae et* vene- 
rabilis vir Sigo abbas praeesse videtur^ partem haereditatis 
nostrae nostri alodi in pago Briesensi siti^ septem videlicet 
massos terrae arabiliâ vel arandae^ adhuc in bosco existentis ; 
taies massos quales homines illi terrae adjacentes faciunt^ et 
bos quietos absque calumnia uUius rei. Et damus et confe- 
rimus^ in nomine patris et filii et spiritus sancti^ medietatem 
omnium rerum exterarum^ redditionum oblationumque 
inlernarum quascumque habemus^ sive homines habent ex 
nobis^ in ecclesia Sancti Georgii de Cultiiris. 

Omnia haec jure proprietario Sancto Florentio et omni^ 

ut supradictum est^ congregationi pro animarum sainte nos- 

Irarum parentum quoque nostrorum^ filiorum^ nepotum^ 

tradimus atque transFundimus : ea vero ratione ut quamdiu 

ndvixerimus sub usu beneficii^ absque ullo praejudicio vel 

diminutione aliqua^ praedictas res teneat^ et usurpare quis 

non audeat ; et post nostrum discessum quicquid ad jam 

dictam ecclesiam aut in massis supradictis additum^ attrac- 

tum^ emelioratum repertumque fuerit^ et transitus noster 

ibidem reliquerit^ cum omni supraposito rectores ipsius 

a^cclesiae agentesquè illius absque ullius expectata traditione 

vel judicium consignatione procurent; et quicquid exinde 

pro oportunitate monasterii^ cum consilio* capituli^, facere 

decreverint^ liberam et firmissimam in omnibus habeant 

potestatem, non solum de bis supradictis quae dedimus 

verum etiam de illis quae adhuc dabimus vei morientes 

relinquemus. Et si fuerit ulla cujusiibet ^ persona qui 

alterum strumentum prêter istud exinde présenta verit^ aut 

anterius aut posterius^ quod nos nec fecimus nec fai^ere roga- 



1 . Ajoutez cui. 

2. Ajoutez ordinis. 



— 98 — 

vimiiii^ iiullum sortîatur eOeclum^ sed vaeuiun et inane 
^ Ijermaiieat ; auctor vero criminis vel falsartiis judiciaria po- 
testale condemnelur. Et sî ^o ipse aul nos ipsi^ aut ullus de 
liaTedibus meis vel oostris vel ciijuslibel persoua, coatra 
liane donalionem aliqutd refragare vel calumniam geoerare 
praesumpserit^ illud quod repetît non vîndicet^ et insupa* 
eonlra eui lîtem intulerit decem milia talentorum auri oocti 
eom|K)nat et haec donatio èum stipulatione subnixa îllîbata 
|>ermaneaL Hanc autem kartam^ ut pleniorem obtineat 
vigorem^ manîbus proprîîs siiblerfînnavimus et bonorum 
viroriim roborandam decrevimus. 

-}- Signum donni Adhemari ; S. donni Widouis^ qui hoc 
donum Deo largiuntur ; S. donnée Magontise^ uxoris donni 
Adhemari * ; S. donni Widdonis; S. donni Arnaldi suifratris, 
ipsius primi Widonis filiorum ; S. donni Gauzfridi gramma- 
tici^ quem praenominant de Riperia ; S. Adhemari Crassi 
ejus fratris ; S. donni Geraldi de Toraieo ; S. Aymerici de 
Mota ; S. Willelmi de Yitraico ; S. Aymerici de Riperia ; 
S. Adhemari Gerardi ff; S. donni Sigonis abbatis ; S. donni 
Eventii prioris ; S. Frederici monachi ; S. Gauzfridi mo- 
nachi ; S. Rodulfi monachi ; S. Bernardi monachi ; S. Har- 
duini monachi ; S. Mainardi monachi ; S. Warnerii mo- 
nachi ; S. Paulini monachi ; S. cunctorum qui in capitule 
aderant fratrum^ in die Ramis Palmarum quo factum est 
donum; S. famulorum Archembaldi^ Herberti et aliorum 
multorum qui ibi aderant quando super altare missum est^ 
pra^fationem missae matutinalis sacerdote dicente. 

An no ab incarnatione Domini MLIX^ ^ indictione xn y 
e|>actis iv^ concurrentibus iv^ circulo lunae xu^ kalendis 
aprilis luna xiv^ pridie nonas aprilis^ die dominico, luna 
ipsius diei xvii ; Hainrico r^e régnante^ istud donum actum 
est in capitulo Sanctissimi confessoris Florentii juxta Sal- 



1 . Le Livre Noir s'arrête ici. 



— 99 — 

murtim^ castrum in Andegavo page situm^ postea cunctis 
qui aderant videntibus super allare missum. 

f Signum Atberti scriptoris^ qui banc kartam scripsit. 



LXXIV. 



Donum domnœ Alaodis , de medietate ecclesiae S, Georgii de 
Culturis *. 



Contritione genus omne hominum conquassatum^ pra? 
tnaxiina bujus Ccenosaeculi religatum exilio , tumultuosis el 
eonquestuosis conterilur adversitatibus; justissime omninOy 
nam a bono bonum factum Deo creatum^ ut creator esse 
desiderans^ per semetipsum erigi sperans^ de beatissima luce 
justitise in mortem expulsum est et adhuc expellitur. Non 
enim cogitur tune quando suadetur et omnis ejus natura 
in suo ordîne suis gradibus pulehra fuit et est; sed de su- 
perioribuà , in quibus animus rationalis ordinatus est et 
ordinatur^ ad inferiora declinandum non est nec fuerat. 
Neque quisquam faeere cogitur vel coactus est ^ et ideo si 
fecerit absque justa punitur defensione; non enim invitus 
eommittit in humano quod vivit génère degens. 

Adversis plena ego^ maris fluctibus attrita deficio ; auris 
commotis^ navi eonscissa^ rébus amissis^ spe fugata^ prorsus 
humana depravata consilio^ humano privata auxilio^ coUidor 
undique ; quid faciam nescia^ malis perturbor. Quod si per- 
turbata^ tamen spe recuperata^ ad ipsius divinum^ cui pro- 
pricnn parcere et miseris est , facére pauperem et ditare , 
humiliare et sublevare^ auxilium confugiam. Dominus Deus 
ipse dédit ipse abstulit ; sicut sibi Domino placuit ita factum 
est^ sit nomen ejus in sœcula benedictum. Vi verbi sic ful- 



I. Livre Noir, fol. 46 t*. 28 mars 4090. 



— 100 — 

{jofanle, si^ honor lerrenus siiblatus est, ad quid vei'ecundia 
régnât humana si Deiis quos dîligit eorripil ? Flagellai autem 
omnem filium quem recipîL Quae ratio verecundari? Nonne 
gaudere oportet et congratulari gratias tibî , Christe, per 
quem corripiendo diligimur^ diligendo corripimur^ reci- 
piendo (lagellamur. 

Talibiis consolata^ pietate Domini a me viriliter inspecta, 
tremendo Dei judicio sepissime memoralo , peccalorum 
[KiMiis bonorumque pi*aevisis gaudiis^ ego Alaodis in nomioe 
|)atris et lilii et spiritus saneti^ sanetae et individuae trinitatis, 
concedo medietatem eeclesia; Sancti Georgii de Culturis, in 
|>ago Briesensi — videlicet medietatem omnium exterarum 
redditionum oblationumque internarimi quascunque habeo 
vel homines habent de me — et in perpetuo esse volo ad basi- 
licam sanetissimi confessons ac piissimi Florentii^ ubi ipse 
precioso corpore requiescit^ et omni monachorum congre- 
gationi ibidem consistendae et consistenti et * vir venera- 
bilis Sigo abbas praeesse videtur. Hoc donum dono per banc 
epistolam donationis donatumque pro salule animae meae et 
iiliorum meorum^ Hugonis et Fulcaldi^ et patris eorum et 
patris mei et matris meae et parentum meorum : ea vero 
ratione ut quamdiu advixerimus ego et filii mei praenomi- 
nati sub usu beneficii^ absque uUo prejudicio vel diminu- 
tione aliqua^ teneant et usurpare quis non audeat ; et post 
meum discessum quicquid ad hoc supra disi»ertum donum 
additum^ attractum ^ emelioratum repertumque fuerit et 
transitus meus ibidem reliquerit, cum omni supraposito, 
rectores ipsius ecclesiae agentesque iiiius , absque uUius ex- 
pectata tradilione vel judicum consignatione, procurent et 
quicquid exinde pro oportunitate monasterii^ cum consilio 
capituii^ facere decreverint liberam et firmissimam in omni- 
bus habeant potestatem. Et si fuerit ulia cujuslibet ^ persona 



1 . Ajoutez cui, 

2. Ajoutez ordinis. 



— 101 — 

qui alterum strumentum praeter istud exinde presentaverit^ 
aut anterius aut posterius^ quod oos nec fecimus uec facere 
r(^vimus^ nullum sortiatur eflfectum sed vacuum et inane 
permaneat; auctor vero crimimis vel falsarius judiciariapo- 
testate condemnetur. Et si ego ipsa aut ulius de haeredibus 
meis^ vel cujusiibet persona^ contra banc donationem ali- 
quid refragare vel calumniam generare praesumpserit^ ilUid 
quod repetit non vindicet et insuper contra cui litem intii- 
lerit decem millia talentorum auri cocti componat^ et haec 
donatio cum stipulatione subnixa illibata permaneat. Hanc 
autem kartam^ ut pleniorem obtineat vigorem^ manibus pro- 
. priis subterfirmavi et bonorum virorum roborandam decrevi. 
Signum domnae Alaodis^ quae largita est ; S. Gauzfridi gram- 
matici^ quem prominant * de Riveria ; S. Adhemari Cras^^ 
ejus fratris. 

Isti donum istud, jussione ipsius Alaodis ^ in capitulum 
Sancti Florentii detulerunt ; quod oblatum est in capitulo et 
super altare missum est^ videntibus cunctis qui aderant^ in 
die Ramis ÎPalmarum , sacerdote missam matutinalem ca- 
nente. 

Sigbum Hugonis canonici Sancti Hilarii , iilii ipsius ^ ; 
S. Fulcaldi militis^ fratris ejus; S. Viviani subcantoris Sancti 
Hilarii ; S. Adhemari de Cameris ; S. Radulfi Clocarii ; 
S. Walterii Brunelli famuli nostri ; S. domni Sigonis ab- 
batis; S. Eventii prioris, Frederici, Gauzfridi, Rodulti, Ber- 
nard!, Harduini, Mainardi monachorum ; S. cunctorum qui 
in capitulo aderant fratrum , in die Ramis Palmarum quo 
factum est donum ; S. famulorum Archembaldi, Herberti et 
aliorum multorum. 

Actum publiée in capitulo sanctissimi confessons Floren- 
tii juxta Salmiu*um, castrum in Andegavo pago situm , 



1 . Sic, pour prœnominant. 

2. Àkuidis, 



— 102 — 

mense martio^ v^ kalendas apriiis^ anno ab încamaiioDe 
Domini MLVIUI^; r^nante in Francia Hainrioo rege^ consule 
Andegavensi Gau7.frido^ praesule Eusebio cognomeoio Bruno. 
SigQum Albert! scriptoris et mooachi. 



LXXV. 



Dona Bosonis vicecomitis Castelli Airaudî, Guidonis et Adhemari 
de Rocha Fulcaudi, de bosco de Argacho et aliîs rébus, cura pacto 
inter dictos dominos et monachos facto de porcis eorum*. 



Notum sil omnibus tam presentibus qaam futuris quod 
Boso^ vicecomes Castelli Airaudi^ et Guido et Adhemarus de 
Rocha^ cum Maguncia uxore sua^ dederunt monachis Sanc^i 
Florencîi, eternaliter habendum^ boscum de Argacho et 
eeclesiam Saneti Georgii cum décima totius parrochie^ sine 
nulla inquietudine atque calumpnia heredum vel parentum 
suorum et insuper omnium hominum; dederunt^ inqnam, 
sicut alodum suum^ cum omnibus appendenciis^ a loco qui 
dicitur Masus Cicnnie usque ad Folosiam et ad viam que 
tendit ad Vilers. Si vero contingeret in eodem bosco villam 
edifîcari^ sicut postea rêvera contigit^ similiter libère vilbm 
monachis concesserunt sine retentione aliqua et consuelu- 
dine. Prope villam tamen que postea ibi edificata est, et 
Culture appellata, retinuerunt duas oscas predictus Boso 
vicecomes et Guydo de Rocha : ubi Costucius, eorum 
serviens, domos faceret ad eos recipiendos cum illuc ilios 
venire contingeret. In bosco etiam Giienivene et bosco 
[qui] appellatur Faia dederunt similiter monachis Saneti 
Florentii ibidem manentibus quidquid usui eorum neces- 



1. Gopie.de la fia du %y^ siècle. La charte doit être ua peu antérieure 
â l'an i070. 



— 103 — 

sarium foret, prêter quocl nichil de eo darent vel venderent; 
predieti monachi etiam medietatem pascherii possiderent, et 
si forte boscum contingeret eradteari et in eulturam redigi, 
totam decimam monachi haberent et medietatem terragii.. 
Dederunt etiam monachis ut quidquid de venatione aliquo 
modo capere possent^ ipsi sive famuli eorum^ suum esset 
sine contradictione aliqua. 

Accidit autem postea quod Costucius predietus et Esbo 
de Faia, filius suus, dederunt eisdem monachis de Culturis, 
in feodo suo, quidquid eis necessarium esset vei ad faciendas 
domos vel alia quelibet agenda. 

Notandum quoque prefatum Bosonem vicecomilem et 
Guidonem de Rocha monachis eisdem concessisse quatinus 
ÎD suo feodo quidquid sibi daretur ab aliquo libère possi- 
derent. 

Contigit autem, longo tempore post, [quod] porci moua- 
chorum de eorum bosco transiebant in boscum predictorum 
dominorum,^ et interficiebantur a famulis eorum ; et e con- 
trario de bosco dominorum in bosco monachorum porci 
venîebant, qui a famulis monachorum similiter interficie- 
bantur. Et ideo taie postea pactum factum est ut communiter 
porci in utroque bosco mitterentur ; et de porcis parrochie 
de Culturis monachi totum pascherium haberent et de aliis, 
undecumque essent, medietatem pascherii, et altéra medietas 
dominorum esset. 

\ Signum Bosonis vicecomitis ; \ S. Adhemari ; 
•J- S. domini Guidonis, qui hoc largiuntur; f S. domine 
Maguncie, uxoris domini Adhemari ; -J- S. domini Guidonis; 
Y S. domini Sigonis abbatis; S. domini Evantii prioris; 
S. cunctorum qui in capitulo [aderant fratrum.] 



— 104 — 



LXXVI. 



Pancarta de donis de Culturis, factis tempore Adhemari Crassi, 
monachi, et Sigonis abbatis^ 



De MAiNSUBA Balduii«i. Ademarus monachus^ cognomine 
Crassus^ émit mansuram Balduini Saacto Florentio a Cons- 
tantino filio Willelmi de Faia^ eum auctorizameoto patris et 
fratrum ipsius Constantin!^ videute Alaardo presbjtero et 
Constantino monacho de Castro Casiaco. Auetorîzavit Gar- 
naldus de hac masura et de masiira Constantti et de masura 
Mainerii^ vidente Willelmo de Masellis et Adhemaro de 
Comeris. Auctorizaverunt quoque tlamnulfus Rabiola et 
Madingaldus, frater ejus^ vidente Oliverio^ postea monacho^ 
et Algerio de Paizaco. 

De mansura Rotberti. Rainaldus Scolariiis et Stephanus 
frater ejus dederunt Sancto Florentio masuram Rotberti^ 
aecipienles tamen viii solidos ab Adhemaro monacho supra- 
dicto, vidente Alaardo presbytero et Judicaele homine 
Saneti Florentii. Idem Rainaldus dédit Sancto Florentio 
medietatem masurae Johannis^ retinens ex ea duas sextarias 
lerrîe, vidente Alaardo presbytero, Ingelberto de Villa 
Faniam. 

De Rolliago. Daniel Extraneus et Arnoldus Jugulator 
Venti dederunt Sancto Florentio duas masuras apud Rollia- 
cum, accipientes tamon vu solidos ab Adhemaro monachO) 
vidente Alaardo presbytero et Judicaele. 



I. Livre Noir^ fol. 50. EiHre 1059 et 1070. Nous ajoutons en lêlede 
chaque article le nom du lieu auquel il se rapporte. 



— 105 — 

De villa Martini. Mainardus Tornans Alodem Sancto 
Florentio [dédit] terrain de Villa Martini^ cum essel apud 
eeclesiam Sancti Michaelîs prope eastrum Marcilliaei^ acci- 
pîens tamen v solidos ab Adhemaro monacho. Et in eodem * 
looo dédit et auetorizavit hoc ipsum Willelmus Gissaldus 
Adhemaro et Willelmo Gaio, monachis^ accipientibus donum 
ab utroque^ et videntibus Osteneo de Castro Oenaco et 
Ostenco de Castro Vertello et Johanne presbitero^ in cujus 
domo factum (bit hoc. Accepit Guillelmus Gissaldus pro hac 
re caballum a monachis. 

Otjerius quod habebat in hac terra dédit Sancto Florentio^ 
accipiente Adhemaro monacho donum in foro apud eastrum 
Roiiacum; vidente Aimerico Albo et Otjerio Estragotio et 
BartholomeO; dédit Adhemarus monachus Otjerio v solidos 
pro hac re. 

Petrus Gunthardus* dédit Sancto Florenlio hoc quod 
habebat in decimatione terrae de Villa Martini^ accipiente 
abbate Sigone donum^ cui se ille commendavit. 

De Vulgra. Petrus Frenicardus dédit Sancto Florentio 
quartam partem terrœ de Vulgra^ et uxor ejus et filius 
Fulcaldus^ videntibus Audeberto de Silviniaco et Bardone 
de Lubiliaco^ Adhemaro et V^illelmo monachis qui et donum 
acceperunt. Accepit autem Petrus pro hac re xv solidos ab 
Adhemaro monacho. 

De aliis tribus partibus terrai de Vulgra dédit Arnaldus 
Gissaldus medietatem Sancto Florentio^ excepto quod sui 
homines ab eo tenebant ; videntibus Rainaldo Scolario et 
Bardone de Lubiliaco^ Adhemaro et Willelmo monachis 
qui donum ab eo acceperunt. Accepit tamen Arnaudus pro 
hac ve xv solidos ab Adhemaro monacho. 



I . Dans Toriginal, ce paragraphe est placé entre ceux de Fulgra et dt 
PtHiùf OrioL Son titre, de Filta Martini^ nous a décidé à le rapprocher du 
précédent. Nous rapprochons aussi les deux articles intitulés : Fulgra et 
f''ulgrai. 



— f 06 - 

De Vulgrai. Item Guillelmus Gissaio dédît Deo Saoc- 
toque Fiorentio^ pro anima sua^ hoc quod habebat in terra 
de Vulgrai^ accipiens (amen pro bac re x solides et uxor 
ejiis Valentia v solidos a monachis^ scilicet David Osberto, 
Âdhemaro Crasso atque Simeone ; vidente Rainaldo Scolario, 
Osteno de Oenaco. 

De Podio Oriol. Willelmus de silva quam Argentium 
vocant, volens fieri monachus, dédit Deo et Sancto 
Florentio de terra de Podio Oriol et de Bulseria et toschis 
quae de ipsa terra sunt très partes^ et de molendino Gostbo- 
nel et praûs et toscba^ medietatem borderiae de Cruce, cum 
auetorizamento et dono Willelmi Garnaldi et matris eorum. 
Hoc auctorizamentum et donum factum est a WiUelmo 
Garnaldi^ videntibus Willelmo de Masellis^ Cadilone vicario, 
Adbemaro Crasso, Willelmo Gaio monacbis ; qui auclori- 
zamentum et donum ab ipso Willelmo Garnaldi acceperunt 
de maso Ciconia, cum pratis et toschis vel arbustis quae ad 
illud pertinent, très partes. Hoc auctorizaverunt W^illelmus 
Bucarellus et Constantinus avunculus ejus Willelmo, videote 
supradicto Adbemaro Crasso, Constantino vidente David 
Osberti monacho. Vidit quoque Adelelmusde Doado quando 
Willelmus auctorizavitde masoGarnerii medietatem, froslosde 
Ëcclesiola, de masoAgradiquartampartem, deCampoPenduti 
vel Suspensi medietatem, de porcis Sancti Florentii propriis 
suam partem de pascario, villarium ubi mansio Rainaldi 
facta est, medietatem borti de^Puteo et orti Ebonis patris sui. 

In omni ditione quam habebat Willelmus in forestibus 
Widonis, sumet monachus de Culturis de bosco ad omnia 
necessaria, nihil propter hoc donans. Omnia haec, auctori- 
zavierunt sorores et nepotes dicti Willelmi. 



— 107 



Lxxvn. 



Donum Ebbonis de Faia et filii ejus Airaudi, de medietate terrœ 
de Roilec cum duobus mansis, borderia et molendino ^. 



Notum sit omnibus viventibus el posteris nostris quod 
ego Ëbbo de Faia et filius meus Airaudus^ pro redemptione 
animarum nostrarum et parentum nostrorum^ donamus Deo 
el monachis Saneti Florentii medietatem terrae de Roilec et 
duos mansos quietos^ scilicel mansum Raimundi et mansum 
Adae, et borderiam Constantii Calcegros. Sed ne ista calum- 
niarentur a sequaeibus nostris et ea quae sunt vera ducantur 
pro falsis^ vel falsa pro verîs, concesserunt hoc Aldoinus de 
Roifec et Senegundis uxor ejus et filii eorum y scilicet 
Aldoinus Juvenis et Guilielmus Caninus et Giraldus de Alha 
Terra et Constantinus Jaius et uxor sua Garsendis et 
Girbertus Guttur Rasum et nepotes ejus^ Hugo Gozbertus 
scilicet^ Guilielmus et alii nepotes. Concesserunt autem hoc 
donum omnes supradicti viri Deo Sanctoque Florentio et 
monachis ejus, et fecerunt his donum : David Osberto^ 
Ademaro Crasso, Fulcaido^ Bertaldo necnon Gauthenoco. 
Testes hujus rei sunt : Airaldus qui postea monachus iiiit^ 
Hugo^ Goscelinus et Matheus filius ejus^ Aimericus Passa 
Solium^ Giraldus de Trelemnis, Constantinus de Tremusiaco 
et Stephanus frater ejus^ Bartholomeus famulus monacho- 
rum, Airaldus extraneus et quam plures alii. 

In ista autem terra est molendinum de alio feodo, quod 
donavit Deo Sanctoque Florentio Airaldus filius supradicti 
Ebbonis^ concedente Constantino de Tremusiaco de cujus 



1. Livre Noir, fol. 43. Vers 1070 ? 



— 108 — 

feodo erat. De isto vero molendino sunt duse partes ae 
moiendinaria tota^ quatuor scilicet buisseili, de pnebenda 
unaquaque ebdomada Sanctî Florentii. 



LXXVIII. 



Gompositio calumiiiae quam Boso, vicecomes Castri Arraldi. 
injecerat de quarta parte friscae alodii monachorum apud nllam 
Culturas ^. 



NotaB fiant praesentibus et eeelesiae nostrae futurîs haere- 
dibus querimoniae qusedam calumniarum quas injecit nobis 
Castri Arraldi viceeomes^ nomine Boso^ super bis qua^ scri- 
bendo notamus. Fuerat datum beato Florentîo et nobis. a 
viginti annis et supra ante querlmonias istas, alodium 
quoddam situm in Brigisensi pago^ apud villam Culturas^ 
a tribus viris nobilibus qui illud fraterna hasreditate posse- 
derant^ Guidone seilieet de Rupe Fulcaldi^ et fratre ejus 
Adhemaro et nepote eorum Hugone Barduno. Quartum 
haei^em reelamavit se, longo post transacto tempore, supra- 
dictus Boso^ nepos seilieet Guidonis et Adhemari sicut et 
Hugo^ sed de altero fratre^ dieens se tempore dationis istius 
fuisse puerum postea vero e regione illa mansisse ionginquum^ 
et propter hoc asserens se non debere perdere jus haeredi- 
tarium. Erat autem jus istud pars quarta friscae supradieti 
praedii. ' 

Quapropter eum satis diu de hoc litigatum fuiâset^ tandem 
ex consensu amborum in Pictavensi urbe^ praesente domno 
abbate nostro Guillekno cum quibusdam fratribus^ et vice- 
comité Bosone cum uxore Adenorde et filio Aimerico, ita 
definitum est. Pepigit domnus abba vicecomiti et uxorî ejus^ 



t. Livre Noù-, fol. 5«. Vers 1080. 



— 109 — 

recipîens eos in socîetate nostra^ anniversarium patris ejiis 
necnon et e*orum posl morlem amborum apud nos perpetuo 
faciendum; dans praeter hoc vicecomiti ducenlos solîdos et 
qiiinquaginta^ et uxori ejus quinqiiaginta^ et filio ejus 
Aimerico duos solidos ad emendam eminam avenae eabaiio 
stio : ut seilicet querimonias supradîctas guerpirent et dona- 
tionem rei calumnialœ per docunum abbatem ecclesiae nostrae 
transmutèrent^ quod mox gratanter a tribus ipsîs^ sicut prae- 
sentes aderant^ et datum et auetorizatum est. 

Testes hujus reî : Willelmus de Luens^ Adhemarus de 
Cursaî^ Fulbertus de Luens^ Goscelinus praeposîtus^ Adhe- 
marus Palestels^ Bernardus Malscheptals^ Bos Cholfer^ 
Aimericus de Luens^ I^evinus Boterius^ Adhemarus Puer 
Mala Csipssi ; de nostris : Johannes camerarius^ Johannes de 
Balgiaco^ Guitbertus coquus^ Garinus de Saneto Lupantio^ 
GîraldusTrualdus; de monaehis : domnus abba Willelmus^ 
Hugo Bardonus^ Rodulfus ceHararius^ Samuel^ Odo de 
Blaeiai^ Jacob Majoris Monasterii monachus. 

Signum vicecomitis -{- Bosonis; S. filii ejus -{' mînorîs 
Bosonis. 

LXXIX. 

Pancarta de Longo Rete et de Culturis, brèves de singulis donis 
subnotationes continens ^ 

Manifestum est quoniam scriptorum incuria multa pereunt 
digne memoria ; unde quot et quanta oriantur incommoda 
illi scîunt qui^ cum de preteritis actis litterarum auctoritatem 



1 . Original un peu endommagé, intitulé : De Longo Reste^ De Culturis^ 
puis Carta de Longo ReUe. Cette pièce a été aussi copiée dans le Livre 
Noir, fol. 51 v" et suivants ; mais on n'a pu oollationner les deux textes. 
Les petites notices qu'elle contient doivent être antérieures à 1070, les 
moines David Osbert et Adémar le Gras ayant été contemporains de Sigon, 
abbé de Saint-Florent. 



— no — 

requisiti ostendere nequeunt^ que diu possederaot brevi 
amittunt. Quod nos periculum evitare volentes^ postero- 
rumque utilitatî providentes, huîc scripto inserere curavimus 
earum reriim notictam quas boni homines , cœlestis pains 
accensi desiderio^ Deo et Sancto Florenlîo dederunt^ brèves 
de singulîs subnotationes ponendo. 

[Carta de Longo Rete*.] Igitur quedam nobilis fenuna 
Senegundis nomine^ soror videlicet Ademari Qui Non R»a^> 
pro anime sue suorumque salule parentum , dedil Deo el 

Sanelo Florentio ecelesiam Saneti Pétri de r^ongo Rete, 

• 

hurgum quoque totum quiaetum bac liberum necnon a?liam 
medietatem terragii et décime , de boc scilicel quod in suo 
dominio bal^ebat; retento feuo prepositi sui et domoejusin 
cimiterio^ de qua tamen ipse redderet monaebis duosdena- 
rios de censu singulis annis. De aqua vero et de molendino, 
si fieret in ea, et de pratis^ prêter unumjuetumquodessel 
totum monaeborum, dédit medietatem similiter. Hoc quoque 
concessit ut si quis de feuo suo prefato sancto aliquid dare 
vellet , libère facere posset. Et quia banc donationem fecit 
atque concessionem^ dederunt ei monacbi sexaginta solidos. 
Iterius vero , filius ejus, fecit boc donum atque concessit 
sicut mater fecerat et pro boc decem solidos babuit. Ade- 
marus quoque Qui Non Ridet^ quia idem concessit , centom 
solidos babuit. Ranulfus autem Rabiola atque Manegaudus, 
frater ejus, de quorum camento^ erat, acceptis decem solidis 
donum boc concesserunt ; Petrus quoque Frenîcardus , cui 
Arbertus monacus pro boc decem solidos dedit^ atque Ade- 
marus de Sancto Germano et Petrus atque Giraldus filii 
Harmandi^ quietiam aequum unum et qainque solidos habue^ 
runt. Dalmacius quoqUe de Monte Berulfi et frater ejus 



2. Ce titre n'existe pas daos Toriginal. 
i. Sic, pour cofom^/iro. 



— 411 — 

Gausfredus Voro y de Chinée^ medietatem décime et terre 
altarisy de parte sibi contingente^ et aucam unam Deo et 
Sancto Florentio dédit ; et pro hoc octo solidos habuit. 

Testes autem donationis quam fecit supradicta femina sunt 
hii : Alduiaus maritus ejus^ Guilielmus de Masels y Achardus 
Leira^ David Osbertus monachus^ Ademarus monachus^ 
Guilielmus Jaius monachus. Testes vero doni Iterii^ filii 
ejus, sunt hi : David Osbertus y Ademarus Crassus , Fui- 
caldus monachus^ Willelmus de Masels et Ulricus^ Alaelmus 
de Dobec^ Rainaldus Gartsenlon. 

Postea vero surrexit quidam miles^ Girberlus Tetfredi 
filius/ atque frater ejus , qui habebant malam tultam^ id est 
maias consuetudines, in villa et in aecclesia de Longo Rete ; 
quam tandem Deo et Sancto Florentio remiserunt^ ita 
tamen ut duos sestarios de frumento vel de fabis sibi rétine- 
rent; et insuper decem solidos habuerunt a monachis. David 
quoque Extraneus et Saliques , qui medietatem illius maie 
tulte ab illo in feuo tenebant^ remiserunt similiter; sed 
David quinque solidos habuit et Saliques retinuit sibi unum 
sestarium de frumento vel de fabis unoquoque anno. Et 
hoc quoque dominus illorum concessit. 

Carta de Trilemuus. Item Aimericus Passa Limen^ id est 
Soil^ declit Sancto Florentio duas partes de hoc quod ha- 
bebat in terra de Tribus Lempniis y acceptis decem solidis y 
concedentibus Petro Frenicardo atque Willelmo Bucarel^ de 
quorum casamento erat. Prepositi quoque sui de suo feuo 
duas partes similiter Sancto Florentio dederunty sed Girardus 
retinuit sibi angustagias. Quod quia Petrus Frenicardus 
concessit^ unum aequum habuit et pro hac et aliis causis y 
atque Guilielmus fiucarellus'* quinque solidos. Hujus autem 
rei testes sunt idonei : David Osbertus^ Ademarus Crassus^ 



I . Les italiques indiquent des restitutions. 



— 112 — 

monaclii; laici vero : Benedictiis Coihon, Algerim de Pai- 
zàcoy Aimericus presbiter. 

UiNDE SUPRA. Item Ademarus Qui Non Rîdet dédit Deo et 
Sanclo Florentio de hor^t^ qui sunt in villa de Tribus Lemp- 
niis medietatem et mansiones totas quietas^ videntibus mo- 
nachis David Osberto^ Ademaro Crasso at^u^ ilrtaldo ; laids 
vero Alaelmo de Doec , Rainaido Garseolon ^ Guillelmo 
Masello. Pro qua re dederunt ei vf'^mti quioque solidos. 
Hoc quoque convenit dominis de Tribus Lempaiis et pre- 
positis et monachis ut inter duas terras (acerent grangiam 
in qua colligerent terragium. 

LiNDE SUPRA. Item Archembaldus de Gregolia dédit Deo 
et Saneto Florentio medietatem décime quam habebal in 
prefata terra^ videntibus Ademaro Crasso monaeho^ Algerio 
de Paizaco^ Bartholomeo^ Benedicto Cottione. 

Carta de Fagia. Item Willelmus Bocarellus et Constan- 
tinus frater ejus atque Arbertus Nanmandellus et Candida 
uœor ejus dederunt Deo et Saneto Florentio mansum unum 
inter Fagiam et Pulcram Vallem situm ; concedentibus 
Aiduino de Rofiaco atque Adeniavo de Roca^ de quorum casa- 
mento erat. Quod donum facere viderunt Arbertus monacus 
atque Girardus Otran. 

Item de Longo Rete. Item Girardus Otran dédit Deo et 
Saneto Florentio medietatem de silvis^ de terris ^ de riba^ïi, 
de molnariis que habebat apud Longum Rete prêter duas 
aucas et col et balai , concedentibus GuiHelme Bucarello 
atque Aimerico Passa I^imen. Et hoc donum viderunt facere 
Constantinus Jaius , Rainaldus presbiter , Bartolomeus , 
Fulcaldus monacus , qui viginti quinque solidos dédit ipsi 
Girardo. 



_ H3 _ 

De Pulcra Valle. Item Gausfredus de Molendims dedil 
Deo et Sancto Florentio medietatem de alodio suo quod est 
apud Puleram Vallem et mansiones quietas , si fièrent ibi^ 
retento prepositali feuo; et si moreretur sine liberis^ esset 
tolum Sancti Florentii. 

De Lo^'Go Refe. Item ipse Gausfredus et Petrus Fuiche- 
rius atque Rainaldus de Longo Rete dederunt Deo et Sancto 
Florentio medietateiH ex hoc quod unusquisque habebat 
apud Longum Retem et maisnamentos quittos. Pro qua 
donatione quam fecit Gaufredus, vidente David Osberto 
atque Fulcaldo Bertaldo neenon Rainaido Escolario et Rai- 
naldo de Ix>ngo Rete^ habuit quindeeim solidos; Petrus 
vero sex^ qui fecit suum donum présente prefato Fulcaldo 
et Rainaido de Longo Rete atque C^delone. Rainaldus quoque 
fecit suum donum vidente eodem Fulcaldo atque Arnaido de 
Loberiaco neenon Johanne Bastardo ; et hii très retînuerunt 
sibi unum pratum et unum moinar atque feuum prepositi 
sui et domum ejus^ de qua tamen prepositus retderet mona- 
chis duos denarios de censu singulis annis. Et hoc quoque 
eoncessit Guilielmus Raimundus de quo Gausfredus tenebat 
siiam partem in feuo^ et Hugo de Gurgitibus de quo Petrus 
suam^ et Alchénus de Longo Reti atque Petrus Fulcherius de 
quibus Rainaldus suam; qui Rainaldus dédit etiam prefato 
Sancto iilum mansum terre qui movet de Constantino Buca- 
rello^ coiicedente illo^ sed terram de Pulcra Valle non dédit. 

De Fbaisnel. Item Gauterius de Bu in vicarium * et Ste- 
phanus de Empuret et uxor ejus Maximilla dederunt Deo et 
Sancto Florentio medietatem terrse de Frainel , de silvis , de 
pratis^ de omnibus rébus ^ et mansiones totas quittas ; sed 
tamen feuum prepositi retinuerunt. EtGalterius fecit suum 



i . Sic, peut-êu% pour de Buin vicarius ? 

8 



_ 414 — 

donum apud galtellum Metulum sîve Meda * , presentibus 
supradîcto David atque Fulcatdo moaacbo necooa e^ 
Aimerico Passa Soil; Stephanus vero apud castellum Ru- 
fiense, idest de Ruifec^ vidente eodem David atque Aimerico. 
Pro qua re dederunt monachi ei Gaherio triginta solidos. 

De Poi Potet. Item Alduinus de Capite Vultone et Guil- 
lelmiis Garnaldus atque Petrus frater ejus neenon Aimericus 
Tarn Magnus et Aimericus Arnaldus et Augerius de Paizaco 
alque mater Aimonis Frogerii, hi omnes dederunt Deo et 
Sanoto Fiorentio medietatem terre de Poi Potet^ de terra ara- 
bili^ desilvis^ de pratis^ deaquis^ et maisnamentos quiltos; 
et convenit prefatus Alduinus^ qui fecit suum donum videale 
Fulcaldo monacho et Ulgerio preposito^ ut de parentibus 
suis suam partem aquittaret. Et fecit suum donum présente 
eodem Fulcado atque eodem preposito et habuit quinque so- 
lidos et frater ejus totidem^ qui fecit suum donum videuleGir- 
i)erto de Lubiliaco et Arberto de Var. Aimericus autem Tarn 
Magnus fecit suum donum coram David Osberlo et Petro 
Frenicardo^ Rainaldo Garsenlum atque Barlolomeo. Aimericus 
vero Arnaldus fecit suum donum vidente supradîcto Fulcaldo 
et Algerio de Paizaco , et ob hoc habuit duodecim denarios. 
Prefata quoque domina fecit suum donum présente ipso 
Fulcaldo, qui et omnibus istis donis afTuit^ atque Ulgerio 
preposito^ et habuit inde très solidos. Aimo vero, filius 
ipsius domine-^ habuit duodecim denarios et concessit ipse 
et fr^tres ejus donum hoc. 

De Duaglen. Item Willelmus Buca Uncta atque Ademarus 
nepos ejus et Aimericus Tam Magnus dederunt Deo et Sanoto 
Fiorentio medietatem de hoc quod unusquisque liabebat in 
villa que dicitur Draglen. Wt7/e/mus atque nepos ejus fece- 



I . Sic, pour casiellum MeiuUun sivg MeUa, 



— 115 — 

runt suumdonum vidente ; Aîmerîcas veroTam Magnus 

vidente David Osberto, Fulcaldo monaoho^ Petro Frenicardo, 
Bartolomeo atque Keinaldo Garsenlpn > et habuit inde sex 
solidos. 

De Augha. Item Ermenjardis Extranea dédit Deo et Saneto 
Fiorentio très partes iilius auche quam emendavit ei Ade- 
marus Qui Non Ridet^ pro morte patris sui quem occiderat ; 
et testes sunt donationis hii : David Extraneiis frater ejus , 
Fulcaudus monaehus. Ademarus presbiter et filii sui Cons- 
tantinus atque Petrus concesserunt hoc donum. 

De villa Maurini. Item Constantinus de Fagia dédit Deo 
et Saneto Fiorentio quandam terram apud Villam Maurini ^ 
vidente Fulcaldo monacho , Aimerico Passa Soil ; et dédit 
escamium parentibus^tuis proipsa^ scilicet David Extraneo 
etiilio ejusAiraldo, qui in perpetuum debent eam aquittare 
Saneto. 

LXXX. 



Donum Bemardi presbiteri et Cleophœ, iilii ejus, de ecclesia 
Septem Fontium prope Odenacum ; medietate ilIius sibi retenta 
donec advixerint ^ 



Cum omnipotentis patris incarnata sapientia pandere 
vellet que pacto mortales^ post énormes multiplicium sce- 
lerum feces^ priori stola prevaricatione protoplasti amissa 
reindui possent, summisso quidem dicendi génère sed sen 
sibus copioso : a Facite^ inquit^ vobis amicos de iniquo 
« mammona^ qui post defectum aeterna vos recipiant in ta- 



1. Très-bel original. En 4072. Cette cliarte et les suivantes concernent 
le prieuré de Sept-Fonts et Téglise de Saînt-Just d'Aunay. 



1 



— H6 — 

a bernacula. » Alibi quoque^ jam planius. a Date, ail^ ele- 
<c mosinam et omiiia muada suot vobis; j» prophetico oihtt- 
a ominus oraculo : credemptioanimaeviri proprise diyitis.» 
Quemammodum autem quibusve haec anime redempdo, 
elemosina scilieet^ sit agenda^ doctiloquus Paulus assignavit 
ita : a Dum tempus habemus^ operemur bonum^ maiime 
« ad domesticos fidei. r> Cui quidam sapiens eonsonaos : 
a Bene^ inqiiH^ fac justo et invenies retributionem ma- 
tt gnam. » Cum. igilur hae^c ita se habeant^ liquet mutabilium 
rerum possessores emundatione peccaminum aut difficile 
aut nullatenus assequi posse nisi , juxta premissas allega- 
tiones^ ^bimel studeant benefaciendo subvenire. 

Quapropler ego Bernardus^ presbiter de Ozenaco^ una 
cum filio Cieopha vocato, ut elemosinae ac lieneficientix a 
Domino sequacibusque ejus intimatae particeps valeam exis- 
terez anno incarnationis dominicae MLXXII^ présidente orbi 
|)apa Mexandro^ Francis reg[e Philippo^ Aquitanis duee Wi- 
done^ Santonensibus Bosone presule^ tradimus omnipolenli 
Deoet SanctoFlorentio sibique famulanlibus monaehls donee 
advixero ego Bernardus et filius meus Cleophas, nisi forte 
alio quodam fédère quandoque eisdem monachis concèsse- 
rimus^ totam ecclesiam que de SeptemFontibusnuncupatur; 
donee, inquam, advixerimus, medietatem designatae aeeele- 
sicP omniumque rerum ad sese |)ertinentium prout c^ Ber- 
nardus hactenus possederam. Dieo aulem décimai obla 
tionum redibitionum terne sanetuarii, quoque loco sit, et 
massi Frealdi et viviarii et molendini quod illic factum 
fuerit et furni. Pro medietate vero burgi, ^o Bernardus 
meusque filius quotannis quinqûe solidos babebimus ubi de 
censu ejusdem burgi exire potuerint; post utriusque autem 
deeessum baee omnia prefata in monachorum prelibatonim 
e\ integro cèdent dominium. In ec>dem quoque bui^ 
domum unam faciemus, quam de Sancto Florenlio ejusque 
monacbis sub census consuetudine obtinebimus. Abbasvero 
Saneti sepetaxati Florentii ejusque monacbi, ne mihi ali- 



— 117 — 

quando hscc concessio displiceret^ qualuor denariorum Hbras 
dederunt. Sed et Iterîo Caput de Lupo, de qiio ego Ber- 
nardus quaeque prescripta tenebain^ pro assensu suo très 
lîbras contulerunt; nihilhominus Petro Maingodi^ de quo 
Iterius habebat^ caballum unum pro quadraginta solidis. 
Maingodo quoque Juveni filio Maingo et hupaa, qui hsec 
omnia de suo jure asserebat, quinque solidos et benefieii 
siii participium cum matrae Lupa pretenderunt ; Cadeioni 
preterea vicecomiti quadraginta et quinque solidos ac Flo* 
rentiae uxori viginti^ pro auctorizamento suo et pro re- 
missione precipue omnium exaetionum et consuetudinum 
quas in prescriptis rébus habebant. Postremo Ramnulfo 
Balbo^ oui de jure conjugis aceidebat massi Frealdi medietas 
et quicquid in décima très modios excedebat^ viginti solidos 
dederunt. Haec omnia ego Bernardus presbiter mèusque 
filius aecclesiae videlieet de Septem Fontibus dictae om- 
niumque rerum sibi competentium^ sicuti in hoc pitacio 
scripta sunt^ medietatem ad presens Sancto Florentio ejusque 
monachis trado, dono^ transfundo^ atque ut inconcusse 
perhenniler maneant precor ; post decessum vero meum et 
filii, ex int^ro^ queque retineo in eadem ecdesia et in om- 
nia ad se pertinentia preFato Sancto et suis indulgeo. 



LXXXI. 

Donum Gonstantini Maie Carnes et filiorum ejus, de quibusdam 
terris, vineis et pratis juxta Septem Fontes ^ 

Notum sit omnibus hominibus^ tam presentibus quam 
postmodum futuris^ . quod Constantinus^ cognomento Maie 
(^rnes appellatus , dédit Deo et Sancto Florentio aucam 



t. Original jadiff scellé. ! t mars tO90i N, S. 



— H8 — 

unam^ idest modicum terrae juxta stagnum Septem Fontium 
site^ et medietatem terne atque vioearuin neenon pratorum 
Munhnu quse jure hereditarîo possidebat. Quod donum fecit 
vidente Guillelmo Gaio monacho atque Tedberto necnoo 
Beraardo Taslai^ et habùit duodecim soHdo$. Filius qnoque 
ejus primogenitus^ nomine Goscelmus^ concessit hixî donum 
quod paler ejus fecerat et habuit inde très solidos. Quia 
imo osculatusest vicecomitem Kadelonem^ nomine fidei^ul 
hoc donum iideliter teneret atque custodiret erga Sanctum 
Florentium et monachos ejus. Filii quoque ipsius Constan- 
tini omnes concesserunt hoc donum quod pater iilorum fe- 
cerat^ necnon et mater ipsorum concessit. Rannulfus quoque 
Balbus^ de cujus casamento erat^ concessit hoc donum. 
Facta est autem hec donatio v idus marcii^ anno MLXXXVIIII* 
ab incarnatione domini^ dominica mediante quadngesima ; 
régnante Philippo Francorum rege^Petro Picta vensi episcopo^ 
Guillelmo Aquitanorum duce.Posuit autem predictus Constan- 
tinus hoc donum libère et quiète per omnia in ecclesia 
Sancti Justi super altare cartamque istam scribi fecit et signe 
suo subnotari. 

f Signum Constanlini ; f S. Gosceimi primogeniti sui ; 
f S. Kadelonis vicecomitii^ ; f S. Rannulfi Balbi. 



LXXXII. 

Uonum Haimonis Tronelli. de casamento Herbert! clerici juxta 
Septem Fontes K 

Notum Mt presentibus et futuris quod Haimo Tronellus 
in capitulum Sancti Florentii Salmurensis venit ibique 
eidem sancto ac monachis ejusdem loei casamentiim quod 



I. Copie contemporaine et Livre Noir^ fol. 91. Fin du xi^ siècle. 



— 1 19 — 

abeo Herberlus clerlcus liabebat in perpeluum concessît^ 
excepta décima de Podio Griferii ; pro quo dono dédit illi 
Wiilelmus mouachus^ cognomento Gains^ triginta solidos. 
Postea vero prefatus Herbertus in prefato capitulo donum 
quod Haimo coneesserat dédit ^ pro quo predietus Wiilelmus 
quatuor libras ei dédit. 
Âctum tempore domni Willelmi abbatis. 



LXXXIII. 

Donum Haymonis 6ali ecclesiœ Septem Fontium de fisco Gos- 
celiiii et Vitalis et de parte silvse Ghinniaci ^ 

Rerum gestarum notitiam^ ne forte quoquo pacto dila- 
batur a memoria ^ lilteraturae débet mandari reservanda. 
Unde et nos kartulae huic imprimimus quo<^ Haymo Gaius^ 
pro parentum suorum animabus proque monasterii beneficio 
accipiendo^ dédit Sanctae Marias et Sancto Florentio mona- 
chisque ejus fiscum Goscelini et Vitalis. Hujus donationis 
gratia Wilelmus monaehus^ qui tune temporis obedientiam 
illam quaB Fossas dicitur procurabat^ dédit illi x\ solidos et 
caballum unum. Quando autem haec donatio facta est ab 
Haimone^ interfuit vicecomes Cadilo ipsoque annuente facta 
est ; iqterfuerunt et ipsi quorum fiscus fuerat Vitalis et Os- 
tensus Goscelini filius et Wilelmus Gissaldus. Fisci hujus 
supradicti medietatem dédit Vitalis Sancto Florentio mo- 
nachisque ejus [et] partem suam silvae de Chinniaco praeter 
unam domum quam ipse fiscaliter habebat ad censum dena- 
rionim L quem monachis redderet. Ostensus et ipse quid- 
c[uid dominaturae habebat et casamenta quae ab eo tene- 
bantur dédit Sancto Florentio^ reservata sibi medietate terrae^ 



I. tÀvre mir, fol. 91. Vers 1100. 



— 120 — 

quam tamen a monachîs teneret> et domo in silvula ilb 
construenda ad censum denarîorum l. Hujus donationis j 

gratia dédit iliis monachus vu solidos. 'j 

Hse supradictae donationes faetae sunt auctorizamento vi- 
cecomitis (ladilonis. Ipse etiam omnes consiieludines quas 
in terra ilia habebat coneessit Sanoto. Supradielus vero 
Wilieimus monachus^ propter donationum islariun aucto- 
rizamentum et propter consuetudines coneessas Sanclo Flo- 
rentio et pix>pter auctorizamentiim terrae quae dicitur Massa i 

Fredaldi et ecclesiae Septem Fontium^ dédit vicecomiti el 
uxori ejus l\ et v solidos. Quo Facto, vicecomes affidavil 
eiim legaliter ne eum injuriose dueeret et ab omnibus a qui- 
buscumque defendere posset defenderet. 



LXXXIV. 

Pancarta donorum de Septem Fontibus *. 

Anliqui patins rerum humanarum et maxime verborum, 
quae etiam dicendodeficiunt , oecasum considérantes, res ut 
faciebant litterarum vivacitati tradebant, ut quod aliler diu 
stare non [x>lerat hoc saitem modo in aevum duraret pos- 
lerosque ab omnidiscordia, quae plerumque rerum prsele- 
ritarum accidit ignorantia, derenderet. Quos nos imitantes , 
quarumdam rerum quse Sancto Fiorentio colbtae fuerant 
veritatem huic cartae inserei*e curavimus, successorum utili- 
tatibus providentes. 

[De egclesu.] Notum Facimus igitur in primis quod Ber- 
nardus Capelianus^ dum adhuc viveret incolumis, dédit Deo 
et Sancto Fiorentio medietatem ecclesia? de Septem Fontibuï 
et térram altaris totam quittam, medietatem quoque décima* 



1. Livre Noir^ fol. 90 et suivants. Fin du xi* sîccle. 



— 121 — 

ad ecclesiam pertinentis et medietalem massi Frealdi. Qqod 
si monachi facerent furnum sive molendinum in villa ipsius 
ecclesîae^ conventum fuit ul ipsi haberent unam medietatem 
et ipse Bernardus alteram^ tali convenientia ut ipse mitteret 
suam medietatem ad aedrfieationem ipsorum; post aedifica- 
tionem vero qualem partem haberet talem mitteret , hoç est 
per omnia medietatem. Stagnum vero sub eeclesia situm 
dooavit totum quittum monachis et de aqua quse sub eo 
currit medietalem. Haec autem omnia in vila et sanitate sua 
praerato Saueto donavit^ illa vero omnia quae sibi retinueral 
ooneessit atque donavit Saneto Florentio et monachis ejus 
post mortem suam et filii sui Cleophae in perpetuum habenda; 
pro que donohabuit ipse iv libras denariorum cum prsedicto 
filio suc. 

SignumWilIeImimonaehi;S. Adhemari monachi; S. Ber- 
nardi Lemovicensis ; S. Aleelmi de Doé. Hi omnes viderunt 
donum quod Bernardus cognomine Capellanus fecit atque 
Cleophas filius ejus. 

Et hoc donum concessit Iterius vulgo Caput Lupi appel- 
latus , audiente Aimerico Raimundo atque Kadelone vice- 
comité; et habuit inde l et ix solidos. Arbertus quoque^ 
nepos ipsius Bernardi , concessit hoc donum audiente 
Aimbne Tronereilo atque Benedicto camerario^ et ob hoc 
habuit XX et VI solidos. Petrus vero Manegaudus habuit 
unum equum quia concessit hoc donum^ vidente Ramnulfo 
Balboquiet idem concessit et habuit v solidos; et uxorejus 
Rixendis nomine ^ similiter concessit et totidem solidos quot 
et vir suus habuit. Manegaudus autem ^ filius mulieris quse 
appellatur Lupa^ concessit hoc donum^ audiente David de 
Ciconiis atque Gauterio de Bun^ et habuit v solidos. Kadelo 
quoque [vice] cornes, filius Willelmi vicecomilis, concessit hoc 
donum, vidente praefato Alaelmo, et habuit xlv solidos et 
pro hac concessione et proconsuetudinemansi Frealdi quam 
donavit Saneto Florentio. Gosfredus quoque Berchot con- 
cessit Saneto Florentio donum quod Iterius Caput Lupi 



— 122 — 

eidem Sancto fecerat de casamento quod àb eodem Gosfrido 
teiiebat. Ramnulfus eliam cognomine Gutdo^ filius praedîctî 
Gosfridi^ donum istud concessit^ pro quo pater ipsius xu 
solidos habuit. 

De terra juxta Stagnum. Item Cbnstantinus , cogao- 
mento Malae Garnis appellatus, dedil Deo et Sancto Florenlio 
aucam unam ^ id est modieum terrae juxta supradictum sta- 
gnum sitae ; quod donum fecit vidente Guillelmo Gaio , mo- 
nacho^ atque Tetberto necnon Bernardo Tasiaî et babuit xu 
solidos. Filius quoque ejusprimogenitus^ nomine Goscelinus^ 
concessit hoc donum quod pater illorum fecerat^ necDon 
mater ipsorum concessit. Ramnulfus quoque Balbus, de 
cujus casamento erat^ concessit boc donum. 

[De manso Mali Alri.] Tiaimo autem Tronetlus dédit Deo 
et Sancto Florentio massum qui vuigo dicitur Massus Mali 
Albi^ scilicet cujusdam hominis qui ita vocabatur Ricardus 
Malus Albus. Donavit etiam prsefato Sancto burdesiam illam 
quam débet babere in fœuo de Petro Gapite Lupi. Et boc 
donum fecit vidente Willelmo Gaio monacbo atque Adhe- 
maro Grasso monacbo necnon etiam Durando Guinelialdo 
atque Adbemaro filio Guinebaidi ; pro quibus donis dédit 
illi Haymoni Willelmus Gaius monacbus lv solidos. 

[De Pantaira.] Aimericus quoque de Metla atque Ingel* 
baldus^ frater ejus^ dederunt Deo et Sancto Florentio^ pro 
suarum suorumque parentum animarum sainte^ medietatem 
terrae de Panlaira et arbergamentos totos quittos et boscum 
in quo sunt totum quittum. Quod ut libenti animo facerent^ 
convenerunt monacbi se daluros eis quinque sextariosavense 
singulis annis. Et boc donum viderunt facere Willelmus 
Jaius atque Adbemarus Grassus monacbi^ Goscelinus quoque 
vicarius de Gliissec^ de cujus casamento erat^ qui et coo* 
cessit vidente Fulcberio presbitero de Gontre^ atque Petro 



_ 123 - 

Ramnuifo nepote ipsius Goscelini^ qui et idem concessit sicut 
patruusejiis. Willelmus vero Arnaldus concessit hoc donum, 
audiente Guillelmo Jaio monacho atque Aleelmo de Doé ; et 
ob hoc habuit unum equum. Sed in ista terra retinuit praet- 
fattis Âimericus unum maisnamentum ad servientem suum^ 
unde tamen serviens redderet ii denarios monachis de 
censu. 

. [De Ulmols.] Alduinus vero de Capite Vultone et Arbertus 
Roericos donaverunt Deo et Sancto Florentio et monachis 
ejus faîam de Ulmois totam quittam , ad arbergamentos 
Ëicere^ praeter duos maisnamentos quos retinuerunt unus- 
quLsque ad servientem suum^ qui servientes tamen reddent 
unusquisque ii denarios de censu monachis; sed Arbertus 
dédit suam partem praepositurae monachis^ Alduinus vero 
non fecit. Decimam quoque^ videlicet de agnis^ de porceliis 
et de liais dederunt similiter monachis totam; de terra vero 
de foris dederunt medietatem de terragio^ de décima et de 
omni expleto et de bosco Roerici. Quando vero Arbertus 
fecit suum donum^ affuit Guillelmus Jaius monachus et 
Aimericus Raimundus atque Adhemarus Marscalthaiea prie- 
positus iilius terne; proquo dono habuit Arbertus xx solidos. 
Et hoc donum concessit Guillelmus Meslamal , frater ejus ^ 
audiente Guillelmo Jaio monacho atque Alaelmo de Doé , et 
liabuit xn denarios. Alduinus vero fecit suum donum vi- 
dente eodem Guillelmo atque Adhemaro Crasso^ et habuit 
XV solidos ; quinque vero filii sui concesserunt hoc donum 
et habuerunt unusquisque x solidos. Cadelo quoque vice- 
comes concessit hoc donum et habuit l solidos. 

[De donis et ACQUisms.] Concessit etiam idem vicecomes 
atque donavit Sancto Florentio et monachis ejus quid [quid] 
daretur eis aut ipsi conquirere possent in suo honore ; et hoc 
donum fecit (in manu) Guillelmi Gaii monachi , cum parte 
ligni^ vidente Aimerico Raimundo atque Ramnuifo Rabiola 
necnon Gaufredo Tronello. 



— 124 — 



LXXXV. 

Doiium Cadalonis, vicecomitis Oenaci , de ecclesia S. Justi ejus- 
dem castri , ad cellam monasterii S. Florentii ibi e&trueodaro . 
clericis quos in ipsa pater suus collocaverat mores suos corrigere 
aut canonice vivere nolentibus^ 



Chrislus Jhesus dominuset redemptor qui^ utapostolusail, 
in hune mundum venit peccatores salvos facere , qui ne- 
minem vult perire y talia peccatoruni lelis perfossb medica- 
raenla pro|x>suit ut omni excusattone careat qui suorum 
vuinenim curamgerere neglexerit. Ad perfectionem namque 
alacriter tendentibus fortia precepta edidit^ dîcens : <k Si quis 
a vult post me venire^ abneget semetipsum et tollat crucem 
« suatn quotidie et sequatul* me. » Infirmis autem et 
arduum virtutis iter ineedere non valentibus elemosyns 
remedium adhibuit^ dicens : « Qui recipit prophetam 
a in nomine prophetœ mercedem prophetae accipiet ; 
a et qui reeipit justum in nomine justi mercedem justi 
a accipiet ; d et alibi : a Date elemosinam et ecoe omnia 
« munda sunt vobis. )> Ostendit misericors Dominas in bis 
suis sanctis verbis non solum sanctos et perfectos ad ejus 
cœleste regnum esse perventuros , sed etiam peccatores , si 
malis suis finem imposuerint et servos ejus^ in corporalibus 
et temporalibus rebus^ adjuvare et eorum in sancta religione 
coo[)eratores esse studuerint , meritis eorum et intercessio* 
nibus posse salvari. Sic enim ipse Dominus sigaificat cum 
per prophetam promittit inter caeteras arbores ulmunij 
infructuosam videlicet arborem, in secclesia sua se posi- 
turum : ut scilicet qui per seipsos spirituales fructus non 



i. Très- bel original en double exemplaire, et Liire Noir, fol. 89. En^ 
1070 et 1086. 



— 125 — 

valent^ vites cum uvts , id est pios Dei servos cum justiciae 
fmctibus sustentantes et adjuvantes^ non ut infruetuosa; 
arbores exeidi et in ignem mitti sed cum fructuosis benedici 
mereantur. 

Igitur ego Cadalo , vicecomes de eastro quod dicitur 
Oenacus^ et uxor mea et milites nostri^ hane benedlctionem 
adipisci eupientes , hoc remedio uti decrevimus. Noverint 
ergo présentes et futuri temppris sacrae fidei cultores^ quos 
exoramus donationis nostrae fore fautores et tutores, quo- 
niam donavimus^ pro nostra ad Deum cobvérsione et pro 
omni adquirendopomodo animarum nostrarum ac corporum 
séd et pro patris ac matris aviqûe mei atque omnis nostrae 
projeniei salule \ aecclesiam heati martiris Justi quae in prse- 
dieto Castro sita est^ cum appenditiis suis^ cœnobitis Sancti 
Fiorentii Salmurensis ^ ad monasterii cellam extruendam 
atque omni deinceps tempore possidendam. Omnia autem 
quae pater meus sive ego seu alii ipsi aecclesiae contulerant ^ 
necnon eliam qua; homines mei de feuo vel casamento meo , 
cum meo tamen consilio ac voluntale^ donaturi vel vendituri 
sunt^ jamdictis monacbis libéra et absoluta ab omnibus 
consuetudinibus et angariis quas ibi tenere videbamur con- 
cessimus possidenda : ita tamen ut ea quae ipsi jam in terri- 
torio oppidi istius adquisierant ipsi aecclesiae condonarent^ 
ejus habitatoribus profutura; ad abbatis autem ipsorum 
providentiam pertinebit de monacbis et de eorum victu ac 
vestitu pro arbitrio ordinare atque constituere. Quod si pos- 
sessio ejusdem loci tanta fuerit ut aliquid eorum ad suum 
monasterium déferre possit^ fatiet prout libuerit. 

Dicendum etiam quia de manu ac potc^tate clericorum 
quos in ipsa aecclesia pater meus coUocaverat ideo eam 
tulimus monachisque commisimus quia illi^ saepc ammoniti , 
nunquam mores suos corrigere aut canonicae vivere volue- 
runt ; quos tamen postea reclamantes et quaerelas excitantes^ 
monachi muneribus et caritate sua ita placaverunt ut etiam 
ipsi auetores convenientiae istius^ quantum ad eos pertinebat^ 



— 126 — 

existèrent et quicquid iti jam dicta ecclesia^ sive juste sivc in- 
juste^ possidére videbantur dimitterent. 

Ut autem statuta finnius tenerentur , uqî ex homiaibus 
meis , Aimerico Raîmundi^ videnlibus monachis et cuoctis 
qui aderaiit^ fidem meam promisi niehil de coasdtutis me 
mutaturum^ nihil de eorum quae donaveram lesumpturum , 
quatenus servi Dei^ ab omni tumultu quieti^ liberius Deo et 
sancto martiri pro suis ac nostris peccatis die ac nocte valeant 
snpplicare. Obstestamur autem et obsecramur filios nosiros, 
et omiies qui in hoc terreno principatu nobis successuri 
sunt^ ut banc elemosinam nostram firmam ac stabilem per* 
manere fatiant atque ab omni calumpniatore et violenlo 
défendant^ ut et ipsi benefitii participes esse mereaotur. Si 
quis autem aliquid horum violenter auferre et pervadere per- 
ditus non timuerit^ ab episcopis excomunicetur ne^ cum Juda 
dominicae pecunise fraudatore , in tremendo Dei juditio 
puniatur. Si autem in hac perversitate obstinatus mortaus 
fuerit^ non ut homo sed ut bestia^ homtnis careat sepultura; 
ut caeteri timeant et res ecdesiasticas temerare non praesu- 
mant. Itaque banc donationem scribi fecimus ac manibas 
nostris, ut mos est^ firmavimus ; et idem fieri ab episcopo 
Pictavensi Isenberto^ cujus consilio et auctoritate gestum est; 
a duce Aquitanorum Guidone et a militibus qui intererant 
exoravimus. 

Signum Guidonis ducis Aquitanorum ; S. Hugonis de 
Liziniaco ; S. Rorigonis de Coiaco ; S. Giraldi de Rancone ; 
S. Isemberti de Castro Aliénons; S. Lsemberti \ Pictaven- 
sium episcopi; S. Hunberti decani ; S. Aimerici de Plancbis ; 
S. Gausiredi Bernardi; S. Isemberti abbatis; S. Pétri de 
Yitveona ; S. Johannis clerici ; S. Gauterii cordoanarii ; 
S. Pétri de Sancto Sabino; S. Kadalonis \ viceeomitis ; 
S. RannuUi Rapiolsé et Maengonis fratris ipsiùs ; S. Gosfredi 
Tronelli et Aimonis fratris ipsius; S. Willebni Aroaiidi; 
S. Tetbaudi Buccae ; S. Arberti Hilduini ; S. Willelmt Litgerii 
et Gosfiredi fratris ejus; S. Girberti de Mello; S. Iteni 



— 127 — 

Caput Lupi; S. Willelmi Bernardi; S. Willelmi abbalis; 
S. Natalis monachi; S. Deodati monachi; S. Ademari Crassi 
munachî; S, Willelmi Gagalis monachi; S. Simeonis mo- 
nachi; S. David monachi * . 



LXXXVI. 



Donum Kadilonis vicecomitis Oenai, de una soma buschœ in ne- 
mortbus suis a monachis S. Justi cotidie capienda ^. 



-j- Quoniam infirmitatis humane vapor est parens ad 
modicum^ ne senescentibus temporum curriculis humana 
pariter memoria cumsenescat , iecirco presentibus litteris 
adnotart decrevimus quod ego Kadilo^ vicecomes Oenai^ dedi 
et concessi 'in perpetuum predictis monachis in domo^ ma- 
nentibus unam somam de buscha in nemoribus meis in 
Riveria infra aquam quae dicitnr Vulturna : ita dico quod 
quicquid vicecomes Oenai auctoritate sua et dominatu suo 
in predictis nemoribus capit ut dominus^ ita et monachi 
dono karitatis per singulos dies unam somam ca[)erent 
busche. Si vero vicecomes Oenai nemores illos sub defen- 
sione misent, nec ideo remaneat quin monachi cotidie 
somam suam habeant. Et -qua auctoritate et quibus testibus 
supradicta firmata fuerunt , eadem auctoritate et eisdem 
testibus ut in perpetuum indiscussum teneretur firmatum 
fuit. 



1. Gui, duc d'Aquitaine, l(}58-i087 ; Isembert II, évêuue de Poitiers/ 
f 047-1 086 'y Guillaume, abbë de Saint-Florent, 1070-1118. 

S. Original, écrit à la suite de la charte précédente, et probablement de 
la même époque. 

3. Ajoutez Sancti Justi, 



128 — 



LXXXVIl. 

Confirmatio Pétri II , Pictavensium episcopi, et capituli S. Pétri, 
de ecclesia S. Justi de Oeneaco ^ 

Antiquorum sancitum est patrum industrie modemo- 
rumque comprobatur sollercia , ne aliqua in eorum factis in 
posterum subsequeretur versueia^ res in finno statu permatn- 
suras scripto cominendare, ne amplius ullis infestationibas 
possent titubare. A quorum institutione ego Petrus, Pieta- 
vensium episcopus^ non devians^ donum quod facio seeclesi^ 
Saneti Florentii de Salmuro de aeeclesia Sancti Justi.de 
Oeneaco^ ne oblivionis obumbt^tur caligine^ scripto studui 
commendare. Dono itaque aecclesiae Sancti Florentii de Sal- 
muro ecclesiam Sancti Justi de Oeneaco^ una cum consensu 
Radulfi archidiaconi tociusque capituli Sancti Pétri; nec 
tantum aecclesiam y sed quaeque ad eam pertinent. Si quis 
vero huic nostra; donationi contradiceœ voluerit^ in primis 
omnipotentis Dei iram incurrat et gloriosissimi confessons 
Florentii et omnium sanctorum Dei , sitque anathema ma- 
ranatha. 

•J- Signum Pétri episcopi ; S. Aymerici decaai ; f S. Ra- 
dulfi arcliidiaconi ; S. Pétri archidiaconi ; S. Gauzfndi prae- 
centoris; S. Garnerii abliatis ; S. canonicorum; S. Odonis 
subdecani; S. Rainaldi de Faio ; S. WillelmideMirenbello; 
S. Stephani Sicci; S. Pétri Roho; S. Willelmi abbatis; 
S. Drogonis monachi ; S. Willelmi monachi ; S. Aymerici 
monachi ; S. Ingenulfi monachi ; S. Gosfredi Popardi; 
S. Mauricii clerici. Facta est haec carta v^ idus marci , anno 
MIAXXVIIII ab incarnatione Domini ; r^nante Philippe 
Francorum rege^ Petro Pictavensium episcopo, Guîlleliiio 
Aquitanorum duce. 

1 . Très-bel original, et Upre Noir, fol. 89 v«. il mars 1090, N. S. 



— 129 — 



LXXXVIII. 

Emptjo molendinî Christiani Agennensis, pretio l solidorum^ 

Sciant ppsteri et sequacesnostri qaod Arnulphus xnonachys 
Sancii Floreniii, prepositus monachorum de Onaio, emii mo- 
lendinum quendam a Chrisliano ^ Agennensi et filiis ejus et 
Reriranno fraive ejus^ sine ulio reXenaculo^ pro quinquaginta 
solidis ; et hoc in presentta testium qui hoc viderun( et au-. 

dieruut : VVillelmus Fulealdus^ Cadilo vicecomes 

Boso presbiter, Abietus et Annulfqs de Riveria Sa- 

t^aricus Niel neenon el filii vieecomitis. 



LXXXIX. 

Donùm Willelmi Osmundi, de terra Buxeriœ et Brociarurn ^. 

Plurima quae cognittoni necessaria fuerant ideirco nés- 
ciuntur quia^ sive negligentia.interveniente sive rei cujus- 
lil)et oecnpatione propediente^ oblivioni traduntur. Quo- 
cirea volumus^ per cartulae hujus inscriptionem^ ad succès- 
sorum nostrprum transmittere cognitionem quia Willelmus 
cognomento Osmundus et ejus uxor dederunt terram de 
Buxeria et de Broeis Deo et sanctae Mariai et Sancto Flo- 
reotîo et Sancto Justo^ nichil ob hoc temporalis mercedis 



f . Original très-mutilé. Fin du xi* siècle. 

2. Nous avons mis ce nom d'après la charte n^ XC, laquelle concerne 
BertfOwitLt Dagini et ChrLstianux fraUr ejus, 

3. Cette pièce et les deux suivantes ont été écrites sur le même feuillet 
de parchemin, à la fin du xi^ siècle. 

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— 130 — 

accipienles nisi tantiim animarum patris et matris su» et sui 
ipsiiis salutem consequi desiderantes. Hoc est aulem qiiod 
(lederunt : harbergamentum omne , censum et oblatas el 
terragii medietatem ; quorum omnium donum Symeoni Ira- 
diderunt monacho et ab ipso mooasteriî nostri beneficium 
susceperunt. Acta sunt haec videntibus et testibus existen- 
tibus : (]leo^)a presbitero, Martino presbilero^ Bernardo Bos- 
tello et ejus uxore , Beneclieto camerario, Guigo , (>)ns- 
tantio Barrelo. 



XC. 



Donuni Bertraiiiii Dagini et Cliristiaiii fratris ejus, de medietate 
molendini Ratalliaci. 

Similiter et hoc successores nostri noverint quia Ber- 
trannusDagini filiuset Christianus fraterejus dederunt me- 
dietatem molendini de Batalliaco Deo et Sancto Florentio et 
Sancto JustOj non utique pro aliquo temporali lucro sed pro 
animarum suarum et parentum suorum salute et nostro be- 
nefieio. Tune autem sola ibi molendini erat area, et fuit 
conventio ut monachi^ quibus donum ejus factum est^ de 
suo totum primitus edificarent ; deinceps autem communiler 
predicti duo fratres et monàchi struerent et molendinuro 
communiter. mitterent et quod de moiitura proveniret equa- 
liter dividerent. Hoc donum factum est Natali monacho [et] 
Symeoni monacho^ vidente et concedente Cadilone^ Gau- 
frido Tronel^ Aimone fratre ejus^ Johanne presbitero. 



XCI. 

Emptio rùolendini de Ficariis, pretio xvni solidorura. 

Hoc etiam sciant quibus est sciendum quia ego Symeon 
monachus emi medietatem molendini de Ficariis ab Bernardo 



— 131 — 

qui cognominatur Aquilaudus decem el octo solidis in pre- 
cium datis, vidente et concedente vicecomite Cadilone, cui 
(Je nostro dubs solîdos pro hoc eoneedendo dedi. Hujus vero 
emptioniâ die dominica Quadragesimae bil)eragium feci^ ipso 
Bernardo el uxore ejus et filio juniore et filia presentibus el 
in domo nostra cibum polumque sumentibus. Qui eum a 
mensa surrexissenl^ venditionis hujus eessionem feeerunt et 
super altare Saneti Justi donum posuerunt^ videntibus : Jo- 
hanne presbylero, Gaufrido Tronel, Âimone fratre ejus, 
Martino Peletario, Mainardo Buttario. Hoc etiam non pre- 
tenniltendum quia Bernardi hujus major filius, eum posl- 
roodum adduclus ab eo fuisset, venditionem patris concessil 
et, aceepto libro ymnario, donum super altare posuit. Cui 
ego, quia biberagio non afTuil , panem unum quem nos 
more nostro micham vocamus attribui. 

Postea vero Willelmus Âssalli, vicecomes, et vicecomitissa 
u\or illius Deo Sanctoque Justo ac monachis, sicuti Cadilo 
vicecomes primitus, suam parlera dederunt. Testes hujus rei 
sunt hii : Go